mardi 31 août 2010

Citation de la semaine

Mon ami Sebastian Hell :

Côté NHL, je trippe autant sur le plan sportif que le plan légal. Y'a tellement de contraintes dans la convention collective, c'est comme jouer à Civilization et Blades Of Steel en même temps.


Bonne fête, Gros Bill!!!


Je souhaite à souhaiter un très bon anniversaire au plus examplaire des joueurs de l'histoire du hockey, Jean Béliveau. Monsieur Béliveau célèbre aujourd'hui son 79e anniversaire et je tiens à lui souhaiter tout le bien qu'on peut lui souhaiter, surtout qu'il puisse en célébrer d'autres, des anniversaires...

Bonne fête, monsieur Béliveau...




dimanche 29 août 2010

4 cartes de Martin Brodeur

Voici 4 cartes de ma collection personnelle de Martin Brodeur avant qu'il ne devienne un Dieu du stade.

Que vous l'aimiez ou non, on ne peux pas le nier, Martin Brodeur est un des joueurs qui n'a plus rien à prouver dans la NHL. Et même en tant que joueur qui n'a plus rien à prouver, il tient le fort de son équipe qui l'a repêché il y a maintenant 20 ans. (Équipe qui devrait d'ailleurs commencer à penser à un back-up plan, même si il garde toujours 77 matchs à l'âge de 38 ans.) Et oui, ça fait maintenant 20 ans que le gros gardien de St-Léonard fut repêché par les Devils qui ne se doutaient probablement pas à quel point ce choix au repêchage allait changer la destinée de l'équipe.

En 1990, les Devils forment une équipe ordinaire. Depuis leur arrivée au New Jersey en 1982, l'équipe n'avait fait les séries éliminatoires qu'à deux reprises. Des signes de développement, notamment dans les buts avec Sean Burke et Chris Terreri, se voyaient par contre pour l'équipe. Toutefois, ses dirigeants surprirent quand même pas mal lorsqu'ils sélectionnèrent Brodeur en première ronde, surtout qu'à cette époque, rares étaient les gardiens pris au tour initial. D'ailleurs, ce choix était initialement celui des Flames. Ceux-ci repêchèrent également un gardien plus tôt en première ronde, Trevor Kidd (11e au total, juste devant Turner Stevenson, le choix judicieux du Canadien). Brodeur était également classé troisième dans les meilleurs prospect de gardien cette année-là, derrière Kidd et Félix Potvin, donc le voir sortir en première ronde n'était pas une chose attendue.

Mais bon, les Devils allèrent contre toute attente et sélectionnèrent Martin Brodeur au 20e rang, après Keith Tkachuk pour les Jets et devant Bryan Slominski pour les Bruins (qui joue encore en passant).

Brodeur a eu, l'automne suivant, sur une merveilleuse carte Score qui dévoilait son pinch doux au reste du monde :

Brodeur Score90devant

Brodeur Score90derriere

Bien que considéré comme un gardien d'avenir pour les Devils, Brodeur joua la saison 1990-91 avec le Laser de St-Hyacinthe. Il eut droit la saison suivante à cette carte où l'on voit encore une fois son joli pinch doux :

Brodeur 7thinningdevant

Brodeur 7thinningderriere

Remarquez que Brodeur porte le numéro 1 sur cette carte et si ma mémoire est bonne, c'est ce même numéro 1 qui est retiré à l'aréna L.P. Gaucher de Ste-Hytacinthe. Même si le Laser a disparu depuis belle lurette, une bannière rappelle toujours le passage de Brodeur dans la ville...

Alors que les chances de Brodeur étaitent minces en 1991 de se tailler un poste avec les Devils, il retourna `nouveau avec le Laser pour une dernière saison. La chance lui sourit en cours de saison en raison de deux événement séparés. Le premier facteur concerne Sean Burke. Ce dernier n'ayant pu s'entendre avec l'équipe à propos de son contrat, il refusa de se joindre aux Devils pour la saison 1991-92, préférant se joindre à l'équipe nationale canadienne et incidemment participer aux Olympiques d'Albertville. Burke se joignit également aux Gulls de San Diego de l'IHL, une équipe non affiliée, après les Olympiques. Ce qui laissa le champ libre à deux autres jeunes gardiens talentueux qui attendaient la place depuis longtemps pour le poste de numéro un avec les Devils, Craig Billington et Chris Terreri. Malheureusement pour ces deux gardiens, ils se blessèrent tous les deux avec quelques matchs à jouer dans la saison. Devant le peu d'alternatives, on rappela Brodeur de St-Hyacinthe pour jouer quelques matchs.

Brodeur eut suite à cette saison quelques cartes de hockey dans l'uniforme des Devils.

Brodeur OPCdevant

Brodeur OPCderriere

Remarquez la faute de traduction : "Quand Craig Billington est fini pour la saison, Martin fut rappelé pour servir de substitut de Chris Terreri". Vous pouvez également remarquer qu'il porte le numéro 29 et non le numéro 30. Son masque est également le même que celui à l'époque du Laser mais avec le mot Devils à la place de Laser. Il a récemment porté un masque pareil le 17 marc dernier lors de la ST-Patrick alors que les Devils portèrent pour un match leur ancienne couleur verte...

Brodeur Score92devant

Brodeur Score92derriere

Cette dernière carte est une Score 1992-93, version américaine. Rappelez-vous que la compagnie Score aimait bien avoir deux séries différentes, une pour le marché américain et une pour le marché Canadien. La saison précédente, les cartes américaines étaient en mauve tandis que les canadiennes étaient rouges et bleus, mais ça vous le savez... La série 1992-93 pour sa part était complètement différente graphiquement, chaque carte était la même sauf que la photo et le graphique était différent. J'espère que la carte canadienne montre le petit pinch doux de Martin...

À noter la citation prophétique de nul autre que Kevin Todd : "He's going to be a good goalie for us". Malheureusement pour Todd, il ne fit pastrès longtemps parti du "us".

L'année suivante, première saison en noir et rouge pour les Devils, le duo Billington/Terreri continua de briller pour les Devils. Pour sa part, Brodeur évolua avec les Devils d'Utica pendant une saison. En 1993-94, les Devils firent de la place pour Brodeur en échangeant Craig Billington aux Senators d'Ottawa. Brodeur partagea le travail en effectuant une assez bonne job en allant se mériter le trophée Calder...

Et vous conaissez la suite... Il s'est coupé le pinch...

Don Cherry contradictoire...

Quand c'est pour Sean Avery, Don Cherry change son discours...



Brett Hull à Letterman, 1990

J'adore Brett Hull, toujours drôle! Et il parle de Sergio Momesso!


vendredi 27 août 2010

La TV en 2010-11





Cette semaine, le site danslescoulisses.com mentionnait d'une manière un peu catastrophique, que :

La saison prochaine, les Coyotes de Phoenix auront 20 parties télévisées seulement. 5 sur le réseau Versus et 15 sur des réseaux canadiens… dont la diffusion ne se rend probablement même pas en Arizona! Et dire qu’à Montréal, on diffusera 4 parties hors-concours!

Premièrement, je n'ai pas le même nombre que lui de nombres de matchs des Coyotes de Phoenix jouera à la télévision, mais si il a pris le nombre sur le site officiel de la NHL, il s'est trompé. Sur le site de la NHL, via le site officiel des Coyotes, le nombre de match télédiffusé est de 15. Toutefois les données de la NHL sont un peu trompeuses. Nous sommes en 2010 et ne vous détrompez pas trop, il n'y a presque aucun match de la NHL qui n'est pas diffusé à la télévision. Si vous avez le cable, vous pouvez vous abonner à NHL Centre Ice et suivre la plupart des match que vous voulez. Si vous aimez les Blue Jackets ou les Coyotes, vous avez la plupart des matchs à la télévision, même si vous demeurez à Laval.

Si, comme moi, vous écoutez la plupart des matchs sur des sites 100% piratés sur Internet, vous savez que vous pouvez souvent trouver des diffusions locales des matchs du Canadien. Jusqu'à cet été, si vous vouliez la paix de Benoît Brunet et que le match n'était pas à CBC, une bonne diffusion du point de vue différent, on voyait bien que toutes les équipes avaient des diffusions locales. Souvent, seuls des matchs du genre Floride-Atlanta ou Nashville-Phoenix ne sont pas nécessairement diffusées. Donc danslescoulisses.com qui se plaît plus souvent à son tour de dénigrer les autres médias en disant souvent de la bullshit devrait regarder ses sources avant de se lancer. En passant, je sais qui est la personne qui fait ce site, mais par respect pour son travail que je ne déteste pas nécessairement, je vais la maintenir secrète...

Pour être plus précis, ce que la NHL diffuse comme information à propos des matchs dans les horaires des équipes, ce sont les matchs qui sont sur des canaux qui sont considérés comme nationaux. Le tout donne une certaine disproportion quand on regarde le nombre de matchs du Canadien diffusés. À première vue, on en vient à penser que le Canadien est la seule équipe à avoir tous ses matchs télédiffusés, mais détrompez-vous la plupart des équipes ont tous leur matchs à la télé. C'est seulement que RDS pour la NHL est considéré comme étant une chaîne nationale, ce qui donne le Canadien en tête de liste de la NHL. Les autres équipes canadiennes ont bien sûr tous leur matchs diffusés à la télévision et probablement que leur matchs pré-saison le sont, il sont par contre diffusé sur une chaîne locale de Rogers, Sportsnet.

