dimanche 18 décembre 2011

Jerry Toppazzini

Vous vous rappelez certainement de cette série Ultimate de 1992. Cette série émise lors du 75e anniversaire de la NHL représentait des joueurs de l'époque des 6 équipes classiques, notamment dans les années 50 et 60. On retrouvait en avant une ancienne photo du joueur et on voyait la plupart du temps le joueur habillé en habit de hockey en 1992. La plupart étaient âgés autour de la soixantaine. J'avais à l'époque acheté une boîte de cette série de 132 cartes si ma mémoire est bonne et il y avait assez de cartes pour en faire trois fois la séries... Cette série ne valait peut-être pas de la crotte au sens Beckett du terme, mais elle était très intéressante pour en savoir plus sur des joueurs un peu plus méconnus de cette époque... Pour un passionné de l'histoire du hockey comme moi, c'était du bonbon...


Cette carte de Jerry Toppazzini était assez marquante, surtout quand on entrait dans le début de l'adolescence et que ton environnement masculin est en plein bourgeonnement... Je ne comprends pas pourquoi on a décidé de mettre une photo de la sorte, mais elle m'a marquée pour la mettre sur mon blogue un peu moins de 20 ans plus tard...

Jerry Toppazzini est né à Copper Cliff dans la région de Sudbury dans le nord de l'Ontario. À cette époque, cette ville est l'une de trois seules petites villes ontariennes à posséder une patinoire intérieur, ce qui aura pour effet de développer des grands joueurs comme Tim Horton, Tod Sloan, George Armstrong ainsi, bien sûr que Jerry Toppazzini et son frère Zelio. Toppazzini joua son hockey junior avec les Flyers de Barrie, une équipe appartenant aux Bruins, au début des années 50 avant de se joindre au système professionnel des Bruins de Boston en 1951 en s'alignant avec les Bears de Hershey. L'année suivante, en 1953-54, Toppazzini se joint aux Bruins avec qui il connut un saison recrue assez respectable avec 10 buts pour un total de 23 points ce qui n'est pas si mal pour les années 50.

Après une autre saison dans l'organisation des Bruins avec quelques passages dans la ville du chocolat, Toppazzini fut envoyé à la fin de cette dite saison aux Hawks en retour de Gus Bodnar. Il passa une seule saison à Chicago avant de passer aux Red Wings la saison suivante... C'est au cours de cette saison qu'il retourna à Boston, là où tout a commencé, et où sa carrière prit son envol...
(Il est beau ce chandail des Hawks...)

Les Bruins des années 50 étaient une équipe sachant compétitionner, au milieu de la grande époque du Canadien, des Red Wings en perte de vitesse et des Maple Leafs et des Black Hawks en construction. En 1957 ainsi qu'en 1958, les Bruins atteignirent la finale de la Coupe Stanley, perdant bien entendu aux mains du Canadien. À cette époque, Jerry Toppazzini était dans ses meilleures années. En 1958, il connut un sommet en carrière en récoltant 25 buts. Sachant marier de fortes qualités offensives et défensives et étant un joueur d'équipe hors pairs, Toppazzni était un des joueurs préféré des fans des Bruins ainsi qu'auprès de ses coéquipiers. À cette époque il remporta deux fois le trophée Elizabeth C Dufresne remis au joueur des Bruins le plus populaire aux matchs locaux... En passant, c'est Tim Thomas qui l'a remporté l'an dernier...

Vous voulez savoir à quel point il était un team player, voici une anecdote savoureuse à propos de Toppazzini. Le 16 octobre 1960, Toppazzini marqua l'histoire de la NHL en jouant les dernières seconde d'un match en tant que gardien. Alors qu'il ne restait que 30 secondes, le gardien des Bruins Don Simmons se blessa. Alors qu'à cette époque, aucune équipe n'avait de gardien substitut sur le banc (ça deviendra obligatoire qu'en 1965), on devait avoir un gardien back-up dans l'aréna. Avec peu de temps restant au match et l'impatience devant le temps d'habiller un gardien qui de surcroit était un gardien appartenant aux Hawks, Toppazzini décida de mettre les "pads" de Simmons et de garder les buts... Il ne reçut aucun tirs durant ces 30 secondes mais devint le dernier joueur à être un gardien substitut dans la NHL...

(Si vous vous rappelez bien, on avait demander le nom du dernier joueur à avoir gardé les buts à Gerry Rochon dans la légendaire émission de Tous Pour Un sur le hockey. J'ai "Jerry Toppazzini" dit par mon héros de gravé dans la mémoire...)

À cette même époque, Toppazzini était à son zénith au niveau des points, connaissant deux saisons de 50 points. À cette époque par contre, les Bruins étaient en perte de vitesse, devenant une équipe dans la cave d'une NHL dominée par les Hawks et les Leafs et les Canadiens en transition vers la dynastie des années 60, celle que l'on a nommée la "Dynastie oubliée". Dans cette transition pour les Bruins, Toppazzini fut écarté de l'équipe en 1964. Il fut alors échangé (à nouveau) aux Hawks qui l'envoyèrent (à nouveau) aux Red Wings qui l'assignèrent à son club-école des Hornets de Pittsburgh de l'AHL. Il passa une saison avec cette équipe pour prendre le chemin de Los Angeles avec les Blades de la WHL pour deux saison avant de terminer sa carrière lors de la saison 1967-68 avec les Flags de Port Huron de la IHL où il était joueur-entraîneur.

Il poursuivit par la suite une carrière d'entraîneur à différent niveaux. Il entraîna les piteux Kings de Springfield durant deux saison en 1972-73 et en 1973-74 dans une période où les joueurs des ligues mineures envahirent les équipes d'expansions de la NHL et de la WHA. Il devint par la suite entraîneur des Wolves de Sudbury se méritant d'ailleurs le titre d'entraîneur de l'année en 1976. Après son départ à titre d'entraîneur des Wolves en 1977, il se retira du hockey et ouvrit un magasin de vêtement masculin à Sudbury. Il est encore de nos jours une personnalité très populaire dans cette ville...




2 commentaires:

keithacton a dit…

Pourquoi dis-tu que cette série (Ultimate Original 6) ne valait pas de la crotte? Personnellement, je l'aimais bien. Elle était différente et sans prétention. Elle permettait d'avoir des cartes d'anciens joueurs sans avoir à se ruiner. De plus, contrairement aux nombreuses autres séries de cette période, elle ne se préoccupait pas d'émettre la 63e carte recrue de Nelson Emerson ou Kevin Todd.

Martin ITFOR a dit…

Je disais ça en terme de valeur Beckett...