dimanche 31 mai 2009

Ray Leblanc

Ray Leblanc fut un bon routier dans la ligue Internationale. Sa carrière professionnelle s'est étirée sur près de 15 saisons, principalement en se promenant dans la IHL. Mais on se rappellera de lui seulement que pour 9 matchs, tous disputés lors de la saison 1991-92.

Ray Leblanc est né en 1964 à Fitchburg au Massachussets probablement d'une famille d'origine canadienne-française. C'est avec les Rangers de Kitchener qu'il joua son junior lors de la saison 1983-84. Et bien qu'il fut le meneur de l'OHL pour le nombre de victoires en une saison et qu'il mena l'équipe au tournoi de la Coupe Memorial en 1984, Leblanc de fut jamais repêché par une équipe de la NHL. Leblanc passa quelques saisons dans la Atlantic Coast Hockey League (ligue qui deviendra la ECHL que l'ont connaît de nos jours) avant de se joindre au Spirit de Flint de la IHL en 1986-87. Mis à part son aventure de la saison 1991-92, il ne quittera presque jamais cette ligue. Dès son arrivée dans la IHL, Leblanc impressionna, remportant le trophée Ken McKenzie remis à la recrue américaine de l'année. Son rendement dans la IHL attira l'attention des équipes de la NHL et il signa à titre d'agent libre avec les Black Hawks de Chicago en 1989.

Mais comme je l'ai mentionné plus haut, c'est à la saison 1991-92 que le monde connut d'une manière brève le brio de Ray Leblanc. C'est lors de cette saison que Leblanc se joignit à l'équipe nationale américaine avec comme but ultime de défendre la cage de l'équipe américaine lors des jeux d'Albertville. Je ne sais pas si il est nécessaire de le rappeler, mais avant les Olympiques de Nagano en 1998, les joueurs professionnels ne pouvaient participer au tournoi Olympique, ce qui faisait en sorte que les équipes olympiques étaient constituées de joueurs évoluant durant toute la saison avec leur équipe nationale, de joueurs n'ayant plus de contrats dans la NHL ou de joueurs évoluant au niveau universitaire. Mais Leblanc impressionna lors de la ronde préliminaire du tournois, aidant l'équipe américaine à terminer cette ronde avec aucune défaite. Les américains commencèrent à penser àn nouveau "Miracle On Ice" grâce au talent de leur nouveau héro, Ray Leblanc, qui n'acorda que 7 buts en 5 matchs. L'équipe américaine s'écroula toutefois face à L'équipe unifiée de l'Ex-URSS en demi-finale avant de s'incliner face à la Tchécoslovaquie lors du match pour la médaille de bronze...

Rentrant bredouille d'Albertville, Leblanc put tirer profit de sa récente popularité en se rapportant avec les Black Hawks. Les Olympiques ouvrirent donc les portes de la NHL à Leblanc, mais toutefois ça ne sera qu'un très bref passage. Il ne défendra le filet dans la NHL qu'à une seule occasion, ça sera le 10 mars 1992 contre les jeunes Sharks de San Jose. Et bien que cette unique sortie se termina par la marque de 5 à 1 pour les Hawks, Leblanc fut relégué aussitôt aux mineures. Apparemment ce n'est pas pour capitaliser sur les succès olympiques de Leblanc que les Hawks lui donnèrent une chance, mais pour garder Dominik Hasek et Ed Belfour dans leur alignement suite au repêchage d'expansion de 1992. En effet, les équipes devaient soumettre une liste de joueurs non-protégés dont un gardien qui avait évolué avec l'équipe lors de la saison 1991-92 et apparemment les Hawks l'aurait fait garder le filet lors d'un match afin de garder leurs gardiens vedettes... Leblanc terminera donc la saison 1991-92 à Indianapolis dans la IHL.

Leblanc reviendra à Chicago mais pour les Wolves de la IHL avec lesquels il évoluera durant 4 saisons de 1994-95 à 1997-98. Il terminera sa carrière avec les Lizard Kings de Jacksonville de la ECHL en 2000, donc dans la ligue où il débuta son long chemin dans le hockey professionnel 16 ans plus tôt...

On se souviendra donc de lui pour 8 matchs Olympiques et 1 match dans la NHL...


mercredi 27 mai 2009

Peter Zezel (1965-2009)

Peter Zezel (Petar Žeželj ou Петар Жежељ) est décédé hier d'une étrange maladie au sang nommée anémie hémolytique. J'ai toujours aimé Peter Zezel parce qu'il avait deux "Z" dans son nom de famille. Je pense qu'il était un très populaire Maple Leafs, mais probablement tout autant populaire avec toutes les équipes avec lequel il a évolué. Ce célèbre voyageur serbe de descendance a joué 15 ans dans la NHL avec les Flyers, les Capitals, les Leafs, les Blues, les Stars, les Devils et les Canucks, amassant 608 points en 873 matchs. Je ne connais pas beaucoup de choses de Peter Zezel à part son nom, on ne peut pas tout savoir, mais je crois qu'il était le genre de joueur qu'on aimait avoir dans son équipe. Le genre de joueur qui peut faire beaucoup de choses sur la glace... Ça me fait de la peine de voir que ce joueur dont j'aimais beaucoup les cartes de hockey meurt aussi jeune...

Repose en paix, Peter Zezel...


mardi 26 mai 2009

Kjell Dahlin

À défaut d'avoir eu d'autres joueurs flamboyants provenant de ce coin de pays, Kjell Dahlin est à ce jour le deuxième plus grand suédois à avoir porté les couleurs du CH après mon héros d'enfance, Mats Naslund. Et il marcha dans les pas de ce dernier. Tout comme Naslund, Dahlin est né à Timrå dans le nord de la Suède, ils portèrent tous les deux le même style de casque jofa et tous les deux ont connu des débuts retentissants dans l'uniforme du Canadiens. L'un par contre aura un carrière nord-américaine plus brève que l'autre, mais ils auront été des joueurs marquant de l'édition 1985-86 du Canadiens.