Mais comme la télédiffusion aux États-Unis semble un dossier qui revient souvent dans le monde de la NHL, il serait intéressant de regarder l'horaire diffusé pour tirer une petite analyse sociologique. J'ai donc cru bon de dresser un palmarès des équipes de la NHL selon le listing des matchs télédiffusés sur le site web de la NHL tout en faisant une sorte de hiérarchie. Si une équipe est diffusée à plus d'une plate-forme, je vais privilégier ce format :
NBC devant Versus devant CBC devant TSN/RDS/RIS devant NHL network Canada
Si vous faites les comptes, vous n'obtiendrez donc pas le total des matchs en raison des doublons, mais on peut en tirer des conclusions intéressantes.

Il faut donc faire en quelque sorte abstraction du cas du Canadien et de ceux des autres équipes canadienne. Ces 6 équipes bénéficient de traitements différent quant à la télédiffusion de leur match, ce qui les place dans une catégorie à part. Mais en parlant de cas spéciaux, on peut voir qu'il y a 6 différents types d'équipes qui dressent un bon portrait de la NHL en 2010 :

Première catégorie (ou catégorie à part) : les équipes canadiennes. (6 équipes : Canadien de Montréal, Senators d'Ottawa, Maple Leafs de Toronto, Flames de Calgary, Oilers d'Edmonton et Canucks de Vancouver)
Comme je l'ai dit plus haut, les équipes canadiennes sont différentes. Elles ont peu de visibilité aux États-Unis sur les réseaux de télévision, mais c'est peu important, leurs arénas sont pleins, leurs matchs sont diffusés partout au Canada, et ce, même si elles sont mauvaises... Tout dépendemment si elles font les séries ou non, ces équipes influencent beaucoup le classement des équipes dans le reste des catégories.

Deuxième catégorie : les équipes spectaculaires (2 équipes : Capitals de Washington et Penguins de Pittsburgh).
Après avoir été la honte de la NHL il y a quelques années, ces deux équipes se sont munies de joueurs parmi les meilleurs de la NHL. Ces deux équipes sont spectaculaires, remplissent les arénas, vendent des produits dérivés à la pelle et c'est pourquoi elles ont une visibilité unique à la télévision américaine et qu'ils s'affronteront dans la Winter Classic de cette année. Les Blackhawks pourraient faire parti de cette catégorie, mais je leur préfère la troisième.

Troisième catégorie : les forces traditionnelles (5 équipes : Flyers de Philadelphie, Bruins de Boston, Red Wings de Detroit, Rangers de New York et Blackhawks de Chicago)
Ces équipes forment le coeur de la NHL aux États-Unis. Elles ont une tradition, leurs arénas sont remplies même si ils connaissent une mauvaise saison, ils ont beaucoup de fans qui les suivent religieusement. Ainsi, elles forment des valeurs sûres pour un match à l'échelle nationale. (J'inclus les Flyers dans cette catégorie parce que j'ai toujours considéré cette formation comme la septième des six équipes originales)

Quatrième catégorie : les valeurs sûres (5 équipes : Sharks de San Jose, Sabres de Buffalo, Stars de Dallas, Wild du Minnesota, Devils du New Jersey)
Le fourre-tout des équipes bonnes intermédiaires. Ces équipes sont soit dans des marchés traditionnel de hockey aux États-Unis ou dans des gros marchés, soit qu'elles possèdent un alignement stable et vainqueur ou qui se retrouvent souvent les séries éliminatoires à moins qu'une catastrophe ne vienne les accabler. La marge est toutefois bien mince avant de sauter dans la dernière catatégorie. Certains choix peuvent être critiquables dans mon choix d'équipe, mais quand on regarde le nombre de matchs que ces équipes joueront l'an prochain à la télévision nationale, on voit qu'elle font parti des intermédiaires.

Cinquièmes catégories : les équipes on the rise (6 équipes : Islanders de New York, Lightnings de Tampa Bay, Avalanche du Colorado, Kings de Los Angeles, Blue Jackets de Columbus, Blues de St-Louis)
Ces équipes ont un coeur de joueurs très jeunes. Elles ont connu de très mauvaises saisons récemment et ont pu repêcher des joueurs très explosifs qui vont probablement mettre l'équipe dans la quatrième ou la deuxième catégorie dans les prochaines années. Ces équipes devraient normalement connaître un meilleur rendement lors des prochaines saisons que lors des dernières et les jeunes vedettes qui remplissent l'alignement de ces équipes attirent les caméras des télévisions nationales. J'ai mis les Blue Jackets dans cette liste en raison du cas Steve Mason.

Sixième catégories : le reste (5 équipes : Coyotes de Phoenix, Hurricanes de la Caroline, Duck d'Anaheim, Thrashers d'Atlanta, Panthers de la Floride, Predators de Nashville)
Pas nécessairement un groupe fourre-tout de mauvaises équipes. Ces équipes sont dans des marché non-traditionnels de hockey et éprouvent souvent des difficultés dans les livres de comptes, dans la chambre, dans l'alignement et/ou dans les estrades. Souvent l'un ne va pas sans l'autre. Certaines de ces équipes ne sont pas nécessairement mauvaises, certaines ont même remporté la Coupe Stanley il n'y a pas longtemps, mais quelque chose cloche. Souvent, ces équipes sont déséquilibrées (faible défensive pour les Ducks ou faible offensive pour Nashville) ou n'ont tout simplement rien d'impressionnant dans leur alignement (Atlanta et Floride). La ligne est souvent mince entre cette catégorie et la cinquième catégorie ou la quatrième catégorie. C'est pourquoi on peut mettre le Wild ou les Stars dans cette catégorie, mais leur présence à la télévision nationale (je vous rappelle que c'est ce qui est à la base de cette analyse...).



Voici le classement des équipes par matchs à la télévision "nationale" :

01- Canadiens de Montréal : 82 matchs à la télévision
4 matchs sur Versus, 29 matchs à CBC, 49 matchs à RDS/TSN
On a beau trouver cool que le Canadien ait tous ses matchs à la télé, n'en demeure pas moins que le Canadien n'évoluera aucunement à NBC et ne jouera que 4 fois sur Versus. C'est toutefois le plus haut nombre pour une équipe canadienne. N'oubliez pas ce que j'ai dit plus haut à propos de RDS.

02- Senators d'Ottawa : 44 matchs à la télévision + diffusion locale
18 matchs à CBC, 28 matchs à RDS/RIS/TSN
Si pour nous les Senators représentent une énigme, imaginez pour ces américains qui ne les verront pas à la télé nationale cet hiver. Par contre, les Sens auront la chance d'être très bien représenté à la télévision nationale canadienne et ce, plus que les Leafs... Après tout, les Sens sont rarement une équipe mauvaise à affronter... Ils devraient également se compter chanceux d'être à mi-chemin entre les deux culture qui forment le Canada car, l'équipe est la deuxième la plus représentée à RDS/RIS. Rogers Sportsnet diffuse les autres matchs des Sens.

03- Maple Leafs de Toronto : 39 matchs à la télévision + diffusion locale
1 match sur Versus, 24 matchs à CBC, 19 matchs à RDS/TSN/RIS
Les Leafs vendent au Canada mais avec un seul match sur Versus contre les Penguins, dites-vous que s'ils n'étaient pas une équipe classique et canadienne de surcroît, dites vous qu'ils seraient très bas dans la liste en raison de leur performance des dernières années... Rogers Sportsnet Ontario et LeafsTV diffusent le reste des matchs.

4- Penguins de Pittsburgh : 36 matchs à la télévision + diffusion locale
6 matchs à NBC, 11 matchs sur Versus, 3 matchs sur CBC, 14 matchs sur RDS/TSN/RIS et 2 matchs sur NHL-Canada
Les gens aiment les Penguins, la NHL aime les Penguin, donc la télévision aime les Penguins...

05- Capitals de Washington : 35 matchs à la télévision + diffusion locale
4 matchs sur NBC, 11 matchs sur Versus, 3 matchs sur CBC dont un contre le Canadien, 16 matchs sur TSN/RDS/RIS et 2 matchs sur NHL-Canada
Tout comme les Penguins, les Capitals sont populaire en raison de leur joueur spectaculaire, dont ils sont de très bons ambassadeurs du hockey aux États Unis. Comcast SportsNet Washington diffuse localement les matchs de l'équipe.

06- Bruins de Boston : 33 matchs à la télévision + diffusion locale
2 match sur NBC, 11 sur Versus, 8 matchs à CBC, 2 matchs sur NHL-Canada 10 sur RDS/RIS
Les Bruins sont très populaires et ils ont la chance quand même d'être dans la même division que 3 équipes canadiennes, ça les met en tête de liste pour la visibilité. New England Sports Network, une chaîne qui appartient en partie aux Bruins, diffuse le reste des matchs

07- Flyers de Philadelphie : 31 matchs à la télévision
5 matchs sur NBC, 9 matchs sur Versus, 2 matchs sur CBC, 13 matchs sur RDS/TSN/RIS et 2 sur NHL-Canada
Les Flyers sont les Flyers, ils sont populaires, rarement mauvais, ils sont donc une valeur sure. Comcast SportsNet Philadelphia diffuse localement les matchs des Flyers.

