samedi 31 octobre 2009

Andy Bathgate, l'homme qui lança sur Jacques Plante

On connaît tous cette histoire qui date d'il y a maintenant 50 ans en fin de semaine... Lors d'un match à New York entre les Canadiens et les Rangers, le redoutable Andy Bathgate, un des plus redoutable "sniper" de la NHL atteignit le gardien du Canadiens Jacques Plante au visage et le hockey changea du même coups lorsque le cerbère revint sur la glace avec un masque. Le geste était fait à jamais, les gardiens pouvaient maintenant porter un masque pour se protéger des redoutables tirs des jeunes vedettes comme Bobby Hull et ce même Andy Bathgate.
Bien d'autres gardiens ont porté le masque avant, on peut remonter jusqu'aux années 1920 afin de retracer des gardiens amateurs ayant porté le masque, mais presque aucun gardien n'avait porté le masque durant un match de la NHL. Seul Clint Benedict des Maroons de Montréal a porté un masque de cuir durant quelques matchs en 1930 suite à une blessure avant d'abandonner l'idée parce qu'il voyait mal à cause de la pièce qui protêgeait son nez. La plupart des joueurs durant les années 50 incluant Jacques Plante portaient le masque durant les pratiques mais ne le portaient pas durant les matchs. Johnny Bower par exemple portait une sorte de masque avec une vitre de plexiglass pour se protêger. Les entraîneurs ne voyaient par contre pas d'un bon œil en raison qu'il diminuait la vision des gardien le fait de porter le masque losrque ça compte vraiment.

Mais lors de ce match du premier novembre 1959 lorsque Bathgate décocha un de ses tirs foudroyant sur Plante et que ce dernier revint, il avait la candeur pour être un pionnier. Je doute fort qu'un gardien d'une équipe médiocre de l'époque comme les Bruins ou les Rangers aurait par le fait de revenir avec un masque sur la glace, légitimé son port. C'était le meilleur gardien de la NHL de son époque qui revint avec un masque. Un gagnant du Vézina lors des 4 saisons précédentes et ayant mené le Canadiens à 4 championnats de la Coupe Stanley. Personne ne dominait les buts comme Plante à cette époque. N'importe quel autre gardien aurait été relégué aux oubliettes, mais le Canadiens a fait confiance à Plante et le fait qu'il ait remporté ce match du premier novembre 1959 ouvrit une nouvelle époque. Je crois églament que lorsque le plus que légendaire Terry Sawchuck adopta le masque avec son redoutable masque de squelette, en 1962-63, le mouvement était irréversible. Ça prendra quand même 15 ans afin de convertir tous les gardiens au masque. Le dernier à ne pas avoir porté le masque dans la NHL fut Andy Brown qui évolua avec les Penguins lors de la saison 1973-74. à Cet époque, même les plus reluctants à se couvrir le visage d'un masque comme Gump Worlsey et Ed Giacommin s'étaient convertis au masque. Le masque fait maintenant parti de l'équipement standard et on se rappelle des gardiens sans masques comme une partie du passé comme la position de maraudeur (rover) qui disparut dans les années 1920 et peut-être les équipes pouvant remporter quatre Coupes Stanley de suite...

Mais une chose selon moi n'a pas reçu la justice qu'il se doit dans l'histoire de Jacques Plante, Andy Bathgate. Andy Bathgate passe pour le salaud de l'histoire, celui qui décocha le tir qui déforma le visage du grand gardien de Shawinigan. Je crois qu'au Québec on a toujours vu ce joueur comme un méchant mais Andy Bathgate était un des meilleurs joueur de son temps... Il eut malheureusement la malchance d'évoluer avec la pire équipe de la NHL durant ses meilleures saisons, les Rangers de New York étant de loin durant la période des six équipes la pire de la ligue. La saison précédant les incidents du premier novembre 1959, Bathgate avait d'ailleurs été le récipiendaire du trophée Hart malgré le fait que son équipe n'ait pas fait les séries lors de cette saison.

Andy Bathgate est né à Winnipeg en 1932. Il oua son junior avec les Biltmores de Guelph avec qui il remporta la Coupe Memorial en 1952. À la saison suivante, en 1952-53, Bathgate se tailla temporairement une place avec les Rangers tout en alternant ses présences avec les Canucks de Vancouver de la WHL. Il fit la même chose à la saison suivante avant de se trouver un poste permanent avec les Barons de Cleveland de l'AHL qu'il aida à remporter la Coupe Calder de 1954. Il retourna avec les Rangers à la saison 1954-55 pour ne plus quitter l'équipe avant une bonne dizaine de saisons. Bathgate jouait un style très agressif qui caractérisait les meilleurs joueurs de cette époque où les meilleurs joueurs était également les plus robustes. Bien qu'il pouvait jouer solidement, Bathgate n'aimait pas la violence, il était plutôt un joueur pouvant très bien se défendre mais qui préférait marquer des buts malgré le fait qu'il jouait pour les enfants pauvres de la NHL des six équipes. Il était considéré comme étant un des meilleurs patineurs de son époque et un des meilleurs manieur de rondelle de son époque...

Parce que les Rangers étaient vraiment le tier-monde de la NHL à l'époque parce qu'à 6 équipes, il y en avait des mauvaises pareil... Durant la période de 25 saisons que dura l'ère de six équipes, de la saison 1942-43 jusqu'à la saison 1966-67, les Rangers se sont qualifiés aux séries éliminatoires qu'à 7 reprise, atteignant la finale de la Coupe Stanley qu'une seule fois, en 1950 contre les redoutables Red Wings. J'ai déjà raconté ailleurs cette farce que Gump Worlsey faisait alors gardien des Rangers en répondant les Rangers lorsqu'on lui posa la question à savoir quelle était l'équipe qu'il craignait le plus... Andy Bathgate évoluait dans ces pitoyables Rangers où il mena durant 8 saisons consécutive au chapitre des points. Ses talents furent notamments remarqués en 1958-59 alors qu'il remporta en plein milieu de la dynastie des Canadiens des années 50 le trophée Hart remis au meilleur joueur de son équipe. De 1961 jusqu'à son départ en 1964, il fut d'ailleurs nommé le capitaine de l'équipe. Autre fait à noter, on lui crédite le fait d'avoir été le premier joueur à jouer avec une palette recourbée, ce qui pouvait expliquer son redoutable lancer. Bathgate termina même au premier range des marqueurs de la NHL à égalité avec Bobby Hull avec 84 points mais ne fut pas crédité du championnat des marquer, Hull ayant récolté plus de buts avec 50 buts.