Kjell Dahlin est né en 1963 à Timrå en Suède. Il arriva à Montréal à la saison 1985-86, après à son service militaire. C'est lors de cette saison que Dahlin connaîtra la meilleure campagne de sa carrière. Il mena les recrues de la ligue nationale avec 32 buts et 39 passes pour un total impressionnant de 71 points. À ma connaissance, aucun joueur du Canadiens n'a connu une saison recrue aussi prolifique depuis. Parlant de saison prolifique qui n'a pas été surpassée depuis, son compatriote, le célèbre numéro 26, a connu lors de cette saison une récolte de 43 buts et 67 passes pour un total de 110 points. À noter qu'aucun joueur du Canadiens n'a récolté plus de 100 points depuis... Donc la saison 1985-86 était assez impressionnante pour les joueurs suédois du Canadiens. Malheureusement, bien qu'il fut le leader des points chez les recrues, Dahlin ne remporta pas le trophée Calder à la fin de la saison. Le défenseur Gary Suter sera le récipiendaire...

Alors que tout le monde croyait que le Canadiens avait déniché en Scandinavie une nouvelle vedette avec un coup de patin impressionnant et un lancer du poignet redoutable, le sort en décida autrement. Lors de sa seconde saison, Dahlin, éprouvé par des blessures au genoux, au dos et aux côtes, il ne disputa que 41 matchs, ne récoltant que 20 points. La saison suivante ne fut guère plus impressionnante, ne récoltant que 25 points en 48 matchs. Dahlin prit par la suite la décision de retourner jouer en Suède à la saison 1988-89 plutôt que de jouer une saison de plus en Amérique. Le côté physique du style nord-américain aura eu raison de lui. Il jouera 6 autre saisons pour le Farjestads BK de Karlstad, le club de la Ligue d'élite de Suède pour lequel il évoluait avant son arrivée à Montréal.

Apparemment, il était ébéniste pour IKEA dans sa prime jeunesse.

Il était également à la défense anti-aérienne durant son service militaire...

Dans un autre ordre d'idée, le Farjestads BK de Karlstad, l'ancienne équipe de Kjell Dahlin, est le champion de 2009 du championnat de Suède... Mikael Johansson, que les Canadiens auraient signé cette semaine, faisait parti de l'équipe...


samedi 23 mai 2009

La première bagarre professionnelle de Danick Paquette

Je ne suis pas trop du genre à fustiger les Canadiens de Montréal quand ils choisissent un joueur européen ou américain à la place d'un québécois parce que je donne souvent le bénéfice du doute. Mais j'espère que Danny Kristo va être bon, parce j'aurais bien aimé que le Canadiens repêche Dannick Paquette l'an dernier. C'est un bon joueur de 6 pieds et 210 livres qui peut autant marquer des buts qu'il peut être aggressif. Cette saison par exemple avec les MAINEiacs de Lewiston, Paquette a récolté 25 buts et 25 passes en 61 matchs en plus de récolter un bon 230 minutes de pénalités. Il est en tant que tel tout ce que nous voulons depuis un bout à Montréal et en plus il est natif d'ici. Donc nous aurions pu avoir une sorte de Milan Lucic made in Montréal... Mais bon, Danny Kristo avait un "K" dans son nom...

Après avoir terminé la saison avec les MAINEiacs, Danick Paquette s'est joint aux Wolves de Chicago de la ligue américaine, club-école des Thrashers d'Atlanta, équipe qui eut l'intelligence de le repêcher. Et Paquette n'a pas pris beaucoup de temps avant de s'imposer sur la glace. Le 10 avril dernier, Paquette s'en est pris à Ian McKenzie des Admirals de Milwaukee. Après avoir donné de la bande à un joueur des Admirals, Paquette a eu à répondre de son geste face au gros ailier de Milwaukee. Suprenament, le jeune attaquant montréalais de 19 ans a donné un correction dont son opposant se rappellera, lui qui dut s'en aller rapidement à l'infirmerie...




J'en voudrais 12 de même dans les Canadiens...

Clint "Snuffy" Smith (1913-2009)

Cette semaine est décédé Clint "Snuffy" Smith à l'âge vénérable de 95 ans. Il était apparemment le plus vieil ancien joueur de la LNH toujours en vie. Clint Smith est né en 1913 en Saskatchewan. Il s'est joint aux Rangers de New York en 1936-37 à l'âge de 18 ans après une brillante carrière dans la North West Hockey League avec les Lions de Victoria. À sa seconde saison avec les Rangers, en 1937-38, il fut nominé pour le trophée Lady Bing sans le remporter. Gordie Drillon des Maple Leafs le remporta. Étrange chose en raison du fait que Smith n'obtint aucune minutes de pénalités. lors de cette saison. Il terminera 3 saisons avec aucune minute de pénalités. Il remportera le Lady Bing toutefois la saison suivante avec une total de 2 minutes de pénalités. Clint Smith était tellement l'un des gentillhommes ultimes qu'il terminera sa carrière avec seulement 24 minutes de pénalités en 483 matchs en carrière. Il remporta le trophée Lady Bing à deux reprise en 1939 et en 1944. Si il n'était pas avare en minutes de pénalités, il était toutefois un très bon joueur offensif, totalisant 161 buts et 236 passes pour un total de 397 points durant sa carrière de 11 saisons. Il passa 7 saisons avec les Rangers, faisant parti de la célèbre équipe championne de la Coupe Stanley en 1940. Il devint un Black Hawks à titre d'agent libre en 1943 où il passa les 4 dernières saisons de sa carrière. Il demeura tout au long de sa vie impliqué dans le hockey mineur, surtout dans la région de Vancouver.

Il fut intronisé au Temple de la Renommée en 1991.

vendredi 22 mai 2009

Des Québécois en Caroline...

