mercredi 15 juillet 2009

À propos du Défi 4 contre 4

On me demandait plus de précisions quant au Défi 4 contre 4 qui a eu lieu lors du conflit de travail à l'orée de la saison 1994-95 et bien en fouillant sur des bases de données d'articles de journaux, je suis tombé sur ces article provenant du Soleil et de la Presse publiés la journée même de l'ouverture du Défi et le lendemain de la finale... En espérant que vous allez être rassasiés...

Quelques points :
-Benoit Hogue... Ouch, j'ai beau avoir pleins de noms de joueurs dans la tête, celui-là m'était sorti...

-À noter que Vincent Damphousse dit à quelque part que le fait de coacher du Roller Hockey est un avantage pour Yvan Cournoyer...

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Le Soleil

Sport et loisirs, jeudi, 10 novembre 1994, p. S4

Le conflit dans la Ligue Nationale de Hockey

Défi 4-contre-4
L'équipe du Québec la plus affamée?

Robillard, Guy
PC

Rosemère - Vincent Damphousse et Éric Desjardins prévoient tous deux que l'équipe du Québec risque de vouloir gagner encore plus que les autres le Défi 4-contre-4 qui l'opposera à l'Ontario, l'Ouest canadien et aux États-Unis, à partir de ce soir à Hamilton.

Desjardins s'est donné beaucoup de misère à trouver le mot exact pour justifier sa pensée sans blesser personne, après plusieurs hésitations et phrases jamais terminées : «On est tout le temps... Chaque fois qu'il y a un événement comme le repêchage ou la coupe Memorial... On est tout le temps, pas les `underdogs', mais comment dire ?... On est moins favorisé, il faut toujours que tu te prouves...»

Damphousse, quant à lui, voyait cette compétition de la façon suivante : «C'est un bon défi et, en même temps, on représente la province. Il y aura la fierté de gagner.

«On n'est pas beaucoup de joueurs à représenter le Québec, et pour nous le hockey est une religion. On va pas là juste pour s'amuser, on veut gagner cette compétition d'élite. Ça fait longtemps qu'on n'a pas eu la chance de jouer pour vrai.»

«Tout le monde s'en va là pour avoir du fun, mais aussi pour la compétition et offrir un bon spectacle. C'est sûr que l'honneur du Québec est important», a dit de son coté Desjardins en souriant.

Car le ton demeurait léger. Les deux représentants du Canadien au sein de l'équipe du Québec (l'autre, Patrick Roy, de même que Kirk Muller, qui jouera pour l'Ontario, ne se sont pas entraînés à Rosemère hier) ne s'en vont pas à la guerre et ne s'attendent pas à ce que l'équipe du Québec devienne la mal-aimée du public à majorité anglophone.

Avantagés

Les joueurs du Canadien, qui se sont entraînés et ont disputé un match contre des rivaux de la Ligue nationale suivant cette formule, ont l'habitude du «4-contre-4».

«Sûrement qu'on va avoir un petit plan de match», disait Damphousse hier. «Yvan Cournoyer (l'entraîneur de l'équipe du Québec) a `coaché' au roller hockey et ce sera un avantage pour nous. C'est lui qui aura le plus gros mot à dire.»

La ligne rouge ne comptera pas, il n'est pas censé y avoir de contacts physiques et tout le monde s'attend à du jeu très ouvert. Mais Cournoyer a déjà prévenu que la défense était importante et Damphousse a constaté que «tu peux pas toujours envoyer quatre gars à l'avant».

Ce qui n'empêche pas Desjardins de dire : «Si j'ai la chance d'y aller... On n'est pas là pour rester en arrière.»

«Ça ne sera pas reposant pour les gardiens, estime le défenseur, mais on a `Casseau' (Patrick Roy) de notre bord.»

Damphousse ne connaissait pas le détail des formations hier, mais il réalisait que les Américains vont être forts avec les Hull, Janney, LaFontaine, Roenick, Modano, Chelios, Housley, Suter et Vanbiesbrouck : «Ils n'ont pas beaucoup de joueurs qui ne sont pas parmi les meilleurs de la ligue.»