08- Blackhawks de Chicago : 28 matchs à la télévision
4 matchs sur NBC, 11 matchs sur Versus, 2 matchs sur CBC, 6 matchs sur RDS/TSN et 4 matchs sur NHL-Canada.
Ça donne quand même beaucoup d'exposure d'avoir une équipe de jeunes loups qui gagnent la Coupe Stanley. Comcast SportsNet Chicago diffusera le reste des matchs.

09- Rangers de New York : 28 matchs à la télévision + diffusion locale
5 matchs à NBC, 11 matchs à Versus, 3 matchs à CBC dont 2 contre le Canadien, 7 matchs à RDS/RIS et 2 à NHL-Canada
Les toujours sur-estimés Rangers qui ont beaucoup de visibilité comme ça, ça vous surprend? MSG diffuse le reste des match des Rangers localement.

10- Red Wings de Detroit : 27 matchs à la télévision + diffusion locale
4 matchs sur NBC, 11 sur Versus, 4 sur CBC dont un contre le Canadien un vendredi, 5 sur RDS/TSN et 3 sur NHL-Canada
Une équipe classique avec des joueurs spectaculaire = exposure... Fox Sport Detroit diffuse la balance des matchs des Red Wings.

11- Canucks de Vancouver : 27 matchs à la télévision + diffusion locale
1 match sur Versus contre les Red Wings, 14 matchs sur CBC, 12 matchs sur RDS/TSN/RIS
Les Canucks auront droit à une seule exposition sur la télévision américaine, laissant un nombre normal pour une équipe canadienne de l'Ouest de matchs à la télévision. Rogers Sportsnet Pacific diffuse localement les matchs des Canucks.

12- Flames de Calgary : 27 matchs à la télévision + diffusion locale
14 matchs à CBC (un seul co-présenté à Versus), 13 matchs à RDS/RIS/TSN
Les Flames auront donc une seule fois la chance d'évoluer sur la télévision nationale américaine. Rogers Sportsnet West diffuse localement les matchs des Flames.

13- Lightnings de Tampa Bay :26 matchs à la télévision + diffusion locale
2 matchs à NBC, 6 matchs à Versus, 4 matchs à CBC dont un contre le Canadien, 11 matchs à RDS/TSN/RIS et 3 matchs à NHL-Canada
Après quelques années dans la cave, le Lightning s'est refait une beauté et les attentes sont élevées. Une jeune vedette comme Stamkos et les autres vedettes de l'équipe attirent les caméras, il leur reste à assurer... Sun Sports diffuse les matchs de l'équipe localement.

14- Sabres de Buffalo : 25 matchs à la télévision + diffusion locale
3 matchs à NBC, 9 matchs à Versus, 5 à CBC, 6 sur RDS/RIS/TSN
Tout comme les Bruins, les Sabres ont l'avantage d'évoluer dans la même division que le Canadien, les Senators et les Maple Leafs, ce qui leur donne une visibilité à la télé canadienne et la nature très "safe" de l'équipe leur a donné des sports sur NBC contre les Capitals, le Wild et les Islanders. MSG diffuse localement les matchs des Sabres uniquement dans l'Upstate New York.

15- Oilers d'Edmonton : 25 matchs à la télévision + diffusion locale
14 matchs à CBC et 11 matchs à RDS/TSN
Le fait que les Oilers soient une équipe canadienne leur permet une certaine exposure à l'équipe, mais les insuccès récent leur donne aucune visibilité aux États-Unis... Rogers Sportsnet West diffuse localement les matchs des Oilers.

16- Sharks de San Jose : 20 matchs à la télévision + diffusion locale
8 matchs sur Versus, 4 à CBC dont un en après-midi contre le Canadien (défaite pour boire en après-midi), 3 sur RDS et 5 sur NHL-Canada
Il est important de préciser qu'il n'y a aucun match à NBC pour cette équipe toujours puissante avec des joueurs impressionnants comme Heatley et Thronton. Aimez-vous mieux voir les Sharks, le Wild ou les Rangers? Comcast SportsNet California diffuse les matchs des Sharks localement.

17- Devils du New Jersey : 20 matchs à la télévision + diffusion locale
3 matchs sur NBC, 5 matchs sur versus, 2 matchs à CBC contre le Canadien, 7 matchs sur RDS/TSN et 3 matchs sur NHL-Canada
Les Devils sont une valeur sure dans la NHL depuis près de 20 ans et ça leur donne une bonne position. Leurs matchs réguliers sont diffusés à MSG, un poste couvrant le sport de la région de New York.

18- Kings de Los Angeles : 17 matchs à la télévision + diffusion locale
2 matchs à NBC, 5 matchs à Versus, 3 matchs à CBC, 2 matchs à RDS/TSN et 5 matchs à NHL-Canada
Une autre équipe on the rise avec beaucoup de jeunes joueurs impressionnant donne une visibilité intermédiaire. Plus de succès cette saison donneront plus de visibilité lors des prochaines saisons... Les Kings sont localement couvert par Fox Sport West.

19- Wild du Minnesota : 17 matchs à la télévision + diffusion locale
4 matchs à NBC, 9 matchs à Versus, 2 matchs à CBC dont un contre le Canadien et 2 matchs sur TSN/RDS/RIS
Quelqu'un à quelque part doit aimer le wild... Plus de matchs à NBC que les Bruins de Boston pour une équipe qui n'a pas fait les séries l'an dernier... Heh... Fox Sport North diffuseront les autres matchs du Wild localement.

20- Hurricanes de la Caroline : 15 matchs à la télévision + diffusion locale
4 matchs à versus, 2 matchs à CBC (contre le Canadien), 6 matchs à RDS/TSN et trois match à NHL-Canada.
Les Hurricanes débuteront la saison à Helsinki contre le Wild, ils auront ainsi la chance d'avoir deux rencontres à Versus. Comme mon ami JT Utah le faisait remarqué la semaine dernière, l'imbécile qui a pensé le calendrier de la NHL cette saison a pensé probablement qu'il y avait une rivalité Canadien-Hurricanes pour nous flanquer cette équipe deux samedis... Staal et Ward sont mieux d'être bons pour ne pas me gâcher deux samedi soirs... Fox Sport South diffuse les matchs des Hurricanes localement.

21- Islanders de New York : 15 matchs à la télévision + diffusion locale
1 match à NBC, 2 matchs à versus, 1 match à CBC contre les Senators, 9 matchs à RDS/TSN/RIS et 2 matchs à NHL-Canada
On peut dire que les Islanders, en tant qu'équipe de fond de classement, ont la chance d'avoir un des joueurs prometteur comme John Tavares. L'effet-Tavares, ça veut dire qu'une équipe comme les Islanders qui font de la cave depuis des années ont plus de visibilité qu'une équipe comme les Predateurs qui ont fait les séries l'an dernier... Leurs matchs réguliers sont diffusés à MSG, un poste couvrant le sport de la région de New York.

22- Coyotes de Phoenix : 15 matchs à la télévision + diffusion locale
5 matchs sur Versus, 7 matchs sur TSN/RDS/RIS et 3 matchs sur NHL-Canada
5 matchs sur Versus pour une équipe douteuse comme les Coyotes, c'est quand même assez respectable. Fox Sport Arizona diffuse les matchs des Coyotes localement.

23- Avalanche du Colorado : 14 matchs à la télévision + diffusion locale
5 matchs sur versus, 2 sur CBC et 7 matchs à RDS/TSN
Ça ne fait pas trop d'exposure pour une équipe on the rise avec un des jeunes joueurs les plus prometteur de la NHL, Matt Duchene. Vous pourrez le voir le 19 décembre contre le Canadien... Les Avalanches ont leur matchs diffusés sur Altitude Sport and Entertainment, une chaîn sportive qui appartient en partie aux propriétaires de l'équipe.

24- Stars de Dallas : 13 matchs à la télévision + diffusion locale
2 sur NBC, 3 sur versus, 1 à CBC (contre les Canucks), 6 matchs à RDS/TSN, 1 match à NHL-Canada
Du très peu d'exposure des Stars, l'équipe évoluera plus que la plupart des équipes du bas de la liste à versus et à NBC. Elle semble être l'une des équipes de la Sun Belt des plus privilégiées. Deux postes de télévision, KTXA, une télévision indépendante, et FX South-West, une division de Fox, se partagent les matchs locaux.

25- Blues de St-Louis : 13 matchs à la télévision + diffusion locale
1 match sur NBC, 5 matchs sur Versus, 1 match à CBC contre les Oilers, 5 matchs à RDS/TSN et un seul match sur NHL-Canada
Exposition moyenne pour une équipe moyenne. Espérons que "l'effet-Halak" leur donneront plus de visibilité dans le futur. Les Blues ont leurs matchs diffusés régulièrement sur Fox Sport Midwest.