Ils nous surprendront toujours ces Hurricanes. Je dois quand même les remercier fortement d'avoir éliminé les Bruins avec un petit sondage... Les Hurricanes de la Caroline ont dans leur alignement un Dan LaCouture, un Chad LaRose et un Rod Brind'Amour, mais ce ne sont que des noms à résonance francophone. Vous n'êtes d'ailleurs pas sans savoir que notre équipe préférée du Sud-Est n'est pas trop équipé et n'a jamais été pourvue en québécois. L'ouragan a donc rarement parlé la langue de Molière. Donc pour la fin du mois de mai voici le sondage : "Quel est votre québécois préféré ayant évolué avec les Hurricanes de la Caroline?"

Voici les nombreux choix :

Eric Bélanger : Bélanger n'a joué qu'une seule saison à Raleigh qu'il ne complèta d'ailleurs pas en noir rouge et blanc, étant échangé à Nashville qui le cédèrent automatiquement aux Trashers d'Atlanta. En 56 matchs avec les Hurricanes, il marqua 8 buts et 14 passes dans l'uniforme de la Caroline.



Enrico Ciccone : L'ancien bagarreur et maintenant débateur de La Zone a passé quelques matchs en Caroline lors de la première saison de l'équipe avant d'être échangé à Vancouver dans un échange impliquant plusieurs joueurs qui amena un autre québécois, Martin Gélinas, en Caroline. En 4 matchs avec la Caroline, Chico récolta 3 passes et termina avec 83 minutes de pénalités et un bon différentiel de +3...

Eric Fichaud : Un autre commentateur de La Zone qui eut un très bref passage en Caroline. Fichaud passa 9 match en Caroline en 1999-00. La même saison, il fut réclamé au ballotage par les Canadiens et termina la saison avec les Citadelles de Québec.



Martin Gélinas : De loins le joueur québécois qui eut le plus long et significatif passage en Caroline. Gélinas passa 5 saisons en Caroline et aida l'équipe à atteindre les finales de la Coupe Stanley en 2002. Il fut un des joueurs clé dans les succès de l'équipe lors de son passage. Savez-vous d'ailleurs que Gélinas a atteint les finales de la Coupe Stanley à 4 reprises avec 4 équipes différentes, remportant la Coupe seulement qu'une fois, en 1990 avec les Oilers.

Steve Martins : Long routier natif de Gatineau qui évolue présentement avec les Wolves de Chicago dans l'AHL. Il fut repêché par les Whalers d'Hartford avec qui il évolua à quelques occasions durant les dernières années de l'équipe au Connecticut. Il ne joua que 3 matchs dans l'uniforme des Hurricanes lors de leur saison initiale en 1997-98. Il prit le chemin d'Ottawa la saison suivante...


Bruno St-Jacques : Ce défenseur originaire de Montréal ne joua que 53 matchs dans l'uniforme des Hurricanes étalés sur deux saisons (2002-03, 2003-04). Il ne récolta que 9 points dont deux buts lors de son passage en Caroline. Il passa la majeure partie de son temps en tant que joueur des Hurricanes en évoluant pour les Lock Monsters de Lowell de l'AHL. Il ne joua qu'un seul match après son passage en Caroline du Nord, avec les Mighty Ducks en 2005-06. Au dernières nouvelles, il évoluerait en Allemagne.

Oui, selon mes très complexes calculs, seulement 6 joueurs québécois ont joué pour les Hurricanes de la Caroline... Je peux m'être trompé, mais bon... Un de plus ou de moins c'est rien pour voir que peu de québécois ont évolués avec les Hurricanes, surtout si on considère que 3 des 6 ont joués moins de 15 matchs...

Et pour souligner encore une fois la présence des Hurricanes en demi-finale, voici un très bon reportage sur la première très difficile saison de l'équipe...

http://archives.radio-canada.ca/sports/hockey/clips/16254/



And the winner is still : Lanny McDonald


Imbattable ce Lanny McDonald! Sans aucun doute vous l'avez confirmé comme membre du panthéon de La Vie Est Une Puck... Et bien champagne pour ce grand moustachu!

On ne t'oubliera jamais Lanny!





Voici les résultats :

Lanny McDonald
24 (35%)
Darryl Sutter
2 (2%)
Mario Tremblay
15 (22%)
Ron Tugnutt
11 (16%)
Ron Hextall
16 (23%)

Nombre de votes jusqu'à présent : 68

jeudi 21 mai 2009

Une bonne manière d'écouter la série Penguins-Hurricanes

Ça ne vous drive pas trop d'écouter la série entre les Penguins de Pittsburgh et les Hurricanes de la Caroline? Voici ma suggestion. Assoyez-vous avec une (ou plusieurs) bonne(s) bière(s) et à chaque fois que vous entendez l'annonceur dire Staal et bien prenez une bonne gorgée. De cette façon vous aurez du plaisir comme pas un et vous aimerez encore plus les frères Staal!

Mais vous êtes avertis, ils ont beaucoup de temps de glace tous les deux...

lundi 18 mai 2009

"The Missing" Link Gaetz

Pour le 100e texte sur La Vie Est Une Puck, quoi de mieux que de parler d'un des plus redoutables matamores de tous les temps, Link Gaetz... Pat Burns a récemment dévoilé sur les ondes de CKAC Sport son top 5 des joueurs les plus salaud qu'il ait vu joué et en tête de liste figurait Link Gaetz. Les autres joueurs étant Basil McRae, Dave Manson Ken Linesman et Tim Hunter...

On peut l'écouter décrire ses joueurs salauds préférés à cette addresse sur le site de CKAC... C'est d'ailleurs selon moi. une insulte d'entendre que Michel Langevin (pas le grand Away de Voïvod, l'autre tapon) ne connaisse pas Link Gaetz. Sérieusement...

