jeudi 24 mai 2012

Tom McVie


Je me suis récemment procuré un merveilleur livre, L.N.H. 1977-78 de Jim Proodfoot, un superbe livre mal traduit qui nous présente toutes les équipes et leur joueurs principaux et tout en prédisant ce que les équipes feront dans la saison 1977-78... Une superbe lecture de toilette!


Dans le chapitre des Capitals de Washington, le tout commence avec un passage assez étrange :

Quand on visite le vestiaire des Capitals de Washington, on entend quelque chose de différent de la musique rock'n'roll  omniprésente ailleurs dans la L.N.H. L'entraîneur Tommy McVie tient en effet à ce que ses joueurs écoutent des marches militaires.
"Il y a quelque chose dans le tempo, une certaine excitation musicale, qui inspire les gens, explique McVie. Des siècles d'histoire l'ont démontré et j'ai toujours trouvé que ça fonctionnait avec les équipes que je dirigeais."

Je ne sais pas pourquoi, mais ça m'a fait pensé à cette citation d'Einstein qui n'a pas rapport tant que ça :

La justice militaire est à la justice ce que la musique militaire est à la musique.

Ou encore cette parole de Renaud :

Les marches militaires, ça m' déglingue Et votr' République, moi j' la tringle,

Personnellement, je ne pense pas que mettre de la musique militaire dans un vestiaire devrait avoir une influence, mais néanmoins, l'histoire nous dit que ça n'a jamais fonctionné pour les Capitals de Washington...

Tom McVie a entraîné les Capitals de 1975-76 à 1978-79, donc à partir de la deuxième saison de cette équipe qui formait à cette époque une équipe de fond de cave de la NHL. Il a fait le saut avec les Capitals alors qu'il était entraîneur avec les Gems de Dayton de la IHL, club-école des Capitals de Washington. 


McVie est né en 1935 à Trails en Colombie-Britannique. McVie débuta sa carrière en 1956-57 avec les Mercurys de Toledo de la IHL. L'année suivante, il se joignit aux puissants Totems de Seattle de la WHL, alors une puissance de cette ligue, notamment avec l'excellent Guyle Fielder, l'un des joueurs les plus sous-estimés de l'histoire du hockey. En 1959, il remporta le championnat de cette ligue avec les Totems. La seconde fois qu'il remporta le championnat de la WHL fut en 1965 avec les Buckaroos de Portland avec qui il s'alignait depuis 1961. 

À la fin des années 70, McVie fut reconnut pour ses talent de leader et se vit offrir un poste de joueur-entraîneur avec les Jets de Johnstown, l'équipe qui inspira les Chiefs de Charlestown... Par contrenotez que ce n'est pas lui qui inspira le rôle de Reggie Dunlop, ce dernier étant inspiré du légendaire Jack Brophy. Après une saison 1972-73 avec les Jets, il devint entraîneur à temps plein avec les Gems de Dayton de la IHL qu'il mena jusqu'à sa promotion avec les Capitals en 1975.

En 1979, il quitta la barre des Capitals en fin de saison pour aller vers les Jets de la WHA pour les aider à remporter la dernière Coupe AVCO de l'histoire. McVie fit le saut avec les Jets dans la NHL pour dirigé une équipe mutilée par les autres équipes de la NHL qui réclamèrent les joueurs qui les appartenaient. Après une saison de misère, McVie fut remercié au début de la saison 1980-81. Au début des années 90, après un passage dans les ligues mineurs, McVie revint dans la NHL avec les Devils du New Jersey après plusieurs années à diriger les Devils d'Utica. Encore une fois, McVie se retrouva à la barre d'une équipe misérable de la NHL. C'était la préhistoire des Devils, vous savez, quand cette équipe était insignifiante...

McVie s retrouva par la suite avec l'organisation des Bruins avec qui il occupa plusieurs postes jusqu'à nos jours... Après toutes ces années, McVie se retrouva avec une équipe championne pour la première fois depuis 1979 lorsque les Bruins remportèrent la Coupe Stanley...


L'histoire ne dit pas s'il a mis des marches militaires dans le vestiaire des Bruins... 

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Ha! J'ai le même livre que j'avais déniché dans un village des valeurs ou vente de garage, me souviens plus...
C'était l'époque de Guy Lafleur à son "prime", il venait de remporter, coupe Stanley, trophées Art ross et Smythe.
Larry Robinson a eu 85 pts cette saison là, wow!

Anonyme a dit…

J'avais une version en francais aussi. si je ne l'ai pas lu 100 fois...