26- Panthers de la Floride : 12 matchs à la télévision + diffusion locale
1 match à NBC, 1 match à CBC contre le Canadien un samedi qui s'annonce plate, 8 matchs à RDS/RIS/TSN et 2 matchs à NHL-Canada
Une équipe ordinaire = peu de visibilité. Remarquez qu'ils n'ont aucun match à Versus. Encore une fois, je remercie l'imbécile qui a pensé à nous en nous mettant cette équipe qui est un contender pour le premier choix de l'an prochain un samedi soir... L'équipe a une diffusion locale de ses matchs sur Fox Sport Florida.

27- Ducks d'Anaheim : 11 matchs à la télévision + diffusion locale
1 sur Versus, 1 à CBC contre le Canadien, 5 sur NHL-Canada et les 4 autres sur RDS/TSN
Donc une seule exposition nationale américaine pour une équipe comprenant un noyau de joueurs parmi mes préférés : Ryan, Getzlaf et Perry... Une cinquantaine de matchs des Ducks est également présenté à Fox Sport West.

28- Thrashers d'Atlanta : 10 matchs à la télévision + télévision locale
1 sur NBC contre les Penguins, 1 sur versus, 2 sur NHL-Canada et 6 sur RDS/RIS.
Donc deux expositions sur la télévision nationale, ça vous surprend pour une équipe sous respirateur? Fox Sport South couvre les matchs locaux des Thrashers.

29- Blue Jackets de Columbus : 6 matchs à la télévision + couverture locale
1 match à NBC, 3 matchs à Versus, 1 match à CBC contre les Oilers et 1 match contre le Canadien à RDS
Dans les équipes les moins couvertes par les télévisions nationales, les Blue Jackets sont très bien représentés. Ils évolueront une fois à NBC contre les Devils et 3 fois à Versus. Il est également à noter que localement, les Blue Jackets auront presque la balance des matchs sur FX Ohio, une division de Fox.

30- Predators de Nashville : 5 matchs à la télévision + couverture locale
1 match à Versus contre les Blues et 4 matchs à RDS/TSN/RIS
Une équipe ennuyante = peu d'exposition. Nous aurons quand même droit à notre soirée Valium annuelle entre les Predators et le Canadien au mois de Novembre... Localement, c'est Fox Tennessee qui couvre les match des Predators. Décidément, les Predators mériteraient d'avoir une vedette dans leur alignement, parce que seulement 5 matchs à la télévision nationale dont un seul aux États-Unis pour une équipe qui a fait les séries 4 fois en 5 ans, c'est honteux...

jeudi 26 août 2010

Une petite photo pour le plaisir #33...

Quelques faits et règles sur les gardiens...


Quelle belle position que celle du gardien au hockey. Cette position unique nécessite en soi une attention spéciale due à sa nature.

Voici quelques règles et faits à propos du Gardien :

-C'est une dénommé Ed Wildey, entraîneur des Young Rangers de Toronto, une équipe junior de Toronto dans les années 1930, qui eut l'idée de mettre un sixième attaquant à la place du gardien lorsque son équipe perdait...

-Parlant de retrait du gardien... Dans les années 80, la NHL passa une règle interdisant au gardien qui se retirait pour un autre attaquant de laisser son bâton par terre devant le but pour bloquer les rondelles à ras le sol qui pourraient se diriger dans un filet désert. C'est le défunt Roger Neilson qui eut cette idée un peu pas très fair qui devint une interdiction. La chose à retenir c'est que c'est illégal, mais peut-être4 que l'arbitre de votre ligue de garage ne le sait pas, essayez-le si vous voulez...

-Parlant de pas de gardien dans les buts, une autre règle faisait rage ou ne faisait pas rage justement au début du hockey que l'on peut trouver absurde de nos jours. Jusque dans les années 30, croyez-le ou non, le gardien devait purger son temps au banc si ce dernier était pénalisé. Un joueur pouvait alors prendre le bâton du gardien et faire de son mieux pour stopper l'attaque de l'adversaire. Je vous rappelle que ce n'est pas avant les années 60 que les équipes furent dotées de gardien substituts. On raconte que le grand King Clancy, alors qu'il était avec les Senators d'Ottawa durant les années 20, aurait tenu le coup d'une violente attaque des Eskimos d'Edmonton alors que son gardien Clint Benedict était au banc en pleine finale de la Coupe Stanley...
Cette règle ne fait pas beaucoup de sens avec les yeux de gens qui ont vu le jeu rapide de notre époque... Imaginez les Flyers de la période Ron Hextall sous cette règle...

-Parlant de Clint Benedict... Vous savez peut-être que plus tard dans sa carrière il devint le premier gardien à porter un masque durant un match de la NHL. Il est malheureusement reconnu de nos jours que pour cet évènement et non pour ses prouesses devant un filet. En janvier 1930, alors un gardien vétéran évoluant pour les Maroons de Montréal, Benedict se fait casser le nez lors d'un match contre le Canadien par un tir du grand Howie Morenz. Ne pouvant bien récupérer, Benedict décida de porter une pièce de cuir protectrice pour les prochains matchs. Il le porta pour la première fois le 20 février 1930 contre les Americans de New York et durant 4 autres matchs par la suite. Le masque était très inconfortable et Benedict tenta entre chaque match de l'améliorer mais en vain. Lors du dernier match de la saison, ayant parfois la vue obstruée par le masque, Benedict frappa violemment la glace, n'aggravant pas sa blessure au nez. Ce fut non seulement le dernier match de Benedict avec un masque, mais également dans la NHL, lui qui fut mis au ballottage entre les deux saisons sans être réclamé. Il fut intronisé au Temple de la Renommée en 1965.


-Parlant de masque... Vous n'êtes pas sans savoir qu'il fallut attendre presque 30 ans avant qu'un autre gardien, Jacques Plante, ne revêtisse un masque durant un match, mais par contre, la plupart des gardiens portaient, durant les années 50, un masque lors de pratiques. Plante, qui fut un véritable pionnier du masque, allant même jusqu'à avoir sa propre compagnie de fabrication de masque dans les années 60 et 70, expérimenta beaucoup de masques différent lors de ses entraînement lors des années 50 afin de parfaire le masque en tant que protection faciale qui n'obstruait pas la vue. Certain avaient même des airs d'Elephant Man en habit de gardien... Le grand Johnny Bower des Maple Leafs pour sa part ne se compliquait pas trop la vie avec ça, il se fit faire une sorte de masque en plexiglass pour se protéger le visage lors des entraînement. Inutile de dire qu'il ne porta jamais cette baie vitrée lors de matchs...


-Parlant de Johnny Bower... J'ai peut-être déjà expliqué cela ailleurs, mais l'anecdote me fait mourir de rire à chaque fois que j'y pense... Johnny Bower n'a jamais porté de masque, il a prit sa retraite en tant que plus vieux gardien de l'histoire de la NHL sans jamais n'avoir eu le visage couvert. Au début des années 60, le hockey avait drastiquement changé par rapport au temps où Bower débuta sa carrière professionnelle dans les années 40. Frustré de ce nouveau type de tir très dangereux pour un gardien sans masque que l'on nommait le slap shot, Bower alla voir les dirigeants de la ligue afin d'interdire ce type de lancer très puissant... À cet époque, le plus populaire joueur de hockey était un jeune blondinet au tir foudroyant nommé Bobby Hull. Nul besoin de dire que la NHL retourna Bower chez lui en lui recommandant de s'adapter. Après tout Bobby Hull était un joueur plus vendeur pour le hockey que le vétéran gardien des Leafs...

C'est un peu l'équivalent de nos jours d'aller plaider à la NHL à propos d'interdire à Alex Ovechkin de jouer avec la fougue qu'il transporte... Ça peut bien frustrer Don Cherry, mais Don Cherry ne remplit pas les arénas...

mercredi 25 août 2010

Les trésors de Simon #8 : Ray(mond) Bourque 1981-82

Voici un autre joli trésor de la collection de mon ami Simon (dont c'était l'anniversaire hier), la carte 1981-82 de Raymond Bourque...

Ray Bourque devant

Remarquez le tape dans le bas. J'adore ces cartes qui n'ont pas juste servi à être dans une boîte. Ça m'a d'ailleurs pris une opération chirurgicale avec des ciseaux pour sortir la carte du plastique dans lequel elle reposait...

Le derrière est plutôt ordinaire. La seule chose qui est intéressante que l'on voit à l'arrière, c'est que la carte est la carte numéro 1 de la série. On apprend aussi que Bourque établit un record de point pour une recrue défenseur la saison précédente, se méritant le trophée Calder. La carte nous apprend également qu'il fut le premier joueur non gardien à remporter le titre de recrue de l'année et a être nommée sur la première équipe d'étoile d'après saison. J'aime également le fait que le nom soit en lettre minuscule derrière.


Ray Bourque derriere

Le record de 65 points par un défenseur à sa saison recrue de Bourque fut battu par Gary Sutter en 1985-86 avec 68 points. Ce dernier se fit à son tour détrôner par Brian Leetch avec 71 points en 1988-89. Néanmoins, Bourque est toujours le défenseur ayant eu en carrière le plus de points points pour un défenseur (1579), le plus de buts pour un défenseur (410), le plus de passes pour un défenseur (1169) et avec le record de tirs au but de la NHL avec 6206 tirs, soit près de 900 de plus que le deuxième de tous les temps, Marcel Dionne.

