jeudi 26 novembre 2009

Boom-Boom Geoffrion et la théorie du chaos!

Un personne avec qui j'ai étudié en maîtrise (en sociologie) en même temps avec le même directeur et qui est un fier lecteur de ce blogue tout en étant un excellent batteur dans un groupe électro-pop et un beau gosse m'a écrit un superbe courriel cette semaine que je me dois de reproduire dans sa presque intégralité sur le blogue de par sa qualité et du fait que ça rentre dans la "ligne éditoriale" de ce blogue... Je le remercie énormément pour ce vif intérêt. Je ne peux que faire autrement que reproduire le courriel parce que je ne veux pas trop m'avancer sur la théorie du chaos...

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Salut Martin,

(Informations personnelles)


Dis donc, je lis régulièrement La vie est une puck et je suis un fan. Ceci étant dit, j'aurais peut-être une contribution intéressante à apporter à ton blog. À toi d'en faire ce que tu veux : Tu savais que Boom-Boom Goeffrion a été un précurseur dans la troisième grande révolution de la physique au XXe siècle après la théorie de la relativité et la physique quantique ? Eh oui, c'est bien ce qu'affirme James Gleick dans La théorie du chaos (2008).

Dans les années 1970, la théorie du chaos a fait éclater toutes les certitudes newtoniennes en s'intéressant aux ordres dynamiques surgissant du désordre, des phénomènes qu'on tentait autrefois de nier au profit d'une vision structurée et reproductible à l'infini des phénomènes naturels. Or, un des premiers pas pour arriver à cette rupture paradigmatique fut la contribution de Lorenz concernant les systèmes non-linéaires. Pour simplifier, disons qu'un système non-linéaire est une ponction imprévisible dans un milieu donné (mathématique, physique, biologique, etc.). Dans le cas, par exemple, de la météorologie, ces systèmes imprévisibles (pression barométrique, averses, vents,…) introduisent du désordre partout et rendent toute prédiction à long terme incertaine - Lorenz a donné à ce phénomène le célébrissime nom d'effet papillon.

Traditionnellement, en dynamique, on négligeait ces systèmes non-linéaires pour simplifier la compréhension des phénomènes. C'est ici que Boum Boum intervient. En effet, Gleick nous fait remarquer qu'une des omissions classiques des systèmes non-linéaires se retrouve par exemple dans la compréhension du phénomène du frottement. Il donne un exemple : «Si on les néglige (les termes non-linéaires), la valeur de l'énergie nécessaire pour accélérer un palet de hockey est donnée par une simple équation linéaire. Si l'on en tient compte, on obtient une relation plus compliquée : cette énergie dépend de la vitesse déjà acquise par le palet» (p.46).

Qui s'était déjà penché (dans les années 50 !) sur le problème de la relation non-linéaire entre la vitesse du «palet», la propulsion du bâton et le frottement sur la glace ? Nul autre que ce cher Boom-Boom, inventeur
patenté du «slap shot» ! En accélérant considérablement la force de frappe sur le «palet» du fait d’avoir décoché son bâton du haut vers le bas, il a complexifié le système de propulsion de la rondelle et a changé à jamais le hockey. Qui plus est, sa contribution scientifique nous permet d'expliquer aujourd'hui avec une plus grande précision les ordres dynamiques qui façonnent l'Univers et nous rapprochent d'une compréhension de son origine.

Faudrait-il remplacer le concept de Big Bang par celui de Boum Boum ? Je crois que la proposition mérite d'être considérée. Ciao !

G.




1 commentaire:

Jocelyn a dit…

Ouais c'est intéressant Boom-Boom a participé à l'élaboration du concept....mais il aurait certainement été incapable de l'expliqué!
C'est ça de l'instinct.