Link Gaetz est né en 1968 à Vancouver. Il évoluait pour les Chiefs de Spokane dans la WHL lorsqu'il fut repêché en deuxième ronde et 40e au total par les North Stars du Minnesota en 1988. Il fut d'ailleurs repêché devant Tony Amonte, Mark Recchi, Alexander Mogilny et Rob Blake. C'était Lou Nanne qui était le DG des Stars à l'époque a plus tard commenté le geste en affirmant qu'il avait repêché Mike Modano en première ronde afin de sécuriser la franchise et qu'il avait repêché Gaetz en seconde ronde afin de protéger leur futur joueur de concession tout en regrettant le fait de ne pas avoir repêché un avocat en troisième ronde pour protéger Gaetz... Parce que Gaetz avait lors de son passage dans la WHL déjà une réputation de joueur très brutal.

Gaetz passera la majeure partie du temps où il fut la propriété des Stars dans la ligue internationale avec les Wings de Kalamazoo. Il joua en tout un maigre 17 matchs avec les North Stars où il accumula un total de 65 minutes de pénalité. Il fut réclamé par les Sharks de San Jose en 1991 lors du repêchage de dispertion. Les Sharks justifièrent leur choix en affirmant qu'il s'agissait d'un des jeunes les plus salauds vivant sur cette planète.

C'est avec les Sharks de San Jose lors de leur saison inaugurale qu'il connaîtra sa plus longue séquence dans la NHL. En seulement 48 matchs avec les Sharks, il accumula un total impressionnant de 326 minutes de pénalités. Il fut toutefois cédé en fin de saison aux Blades de Kansas City de la IHL, il ne retournera jamais dans la NHL. Il devint très rapidement un joueur très populaire auprès des premiers fans des Sharks. On se souviendra de Gaetz en tant que joueur des Sharks pour avoir eu une série de combats très vicieux contre le redoutable Bob Probert.



Et contre Mike Peluso :


Ce n'est toutefois pas ses facultés sur la glace en tant que matamore qui réduisit sa carrière à celle de hockeyeur de ligues mineures. Il fut victime, le 2 avril 1992, d'un accident de voiture alors que la voiture conduite par un ami qui sera plus tard accusé de conduite en état d'ébriété dérapa à plus de 80 miles à l'heure. Gaetz en sortira très amoché, blessé au dos et au visage, il resta dans un état semi-comateux durant 8 jours. Il obtint son congé de l'hôpital plusieurs semaines plus tard avec plusieurs effets secondaires tant psychologiques que physiques. Après des mois de thérapie et d'entêtement, Gaetz put retrouver une certaine forme physique qui pouvait lui permettre de retourner sur la glace. Il ne jouera que quelques matchs lors de la saison 1992-93 pour quelques équipes des ligues mineures. C'est également à cette époque que Gaetz développa un problème de consommation d'alcool et après avoir été arrêté en 1993 pour conduite en état d'ébriété, les Sharks décidèrent qu'ils en avaient leur claque du chaînon manquant et l'échangèrent à Edmonton en retour d'un choix de 10e ronde.

Gaetz ne jouera jamais pour les Oilers. C'est à cette époque que débuta un voyage de nomade de ligues en ligues pour Gaetz. Il évoluera pour différentes ligues, ce qui le conduira du Mexique à l'Alaska en passant par la Floride et le Nouveau-Brunswick. Il sera suspendu et remercié dans la plupart des équipe. qui voulaient bien l'acueillir. À noter également qu'il évoluera dans le Roller Hockey à la saison 1993-94 avec les River Rats de Syracuse. En 8 matchs il marqua un gros 4 points et accumula 46 minutes de pénalité. À noter également qu'il joua quelques matchs sous la gouverne de Jean Perron en portant les couleurs des Spiders de San Francisco. En 3 matchs il accumula un total de 37 minutes de pénalité.

Il termina sa carrière en évoluant dans la ligue semi-pro du Québec qui deviendra plus tard la LNAH. Il fit durant ses 4 saisons au Québec le tour de la province, soulevant les foules un peu partout où il passa. avec ses habilités dans ses poings. Je l'ai d'ailleurs vu jouer alors qu'il évoluait pour le Paramedic de Saguenay. C'est avec le Pro-Lab de Thedford-Mines qu'il joua ses derniers matchs de hockey professionnel et qu'il terminera cette dernière avec un évènnement étrange. Gaetz fut suspendu par son équipe pour le reste de la saison pour avoir retiré son équipement pour aller se chercher un hamburger au restaurant entre deux périodes. Il fut suspendu sous prétexte de manque de respect pour l'équipe. Ce fut ses derniers instants en tant que joueur de jockey professionnel...

De nos jours, il travaillerais apparemment en tant qu'ouvrier de la construction en Saskatchewan...

(cette photo aurait été prise lors du fameux accident du hamburger...)

mardi 12 mai 2009

Les numéros 99 du Canadiens

Voici le 99e texte sur La Vie Est Une Puck et quoi de mieux pour célébrer ce milestone que de parler de ce superbe chiffre.

Saviez-vous qu'il n'y a pas seulement Wilf Paiement qui a porté le numéro 99 dans l'histoire de la NHL? Saviez-vous même qu'il y a eu 3 joueurs qui ont porté le 99 durant la même saison pour le Canadiens?

Ça s'est passé à la saison 1934-35 et donc comme je le disais, 3 joueurs ont fièrement portés le numéro 99 durant quelques matchs. Ces joueurs furent Léo Bourgeault, Joe Lamb et Des Roche. Oui, des roches, on ne peut pas tous s'appeler Zarley Zalapsky. À noter que c'est probablement parce que le numéro 9 était déjà utilisé par le vétéran Alfred "Pit" Lépine que 3 joueurs utilisèrent le numéro 99. C'est seulement une supposition, mais c'est la raison pourquoi Wayne Gretzky a choisi ce numéro.