Il est donc indéniable que Bathgate fut le joueur le plus important pour l'équipe new-yorkaise à cet époque. Une seule chose manquait toutefois à son actif, évoluer avec une bonne équipe... En 1964, son désir fut réalisé lorsqu'il fut échangé aux Maple Leafs de Toronto en compagnie de Don McKenney en retour de Dick Duff, Bob Nevin, Rod Seiling, Arnie Brown et de Bill Collins. À l'épque, les Leafs avaient remporté la Coupe Stanley à deux reprises et éprouvaient quelque difficultés à pouvoir faire un triplé en ce qu'il manquait une sorte de bougie d'allumage pour que l'équipe demeure une équipe champion. Punch Implach (coach des Leafs) affirma à l'époque que l'acquisition de Bathgate était l'ingrédient secret pour mener l'équipe à une troisième coupe. Le joueur arriva avec le goût de vaincre et ses talents offensifs qui allaient être un élément important de la conquête de la Coupe Stanley des Leafs. Enfin Andy Bathgate pouvait non seulement être un bon joueur mais un bon joueur au sein d'une bonne équipe. Bathgate marqua même le but gagnant de la Coupe Stanley... Ce but en échappée contre Terrey Sawchuck est d'ailleurs d'une beauté...

Le passage de Bathgate à Toronto fut toutefois très bref, après une saison complète à Toronto en 1964-65, il fut échangé en compagnie de Billy Harris et Gary Jarrett aux Red Wings de Detroit en retour de Marcel Pronovost, Eddie Joyal, Larry Jeffrey, Lowell MacDonald et Aut Erickson. Bathgate passa deux saisons décevantes avec les Red Wings passant même quelques temps dans l'AHL avec les Hornets de Pittsburgh en 1966-67 avant d'être réclamé au repêchage d'expansion de 1967. Il mena la jeune équipe au chapitre des points lors de leur saison inaugurale avec 59 points en plus d'exercer du leadership. Il fut toutefois échangé la saison suivante aux Canadiens de Montréal qui voulaient l'utiliser comme joueur-entraîneur avec les Voyageurs d'Halifax dans l'AHL. Bathgate refusa et se rapporta aux Canucks de la WHL avec qui il remporta le championnat de la ligue lors des deux saisons avec l'équipe en plus de remporter le championnat des marqueurs de la ligue en 1970 en plus d'être nommée meilleur joueur de la ligue lors de cette saison. Ce qui est remarquable dans cet épisode de la carrière de Bathgate, c'est qu'il n'avait aucun complexe à ce point dans sa carrière par rapport au fait qu'il n'était plus au sommet de sa forme et qu'il voulait toujours jouer au hockey et donner du très bon hockey à des niveaux inférieurs, chose que peu de joueurs sont capables de faire. Il revint jouer une dernière saison avec les Penguins en 1970-71 avant de prendre le chemin de la Suisse. Il revint durant quelques matchs avec les Blazers de Vancouver dans la WHA avant de prendre définitivement sa retraite du hockey professionnel...

En 1969 matchs dans la NHL, il récoltat 973 points dont 349 buts en 17 saisons...

Andy Bathgates fut intronisé au Temple de la renommée en 1978, ironiquement la même année que Marcel Pronovost contre qui il fut échangé en 1965 et... Jacques Plante...

Son chandail numéro 9 fut retiré la saison dernière par les Rangers de New York...

Son petit-fils portant également le nom Andy Bathgate fut repêché par les Penguins de Pittsburgh en 2009 au 151 rang...




jeudi 29 octobre 2009

Thunderbirds in China

Thunderbirds in China est un film de l'ONF réalisé par un dénommé Les Rose en 1974. Ce documentaire suit l'équipe de hockey des Thunderbirds de UBC (University of British Columbia) durant un voyage dans la Chine de Mao lors de cette même année afin d'enseigner aux chinois l'art de jouer au hockey. Non seulement les jeunes joueurs donne une leçon de hockey, en 7 match le cumulatif des points est de 56 à 5, mais ils ont droit à un dépaysement en règle. Rappelez-vous que la Chine en 1974 est un pays communiste très autoritaire et fermé sur le monde. Le film me rappelle un peu les documentaires de nos jours a propos de la Corée du Nord comme le fameux Vice guide to North Korea (à voir absolument!). Par exemple, une pratique`de l'équipe devant 18000 personnes qui ont l'air de se demander qu'est-ce qu'ils peuvent bien foutre-là, les joueurs finissent par se le demander également. Ma scène préférée est celle où un des joueurs justement durant cette pratique se fait mal à un genou et il se fait traiter par des médecins chinois... Le visage qu'il fait et ce qu'il dit lorsqu'on le traite à coup d'aiguilles d'acuponcture vaut le film à lui seul. L'équipement des gardiens chinois est assez incroyable aussi, ils portent un casque Jofa avec une sorte de masque traditionnel chinois au visage. Incroyable...

Mais le film m'a retourné à une question que je me pose depuis longtemps à savoir pourquoi aucun pays asiatique ne s'est jamais hissés parmi les puissances internationales au hockey. Je sais que les japonais jouent au hockey sur glace depuis les années 20 mais ils n'ont jamais vraiment représenté une menace comme les russes, les tchèques et les suédois le sont devenus. Le Japon est présentement 22e au classement de la IIHF et la Chine est 28e. Le Japon n'a jamais fait mieux qu'une 8e place sur 9 lors des olympiques de 1960... Il faut croire qu'ils ont préféré le baseball... Et je trouve quand même décevant qu'historiquement le système autoritaire chinois à l'époque de ce film ne s'est jamais mis au hockey comme le système soviétique l'a fait dans les années 40. J'imagine quedes chinois hyper-drillés pour gagner pour leur système affronter le Canada aurait pu être aussi intense que la rivalité Canada-Russie... Mais non, jamais les pays asiatiques ne sont devenus des puissances du hockey.

Je crois, et on l'explique dans le film Thunderbirds in China, que c'est le jeu robuste et la violence du hockey qui entre en conflit avec les valeurs des cultures asiatiques... Pour parler un peu vulgairement, le hockey ne respecte pas le bushido... Un bon crosscheck dans le dos ce n'est pas très zen si on peut dire... C'est probablement pourquoi le hockey ne jouit pas d'une certaine popularité en Asie...

On peut voir clairement cette différence de valeurs dans Thunderbirds in China :


mercredi 28 octobre 2009

"Bad" Joe Hall

Je vais faire comme tout le monde et parler de grippe...

Bon, ça a l'air que la moitié de la NHL est sur le point de mourir de la grippe... Il serait à cet effet très intéressant de se partir un death pool afin de savoir qui de Peter Budaj, Ladislav Smid ou tout autre joueur sera le premier à mourir de la grippe A (H1N1). Belle occasion de faire quelque sous sur le dos de morts... Je pourrais peut-être avoir plus de succès avec ce pool qu'avec mes pools normaux jusqu'à présent...