Pour vous rappeler combien Bourque était bon, il a terminé sa glorieuse carrière non seulement avec une Coupe Stanley, mais avec un différentiel de +528, ce qui le met au deuxième rang après le +730 de Larry Robinson et devant Wayne Gretzky et son +518 en carrière...

Je ne sais pas si on peut le nommer le plus grand défenseur de tous les temps, il ne faut pas oublier les Doug Harvey, Bobby Orr, Larry Robinson, Tim Horton, Niklas Lidstrom, Eddie Shore ou Denis Potvin, mais disons qu'il aurait beaucoup de votes...

Une question que je me suis toujours posée à propos de Raymond Bourque, pourquoi est-ce qu'on le nomma Ray? Dans ma tête, dire Raymond, même en anglais ce n'est pas compliqué... Probablement qu'on a commencé à le nomme ainsi à son arrivée dans la NHL et il n'a jamais dit aux gens de ne pas l'appeler comme ça... Idempour Daniel "Danny" Brière...

Personnellement, à toutes les fois qu'on m'appelle Marty je corrige la personne...

Le 228e Bataillon de Toronto




Nous sommes en 1916, le monde est déchiré par un conflit très sanglant aux enjeux étranges que l'on nommera plus tard la Première Guerre mondiale. Toujours un dominion, le Canada est entré en guerre aussitôt que l'Angleterre est entrée dans le conflit. Du côté hockey, la NHA était alors formée de 5 équipes, le Canadien de Montréal, alors champion de sa première Coupe Stanley, les Bulldogs de Québec, les Senators d'Ottawa, les Wanderers de Montréal et les Blue Shirts de Toronto. À cet époque, la conscription ne faisait pas encore rage, mais beaucoup de jeunes anglophones avaient quitté leur carrière, ce fut le cas notamment de plusieurs joueurs de hockey. Parmi ceux-ci, la jeune vedette des Blue Shirts, Duke Keats qui quitta le monde du hockey professionnel pour l'armée.

Keats n'était pas le seul joueur de hockey à non seulement faire partie de l'Armée canadienne, mais du même bataillon, le 228e bataillon. À la vue du nombre de très bons joueurs de hockey, les dirigeants formèrent une équipe à partir de ces jeunes soldats et demandèrent d'intégrer la NHA, prenant la place d'une franchise dormante, les Shamrocks de Toronto. C'est alors que le 228e Bataillon de Toronto devint la sixième équipe du circuit... L'équipe allait porter le kaki et jouer sur la même patinoire que les Blue Shirts...

Dès le premier match du 228e bataillon contre les Blue Shirts, le propriétaire de l'équipe, Eddis Livingstone, explosa à la vue de son joueur étoile et d'un autre joueur nommé Archie Briden. Selon lui, le fait d'avoir constitué une équipe avec des joueurs qui étaient sous contrat avec son équipe pour compétitionner contre cette dernière était rien de moins qu'une fraude... Ils pouvaient bien sûr aller se battre sous les drapeaux, mais ils n'avaient pas le droit de jouer contre leur équipe... Keats et Briden furent donc retournés aux Blue Shirts afin de jouer avec l'équipe tout en demeurant des soldats du 228e bataillon...

Ce n'est pas seulement sur la tribune que les Blue Shirts de Toronto allaient être frustrés par le 228e bataillon, sur la glace également. Nous étions à cet époque en pleine guerre et une équipe de hockey formée de joueurs ayant joint les drapeaux représentait une très bonne vitrine de patriotisme, t ce, au détriment de la popularité de l'équipe des Blue Shirts de Toronto. S'ensuivit donc une féroce rivalité entre ces deux équipe à une époque où un bâton de hockey pouvait servir d'instrument de guerre...

Le premier match entre les deux équipe s'est soldé par une victoire de 4 à 0 du 228e dans un match que l'on racontre comme ayant été très violent. Quelques semaines plus tard, les Blue Shirts s'inclinèrent également par la marque de 8 à 6 face aux jeunes joueurs en kaki. Lors du troisième match entre les deux rivaux de la Ville Reine, étrangement, Keats et Briden ne purent pas à priori revêtir leur uniforme des Blue Shirts. Apparemment, ils avaient désobéis aux ordres et ils se sont fait mettre en garde à vue... Devant une autre colère du propriétaire des Blue Shirts, les deux joueurs furent libérés et purent jouer le match qui se solda par une victoire par la marque de 4 à 3.

Ce match fut le dernier match de l'équipe car le bataillon fut envoyé en Europe pour aller se battre en Allemagne. On décida que si ces jeunes allaient se faire massacrer, ceserait en Europe et non sur une patinoire au Canada. Ce fut donc la fin de la seule équipe militaire de hockey professionnel au Canada. En 12 matchs, l'équipe termina avec une fiche de 6 victoires et 6 défaites et pour votre information, cette équipe affronta deux fois le Canadien de Montréal qui remportèrent le premier match le 10 janvier 1917 par la marque de 6 à 1 et le deuxième qui se déroula le 27 janvier par la maque de 9 à 4. Le Canadien est donc invaincu contre le 228e Bataillon...

Suite au départ des joueurs pour l'Europe et la suspension de la franchise, les dirigeants de la NHA tentèrent de poursuivre les Forces armées canadiennes afin d'obtenir des compensations financières pour l'annulation des matchs mais en vain...

Après la guerre, Duke Keats reprit sa carrière avec un certain succès. Il joua très longtemps dans la NHL pour les Cougars de Detroit (futurs Red Wings), les Black Hawks et les Bruins de Boston.

Il fut intronisé au Temple de la Renommée en 1958, devenant ainsi un des deux joueurs à avoir portéle kaki du 228e Bataillon de Toronto lors de cette saison 1916-17 au Temple de la Renommée...

L'autre étant George McNamara, un défenseur des Blue Shirts ayant également quitté l'équipe pour l'armée... Il ne fut par contre pas impliqué dans les revendications entre les Blue Shirts et le 228e bataillon, jouant 11 des 12 matchs de l'histoire de l'équipe... C'est avec le 228e bataillon que ce joueur termina d'ailleurs sa carrière, ne remettant pas ses patins au retour de la Guerre...

dimanche 22 août 2010

And the winner is : Pavel Bure


C'est sans aucune compétition que vous, lecteur de ce blogue, avez nommé Pavel Bure AKA La Rockette Russe votre joueur préféré de l'histoire des Canucks de Vancouver. Ce qui prouve encore mon point à ce que ce joueur fut le joueur le plus spectaculaire de l'histoire de l'équipe. À une certaine période il était tellement cool qu'il pouvait sans gêne apparaître sans gêne avec des roller blades dans les pieds... Et si vous trouvez qu'Henrik Sedin est peut-être autant spectaculaire, dites-vous que la Rockette Russe fut un des principaux acteurs de la visite surprise en finale de la Coupe Stanley en amassant 31 points en 24 matchs dans le long chemin qui permit aux Rangers de rammener la Coupe sur Broadway après 54 ans d'absence...

Les autres joueurs ne nous surprennent pas non plus dans votre choix. Trevor Linden, celui qui a joué à Vancouver, pas celui qui a joué à Montréal, est un incontournable et je me doutais également que les choix de Kirk McLean et Richard Brodeur allaient être faits... Donc ça prouve peut-être qu'on n'est peut-être pas des fans des Canucks depuis le début et même dans les temps difficile parce qu'on a fait des choix un peu différent de ceux qui pourraient être faits. Dans un article récent du blogue Puck Daddy dans sa section Mont Puckmore à propos des 4 plus grands joueurs des Canucks, les auteurs du très bon blogue Orland Kurtenblog ont nommé , dans un texte très étrange, Linden, Smyl et Naslund, les trois numéros retirés par les Canucks et Pavel Bure comme quatriès choix. Les deux autres gardiens que vous avez mis en troisième position du vote semble être absent de leur considération... Gino Odjik passe avant eux... On ne doit pas être assez fan des Canucks... Heh...

Voici les résultats

Orland Kurtenbach
1 (0%)
Jocelyn Guevremont
4 (2%)
Dave "Tiger" Williams
6 (3%)
Stan Smyl
4 (2%)
Richard Brodeur
9 (4%)
Thomas Gradin
1 (0%)
Tony Tanti
6 (3%)
Petri Skriko
2 (1%)
Kirk McLean
9 (4%)
Trevor Linden
30 (15%)
Pavel Bure
101 (52%)
Mattias Ohlund
0 (0%)
Daniel Sedin
3 (1%)
Henrik Sedin
6 (3%)
Roberto Luongo
6 (3%)
Harold Sneps
2 (1%)
Todd Bertuzzi
2 (1%)

Nombre de votes : 192

Pauvre Mattias Ohlund...

En parlant de la série Mont Puckmore, il y a de très bon texte dans la série, notamment le choix de pas de gardien des Senators comme personnage important dans l'histoire de l'équipe et le choix des frêres Richard, Jean Béliveau et Patrick Roy pour le Canadien...

vendredi 20 août 2010

Dave Parro

Dave Parro devant

Voici une carte que j'adore de ma collection de carte de hockey préférée. J'aime beaucoup cette carte au point même de l'avoir en plus d'un exemplaire. Celle-ci fait partie de ma collection que ma tante m'a donnée quand j'avais 3 ou 4 ans, la base de ma collection de cartes de hockey. Ce que j'aime de la carte de cet obscur gardien des Capitals de Washington, c'est sa position. On dirait un gigantesque gardien aux pads brunes et avec un casque Cooper accroché au coin du but avec le cul dans le net. Mais ne vous détrompez pas, il ne faisait que 5 pied et dix pouce comme on peut le voir sur l'endos de la carte. On peut également voir qu'à l'époque, Parro était le détenteur d'un record d'équipe, le plus de blanchissage en carrière avec deux... Record qu'il co-détenait avec Mike Palmateer.

