lundi 29 octobre 2012

Hubert « Pit » Martin

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(Texte et images de Benoît AKA KeithActon)

Bien que son prénom était Hubert, Martin a toujours été connu dans les milieux du hockey comme étant « Pit », un surnom dont il a hérité, qui serait inspiré d’une bande dessinée.

C’est l’ex-gardien Wilf Cude (texte du 27 mai 2011), qui était à ce moment son entraîneur à Noranda, qui l’a référé à l’organisation des Red Wings.

C’est au cours de la saison 1961-62 qu’il a joué son premier match dans la LNH.  C’est aussi au cours de cette année qu’il a fait partie de l’équipe championne de la Coupe Memorial, les Red Wings de Hamilton.

Il a par la suite joué sporadiquement avec Détroit, jusqu’à son passage à Boston en 1965.  À ce moment, les Bruins étaient une équipe médiocre depuis un moment, mais leur fortune était sur le point de tourner.  Gerry Cheevers s’est amené la même année et en 1966, c’est Bobby Orr qui s’est joint à eux.

En mai 1967, Martin a été au cœur d’un échange qui a eu un énorme impact sur les deux équipes impliquées et bien sûr, sur sa carrière.  Les Bruins l’échangèrent avec Gilles Marotte et Jack Norris aux Black Hawks contre Phil Esposito, Ken Hodge et Fred Stanfield, une des pires transactions de l’histoire.

Ces trois joueurs ont tous rendu de fiers services aux Bruins.  Esposito a bien sûr gagné cinq trophées Art Ross, deux Harts et il a battu le record du nombre de buts en en une saison (76, en 1970-71, record qui tiendra jusqu’à ce que Gretzky ne le batte en 1981-82).  Hodge a joué neuf saisons avec les Bruins, incluant une de 50 buts et deux de 100 points.  Stanfield a aussi apporté son importante contribution pendant les six saisons qu’il passa à Boston.  Et ils ont bien sûr été des rouages importants lors des deux victoires de la Coupe Stanley, en 1970 et 1972.

Pendant ce temps, Marotte a joué 192 matchs avec Chicago avant d’être échangé aux Kings.  De son côté, Norris n’a joué que 10 parties avec les Black Hawks, avant d’être laissé aller.  Donc, peu de temps après l’échange, Martin était tout ce qu’il restait aux Hawks de l’échange d’Esposito, un fait qui lui a collé à la peau d’une certaine façon.

Il est resté plus de dix ans à Chicago.  Il a connu de bonnes saisons, incluant une de 90 points en 1972-73.  L’équipe s’est aussi bien débrouillée.  Elle a atteint la finale en 1971 et en 1973, mais elle s’est inclinée en 7 et en 6 matchs, contre les Canadiens chaque fois.  Si elle est passée à un match de la Coupe en 1971 et à deux en 1973, qui sait ce qui serait arrivé si en plus de compter sur Bobby Hull (qui n’était toutefois plus là en 1973), Stan Mikita, Tony Esposito et Pat Stapleton, l’équipe avait pu aussi se fier sur Phil Esposito, Hodge et Stanfield?

En novembre 1977, il a été échangé aux Canucks contre des considérations futures qui sont devenues le gardien Murray Bannerman (texte du 28 janvier 2010).

À sa retraite en 1979, ses statistiques montraient une fiche de 324-485-809 en 1101 matchs.  Au cours de sa carrière, il a entre autres remporté le trophée Bill Masterton (persévérance et esprit sportif) en 1970, participé à quatre Matchs des Étoiles et été président de l’Association des Joueurs de 1974 à 1975.

Martin connut toutefois une bien triste fin.  Le 30 novembre 2008, il faisait de la motoneige avec un ami sur le lac Kanasuta, dans son Abitibi natale. C’est alors que la glace céda sous leur poids.  Son ami s’en est tiré, mais après s’être débattu pendant un moment, Martin s’est noyé.  Il avait 64 ans.

Sources : Joyce, Gare, The Devil and Bobby Hull, John Wiley & Sons Canada Ltd, 2011

“Pit Martin: Une fin cruelle” d’André Rousseau, 2 décembre 2008 (fr.canoe.ca), legendsofhockey.netwikipedia.org


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dimanche 28 octobre 2012

The Last Gladiator ou The Last Gladiators?