Trêve de morbidité... Ce n'est pas la première fois que le hockey connaît une période de menace de grippe. Je ne parle pas ici du SRAS, de la grippe aviaire ou toute autre frousse qu'on nous a fait depuis quelques années. Non, je parle belle et bien de la grippe espagnole, cette méchante pandémie qui ravagea l'Occident à la fin des années 1910. Cette épidémie coûta cher au Canadiens de Montréal en ce que non seulement elle les priva de leur seconde Coupe Stanley mais elle leur coûta également l'un des joueur les plus salaud de cette époque, "Bad" Joe Hall.

Joe Hall est né en 1882 à Staffordshire en Angleterre. Sa famille quitta pour le Canada et emménagea à Brandon au Manitoba lorsqu'il était enfant. C'est en 1902 qu'il débuta sa carrière de hockeyeur au sein de ligues organisées en se joignant aux Brandon Regals de la Manitoba Senior League. Il joua au sein de différentes équipes de Brandon et de Winnipeg pendant plusieurs saisons, prenant part notamment à l'équipe du Winnipeg Rowing Club qui défia sans succès les Silver Sevens d'Ottawa, les futurs Senators. En 1907, il se fit prêté par son équipe de Brandon aux Thistles de Kenora (ville à l'extrême-ouest de l'Ontario) à l'occasion d'une série challenge pour la Coupe Stanley face aux Wanderers de Montréal que l'équipe ontarienne remporta. Hall n'eut malheureusement pas l'occasion de jouer pour l'équipe mais est considéré de nos jours comme ayant fait fait parti de cette équipe championne. Une autre future légende du hockey, Art Ross, aura le même traitement. Fait intéressant, la ville de Kenora, ville de 4000 habitants à l'époque, est de nos jours considérée comme la plus petite ville à avoir remporté la Coupe Stanley. À cet époque, Joe Hall, connut pour avoir été un des joueurs les plus salaud de son époque (mis à part Sprague Cleghorn), évoluait à l'attaque plutôt qu'à la défense, sa position lors de ses années de gloire.

Joe Hall débarqua à Montréal en cette même année 1907 afin d'évoluer avec les Shamrocks de Montréal pour qui il évolua principalement jusqu'en 1910. Il joua également quelques matchs avec Wanderers de Montréal, les Pros d'Edmonton et les Maple Leafs de Winnipeg. Joe Hall est toutefois connu pour avoir été un redoutable défenseur avec les Bulldogs de Québec et c'est à l'apparition de l'équipe dans la NHA à la seconde saison de la ligue en 1910-11 qu'il se joint à l'équipe. Il les aida notamment à remporter la Coupe Stanley à deux reprise en 1912 et 1913. C'est en tant que joueur des Bulldogs que Joe Hall développa une rivalité assez brutale avec la vedette des Canadiens de Montréal Newsy Lalonde. Cette rivalité apparemment ferait passer celle entre Dale Hunter et Chris Nilan que l'on a connu pour de la petite bière...

Par contre, grâce à un retour des choses, Joe Hall dût enterrer la hache de guerre avec son rival de Montréal en 1917 alors qu'il se joint aux Canadiens de Montréal. Lorsque la NHA fut dissoute en 1917 pour faire place à la NHL, l'équipe de Québec ne put fournir les fonds nécessaires afin de joindre cette ligue et les joueurs furent dispersées un peu partout dans la ligue en attendant que l'équipe puisse se joindre à la nouvelle NHL. C'est ce qui amena Joe Hall et l'as marqueur Joe Malone à Montréal. Lorsqu'il se joint aux Canadiens, Joe Hall devin l'un des premiers joueurs anglophone à se joindre à l'équipe francophone...

À sa seconde saison avec les Canadiens en 1918-19, Hall et Lalonde maintenant devenus amis aidèrent les Canadiens à remporter le championnat de la NHL ce qui leur valut d'avoir un ticket pour affronter les Metropolitans de Seattle (photo de droite), champions de la Pacific Coast Hockey Association, pour la finale de la Coupe Stanley. La série allait se dérouler à Seattle en raison du fait que les déplacement intercontinentaux à l'époque étaient un peu plus long que de nos jours... Après cinq matchs, les deux équipes étaient à égalités 2-2, le 4e matchs ayant été terminé par la marque de 0-0. Le match étant sous les règles de la PCHA, il se termina après 20 minutes de supplémentaire, but ou non. Lors de ces rencontres entre la NHL et la PCHA, on alternait de match en match les règles des ligues respectives, ce qui a dans le cas de cette série a porté à confusion et a peut-être coûté la Coupe Stanley à une des deux équipes...

Le sixième match était donc prévu pour le premier avril. Il n'aura toutefois jamais lieu en raison de la grippe espagnole. L'épidémie frappa la plupart des joueurs du Canadiens dont Joe Hall, Billy Coutu, Louis Berlinquette, Newsy Lalonde et Jack McDonald qui furent hospitalisés en raison de cette maladie. À 5 heures du début du match, devant le nombre important de joueurs frappés par cette maladie, le match fut annulé. Georges Kennedy, alors propriétaire du Canadiens qui fut également frappé par la maladie, déclara forfait et nomma les Mets de Seattles champions de la Coupe Stanley. Toutefois, Pete Muldoon, propriétaire de l'équipe de Seattle, refusa le championnat de par la raison dramatique du forfait. D'une manière in extremis afin de décider d'un champion, Kennedy demanda à Frank Patrick, propriétaire de la PCHA, d'utiliser des joueurs de l'équipe de Victoria pour les Canadiens afin de compléter la série. Patrick refusa et la Coupe Stanley ne fut pas attribuée en ce printemps de 1919. Ce fut la seule fois avant l'annulation du championnat en 2005 que la Coupe ne fut pas attribuée.

Joe Hall, déjà affligé de la grippe espagnole, fut frappé d'une pneumonie qui l'emporta quelques jours plus tard. Il mourut dans un hôpital de Seattle à l'âge de 36 ans le 5 avril 1919. Ses funérailles eurent lieu à Vancouver quelques jours plus tard en présence de la plupart de ses coéquipiers. Il fut inhumé à Brandon au Manitoba.

"Bad" Joe Hall, 3 fois champion de la Coupe Stanley et l'un de plus joueur les plus craints de son époque, fut intronisé au Temple de la Renommée du hockey en 1961, plus de 40 ans après son décès tragique lors de la finale de la Coupe Stanley de 1919...