Léo Bourgeault en était déjà à sa troisième saison avec le Canadiens à la saison 1934-35. Il ne joua toutefois que 4 matchs lors de cette saison avant de se diriger vers Québec afin de jouer avec les Castors de la Canadian-American Hockey League, l'ancêtre de l'AHL actuelle. Il terminera sa carrière la saison suivante en jouant quelques matchs avec les Indians de Springfield. Les Castors ayant été déménagés à Springfield pour devenir les Indians.

Joe Lamb fut impliqué dans l'échange qui envoya Johnny Gagnon à Boston. Ce dernier ne joua que 7 matchs dans l'uniforme des canadiens avant d'avoir été retourné à Boston en échange d'une somme d'argent. La même journée , le 4 décembre 1934, il fut échangé aux Eagles de St-Louis en retour de Max Kaminsky et d'un autre qui portera le 99 pour le Canadien à la même saison, Des Roche.

Des Roche fut échangé aux Canadiens en retour d'une somme d'argent seulement 4 jours après avoir été échangé aux Bruins par les Eagles de St-Louis. Quelques jours plus tard, le 26 décembre 1934, il fut échangé aux Bisons de Buffalo de la International hockey League, ligue qui exista de 1929 à 1936, en retour d'une somme d'argent. Il ne jouera d'ailleurs qu'un seul match à Buffalo pour ensuite être cédé aux Red Wings le premier janvier 1935. Des Roche joua en tout pour 5 équipes à la saison 1934-35. Son passage dans l'uniforme du Canadien avec le numéro 99 aura été aussi court que celui du précédent tenancier du numéro.

Donc voilà pour les trois joueurs qui portèrent le numéro 99 pour le Canadiens...

Et quoi de mieux pour célébrer le 99e texte de LVEUP que de revoir en boucle cette légendaire publicité de chez Léon. Malheureusement je n'ai pas trouvé l'incroyable version française...


lundi 11 mai 2009

Le Lois Jeans, champion de la LNAH

C'est fait, la saison 2008-09 de la LNAH est terminée. Le Lois Jeans de Pont-Rouge a remporté vendredi à l'aréna Mario-Gosselin de Thedford-Mines la coupe Futura, symbole de la suprématie de la LNAH. Le Lois Jeans n'a peut-être pas un beau nom mais ils ont dominé la ligue sans presque aucune opposition cette année. Non seulement ils ont remporté la coupe Futura, mais ils ont également terminé premier au classement général de la ligue en saison régulière. J'ai eu la chance de voir le Lois Jeans qu'une seule fois cette saison, ce fut en série éliminatoire contre le Caron et Guay de Trois-Rivière et ils était assez aggressifs. Il s'agit d'une très grosse équipe imposante qui est peut-être un peu trop fort pour la ligue. Ils ont d'ailleurs dans leur alignement des anciens joueurs de la NHL comme Christian Laflamme et Jean-Yves Leroux...

Donc bravo au Lois Jeans de Pont-Rouge!

Sur une autre note, j'ai appris récemment que les 8 équipes de la LNAH allaient revenir à la saison prochaine. C'est la première fois depuis les saisons 1999-2000 et 2000-01 que toutes les équipes demeurent dans la ligue... Ça me surprend quand même de voir que le 98,3 Fm de Saguenay soit de retour... Ça veut également dire que la LNAH ne sera pas de retour dans la région de Montréal...

Les Komets de Fort Wayne, toujours champions...

La septième plus vieille équipe professionnelle en Amérique du Nord, après les "Original Six" et les Bears de Hershey, les Komets de Fort Wayne, viennent de remporter leur second championnat de la coupe Turner de suite et la sixième de son histoire. La coupe Turner est remise à chaque année au champion de la Ligue Internationale de Hockey.

L'histoire de cette ligue est un peu étrange. Vous n'êtes pas sans savoir que la Ligue Internationale de Hockey était une ligue mineure professionnelle qui exista de 1945 à 2001. La ligue disparut à la fin de la saison 2000-01 et les équipes prirent différentes avenues. Six équipes (les Wolves de Chicago , les Griffins de Grand Rapids, les Aeros de Houston, les Grizzlies de Utah, les Admirals de Milwaukee et les Moose Manitoba) se joignirent à la ligue rivale, la Ligue Américaine, et d'autres équipes se joignirent à d'autres ligues inférieures comme la United Hockey League et la East Coast Hockey League. La Ligue internationale avait été fondée dans la région de Detroit et de Windsor, donc les marchés naturels de cette ligue se retrouvaient nottamment au Michigan, dans des villes comme Kalamazoo, Fort Wayne, Flint et Muskegon. La Ligue Internationale n'avait pas beaucoup de plans pour des villes à petits marchés comme celles nommées plus haut, préférant se concentrer sur le sgrosses villes américaines n'ayant pas d'ascises dans la NHL, et abandonna ses petits marché naturels du Michigan pour des plus grosses villes. Une ligue plus régionale nommée la Colonial Hockey League apparut dans les années 90 afin de couvrir ces petits marchés. Cette ligue fut renommée United hockey League à la fin des années 90 et elle revendiqua le nom Ligue Internationale en 2007, prétextant que la ligue possédait en son sein les marchés originaux de cette ligue. Et en se renommant International Hockey League, la ligue restaura la Turner Cup, trophée de championat de l'ancienne International Hockey League.

Ce qui fait que maintenant cette International Hockey League est une ligue plutôt régionale où seulement 6 équipes qui sont pour la plupart des clubs affiliés aux Red Wings de Detroit. Seuls les Komets de Fort Wayne ne sont pas affiliés à une équipe. Les Komets de Fort Wayne (Indiana) furent fondés en 1952. Ils firent la pluie et le beau temps dans la ligue internationale jusqu'en 1999. Ne pouvant entretenir une équipe dans un petit marché comme Fort Wayne dans une ligue qui se développait de plus en plus vers de grands marchés, les Komets se rétrocédèrent vers une ligue inférieur. Ils avaient à la fin des années 90 une masse salarial qui était d'environ 2 millions de dollars avec le coût des billets moyens qui était autour de 12$ et ils ne recevaient également pas de revenus par une affiliation à une équipe de la NHL. Les Komets ont d'ailleurs la particularité de n'avoir jamais été un club école... Donc ils payèrent le prix de leur indépendance en se rétrocédant à une ligue inférieure.