La formation québécoise sera complétée par Raymond Bourque, Steve Duchesne, Sylvain Lefebvre et Gary Galley à la défense, Benoit Hogue, Joé Juneau, Claude Lemieux, Stéphane Richer, Luc Robitaille et Denis Savard à l'attaque.

Modeste, Desjardins a lancé, en exagérant un brin, qu'à part lui et Sylvain Lefebvre, tous les défenseurs de ce tournoi étaient des joueurs d'équipes d'étoiles.

Le Québec affronte l'Ontario lors du match d'ouverture ce soir à 20 heures, qui durera seulement 20 minutes, comme tous les autres. Deux autres suivront entre les États-Unis et l'Ouest, puis l'Ouest et l'Ontario.

Trois autres matchs auront lieu demain. La finale de consolation et le match de championnat seront présentés samedi soir.

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La Presse
Sports, dimanche, 13 novembre 1994, p. S3

Le Défi 4 contre 4

Il manquait l'autre Lemieux
L'Ontatio s'assure du titre en gagnant 3-2

Robillard, Guy
PC

Hamilton - Il aurait fallu un Lemieux de plus à l'équipe du Québec!

Claude, peut-être le meilleur de son équipe, et Jocelyn ont marqué chacun un but, hier en finale du Défi 4-contre-4, mais ce ne fut pas suffisant et le Québec à dû s'avouer vaincu 3-2 face à l'Ontario, une équipe qu'il avait battue 2-1 à l'ouverture du tournoi.

Mario n'était pas là, mais pour être juste, a admis Claude, il manquait de bons joueurs au sein de chaque équipe, notamment Wayne Gretzky pour l'Ontario.

Pour donner une idée de l'équilibre des forces en présence, le Québec a dirigé 31 tirs au but, dont 19 à la deuxième période, et l'Ontario, 30 (15-15). Les deux gardiens, Patrick Roy et Curtis Joseph, ont fait des merveilles.

«Les deux meilleures équipes étaient en finale», a estimé Yvan Cournoyer.

«Pour être honnête, les deux méritaient une nulle, mais avec le Québec un point en avant», a-t-il ajouté à la blague.

L'entraîneur est revenu plusieurs fois sur le règlement concernant les punitions. Chaque équipe en a écopé trois, ce qui a annulé les tirs de punition prévus à la fin, mais Cournoyer et Roy auraient souhaité que chaque formation ait plutôt droit à trois lancers de punition: «Roy était `hot' et j'aurais été confiant», a dit Cournoyer.

`Hot' et comment! Après le troisième but de Norm MacIver, qui suivait ceux de Rob Blake et de Dave Andreychuk à la première période, le gardien du Canadien a décidé que ça ne passerait plus et ça n'a plus passé! Il a multiplié les arrêts sur des échappées et des tirs à bout portant, frustrant notamment Eric Lindros à quelques reprises. Le problème, c'est que Joseph a été aussi bon.

Les joueurs du Québec sont rentrés au vestiaire visiblement déçus, même si ce n'était en principe qu'un match amical pour des oeuvres de charité.

«C'est de valeur, on a eu nos chances et je suis déçu parce que je pensais que chaque équipe aurait trois lancers de punition. J'étais crinqué», a par ailleurs déclaré Roy.

3 commentaires:

bazz a dit…

C'est drôle je me disais la même chose sur Benoît Hogue après avoir regardé sur hockeydb avec qui Bozon avait joué à Sherbrooke...

bazz a dit…

oups... à St-Jean

monsieur seb a dit…

merci beaucoup! je ne croyais pas que tu avais autant de ressources.

prochain défi: es-tu capable de me prouver la rumeur selon laquelle pendant un match à quelque part dans les années 80, rich (ou ron) sutter a subi une blessure au dos, et que son jumeau s'est mis à avoir des spasmes au dos au même moment, mais pendant une autre game dans une autre ville?