Don Draper et les Blues de St-Louis

Je ne sais pas si vous êtes accrocs à la série Mad Men comme je le suis, mais je l'espère... J'ai eu un malin plaisir à découvrir ce petit vidéo où Jon Hamm, l'acteur qui personnifie l'énigmatique Don Draper, avoue qu'il est un grand fan des Blues de St-Louis... Il les aime tellement qu'il a des bons souvenirs des frères Cavallini qu'il nomme les "Flying Cavallini"... J'avoue n'avoir aucune opinion à propos de ces frères... Reste que c'était un bon temps pour aimer les Blues...

Mais si Don Draper aime les Blues, je n'ai que trois mots à dire :

Let's Go Blues...


mardi 27 octobre 2009

Tony McKegney

Tony McKegney fut le premier noir a avoir eu une carrière offensivement significative dans la NHL. Si Willie O'Ree fut le premier joueur noir dans la NHL, sa carrière fut plutôt courte. Même chose pour Bill Riley et Mike Marson qui jouèrent brièvement avec les Capitals de Washington. Bien qu'ils furent des athlètes remarquables, leurs carrières furent écourtées en raison de ce qu'on peut appeler la pression du pionnier. Ils n'étaient peut-être pas au bon endroit et au bon moment pour jouer à la hauteur de leur talent tout en ayant une certaine pression d'être parmi les premiers noirs à évoluer dans la NHL. Tony McKegney n'a pas connu cette pression (à un tel niveau du moins) lorsqu'il est arrivé à Buffalo, il a par contre passé près de connaître des conditions qui auraient pu être pire...

Tony McKegney a joué son junior avec les Canadians de Kingston avec qui il connut de très bonnes saisons. La meilleure de ces quatre saisons dans le junior fut en 1976-77 alors qu'il récolta 135 points dont 58 buts en 66 matchs. McKegney était donc un joueur prometteur pour la NHL. Il reçut toutefois une offre alléchante de la part des Bulls de Birmingham de la WHA. À l'époque, en 1978, à l'aube de la dernière saison de la ligue, les Bulls misaient sur le fait que ce circuit pouvait engager des joueurs très jeunes et comptaient dans leur alignement de prometteurs joueurs comme Rick Vaive, Michel Goulet, Rob Ramage et j'en passe d'autres. Le propriétaire de l'équipe proposa donc un contrat à McKegney qui en plus de lui garantir de ne pas le faire évoluer dans les mineures, le réunissait avec son ancien coéquipier dans le junior, Ken Linesman. Sans attendre le repêchage de la NHL, McKegney décida donc de se joindre aux Bulls. Cette décisions du même coup fit en sorte qu'il fut repêché au 32e rang par les Sabres de Buffalo plutôt qu'à un rang plus élevé comme on s'y attendait.

La venue d'un joueur noir en Alabama ne fait pas en sorte de réjouir tous les fans de l'équipe de la WHA. Quelques jours après avoir signifié son intention de signer contrat avec les Bulls, le propriétaire de l'équipe John Bassett revint sur sa décision d'offrir un contrat à McKegney en raison du fait que les demandes financières de ce dernier étaient trop hautes... En fait, à l'annonce de l'intention de Bassett de signer Tony McKegney, plusieurs fans de l'équipe ont menacé le propriétaire de boycotter l'équipe si un noir se joint à l'équipe. À l'idée de perdre beaucoup de propriétaires de billets de saison, l'idée d'engager McKegney fut abandonnée de la part des Bulls.

Le premier surprit par cette nouvelle fut McKegney lui-même qui n'avait jamais à proprement parler été victime de racisme. McKegney est né à Montréal en 1958. Il fut adopté par la famille McKegney de Sarnia en Ontario. Il fit partie d'une famille comptant 6 enfants, dont 3 enfants noirs adoptés. Son père adoptif, Lowrey McKegney, fut un pilote lors de la Seconde guerre mondiale. Il revint de la guerre avec la ferme intention d'aider les enfants adoptés, ce qu'il fit en adoptant 3 enfants. D'ailleurs, deux frères de Tony McKegney, Ian, fils biologique de Lowrey, et Mike, autre fils adoptif, furent repêchés par la NHL. Ian ne joua que 3 matchs dans la NHL avec les Blackhawks de Chicago et Mike qui fut repêché par le Canadiens en 1974 joua dans les ligues mineurs professionnelles dont les Jaros de Beauce.

Tony McKegney se joignit donc aux Sabres de Buffalo suite à cette mésaventure avec les Bulls de Birmingham. Il passa 5 saisons à Buffalo où il connut 4 saisons de plus de 20 buts. Sa meilleure saison avec les Sabres fut en 1982-83 où il récolta 73 points dont 36 buts. Il fut échangé aux Nordiques suite à cette saison en compagnie de Andre Savard, Jean-Francois Sauvé et d'un choix de 3e ronde en retour de Réal Cloutier et d'un choix de première ronde. Il joua avec les Nordiques jusqu'en décembre 1984 où il fut cédé aux North Stars du Minnesota. Il passa 3 saisons avec ces derniers avant de débuter un long voyage à travers la NHL où en cinq saisons il évolua avec les Rangers, les Blues, les Red Wings et les Nordiques pour une seconde fois avant de terminer sa carrière dans l'uniforme des Blackhawks pour neuf matchs à la saison 1990-91. Sa meilleure saison fut en 1987-88 alors qu'il évoluait avec les Blues de St-Louis avec qui il accumula 40 buts et un total de 78 points. Ce total constitua un record de points pour un joueur noir qui ne fut battu qu'en 2000-01 par Jerome Iginla qui récolta 51 buts et 96 points.

Tony McKegney avait apparemment une réputation de joueur pouvant connaître deux bonnes saisons avant de voir ses performance diminuer, c'est ce qui fait en sorte qu'il devint un joueur de location, c'est ce qui explique le fait qu'il voyagea autant durant sa carrière. Il est d'ailleurs probablement le joueur ayant le plus de cartes de hockey O-Pee-Chee "airbrushées". Vous savez cette tendance que cette compagnie avait de peinturer un joueur dans les couleurs de sa nouvelle équipe par dessus une photo dans son ancien uniforme lorsqu'il avait été échangé au courant de l'été.

Tony McKegney termina sa carrière avec un total de 639 points en 912 matchs dans la NHL.

À noter que son voisin lorsqu'il était jeune à Sarnia en Ontario fut nul autre que Dino Ciccarelli.

mercredi 21 octobre 2009

Claude Vilgrain

Et oui, vous l'exigez depuis longtemps, voici enfin un texte à propos de Claude Vilgrain. Je ne sais pas pourquoi, mais tout le monde se rappelle de lui en raison de ses cartes de hockey durant les beaux jours des cartes de hockey. Mais avant qu'il explose avec les Devils du New Jersey à la saison 1991-92, Vilgrain a connu un long périple...