Dave Parro derriere

Il peut être utile ici de vous rappeler qu'entre leur saison inaugurale en 1974-75 et jusqu'à cette saison 1981-82 que les Capitals de Washington formaient une équipe assez moche. Ils avaient marqués en grand leur arrivée dans la NHL en battant presque tous les records de médiocrité. Il n'avaient pas pu réellement s'améliorer et l'équipe était au bord du gouffre et menacée de déménagement tout comme sa soeur d'expansion de Kansas City qui allait connaître son deuxième déménagement à la fin de la saison 1981-82 lorsque les Rockies du Colorado devinrent les Devils du New Jersey. C'est lorsque les Capitals échangèrent deux de leur meilleurs joueurs Rick Green et Ryan Walter aux Canadiens de Montréal en retour de Rod Langway, Brian Englomb, Doug Jarvis et Craig Laughlin que l'équipe de la capitale américaine commença à avoir de la gueule, notamment avec le fameux défenseur avec pas de casque et avec une moustache impliqué dans la transaction. En fait, une autre acquisition entre les saisons 1981-82 et 1982-83 est venue aider les Capitals à se solidifier pour devenir une meilleure équipe, j'y reviendrai plus loin... Pour l'instant, parlons de Dave Parro...

Dave Parro est né en Saskatchewan en 1957. Après une carrière junior plus que remarquable avec les Blades de Saskatoon, Parro fut sélectionné par les Bruins de Boston au deuxième tour du repêchage de 1977. Les Bruins par contre avaient déjà un nombre de gardien remarquable dans son organisation à l'époque et Parro s'est rapidement vu confiné à aller évoluer dans les ligues mineurs sans trop d'espoir un jour de devenir un Bruins. C'est avec les Americans de Rochester de l'AHL. Après deux saisons avec cette équipe, Parro fut sélectionné par les Nordiques de Québec lors du repêchage d'expansion de 1979. Deux jours plus tard, les Nordiques le cédèrent au Capitals en retour d'un joueur qui ne joua jamais pour les Nordiques, Nelson Burton. Parro ne se tailla pas une place avec les Capitals lors de la saison 1979-80, mais se retrouva avec les Bears de Hershey. Plutôt qu'en arracher avec une des pires équipes de la NHL, il devint le gardien parant de l'équipe des Bears qui allait remporter la Coupe Calder en 1980.

La saison suivante, en 1980-81, le très populaire gardien des Bears eut enfin sa chance de pouvoir percer l'alignement des Capitals en raison des blessures des deux gardiens réguliers, Wayne Stephenson et Mike Palmateer, évoluant durant 18 matchs devant la cage de ces derniers. Son premier match d'aillerus fut contre les Oilers le 7 janvier 1981 à Edmonton et il se vantera longtemps d'avoir pu arrête le terrifiant Wayne Gretzky sur une échappé. lors de ce match. Malheureusementpour lui, sa saison fut écourtée, lui qui se fractura l'épaule un mois plus tard le 5 février. La saison suivante, Mike Palmateer connaissant encore plusieurs blessures, Parro devint par défaut le gardien partant des Capitals. Il termina toutefois la saison avec une moyenne de 4,20 et une moyenne d'efficacité de 0,849 et contribua à faire en sorte que les Capitals terminent bon derniers dans la division Patrick.

En 1982-83, non seulement les Capitals reçurent avant la saison des renforts des Canadiens de Montréal dans l'entre-saison, mais ils obtinrent également les services de Pat Riggin des Flames de Calgary. L'arrivée de ce gardien ainsi que l'émergence du gardien Al Jensen allait créer un duo de gardien très solide dans les buts des Capitals et mettre Dave Parro presque à la porte de l'équipe. Parro ne garda le filet que 6 matchs lors de la saison 1982-83, passant la plupart de son temps avec les Bears de Hershey à nouveau. Il connut une très bonne saison avec les Bears, étant nommé sur la seconde équipe d'étoile de l'AHL à la fin de la saison. La saison suivante, le duo Riggin/Janssen terrifia la ligue nationale, allant jusqu'à se mériter le trophée Jennings en duo, ce qui fit que Parro ne participa à un seul match avec les Capitals. Ce sera son dernier match... En tout il disputa 77 matchs dans la NHL, termina sa carrière dans ce circuit avec une fiche de 21-36-10 et une moyene de 4,06...

Il passa par la suite d'équipe en équipes avant de finalement mettre un terme à sa carrière en 1987 alors qu'il évoluait pour les Checkers d'Indianapolis de l'IHL.

Après sa retraite, il retourna s'établir dans la ville où il connut les meilleurs moments de sa carrière, à Hershey, où il continua notamment de s'impliquer dans le hockey local tout en prenant part quelque fois à une équipe d'anciens des Flyers de Philadelphie...

En 1997, alors qu'il assistait à un match des Bears, l'équipe demanda à Parro s'il pouvait revêtir à la dernière minute un habit de gardien afin d'être un substitut potentiel à Marc Denis lors du prochain match, le gardien Petr Franek s'étant fait blessé lors du match et l'équipe devait quitter tout de suite après le match pour se diriger vers New Haven. Parro, alors âgé de 40 ans et à la retraite depuis près de dix ans, regarda le match au bout du banc et se fit même dire, après deux buts, par Bob Hartley de se tenir prêt à jouer... Heureusement pour lui, Marc Denis connut un excellent match et il ne fut qu'un spectateur en uniforme...

jeudi 19 août 2010

LNAH : Petits problèmes d'avant départ pour le GCI

La nouvelle équipe du GCI de Sorel vient de connaître un mauvais coup quelques temps avant le début de la saison. Leur entraîneur Martin Lacroix a pris le chemin de la France afin de remplacer un de ses amis qui s'est tristement enlever la vie dans la ligue Magnus... L'équipe se retrouve donc sans entraîneur, on souhaite que tout s'arrange parce que comme Sorel est maintenant la ville la plus près de Montréal dans la LNAH, c'est probablement en ces lieux que je vais aller ingurgiter de la bière et crier des choses méchantes aux joueurs adverses...

L'histoire vaut la peine d'être lue. Voici la dépêche de l'équipe :

Coup de théâtre chez le GCI

Jeudi, 19 Août 2010


SOREL-TRACY - Tout baignait dans l'huile pour le DG du GCI environnement, Christian Deschênes jusqu'à mercredi après-midi alors que son entraîneur-chef, fraîchement nommé, Martin Lacroix, lui faisait part d'un revirement de situation plutôt inusité. En fait, c'est suite à une tragique histoire survenue en France au cours du dernier week-end, qui aura une incidence sur le cours des choses ici.

Alain Vogin, le nouvel entraîneur-chef des Ducs D'Angers, équipe de la ligue Magnus (Élite) en France, un québécois d'origine, mais naturalisé Français, s'est enlevé la vie samedi dernier de façon tragique, une journée avant le début du camp d'entraînement de l'équipe française.

N'ayant personne sur la patinoire pouvant diriger un entraînement, puisque que l'entraîneur adjoint n'avait pas encore été nommé, la direction de l'équipe française s'est tournée en désespoir de cause, vers la seule personne en qui elle avait confiance, c'est à dire, Martin Lacroix pour lui demander de revenir sur sa décision, celle de quitter la France pour diriger le GCI de Sorel-Tracy, et de revenir à Angers, mais à titre d'entraîneur-chef.

Acceptant l'offre de l'équipe de retourner à Angers dans la cohue, Lacroix s'est dit tout de même très ébranlé lorsqu'il a appris la mort de son ami. « Lorsque j'ai quitté Angers, j'avais aidé Alain Vogin à préparer l'équipe pour la saison prochaine, et j'avais même tout préparé pour son camp d'entraînement. C'est terrible, je le connaissais depuis 15 ans, nous avons joué plusieurs années ensemble, il avait une femme (Française) et un bébé de neuf mois. », expliquait-il avec émotions. « L'équipe n'avait pas encore trouvé d'entraîneur adjoint. J'arriverai en France jeudi et ce sera directement aux funérailles d'Alain, ce ne sera pas évident ! ».


Cependant, il s'agit d'une opportunité en OR pour Lacroix et même un avancement pour sa carrière puisqu'il deviendra entraîneur-chef de cette équipe de la ligue Magnus, l'équivalent de la LNH en France, toute proportion gardée.

« Je suis désolé pour l'organisation du GCI, les gars travaillent tellement fort, je les remercie d'avoir pensé à moi, mais Christian a accepté ma décision avec beaucoup de classe et de compréhension. Je suis désolé aussi pour les partisans sorelois, on venait à peine de m'annoncer partout, mais je ne pouvais faire autrement, c'est un cas de force majeure, c'est une tragédie pour l'équipe là-bas. », concluait Martin Lacroix.