Les Komets semblent une institution dans leur ville. Les gens de cette ville peuvent quand même être fiers d'avoir une des plus vieilles équipes de hockey professionnelles en Amérique du Nord ayant conservé son nom d'origine. Pour ma part, ça fait un petit bout que je caresse l'idée d'aller voir un match des Komets à Fort Wayne. Mais ça reste un projet à très long terme...

Bravo aux Komets!


dimanche 10 mai 2009

L'invention de la mitaine...

Comme tout le monde, j'adore les gardiens de but. Il y a beaucoup de raisons pourquoi les gardiens sont intéressant, ils ont notamment une personnalité faite sur mesure pour un homme qui a dédié sa vie à recevoir des morceaux de caoutchouc à 100 kilomètre à l'heure. C'est pourquoi des gardiens comme Terry Sawchuck, Ron Hextall, Gump Worsley ou Glenn Hall ont une place particulière au sein de mes jouers préférés. Le fait également que le gardien possède un équipement différent a fait en sorte de créer une sorte précise de gardien de but que j'aime beaucoup, celui qui modifie son équipement. Je crois que Patrick Roy et Tony Esposito sont les gardiens classiques ayant passé leur carrière à surfer à la limite de la légalité avec leur équipement. Tony Esposito par exemple connaissait les règlements par coeur concernant l'équipement du gardien et à partir de là il trouvait les failles et en abusait. Il a déjà gardé les buts avec le chadail le plus grand possible afin de pouvoir bloquer la rondelle avec son chandail, il remettait beaucoup de mousse dans ses jambière, bref si il y avaiut un trou dans le règlement il allait vers cette avenue pour modifier son équipement. La ligue le rattrappait toujours et modifiait le règlement qu'Esposito avait contourné, mais il trouvait toujorus le moyen de contourner les règles. Même chose avec Patrick Roy, il a souvent eu à expliquer les modifications pratiquées sur son équipement.

Mais on doit à Emile "The Cat" Francis, alors gardien de but dans les rangs mineurs, l'une des inventions les plus importante pour les gardiens, l'invention de la mitaine. Comme un le voit sur cette photo de Turk Broda, on voit que le gant droit n'était qu'un gros bloqueur comme l'autre gant avec lequel il tient son bâton. En 1945, Emile Francis, également très bon joueur de baseball, prit un gant de premier but, le renforça au poignet et en fit son gant pour sa main libre. Il pouvait donc d'une manière plus facile attrapper la rondelle. Le geste eut un impact considérable et le gant "inventé" par Emile Francis devint rapidement un standard d'équipement de gardien.

Emile Francis ne connut pas une carrière de grand gardien de but, il passa quelques saisons en tant que cerbère des Black Hawks de Chicago et des Rangers de New York à la fin des années 40 et au début des années 50, mais passa la majeure partie de sa longue carrière dans les ligues mineures. Il connut un longue carrière dans la ligue américaine et la WHL avant de se retirer à la saison 1959-60 alors qu'il évoluait avec les Totems de Seattle. C'est en tant qu'entraîneur et de directeur général des Rangers de New York de 1964 à 1975 qu'Emile Francis fut reconnut comme homme de hockey. Il fut intronisé au Temple de la Renommée en 1982.

samedi 9 mai 2009

Lionel "Big Train" Conacher

Lionel "Big Train" Conacher fut un type d'athlète comme il ne s'en fait plus. La manière dont le sport amateur est constitué de nos jours me fait douter que des gens comme Lionel Conacher en son temps puissent exceller dans autant de sport que ce dernier, ne serait-ce que par le coût de l'équipement. Lionel Conacher connut une carrière professionnelle dans pas moins que 4 sports. Et bien qu'il connût une carrière remarquable sur la glace, ce ne fut pas en tant que hockeyeur qu'il préférait compétitionner... Lionel Conacher est d'ailleurs membre des Temples de la Renommée de crosse, du football canadien et du hockey...

Lionel Conacher est né en 1901 à Toronto dans une famille ouvrière qui comptera 10 enfants. Ses frères Roy et Charlie deviendront également des grands joueurs de hockey et constitueront avec Lionel l'unique trio de frères membres du Temple de la Renommée du hockey. Conacher dût abandonner l'école très tôt pour aider sa famille mais décida que ce n'était pas en tant qu'ouvrier mais en tant que sportif qu'il allait gagner sa vie.

C'était au football que Conacher s'appliquait le plus. C'est à 11 ans qu'il débuta la pratique de ce sport. Et bien que son attention fut portée sur le terrain de football, Conacher en vint à pratiquer plusieurs autres sport sur une base régulière comme la crosse et le baseball. C'est sur le tard que Conacher se mit au hockey. Il n'apprit à patiner qu'à l'âge de 16 ans mais comme il était un athlète complet et robuste, il devint un excellent joueur assez rapidement. Il évoluait à la défense et on peut se douter que son expérience en tant que joueur de football lui donna un caractère assez agressif. Après avoir joué pour quelques petites équipes, Conacher se joint aux Toronto Canoe Club juniors pour la saison 1919-20. Il remportera lors de cette saison la Coupe Memorial qui en était alors à sa deuxième saison d'existence. C'est à cette période qu'il refusa son premier contrat professionnel pour le hockey, préférant se concentrer sur sa carrière au football. Il refusa donc l'offre des St.Pats de Toronto de 3000$ par année. À noter aussi qu'à cette époque il marqua le coup de circuit qui allait donner le championnat à son équipe de baseball et il aurait par la suite prit un taxi pour se rendre à un match de crosse où il aurait aidé son équipe à surmonter un déficit de 3-0 en marquant 4 buts. Durant cette même année 1920, Conacher fut couronné champion de boxe mi-lourd. Il disputa d'ailleurs un match de 4 rounds contre le légendaire Jack Dempsey en 1922...