Claude Vilgrain est né à Port-Au-Prince en Haïti en 1963. Vilgrain est né en Haïti mais sa famille a immigré lorsqu'il était bébé en s'établissant à Charlesbourg. C'est donc ici au Québec et non pas en Haïti qu'il fut introduit au hockey. Sa famille faisait parti de cette première vague d'immigrants très qualifiés s'étant au Québec dans les années 60. Vilgrain venait d'ailleurs d'une célèbre famille haïtienne. Le père de Vilgrain était un économiste pour le Département de l'agriculture en Haïti avant d'immigrer au Canada. Son grand-père se nommait Lelio Vilgrain, il était un très célèbre juge en Haïti qui a déjà été pressenti comme étant un candidat potentiel à la présidence du pays. Un des oncle de Claude fut un médecin très célèbre dont une rue porte d'ailleurs son nom à Port-Au-Prince.

Le jeune homme de Charlesbourg se joignit aux Voisins de Laval dans la Ligue junior majeure du Québec lors de la saison 1980-81. À la saison suivante, il fut considéré par le Hockey News comme étant le joueur le plus prometteur de la ligue québécoise en vue du repêchage de 1982. Il ne fut cependant pas sélectionné tôt lors du repêchage, les Red Wings le repêchant en 6e ronde, 107e au total. Vilgrain joua encore une autre saison avec les Voisins qui alignaient à la saison 1982-83 une jeune vedette nommée Mario Lemieux. Vilgrain explosa en compagnie du jeune de Ville Émard et récolta 126 points dont 46 buts lors de cette saison. Vilgrain prit toutefois un chemin anormal après sa saison ultime dans le junior en se dirigeant vers le circuit universitaire avec l'Université de Moncton afin de poursuivre ses études en économie. Vilgrain étudiait d'ailleurs au Collège St-Laurent durant ses années dans le junior majeur. Il passa 3 saisons où il brilla offensivement avec l'équipe de l'Université de Moncton, récoltant 131 points en 63 matchs. Toutefois, la voie suivie par Vilgrain le sorti un peu du circuit des joueurs ciblés par les équipes majeures. Vilgrain prit par la suite le chemin de l'équipe nationale du Canada avec qui il évolua durant trois autres saisons, prenant part à l'équipe Olympique canadienne lors des Jeux de 1988.

Au moment des Jeux Olympiques de 1988, Claude Vilgrain n'était plus affilié avec les Red Wings mais avec les Canucks de Vancouver avec qui il signa à titre d'agent libre en 1987. Après les Jeux, Vilgrain se rapporta aux Canucks et devint le premier joueur né en Haïti à jouer dans la NHL. Vilgrain marqua d'ailleurs un but lors de son premier match en déjouant le redoutable gardien Ron Hextall des Flyers dans une défaite de 7-3 des Canucks. Il ne joua que 6 matchs lors de cette saison 1987-88 avec les Canucks, ne récoltant qu'une passe et un but en tout. L'année suivante, Vilgrain ne sut se tailler une place avec les Canucks, étant relégué aux Admirals de Milwaukee de l'IHL. C'est durant la saison, le 7 mars 1989, qu'il fut cédé aux Devils du New Jersey en retour d'un dénommé Tim Lenardon. Il fut aussitôt cédé au Devils d'Utica dans l'AHL avec qui il connut une très bonne fin de saison de 53 points en 55 matchs. Il connut également une très bonne saison à Utica lors de la saison 1989-90, récoltant 89 points en 73 matchs, ce qui lui valu d'être invité par les Devils pour joueur quelques matchs, quatre en fait, lors de cette saison.

Claude Vilgrain passa une autre saison avec les Devils d'Utica où il récolta 78 points en 59 matchs avant d'être considéré par les Devils comme un candidat potentiel pour un poste régulier. À la saison 1991-92, presque 10 ans après avoir été considéré comme le meilleur espoir québécois pour la NHL par le Hockey News, Claude Vilgrain devint un joueur régulier dans la grande ligue pour la première fois de sa carrière. En formant un trio avec Kevin Todd et Stéphane Richer, Vilgrain ramassa 46 points en 71 matchs et termina avec un différentiel impressionnant de +27. Tout s'annonçait désormais bien pour Vilgrain... Toutefois, ce fut la seule saison complète que Vilgrain disputa dans la NHL. l'année suivante, Vilgrain ne joua que 4 matchs avec les Devils, alternant entre les Cyclones de Cincinnati de l'IHL et les Devils d'Utica. Les Devils le remercièrent à la fin de la saison 1992-93 après 4 saisons dans l'entourage de l'équipe. Il signa à titre d'agent libre avec les Flyers en août 1993. Il ne joua toutefois que 2 matchs avec ces dernier à la saison 1993-94, passant la majeure partie de la saison avec les Bears de Hershey avec qui il récolta 83 points en 73 matchs.

Claude Vilgrain prit le chemin de l'Europe en 1994 pour évoluer avec le SC Herisau avec qui il évolua durant 3 saisons. Il joua en Allemagne et en Suisses avec différents clubs. Il évolua en Europe jusqu'en 2002. Il demeure présentement en Alberta où il travaille comme représetant pour une compagnie qui développe des infrastructures d'amusement pour des parcs.


dimanche 18 octobre 2009

Les deuxièmes gardiens des Devils.

Martin Brodeur est sans aucuns doutes l'un des plus grand gardien de notre époque. Il n'y a maintenant presque seulement que le record de 103 blanchissages de Terry Sawchuck qu'il n'a pas encore battu (il est à un blanchissage au moment où on se parle). Les records de Georges Hainsworth du plus de blanchissages en une saison (22 en 1928–29) et de la plus basse moyenne en une saison (0,92 lors de la même saison) ou celui de Gary Smith du plus de défaites en une saison (48 en 1970-71) sont peut-être les seuls qui ne sont pas à sa portée... Il est également inutile de rappeler l'importance du gardien montréalais par rapport à son équipe. Il a fait en sorte de mener les Devils d'une équipe moyenne à une équipe championne et ce en peu de temps...

Mais il y a une ombre au tableau de Martin Brodeur... Il a créé un job dont personne ne veut vraiment occuper, celui de deuxième gardien des Devils du New Jersey. Triste quand même d'avoir passé sa vie à jouer au hockey en voulant devenir un joueur de la NHL pour finir à être payé à regarder des matchs de hockey habiller en gardien de but. On voit les victoires, les records et les championnats d'une manière passive. Quand l'autre gardien joue au dessus de 70 matchs par saison, on ne voit que très rarement l'action... Étrangement, la plupart on l'air d'avoir aimé le job en ce qu'ils sont revenus avec les Devils après avoir joué quelques saisons ailleurs...

Donc voici le nouveau sondage : "Quel est votre deuxième gardien préféré des Devils depuis l'arrivée de Martin Brodeur?"