J'étais, dans ma prime jeunesse, un gros fan de Chris Nilan. Je crois qu'après Mats Naslund, il était mon joueur préféré, même avant Wayne Gretzky ou Mario Lemieux. D'ailleurs, je portais le numéro 30 quand je jouais au hockey en son honneur, notamment parce qu'il n'y avait jamais de 26. Ça faisait en sorte que je jouais avec un chandail de gardien de but trop gros pour moi...

Anyway, je suis donc, en tant que grand fan de Chris Nilan, allé par ce bon dimanche après-midi voir le  documentaire à propos de l'ancien homme dur du Canadian The Last Gladiator. Sans vouloir être trop méchant, j'ai eu l'impression d'être allé voir un film fait avec deux projets distincts. On dirait qu'en marge du documentaire sur la vie de Chris Nilan, on a collé des séquences d'un documentaire sur le s goons non terminé. 

C'est qu'en parallèle de l'histoire de Nilan, on retrouve beaucoup d'interventions d'autres anciens bagarreurs en prenant soin de parler de différents moments dans la vie des joueurs. On revient par exemple sur le fameux incident entre Marthy McSorley et Donald Brashear qui a précipité la fin de la carrière du premier, on parle également du décès de Bob Probert (il y a d'ailleurs une entrevue avec lui et des scènes de ses funérailles) ou encore de l'accident qui a mit fin à la carrière de Tony Twist. On illustre bien toute la complexité de la vie de goon, celle si bien décrite dans le livre The Code de Ross Bernstein. Une petite portion de ce film parle d'ailleurs de ce code non-écrit du goon. Tony Twist par exemple explique qu'il n'essayait jamais de blesser un joueur parce qu'il ne voulait pas empêcher un mec de mettre du pain et du beurre sur sa table. Ce genre de règle non écrite est un des sujets les plus intéressants par rapport aux durs à cuire.

En parallèle avec cette description de ce qui est la violence au hockey et la vie des joueurs, on retrouve bien sûr l'histoire de Chris Nilan. Il est très intéressant de voir que malgré son apparent manque de talent, sa détermination l'a aidé à devenir l'un des joueurs les plus populaires des années 80 à Montréal et qu'il l'a bien redonné parce qu'il avait le CH tatoué sur le coeur (en fait, sur l'épaule). On apprend par exemple que beaucoup de joueurs et d'entraîneurs travaillaient fort avec Nilan pour développer ses habilités, ce qui l'a aidé à devenir un joueur plus complet et que cette attention était apporté en raison de sa détermination. On y fait notamment allusion à l'épisode où ses désagréments avec Jean Perron l'ont conduit à l'extérieur de Montréal ainsi que celle où en tant que joueur des Bruins il fut invité au match des étoiles... D'ailleurs, je ne me rappelais pas que Nilan avait terminé en tant que joueur un Canadien. 

C'est quand dans la chronologie de la vie de Nilan sa carrière que le film perd un peu de sa vitesse. C'est certain que la vie de Chris Nilan après sa carrière de hockeyeur est assez dramatique, j'ai trouvé que l'on a trop embellit son histoire de descente aux enfers et de rédemption d'une facture qui rend le tout un peu quétaine. Ce qu'à ce moment, il n'est plus question de hockey (bien sûr) mais toute la vitesse du film avec de nombreux commentaires ainsi que beaucoup d'histoires parallèles  avec d'autres anciens durs se ralenti et une longue histoire triste avec beaucoup de musique triste prend le dessus. C'est comme si ce n'était plus le même film. 

Il est clair que le film a des points intéressants, mais il aurait été plus intéressant s'il n'avait focalisé en tant que tel sur l'histoire de Nilan et que cette dernière avait été une histoire parmi plusieurs autres. On a l'impression que le documentaire a un bon sujet mais tout s'effondre lorsque ça devient un autre documentaire parmi tant d'autres sur une personne qui a connu des jours sombres et qui s'en est remis... J'ai d'ailleurs remarqué que quelques personnes sont parties avant la fin, probablement autant tanné que moi et la personne avec qui je suis allé voir le film du ton sirupeux de la fin...