Deschênes très déçu

Alors qu'il croyait la question des entraîneurs réglée depuis longtemps, et se croyant en mesure de régler d'autres dossiers importants, voilà qu'il doit faire deux pas en arrière et reprendre ses recherches et les négociations d'usage, à ce niveau.

« Même si toute cette histoire survient trois semaines avant le camp d'entraînement, trois semaines c'est court pour trouver un bon entraîneur-chef selon les critères que je demandais. J'avais la chance d'avoir réglé ce dossier, et de me concentrer sur autre chose, à la veille du prochain camp. Ce sera plus difficile de trouver un entraîneur parce que plusieurs d'entre eux ont accepté des postes ailleurs.», expliquait Deschênes la mine déconfite.

Christian a d'ailleurs fait l'entrevue mardi soir au Colisée Cardin, habillé en joueur de hockey, entre deux séances d'entraînement du camp de "Mise en forme" de l'AHMBR, une aide qu'il avait promise au hockey mineur.

« Je vais revoir ma liste de candidats au cours de la prochaine semaine, tous les CV, et mon téléphone sera ouvert. Daniel Archambault, l'entraîneur adjoint, aura son mot à dire aussi. Je n'avais pas vraiment de plan B, car je croyais que Martin resterait ici. Je voulais prendre la semaine pour aider le hockey mineur, mais je crois que mon agenda vient subitement de changer.», concluait-il.

Jean Doyon
Directeur des communications
GCI environnement de Sorel-Tracy



Je désire souhaiter mes plus sincères condoléances à la famille d'Alin Vogin...

mercredi 18 août 2010

Nordique Nation?


Petit commentaire. On m'a envoyé le lien vers une archive d'hier de la Radio X de Québec à propos de l'idée assez intéressante de partir un Fan Club des Nordiques. Le projet est vraiment intéressant, montrer, en formant un fan club des Nordiques, que la population salive à l'idée d'avoir une équipe de hockey! Le mouvement pourrait prendre assez d'ampleur pour montrer en quelque sorte l'intérêt de la population du Québec (pas juste de Québec) pour le retour d'une équipe de hockey à Québec. L'idée est bonne considérant la capacité des gens de Québec à se mobiliser dans des mouvement collectif, rappelez-vous des marche pour défendre CHOI à l'époque de Jeff Filion. Ce n'est pas à Montréal qu'on serait capable de se mobiliser afin par exemple de demander la construction d'un stade de baseball pour le retour des Expos, on aime mieux se faire imposer des Quartier des Spectacle devant le fait accomplis en se faisant fermer et en se fermant la gueule... Je crois d'ailleurs qu'une marche déjà est prévue pour cet automne afin de manifester l'intérêt de la population pour le retour des "Nordindes".

Comme je le disais, l'idée est très intéressante, après tout, cette semaine on nous annonçait qu'un rallye pour le retour des Whalers avait eu lieu en fin de semaine à Hartford et 4500 personnes se sont rassemblé pour revendiquer le retour de la NHL dans cette petite ville du Connecticut. Moi je serais pas contre, j'aime la raison pourquoi cette étrange équipe qui aimait beaucoup le "brass bonanza" avait été fondée et un retour au Connecticut ou ailleurs en Nouvelle-Angleterre d'une équipe qui porte le nom New England et non St-Machin comme les Whalers à l'origine pourrait donner une alternative aux méchants Bruins tout comme c'était le but dans les années 70... Anyway, c'est certain que les proto-fans de la futur équipe de Québec, vous les connaissez ceux qui vous écoeurent depuis 10 ans qu'ils prennent pour le Canadien par défaut et qui n'en manquent pas une, et bien ces proto-fans ou ex-fans des Nordiques peuvent être plus nombreux que les ex-fans de la petite baleine blanche et de Kevin Dineen...

Je les vois ces fans des Nordiques partout, de mon beau-frère de Québec à une très grosse majorité de vous, lecteurs de ce blogue, en passant par le petit kid que j'ai vu cette semaine en revenant de Toronto dans un McDo sur le bord de la 401 qui n'avait, vu son âge, jamais vu les Mike Hough, Randy Velischek, Mikhail Tatarinov et autres Herb Raglan porter les couleurs des Nordiques, en fait il n'a sûrement jamais vu les Nordiques jouer... Tout ça pour dire que la population du Québec, même les hardcore fans des "Canachiens" comme moi, est prête pour le retour des Nordiques et comme point de départ, un geste comme celui de faire un fan club est très bon... D'ailleurs, comme le disaient les gens de Radio X, il risque d'avoir très rapidement plus de monde qui seraient fans du fan club des Nordique que de la plupart des équipes de la NHL, Canadiens inclus selon moi...

Ce qui me gosse avec ça, c'est le nom que veulent donner les gens de Radio X. J'aime même l'humilité qu'ils prennent en voulant que l'initiative ne soit pas être associé à cette radio qui ne fait pas l'unanimité surtout pas dans la ville que j'habite. Personnellement, je me marre beaucoup à l'écouter... Si le mouvement se veut être un mouvement qui montre l'unicité de la ville de Québec et de ses fans de hockey, pourquoi appeler le mouvement "Nordique Nation"? Ça sonne selon moi pas mal colonisé si on veut utiliser un terme du regretté Pierre Falardeau... Une équipe qui se voulait à l'origine plus québécoise que le sacro-saint Canadien de Montréal, qui se voulait être une équipe du peuple québécois, dont les joueurs avaient des contrats en français, que les fans veulent le retour en prenant un nom en anglais comme une vulgaire copie d'équipe de football de Saskatchewan ou de la Californie. Pourquoi ne pas nommer ce fan club avec un nom qui fait plus distinct? Simplement en inversant les deux mots, Nation Nordique, moi je suis in! Ça donne un côté un peu nationaliste pas désagréable tout en ne sonnant pas comme une pâle copie cheap d'un fan club de football...

En tout cas, bonne chance pour votre fan club, mais de grâce, prenez un autre nom!

On est vraiment loin de ce petit moment humble du retour de Foote, Sakic et Forsberg...




P.S. J'adore également une cérémonie de retrait du numéro 19 de Joe Sakic et du 32 de Dale Hunter comme geste public... Sincèrement, vous avez de très bonnes idées, continuez...

mardi 17 août 2010

Sudden Death

Je suis dans un véritable marathon de films de JCVD cette semaine, au grand déplaisir de ma copine. Alors rendu à Sudden Death, pourquoi ne pas le partager avec vous...

Si vous avez à "délocker" un megavidéo, allez ici...

Il faut dire que Luc Robitaille est pas mal moins bon que dans l'épisode de Bones où il apparait

Fait à savoir : Comme le film fut tourné durant la grève de 1994, les deux équipes faisant office de Blackhawks et de Penguins furent deux équipes de la ECHL, les Nailers de Wheeling et les Chiefs de Johnstown. Comme je l'ai dit plus haut, certains joueurs comme Luc Robitaille jouent leur propre rôle. Markus Näslund et Bernie Nicholls jouent leur propre rôle sans être mentionné dans le générique alors que Ian Moran, un joueur qui évoluait à l'époque avec la filiale des Penguins des Lumberjacks de Cleveland qui joue le rôle de Chris Chelios...



Citation de la semaine

Sur le Twitter de Mauvaisoeil :

L'opération charme de Pierre Gauthier inclut aussi pousser Jean Béliveau en bas des marches et cracher sur votre plus jeune.


lundi 16 août 2010

Trêve de hockey # 26 : Woody Strode

Pour ceux qui s'y connaissent en films cultes des années 60, le nom de Woody Strode vous dit probablement quelque chose. Il fut connu notamment pour avoir été un des acteurs fétiches du grand John Ford, le plus américain des cinéastres. En plus de jouer souvent aux côté de John Wayne, il eut notamment la chance d'être l'acteur principal d'un film de ce cinéaste, Sergeant Rutledge. Tenir le premier rôle était une chose rare à l'époque pour une personne noire. Son rôle le plus connu fut probablement celui de l'esclave noir que Spartacus refuse de tuer dans le film du même nom de Stanley Kubrick. Il fait parti également du trio d'acteurs fétiches de John Ford qui se font descendre au début de mon film préféré de tous les temps, Once Upon A Time In The West à titre d'hommage de Serio Leone au cinéma de Ford... Bref, il a joué au sein de plusieurs films qui méritent d'être dans votre collection de DVD. Mais bien avant de devnir un acteur, il connut une carrière d'athlète remarquable...

Woody Strode est né en 1914 à Los Angeles. Au début des années 30, Strode, alors étudiant à UCLA, Strode fut un athlète remarquable qui attira énormément l'attention. Il fut notamment le premier étudiant noir américain à faire partie d'une frat, les Alpha Phi Alpha. C'est tout d'abord au décathlon qu'il se fit remarquer, allant jusqu'à représenter son pays lors des méchants Jeux Olympiques de 1936 à Berlin. En 1939, il se joint à l'équipe de football de UCLA auxquels se joinrent également le futur pionnier du baseball Jackie Robinson et Kenny Washington qui sera plus tard l'un des premiers noirs à jouer au football professionnel. Les trois firent parti d'une des plus redoutables ligne de défensive arrière de tout le monde du football collégial de l'époque...