Voici les choix :

Chris Terreri : Terreri était tant bien que mal le gardien numéro un à l'arrivée de Brodeur. Sa charge de travail alla en descendant de saisons en saisons jusqu'à son départ pour les Sharks en 1995-96. Après deux saisons à Chicago, il revint au New Jersey à la saison 1998-99 pour servir de deuxième gardien à nouveau durant 3 saisons en jouant en moyenne 10 matchs par saison. Il remporta donc deux fois la Coupe Stanley avec les Devils, soit en 1995 et en 2000. Il est présentement l'entraîneur des gardiens des Devils de Lowell, le club école des Devils.


Corey Schwab : Corey Schwab obtint le poste de deuxième gardien des Devils suite au départ de Terreri en 1995-96. Il ne joua que 10 matchs lors de cette saison. Il prit le chemin de Tampa Bay à la saison suivante où il connut sa meilleure saison en carrière. Après un long voyage un peu partout en Amérique, il revint au New Jersey à la saison 2002-03 pour remporter la Coupe Stanley avec l'équipe. Après 3 matchs devant le filet des Devils à la saison suivante, il prit sa retraite. Il ne joua que 24 matchs en touts avec les Devils sur trois saisons. Il est présentement l'entraîneur des gardiens des Sharks de San Jose.


Mike Dunham : Suite au départ de Terreri et Schwab c'est Mike Dunham qui eut la chance de pouvoir enfin jouer avec les Devils à la saison 1996-97. Ce dernier évoluait depuis très longtemps avec l'équipe lorsqu'il eut enfin sa chance. Il se débrouilla très bien lors des 26 matchs durant cette saison. Il passa une autre saison de 15 matchs avec les Devils avant d'être réclamé par les Predators de Nashville lors de leur repêchage d'expansion. Il agit maintenant à titre d'entraineur des gardiens pour les Islanders de New York.


John Vanbiesbrouck : Vanbiesbrouck termina sa carrière à titre de deuxième gardien des Devils. il joua en tout 9 matchs répartis sur la saison 2000-01 et 2001-02. Inutile de dire que ce n'est pas pour sa performance dans l'uniforme des Devils qu'on se rappellera de lui...






Jean-Francois Damphousse : Choix de première ronde des Devils en 1997, Damphousse ne joua que 6 matchs à la saison 2001-02. il s'est promené un peu partout dans l'AHL avant de terminer sa carrière professionnelle avec le RadioX de Québec dans la LNAH en 2004-05.






Scott Clemmenson : Clemmenson est peut-être le plus chanceux des deuxièmes gardiens des Devils. C'est lui qui avait la chance d'avoir le poste lorsque Brodeur s'est blessé à la saison dernière. Il a pu briller lors des 40 matchs qu'il joua en maintenant le fort lors de l'absence de Brodeur. Son parcours en tant que Devils a toutefois débuté il y a plusieurs années. Il a débuté dans l'uniforme des Devils lors de la saison 2001-02 et a alterné présences au New Jersey et avec les filiales des Devils à Albany et ensuite à Lowell. Après un passage avec les Maple Leafs à la saison 2007-08 il revint l'an dernier avec les Devils où il connut du succès sans Brodeur. Il a signé avec les Panthers l'été dernier et partage maintenant la tâche avec Tomáš Vokoun.

Kevin Weekes : Weekes fut le substitut des Devils lors des deux dernières saisons, même en l'absence de Brodeur. Il annonça sa retraite en septembre dernier après une carrière où il évolua avec 6 autres équipes depuis la saison 1997-98. Il est devenu récemment le premier noir à devenir commentateur télé au hockey pour le NHL Network et Hockey Night in Canada.

And the winner is : Brian Skrudland

Et oui, même si c'est à titre d'ancien capitaine des Panthers que vous avez voté pour Brian Skrudland, il est fort à parier que c'est le fan du Canadiens en vous qui a voté pour l'ancien coéquipier de Mike McPhee! Il a eu par contre une forte compétition avec les fans de la Rockette Russe et de Scott Mellanby, mais le fan du Canadiens en vous a parlé! On ne sort pas le Canadiens de nous, même si c'est pour voter le plus grand capitaine de l'histoire des Panthers...




Voici les résultats :

Quel est votre capitaine des Panthers préféré parmi ceux qui ont exercé ce poste?

Brian Skrudland
38 (33%)
Scott Mellanby
27 (24%)
Pavel Bure
33 (29%)
Paul Laus
4 (3%)
Olli Jokinen
7 (6%)
Bryan McCabe
3 (2%)

Nombre de votes : 112

samedi 17 octobre 2009

Jean-Claude Tremblay, 19e


Après avoir rendu justice à Claude Provost, Pete Mahovlich et Mats Näslund, c'est au tour du plus grand joueur venant de ma ville natale de se voir nommé un des plus grand Canadiens que Red Fisher a vu jouer...

Un jour le grand baieriverin sera au Temple!

Cliquez ici pour lire le texte...

vendredi 16 octobre 2009

Mats Näslund, 18e...

Depuis quelques jours, le vénérable Red Fisher de The Gazette fait son top 20 des plus grands joueurs qu'il a vu jouer et il en a vu jouer. Si vous ne le savez pas, Fisher est un journaliste attitré au Canadiens depuis maintenant 55 ans. En fait, le premier match auquel il assista à titre de journaliste fut le 17 mars 1955, soir de l'émeute au Forum... Il fait donc depuis quelques jours son top 20 où on retrouve plein de surprises. Il fait à juste titre l'éloge de joueurs jamais assez célébré comme Chris Chelios, Claude Provost ou Pete Mahovlich. Et aujourd'hui, le doyen des journalistes a nommé le célèbre #26, mon idole de jeunesse, Mats Näslund, comme numéro 18. Comme quoi, il connait son affaire!

Cliquez ici pour lire le texte.



jeudi 15 octobre 2009

Vic Lynn

Voici Vic Lynn. Il a évolué sporadiquement dans la NHL entre les saisons 1942-43 et 1953-54. Ce qui fait de lui un joueur à ne pas oublier, c'est le fait que lorsqu'il devint un membre des Blackhawks de Chicago en janvier 1953 il devint le premier joueur de la période des six équipes (1942-43 à 1966-67) à avoir évolué pour chacune des six équipes. Toutefois, sa contribution à chacune des équipes fut assez inégale...