J'ai regardé le film Last Days Here à propos du chanteur du vieux groupe Pentagram et ses problèmes de drogue et comment il s'en est sorti et ces deux films sont exactement construits de la même manière... Je n'aime juste pas ce type de documentaire monté de la sorte...

Reste que les deux choses que j'ai bien adoré à la fin de ce fin de ce film sont les commentaires assez violents de papa Nilan à propos des problèmes de son fils et la scène finale où Nilan est dans le Grand Nord québécois pour aller faire un speech de motivation à des jeunes inuits contre l'intimidation. On le voit entrer dans un couloir d'aréna et se mettre à faire peur à un jeune inuit de 3-4 ans à qui il fout solidement la trouille. Voir le petit enfant traumatisé par cette brute donne froid dans le dos. C'est d'ailleurs pas si pire d'avoir non seulement gardé cette scène étrange, mais de l'avoir mis dans le film après un speech contre l'intimidation... Heh...

Bref, c'est un documentaire mal fait. Il aurait été meilleur s'il avait suivi le nom The Last Gladiators en parlant de cette race de joueur qui est en voie d'extinction au lieu focaliser sur la quand même remarquable carrière de Chris Nilan. Ça aurait eu plus de poids, point...

Reste que je suis toujours un grand fan de Chris Nilan...

Ça avait également un petit cachet d'aller voir ce film dans les murs de l'ancien Forum...

vendredi 26 octobre 2012

Bill Dwyer : Prohibition et hockey



J'ai une fascination pour l'histoire de la Prohibition aux États-Unis. J'ai beaucoup lu sur le sujet, j'ai regardé beaucoup de documentaire à ce sujet. D'ailleurs, je vous recommande fortement la série sur la Prohibition de PBS produite l'an dernier. En fait, ce que j'aime de l'histoire de la Prohibition, c'est qu'elle nous montre bien que ce n'est pas en interdisant des choses que certains jugent immorales que l'on peut les empêcher. On peut se baser sur l'exemple de la Prohibition aux États-Unis afin de penser la relation qu'on a en tant que collectivité avec certaines pratiques sociales même si on est en désaccord avec (à vous de les nommer).

Anyway, dans cette volumineuse histoire où les États-Unis étaient déchirés entre les grandes villes pratiquant un édonisme hypocrite de A à Z avec la loi et une campagne sur le pied de guerre avec des principe moraux, la prohibition a eu des répercussions jusque dans le monde du hockey. C'est d'ailleurs la prohibition qui a aidé le développement du hockey aux États-Unis. Cette histoire est reliée à un gangster nommé Bill Dwyer.


Bill Dwyer est né en 1883 dans Hell's Kitchen, quartier de New York. Il travaillait comme manutentionnaire dans le Port de New York lorsque le vote de l'acte Volstead en 1919 qui instaurait la Prohibition passa. Dwyer, qui contrôlait les entrées et venues du Port de New York, devint rapidement un des organisateurs principaux de l'entrée illégale d'alcool à Manhattan. Avec le temps, Dwyer organisa un système puissant afin d'importer de l'alcool de l'Europe. En 1925, il se fit arrêter par un agent du Prohibition Bureau qui faisait une opération undercover en garde-côte que Dwyer essayait de corrompre afin de faciliter l'entrée d'alcool aux États-Unis. Il fut alors condamné à 2 ans de prison. Après avoir servi 13 mois, il fut libéré pour bonne conduite. Il quitta à sa sortie le milieu criminel en tentant de légitimer ses affaires, notamment dans le domaine du gambling ainsi, et c'est le cas qui nous concerne, dans le sport professionnel.



C'est en 1925 qu'un certain Tex Rickard, un puissant promoteur de boxe de New York, recommanda à Dwyer d'acheter une équipe de hockey afin de les faire évoluer dans le nouveau Madison Square Garden, cet amphithéâtre moderne dont ce dernier avait la gestion des évènements sportifs. Dwyer écouta le conseil de son ami (qui fondra par la suite sa propre équipe afin de compétitionner avec les Americans, les Rangers de New York) et acheta les Tigers d'Hamilton pour la somme de 75000$. Les Tigers (anciens Bulldogs de Québec) avaient connu une saison de rêve en 1924-25, mais avaient été suspendus et retirés des séries éliminatoires en raison de protestations des joueurs qui revendiquaient de plus gros salaires. C'est donc une équipe assez forte qui prit le chemin de New York afin de devenir la deuxième équipe américaine de la NHL après les Bruins qui firent leur entrée l'année précédente. 