Lionel Conacher se joint aux des Argonauts de Toronto, alors un club amateur, en 1921. Il remportera d'ailleurs la Coupe Grey avec l'équipe lors de sa première saison. Toujours évoluant dans le hockey amateur mais cette fois avec une équipe nommée Aura Lees, Conacher refusa l'offre des Canadiens de Montréal de 5000$ par année en 1922. Et le talent brut de Conacher fut remarqué à cette époque au sud de la frontière et en 1923, on offrit une bourse d'étude à Conacher pour la Bellefonte Academy de Pittsburgh. devant cette opportunité, Conacher quitta donc le Canada afin d'aller s'établir dans la ville de l'acier. C'est à cette époque que le hockey prit plus de place dans sa vie. Il devint un des piliers des Yellow Jackets de Pittsburgh de la United States Amateur Hockey Association, menant l'équipe à un championnat lors des deux saisons où il évolua avec ces dernier. En 1925, les Yellow Jackets furent rachetés et devinrent une équipe de la NHL, les Pirates de Pittsburgh. C'est à cet occasion que Lionel Conacher décida de devenir un joueur de hockey professionnel, le hockey étant notamment plus payant que le football.

C'est donc dans l'uniforme des Pirates de Pittsburgh que Conacher débuta sa glorieuse carrière de hockeyeur professionnel et en marquant d'ailleurs le premier but de l'histoire de l'équipe. Le geste s'est fait le 26 novembre 1925 contre les Bruins de Boston. Bien qu'il fut le joueur vedette de l'équipe, Conacher fut échangé à la fin de la saison aux Americans de New York. À la même période, en 1926, Conacher évolua au baseball professionnel pour les Maple Leafs de Toronto durant 3 matchs. Conacher, maintenant réuni avec son ami d'enfance Billy Burch, évoluera durant 4 saisons à New York avant d'être échangé aux Maroons de Montréal en 1930. Il connut de très bonnes saisons avec les Maroons, dont sa meilleure saison sur le plan statistique en 1932-33 avec 7 buts et 21 passes en 28 matchs.

Et lors de son premier passage à Montréal, Conacher se remit à pratiquer plusieurs autres sports. Il devint un lutteur professionnel et ne perdit aucun match en tant que pugiliste. Reste à savoir si ce sport était déjà arrangé à cette époque... Et lorsque qu'il devint joueur de hockey professionnel, Conacher perdit le droit de pouvoir pratiquer un autre sport amateur. ce qui a fait en sorte que lorsque la piqure du football lui reprit, Conacher fonda la première ligue de football canadien, rien de moins... Il évoluera également à la crosse au niveau professionnel avec les Maroons de Montréal durant cet époque...

Conacher connut qualitativement la meilleure saison de sa carrière en tant que Blackhawks de Chicago lorsque les Maroons l'échangèrent en 1933 contre un joueur nommé Teddy Graham. Il s'agit en fait de la première fois de sa carrière où il ne fut pas échangé contre de l'argent. D'ailleurs, si vous ne l'aviez pas remarqué encore, Conacher passa la majeure partie de sa carrière de hockeyeur au sein d'équipes qui n'ont pas survécu à la crise économique des années 1930... C'est donc en tant que redoutable défenseur des Blackhawks de Chicago que Lionel Conacher remporta sa première Coupe Stanley en 1934. Il fut d'ailleurs sélectionné sur la première équipe d'étoile pour la première et unique fois de sa carrière. Il fut également second au chapitre des votes pour le trophée Hart lors de cette saison derrière Aurèle Joliat, le célèbre numéro 4 des Canadiens...

Parlant des Canadiens, Lionel Conacher fut un Canadiens le temps d'un après-midi. En 1934, il fut impliqué dans l'échange d'Howie Morenz à Chicago. Les Canadiens obtinrent ses services et ceux de Leroy Goldsworthy et Roger Jenkins en retour de Morenz, du gardien Lorne Chabot et du défenseur Marty Burke. Mais Conacher ne fut, comme je viens de le dire, un joueur des Canadiens qu'une seule journée, il fut échangé le même jour aux Maroons. C'est dans l'uniforme des Maroons qu'il remportera pour la deuxième saison consécutive la Coupe Stanley en 1935. Conacher évoluera à Montréal jusqu'à la saison 1936-37 lorsqu'il prit sa retraite. La même année il fut encore une fois deuxième au chapitre des votes pour le trophée Hart mais derrière Babe Siebert cette fois. Il quitta donc le monde du sport professionnel sur une bonne note.

Aussitôt sa carrière de sportif terminé, en 1937, Conacher fut élu à l'Assemblée législative de l'Ontario, poste qu'il occupera jusqu'en 1943. En 1949 il fut élu député dans le district torontois de Trinity sous la bannière libérale. Il fut réélu en 1953 et c'est lors d'un match de balle molle entre les membres du parlement et la presse en mai 1954 que Lionel Conacher mourut d'une crise cardiaque à l'âge de 53 ans...

Lionel Conacher fut nommé plus grand athlète canadien de la première partie du XXe siècle en 1950...

Le trophée remis annuellement par la Presse Canadienne au meilleur athlète canadien se nomme le trophée Lionel Conacher. Wayne Gretzky l'emporta à titre d'athlète du siècle en 1999.

Comme je l'ai dit plus haut, les frères de Lionel Conacher, Roy et Charlie, connurent des carrières remarquables et sont également membres du Temple de la Renommée du hockey. Son fils, Brian Conacher, évolua quelques saisons avec les Maple Leafs, remportant la Coupe Stanley avec ces derniers en 1967.