Vic Lynn est né en 1925 à Saskatoon. Très tôt on remarqua sa vitesse d'exécution qui lui valut une invitation vers l'Est. En 1942, à l'âge de 17 ans, il arriva à New York afin d'évoluer avec les Rovers de New York dans la Eastern Hockey League. Il eut l'occasion lors de cette saison 1942-43 de connaître sa première expérience dans la NHL alors qu'il revêtit l'uniforme des Rangers durant un seul match. Ce match fut le seul qu'il connût avec les Blue Shirts, les Red Wings faisantl'acquisition du jeune joueur à la saison suivante. Il ne réussit toutefois pas à se tailler une place avec l'équipe, ne jouant que 3 matchs chez les Red Wings lors de cette saison. Il joua la plupart de cette saison avec les Capitals d'Indianapolis dans la Ligue américaine. Après une saison 1944-45 à jouer avec les Flyers de St-Louis de l'AHL, les Canadiens firent son acquisition pour une somme d'argent en octobre 1945. Encore une fois, Lynn ne réussit pas à percer un alignement de la NHL avec celui du Canadiens qui l'envoyèrent plutôt à Buffalo dans l'AHL. Avec les Bisons de Buffalo de l'AHL, il amassa 51 points dont 23 buts à la saison 1945-46.

Ce n'est pas le Canadiens de Montréal qui remarquèrent le talent du combatif saskatchewanais mais bien les rivaux canadiens de ces derniers, les Maple Leafs de Toronto, qui surent lui donner sa véritable première chance. Alors qu'il était à la recherche de talent pour améliorer son équipe, Conn Smythe, le DG des Leafs, a reçu un petit "hook" d'un arbitre de l'AHL à propos de ce jeune joueur comme pouvant être un très bon candidat afin de parfaire l'attaque des Leafs. Et en septembre 1946, Conn Smythe fit l'acquisition de Lynn. Ce dernier eut enfin la chance de percer un alignement de la Ligue nationale d'une manière régulière en arrivant à Toronto. Non seulement il perça l'alignement, mais il fut placé au sein d'un trio redoutable en compagnie de Teeder Kennedy et d'Howie Meeker. Le trio fut surnommé le trio KLM, nom bien sûr qui sera repris dans les années 80 pour l'intraitable ligne d'attaque de Sergei Makarov, Vladimir Krutov et Igor Larionov de l'équipe de l'URSS. Lynn prit donc une part active à la conquête de trois Coupe Stanley consécutives de 1947 à 1949. Il s'agit d'ailleurs de la première équipe à remporter à 3 occasions consécutives la Coupe Stanley.

Vic Lynn passa 4 saisons à Toronto où il connaîtra ses meilleurs succès dans la NHL. Au début de la saison 1950-51, il fut toutefois relégué aux Hornets de Pittsburgh de l'AHL avant d'être échangé aux Bruins de Boston en novembre 1950 dans une grosse transaction digne de l'époque. Lynn évolua le reste de la saison avec les Bruins dans ce qui fut sa dernière longue saison dans le Grand circuit. Il débuta la saison suivante en alternant entre les Bruins et les Reds de Providence de l'AHL avant d'être échangé aux Barons de Cleveland en décembre 1950, rappelons qu'à l'époque, les équipes de la NHL pouvaient faire des échanges avec celles de l'AHL. Lynn joua deux saisons avec les Barons avant d'être échangé en janvier 1953 contre Fred Glover, future star des Barons. Donc lorsqu'il se joignit aux Hawks, il devint le premier joueur à avoir fait le tour des 6 équipes, même si il n'a joué qu'un seul match pour les Rangers, deux pour le Canadiens et 3 pour les Red Wings... Il demeurera le seul à accomplir ceci...

Lynn joua encore quelques matchs à la saison 1953-54 avant de repartir vers l'Ouest afin d'évoluer dans la WHL, il évolua notamment avec les Quackers de Saskatoon avec qui il devint joueur entraîneur à la fin de sa carrière qui prit fin à la fin des années 1950...


mercredi 14 octobre 2009

Donald Brashear s'excuse!!!

Selon Yahoo!, Donald Brashear s'excuse d'avoir fait une pub sexiste pour une boisson alcoolisée où il joue au hockey de rue avec des filles sexys...

Comme on dit dans le monde de Yahoo!, les noirs, sont toutes pareils... Comme on dit, il faut se méfier des cons, il y en a qui se rendent loin...

Brashear apologizes after appearing in alcohol ad

MONTREAL (AP)—NHL tough guy Georges Laraque(notes) of the Montreal Canadiens is apologizing after appearing in an advertisement that violates NHL rules regarding alcohol.

The ad for an alcoholic beverage shows Brashear playing street hockey with several scantily clad women, and it has drawn the ire of the NHL and some women’s groups.

League officials sent The Canadian Press a copy of Article 25.1 of its collective bargaining agreement with the players’ union that states no player can sponsor or endorse an alcoholic beverage. Asked whether Laraque might be punished, the league said there would be no further comment.

An apologetic Laraque said after practice on Tuesday that he should never have appeared in the ad, was sorry if he offended anyone, swore he donated the proceeds to an animal-rights group, and promised to work for a women’s cause in the future.

mardi 13 octobre 2009

Un update sur Jason Labarbera

Et oui, il a continué dans le thème Metallica! Reste que Coyotes écrit en Metallica c'est pas très sexy...

Voici Bernie the St-Bernard

Voici Bernie the St-Bernard, la nouvelle mascotte de l'Avalanche du Colorado. Elle a été présentée à la foule le 3 octobre dernier contre les Canucks de Vancouver. Il s'agit de la seconde mascotte de l'équipe depuis son arrivée à Denver. La précédente était un Yeti qui se nommait Howler. À venier à date ce gros pitou semble leur porter chance, mais avouez que...

Je préfère la mascotte des Panthers...

Je reviens sur les mascottes très bientôt à la demande de ma tendre épouse!

Voici Howler the Yeti



lundi 12 octobre 2009

Guy A. a oublié une question...

Guy A. Lepage a oublié de poser cette question à Geoffrey Molson hier à Tout le monde en parle...

Où est passée la "placière" asiatique qui était tout le temps derrière le banc du Canadiens à l'époque du Forum?

Geoffrey doit le savoir...

Ma théorie c'est qu'elle et Steve Shutt sont tombés en amour lorsque Shutt était assistant-entraineur avec le Canadiens et qu'ils filent maintenant le parfait bonheur. Après tout, est-ce qu'il y avait un joueur qui avait l'air a avoir le plus de bonheur à jouer pour le Canadiens que Steve Shutt?

Placière n'est pas le bon mot, je le sais...




samedi 10 octobre 2009

Obtenir Petr Svoboda

Il y avait quelques trucs de cool quand même derrière la Guerre Froide. Rappelez-vous comment les deux mondes étaient fermés à un tel point qu'on avait des drôles de perceptions de ce qui pouvait bien se passer dans ces pays "ennemis". Je me rappelle un jour en cinquième année, j'ai demandé à ma proffe ce qu'il y avait de si étrange avec ces pays et elle m'a répondue que dans ces pays on n'avait pas le choix. Pas de choix dans le sens où on n'avait qu'une seule sorte de céréale ou une seule sorte de tel autre patente à consommer. Moi pas trop con quand même que j'étais à 10 ans, je lui répond que ça doit être cool. Si ça avait été qu'il n'y avait qu'une seule sorte de Corn Flakes quand on veut des céréales quand on vit en Pologne, ça aurait été cool de vivre dans un pays communiste...