Possédant de gros moyens, Dwyer offrit des lucratifs contrats aux joueurs de la NHL. Il offrit par exemple un contrat à la bougie d'allumage de l'équipe, Billy Burch, gagnant du trophée Hart en 1925, un contrat qui aurait été de 25000$ pour 3 ans, une forte somme pour l'époque. Dwyer, en bon homme issus du crime organisé, essayait également de truquer les matchs afin de tirer profit des paris. On raconte qu'il payait par exemple des juges de but qui se devaient d'allumer la lumière lorsque la rondelle touchait la ligne de but. Malgré ce stratagème, les Americans étaient une équipe assez moyenne, malgré ses succès. 

Étant le propriétaire d'une équipe connaissant assez de succès, Dwyer se porta acquéreur secrètement d'une autre équipe de la NHL en 1928, les Pirates de Pittsburgh. Aussitôt achetée, Dwyer utilisa le boxeur Benny Leonard afin de paraître comme étant le propriétaire de l'équipe. 



En 1930, Dwyer acheta les Triangles de Dayton de la NFL et les déménagea à Brooklyn en les renommant les Dodgers de Brooklyn. Utilisant le même nom que la fameuse équipe de baseball, les Dodgers jouaient également au Ebbets Field, le célèbre stade de l'équipe. Malheureusement pour lui, l'expérience fut assez catastrophique. Il vendra l'équipe après 3 saisons qui furent déficitaires, Dwyer vendit l'équipe à des anciens joueurs des Giants, Chris Cagle et John Simms Kelly. À la même époque, les Pirates, alors déménagés à Philadelphie sous le nom Quakers, disparurent. Il ne resta donc à Dwyer que ses Americans.

Durant les années 1935 et 1936, le gouvernement américain poursuivit Dwyer afin de lui saisir ses avoirs acquis fait durant la Prohibition, ce qui le laissa sans le sou mis à part son équipe de hockey. N'ayant pas d'argent pour investir dans son équipe dont la popularité diminua en raison des succès des Rangers, la NHL menaça de saisir l'équipe. Passant à l'action, la NHL saisit l'équipe au début de la saison 1936-37. Dwyer poursuivit par la suite la NHL mais les deux partis en vinrent à une entente, laissant Dwyer diriger l'équipe en espérant qu'il paie ses dettes. Afin de s'y faire, le manager/entraîneur des Americans, Red Dutton, prêta 20000$ à Dwyer qui le perdit aussitôt en jouant. À la fin de la saison, voyant que les finances de Dwyer étaient toujours au plus bas, la NHL saisit l'équipe.

Bill Dwyer mourût en 1946 d'une crise cardiaque dans un relatif anonymat. L'équipe de hockey qu'il avait aidé à fonder, les Americans de New York, était alors une franchise suspendue depuis 4 ans. La franchise fut d'ailleurs officiellement suspendue la même année que la mort de son propriétaire original. 

Contrairement à la plupart des fondateurs des diverses équipes de la NHL, Bill Dwyer ne fut jamais intronisé au Temple de la renommée en tant que bâtisseur, pourtant, malgré l'illégalité de la plupart de ses revenus, il aida fortement à l'établissement du hockey aux États-Unis... D'ailleurs, Tex Rickard n'a également jamais été intronisé...

mercredi 24 octobre 2012

La patch "Babe"

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À la demande générale et surtout de celle de Monsieur Seb, voici la carte 1989-90 de Larry Melnyk des Canucks. Eh non, ce n'est pas en raison de ce joueur, mais bien parce que Melnyk porait une patch "Babe" commémorant le décès de Babe Pratt, légende du hockey dont Benoît AKA Keith Acton nous parlai la semaine dernière.

Voilà, c'est fait!