(Sur la photo, on retrouve, dans l'ordre, Charlie, Roy et Lionel Conacher)

mercredi 6 mai 2009

José Théodore, candidat pour le Conn Smythe?


Toujours à l'affut de faire la différence sur la glace quand c'est sérieux, José Théodore est présentement en train de devenir le meilleur joueur des présentes séries éliminatoires... Son jeu constant depuis plusieurs matchs avec les Capitals de Washington nous fais penser que si les Caps remportent le Saint Graal, il est un candidat sérieux pour le trophée Conn Smythe... On comprend pourquoi les Capitals ont choisi ce dernier à la place de Christobal Huet. Nous le savons depuis longtemps, nous, fans des Canadiens, qu'il est toujours le joueur le plus utile à son équipe... Mais jamais on aurait pu se douter qu'il serait aussi utile que dans les présentes séries éliminatoires...

Continue ta belle job Théo!

mardi 5 mai 2009

Hockey's Hardet Hitters (1989)

Du bon vieux hockey comme dans le temps. Dans le temps où il n'y avait "que" 21 équipes, dans le temps où les gardien ne peinturaient pas tous leur masque, dans le temps où les Canucks étaient en jaune et les Devils en vert, dans le temps où il y avait encore quelques téméraires qui jouaient pas de casque ou avec un casque Jofa, dans le temps de Gretzky dans les Oilers, dans le temps où il n'y avait pas de russes et presque pas de pub sur la glace... Dans le temps... Dans les années 80...

J'aimais beaucoup regarder des vidéocassettes de hockey lorsque j'étais jeune. Et il s'en faisait quand même beaucoup à l'époque. Un cadeau classique à me faire à chaque Noël était de m'offrir la cuvée annuelle de Don Cherry's Rock'em Sock'em. Je ne savais pas à l'époque qu'il parlait en mal de mon joueur préféré, Mats Naslund. Néanmoins, c'était avant Youtube et si on voulait voir des bons coups et des jeux spectaculaires, la VHS était le meilleur outil pour s'y faire. Il y en avait des très bonnes et il y en avait des très mauvaise. Hockey's hardest hitters faisait partie de la première catégorie. Il s'agissait d'une de mes préférée à l'époque et j'ai été très content de trouver cette vidéo récemment sur Youtube.

Il s'agit d'une vidéo d'une demi-heure datant de la fin des années 80 où on en vient à penser que les coups de salaud que l'on voit depuis le début des séries ne sont pas si pires... La base de la vidéo est de montrer comment le hockey est un sport de collision et la démonstration est quand même convaincante. Coups de coude au visage, mises en échec démentielles, plongeons spectaculaires, Ron Hextall en beau tabernacle, Mario Lemieux qui se fait ramasser, tout y est. Mon coup de cœur va à ces mises en échec sur la bande qui sont au niveau des bancs de joueur où la victime glisse jusqu'à ce qu'elle frappe le poteau de la baie vitrée. Ce n'est pas très sexy et ça a l'air très douloureux. Et il y en avait plus en considérant qu'à l'époque il n'y avait pas de vitres aux bancs de pénalité. On comprend également pourquoi les coups de coude sont dorénavant interdits. Et la séquence où Rod Langway en reçoit un au visage nous fait également comprendre pourquoi les joueurs portent un casque de nos jours... On voit aussi pourquoi personne n'a voté pour Bob Froese comme plus grand gardien de l'histoire des Flyers le mois dernier...

Donc en 20 ans le hockey a grandement évolué...

Voici la vidéo en 3 parties :




lundi 4 mai 2009

Merci à ceux qui ont voté pour LVEUP!

Merci aux 91 lecteurs de ce blogue ou amis personnels qui ont voté pour La Vie Est Une Puck (AKA Puck Ta Vie) sur le blogue de JT Utah 25stanley.com lors de ses Ugly Tie Awards of Hockey. Le blogue a prit la 4e place dans la catégorie meilleurs blogues et sites derrière le Sportnographe (278 votes), le défunt Habslife (225 votes) et Hockey 30 (116 votes).

Considérant la nature de mon blogue, je suis très satisfait et même surpris du résultat, surtout en raison du fait que j'entretiens ce blogue depuis très peu de temps!

Merci encore à ceux qui ont voté pour LVEUP et merci à JT Utah pour avoir inclus le blogue comme candidat! Vous méritez une puck orange de pratique virtuelle! Très utile pour lancer sur des pads de rue cooper en rubber vert fluo...


Cam Ward, Henri Richard et Simon Gagné, même combat!

Petite pensée pour Cam Ward qui a blanchi les méchants Bruins de Boston hier...

Savez-vous ce que Ward, Simon Gagné et Henri Richard ont en commun?

Ils sont tous les trois nés un 29 février, vous savez, cette date qui ne revient qu'à tous les 4 ans...

Donc Henri Richard n'a célébré son anniversaire qu'à 18 occasions la journée exacte de sa fête depuis qu'il est né... Et sachez que je ne suis pas assez de style sportnographe pour sortir des jokes d'un haut niveau intellectuel du genre : "Y'é majeur juste depuis l'année passée..." ou "Y peut pas encore sortir aux États..." Non, je ne suis pas comme ça...

Autre fait de hockey à noter, lorsque Simon Gagné est né, le 29 février 1980, soit 4 jours après la naissance du Messie, Gordie Howe, alors âgé de 52 ans et jouant pour les Whalers de Hartford, marqua son 800e but dans sa carrière dans la NHL. Howe terminera sa longue carrière avec 802 buts dans le même uniforme des Whalers de Hartford qui devinrent les Hurricanes de la Caroline en 1997 et que Cam Ward mena à leur première Coupe Stanley en 2006...

On lui souhaite bonne chance pour celle de 2009...