Je me rappelle également dans les mêmes années alors que je faisait des modèles à coller d'avoir acheté un modèle de MIG-27 et ma tante qui était dans l'armée m'avoir passé un commentaire autoritaire du genre : "t'as acheté un avion ennemi." Bref cet idée de l'autre (avec un petit "a", bonjour Jacques Lacan) en période de Guerre Froide était assez stricte, pas question de nous dire qu'il y en avait qui étaient bon ou que c'était qu'une seule portion des communistes qui sont vraiment méchants. Ce n'est aucunement comme de nos jours de politically correctness où par exemple on s'est évertué à nous faire comprendre assez rapidement après le 11 septembre qu'il n'y avait pas nécessairement de méchants. On n'a plus les ennemis qu'on avait. La Guerre Froide était un beau monde où on savait qui étaient les méchants et qui étaient les bons. Quoi qu'il y avait toujours Rocky IV pour nous rappeler que si on veut on peut être amis parce que quand je suis rentré dans la salle ce soir je vous détestais autant que vous me détestiez mais à mesure que le combat a avancé vous avez vu que l'on peut être amis... Je ne me rappelle plus exactement de la citation, désolé...

On a quand même bien compris cette notion de l'autre au sein de la Guerre Froide par le hockey. Il y avait clairement les méchants russes, soviétiques pardon, et les très bons canadiens. C'était autant plus clair que les russes ne jouaient pas pas dans la NHL à l'époque. Le monde était clairement divisé en deux camps ennemis même sur la glace. Et d'un autre côté, il y avait cet étrange petit pays qui était plus nébuleux dans ce monde plus que manichéen, la Tchécoslovaquie. Dans l'alignement du pays quant au hockey on peut quand même percevoir comment les gens de ce pays de l'Est voulaient se débarrasser du joug de l'URSS, comment ils étaient de culture plus européenne. Le hockey par exemple est arrivé dans ce coin de l'Europe très tôt au 20e siècle. Il y avait déjà au début du siècle une équipe nationale de Bohème sous l'Empire Austro-hongrois qui a participé aux premiers championnats de hockey européens dans les années 1910. Lorsque la Tchécoslovaquie fut créée au lendemain de la Première guerre mondiale, une équipe nationale de hockey fut aussitôt constituée. La culture du hockey dans ce pays devenu deux pays de nos jours est donc antérieure à celle de la Russie qui serait apparu dans les années 1940. De la même manière, sous le communisme, les tchécoslovaques plus européens que les autres pays soviétiques étaient plus attirés vers l'Ouest parce que fondamentalement occidentaux. Rappelons cette phrase de Milan Kundera qui disait que l'occident débutait à Prague. Que dire de plus...

L'exemple des Šťastný est typique de cette attirance vers l'Ouest mais emprisonné dans un système strict venu de l'Est. Ces trois jeunes slovaques qui fondamentalement rêvaient de jouer au Canada, qui secrètement prenaient pour le Canada dans les rencontres URSS-Canada qui ont quittés leur pays de manière rocambolesque pour jouer ici au Canada. Même de nos jours, Peter Šťastný devenu politicien dans son pays demeure un farouche opposant à toute forme de tractations politiques qui lui rappelle le système communisme. Mais pour ce qui est de l'acquisition des Šťastný, quel coup fumant ce fut de la part des Nordiques de Québec et de Marce Aubut. Un coup digne d'un roman d'espionnage cheap. Mais savez-vous que les Canadiens ont réalisé un coup tout aussi fumant en repêchant Petr Svoboda en 1984 mais qui est peut-être moins connu?

L'histoire se déroule en 1984. Petr Svoboda, alors âgé de 18 ans, était considéré comme un des meilleurs espoirs au monde à la ligne bleue. Toutefois ,le fait qu'il était tchécoslovaque compliquait les choses. Il était assez désagréable a l'époque de repêcher un joueur et qu'il ne puisse jamais franchir le Rideau de fer pour venir jouer en Amérique. C'est pourquoi on repêchait souvent les joueurs provenant des pays communistes très tard dans les séances et qu'on les repêchait par principe sans trop savoir si finalement il porterait un jour les couleurs de l'équipe qui les a repêché dans la NHL. Dans cet ordre d'idée, on se rappellera que le Canadiens a repêché Vladislav Tretiak au 183e rang en 1983. Inutile de vous rappeler que le grand gardien russe n'a jamais porté CH...

Pour revenir à Petr Svoboda... Le jeune défenseur tchécoslovaque était donc un des bons espoir provenant des pays de l'Est mais compte tenu du fait que les chances qu'il porte les couleurs d'une équipe de la NHL étaient hautes, on s'attendait qu'il soit repêché dans les derniers tours du repêchages. Serge Savard sema la commotion lors du repêchage en utilisant le 5e choix au total que le Canadiens avaient acquis des Whalers d'Hartford en 1981 en retour de Pierre Larouche pour sélectionner nul autre que Petr Svoboda. Non seulement la foule fut surprise par le geste de Savard, mais elle fut encore plus flabergasté lorsque Svoboda apparu sur la tribune pour revêtir le chandail du Canadiens de Montréal.

Serge Savard avait été mis au fait que Petr Svoboda avait quitté son pays au printemps pour se réfugier chez une tante qui demeurait en Allemagne de l'Ouest. Svoboda fit parti de l'équipe tchécoslovaque qui participa cette année-là au championnat du monde des moins de 18 ans qui se déroulaient en Allemagne de l'Ouest. Après un match, il sorti en douce et se rendit au stand d'autobus et pris le chemin de Munich pour aller se réfugier chez une tante. Svoboda entra en contact avec Serge Savard qui lui promit de le repêché sachant qu'aucune autre équipe était au courant de sa situation. Il lui promit aussitôt un contrat de 5 ans et une bonne somme d'argent si il se tenait silencieux. Savard le fit venir à Montréal et le cacha dans un hôtel jusqu'au repêchage... On connait la suite...

Petr Svoboda fut le premier joueur tchèque à jouer plus de 1000 matchs dans la NHL.

Il a remporté l'or aux Olympiques de Nagano en 1998 ainsi que la Coupe Stanley avec le Canadiens en 1986. Il n'a toutefois pas à son actif l'or des championnats du monde pour devenir un des membres du très sélect club de la Triple Couronne...

Il se retira en 2001 après 17 saisons dans la NHL...