Au début des années 40, comme beaucoup de jeunes américains en santé, Strode servit sous les drapeaux. Il se battit dans le Pacifique Sud, notamment à Guam et dans les Mariannes. Un peu avant son service, qui dura de 1942 à 1946, Strode joua dans son premier film à titre de figurant, un film qui se nommait Sundown, en 1941.

Bien que sa carrière de footballer ait été ralentie par son service militaire, Strode la reprit au sortir de la Guerre. À cette époque, la NFL était une ligue réservée uniquement aux blancs. Kenny Washington (sur la photo à gauche) par exemple continua sa carrière de footballer avec les Bears d'Hollywood d'une ligue de football nommée Pacific Coast Professional Football League qui exista durant les années 1940. Washington joua pour cette équipe de 1941 à 1945. Le footall californien à l'époque était une chose régionale. Dans les années 1920, une équipe de joueurs californient de Los Angeles , les Buccaneers, joua dans la NFL sans jouer aucun matchs à domicile. Cette équipe était considérée comme une équipe de voyage en raison des coûts exorbitants des voyages d'équipes vers Los Angeles dans les années 20. Le football en Californie ayant à l'époque sa propre saveur due à son isolation du reste de l'amérique, l'intégration des noirs dans cette ligue professionnelle fut plus facile que dans la sacrosainte NFL. C'est en 1946 alors que les Rams de Cleveland déménagèrent à Los Angeles que la NFL donna la permission d'intégrer des noirs à l'équipe suite aux pressions des propriétaires du Los Angeles Memorial Coliseum refusant de prêter le gigantesque stade à l'équipe si elle n'intégra pas des joueurs de couleur. C'est donc ainsi qu'en 1946, Strode et Washington devinrent les premiers noirs à évoluer dans la NFL, soit un an avant que leur ancien co-équipier Jackie Robinson ne brise la barrière raciale au baseball.

La carrière de Strode avec les Rams fut très brève, elle ne dura en fait qu'une seule saison. Il prit, lors de la saison 1948, le chemin du Nord. Il se joint donc lors de cette saison aux Stampeders de Calgary qui évoluaient alors dans une ligue nommée la Canadian Football League West Division, ligue de football qui est en fait la division ouest de la présente CFL. Avec les Stampeders, Strode fut une véritable vedette qui mena l'équipe jusqu'à la victoire de la première Coupe Grey de la formation à sa première saison avec l'équipe. En fait, les Stampeders furent invaincus lors de cette saison, il s'agit de la seule équipe qui connut une saison parfaite de l'histoire de la CFL. Strode apparemment a remporté ce match de 12 à 7 contre les Rough Riders d'Ottawa à lui seul... Il jouait alors autant à la défensive qu'à l'attaque... Autre fait à noter, il s'agit en fait de la première finale de la Coupe Grey où des fans de l'équipe de l'Ouest ont débarqué en contigent dans la ville où se tenait la final (Toronto). C'est une tradition depuis. Apparemment que la célébration de la victoire fut l'une des plus solidejamais réalisée. Strode aurait même fait entrer un cheval dans le Royal York Hotel. Strode dira plus tard que cette victoire fut l'un des plus beau jour de sa vie...

Strode passa une autre saison avec les Stampeders en 1949 avant de quitter le football pour de bon. Il connut ensuite une carrière de lutteur jusqu'en 1960. Cette carrière le fit connaître un peu partout en Amérique du Nord à une équipe où ce sport était une véritable religion. Durant cette période il accumula également un nombre grandissant de preésences au cinéma. Sa carrière devint assez grande au début des années 60 avec les films mentionnés plus haut. À la fin des années 60, tannéde jouer le noir de service à Hollywood, il déménagea en Italie où il devint un acteur régulier de Spaghetti Westerns. Il joue d'ailleurs dans un de mes SW préféré, l'excellent Keoma...




Woody Strode mourut le 31 décembre 1994 à l'âge de 80 ans. Le dernier film où il; apparut fut The Quick and The Dead de Sam Raimi (réalisateur de Spider-Man et de EVIL DEAD!) qui sortit l'année suivante...

Le Woody de Toy Story prend son nom de ce dernier...



jeudi 12 août 2010

Le Spider-Man catch!

Voici le superbe attrapé de Masato Akamatsu qui est survenu cette semaine dans la ligue du Japon. Masato Akamatsu évolue pour les Hiroshima Toyo Carp, une équipe dont l'équipement est semblable à celui des Reds de Cincinatti. La chose est commune au Japon, beaucoup d'équipes portent des uniformes semblables aux équipes américaines, mais pas à celui des Expos à ce que je sache.

Avez-vous remarqué justement le nombre de personne qui porte des casquettes des Reds récemment? Même dans la ville de Boston où les Red Sox sont plus important que Dieu lui-même j'ai remarqué un bon nombre de casquette des Reds la semaine dernière... Pouvez-vous me l'expliquer celle-là? Surement, comme moi, des fans de Guns'N'Roses et de Pete Rose...


On devait attendre les Capitals en finale...

Quand je vous ai dit plus tôt cette saison de garder vos mains dans vos poches lorsque vous remportez le trophée Prince-de-Galles (Prince Of Wales), et bien je ne prévoyais pas que cette malédiction allait aller plus loin que le fait de proter mal chance aux Flyers de Philadelphie en finale de la Coupe Stanley... Sachez que l'imbécile (il n'y a pas d'autres mots plus flatteurs) qui avait pour tâche de graver le nom du gagnant sur le trophée a inscrit "Washington Capitals" au lieu de "Philadelphia Flyers"... Non mais quand on dit que la NHL favorise certaines équipes...


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mercredi 11 août 2010

mardi 10 août 2010

Le retour des Nordiques, une promesse conservatrice?


Petit commentaire politique...

Je ne suis pas contre le retour de Nordiques, au contraire. Je n'ai jamais été un fan, mais j'adorais Peter Stastny, Joe Sakic, Dale Hunter et autres Michel Goulet. La guerre de tranchée des années 80, vous savez, Nordindes contre Canachiens, c'était de bons moments de hockey. Je suis bien sûr d'accord pour dire que Québec mérite plus une équipe que Miami ou Phoenix et quand je suis allé voir Iron Maiden à Québec l'autre jour, à voir le nombre de gens avec des casquettes des Nordiques, ça m'a prouvé que les gens sont prêts... Mais voilà, une seule chose me chicotte à propos de ce bon timing depuis quelques mois à propos du retour des Nordiques. Quand on dit que même Gary Bettman est d'accord, c'est qu'il y a unanimité à propos du retour éventuel des Nordiques... La décisions selon moi sera à l'avant-plan plus politique qu'économique... Voyez... Bien sûr il y a apparemment des grosses discussions à propos d'hommes d'affaires comme René Angélil ou Pierre-Karl Péladeau et même Pâtrick Roy à propos de l'accession de la ville de Québec à une franchise de la NHL. Ces gens là auront beau discuter aussi longtemps qu'ils le veulent, le gros move viendra d'Ottawa...

Québec est une ville qui vote traditionnellement plus conservateur que le reste du Québec et le gouvernement actuel à Ottawa le sait. En ouvrant les coffres comme seul un gouvernement en fin de règne peut le faire afin d'officialiser le projet du nouvel arena. Du même coup, il peut s'attirer que le cœur des anciens Nordiques dans les urnes et s'assurer un bon bassin de vote au Québec et potentiellement s'assurer un score encore plus près de la majorité. La décision serait plus stratégique alors que le simple bon goût du hockey. On ne nie pas que le premier ministre adore le hockey, mais on peut dire que stratégiquement, il sait que les gens du Québec aiment le hockey... Si il écoutait régulièrement CKAC, il saurait à quel point une telle décision de mettre Québec à l'avant-plan afin de recevoir une franchise de la NHL par rapport aux autres vills de l'Amérique du Nord peut être payante (kin toi. Kansas City)... Tout les frustrés du départ de Jaroslav Halak ou autre Guillaume Latendresse qui pleurent sur les onde en n'espérant que le retour des Nordiques pour qu'ils prennent pour cette équipe parce qu'elle aura plus de québécois que le Canadien n'oublieront peut-être pas le geste d'Harper quand il sera temps d'aller aux urnes (Je reviendrai bientôt sur le "plus de québécois des Nordiques".) Donc si Harper est aussi stratégique que je le pense, et je crois qu'il est un fin politicien à ses heures, attendez-vous à avoir un aréna bientôt à Québec... Il est très silencieux cet été, question de faire oublier les matraques de Toronto, mais attendez-vous à un coup fumant à l'automne... De tout façon, au pire, avec un homme aussi charismatique que Michael Ignatieff comme chef de l'opposition (on en vient à s'ennuyer de Stéphane Dion), il a le temps de planifier son coup...

Pour ce qui est de l'accession de la franchise, Harper pourrait ainsi faire d'une pierre deux coup en se mettant plus près des médias de Québécor. La collusion n'est pas toujours officielle, mais quand on regarde la une du Journal de Montréal d'hier par exemple, on voit bien qu'on est pas loin d'avoir un Fox du Nord avec l'empire de PKP :




Donc le retour des Nordiques, j'ai rien contre, mais regardez bien ce qui va se tramer derrière ça...


(un gros hello à Louis)