De plus, je rajouterais celle de Jim Sandlak. J'ai toujours aimé cette carte. Grand bâton, grand joueur, le plus beau chandail que les Canucks ont porté (c'est débatable, mais...) et en plus dans le cadre enchanter des cartes O-Pee-Chee 1989-90. Imaginez la réunion où on a décidé le design des cartes. J'imagine seulement la face de ceux qui trouvaient le design moche lorsqu'on a prit la décision que ça allait être ça le choix final. Remarquez que ce fut la dernière année du monopole de Topps/O-Pee-Chee, ça veut en dire long...


mardi 23 octobre 2012

Jim Corsi

Vendredi dernier, je suis allé voir les Stingers de Concordia affronter les Gee-Gee's d'UOttawa en compagnie de mon collaborateur Benoît AKA KeithActon ainsi que ses deux jeunes garçons. Lorsque Benoît et ses héritiers sont allé à la pause toilette semi-obligatoire entre les périodes, alors que les locaux tiraient de l'arrière 5 à 2 contre l'alma mater de celui qui était parti au petit coin avec sa marmaille, le mec devant moi s'est détourné pour me jaser un peu. Il m'a dit que lorsqu'il a étudié dans cette université, à l'époque où Concordia était deux université distincte, soit Loyola et Sir Georges Williams, il y avait beaucoup plus de gens qui venaient assister aux matchs des Warriors de Loyola. Il affirmait ça en regard du fait qu'il n'y avait pratiquement personne dans les estrades pour assister à ce match. En fait, si il y avait une cinquantaine de personnes qui ont assisté à la rencontre.

(Les Warriors de Loyola en 1971-72)

Ce que le mec m'a dit, c'est qu'à l'époque où il étudiait à Loyola, l'équipe non seulement attirait des foules, mais remportait souvent la victoire. Il m'a fait état de grands joueurs qui ont porté les couleurs de cette université de l'ouest de Montréal durant laquelle cette dernière est devenue le Concordia que l'on connaît de nos jours. Il m'a d'ailleurs parlé de Jim Corsi en me vantant les qualités athlétiques de ce dernier.


J'avoue que je ne connaissais pas Jim Corsi, on ne peut pas tout savoir, mais il vaut mieux tard que jamais. Jim Corsi est né à Montréal en 19514 d'un famille italienne. Sachant marier la culture sportive de son pays d'origine et celle de son pays natal, Corsi fut, avant de devenir un très bon gardien de but au niveau collégial, un jeune joueur de soccer professionnel évoluant avec l'Olympique de Montréal, une équipe qui évoluait dans la NASL de 1971 à 1973. D'ailleurs afin de me montrer à quel point Corsi était un grand athlète, il m'a parlé de ce fait. 

L'autre fait qu'il m'a énoncé pour me dire à quel point Corsi était un superbe gardien à l'époque, il m'a dit qu'il jouait pour les Nordiques. En effet, en 1976, après ses études à Concordia/Loyola, Corsi a signé à titre d'agent libre avec les Nordiques de l'AMH. À sa première saison, Corsi passa plus de temps avec les Nordiques du Maine de la NAHL, la fameuse ligue où sévissaient les Jets de Johnstown et les Jaros de Beauce (qui disparaîtront durant cette saison). Corsi mènera d'ailleurs cette équipe en finale de la ligue où les Nordiques s'inclinèrent en 4 contre les Blazers de Syracuse. 

L'année suivante, Corsi, qui joua 13 matchs à Québec lors de sa première saison professionnelle, fut appelé à jouer un plus grand rôle dans la vieille capitale, partageant la tâche avec Richard Brodeur. Durant cette saison 1977-78, Corsi joua 23 matchs avec les Nordiques. L'année suivante, Corsi se verra assigné de la moitié de la charge de travail avec le Roi Richard. 

Lors de l'entrée des Nordiques dans la NHL, Corsi ne fut pas retenu pour entrer en tant que gardien du fleurdelisé dans la Grande ligue, ce qui fit en sorte qu'il signa à titre d'agent libre avec une autre nouvelle équipe de la NHL, les Oilers d'Edmonton. Corsi fut donc le premier gardien des Oilers lors de leur entrée dans la NHL. 


Malheureusement pour Corsi, son entrée dans la NHL fut plus ou moins un succès. En ne jouant que 26 matchs avec la bande à Gretzky, Corsi ne remporta que 8 matchs, ce qui lui valut non seulement une démotion vers les ligues mineures mais une échange aux North Stars du Minnesota pour des considérations futures. Corsi fut aussitôt relégué aux Stars d'Oklahoma City de la CHL. 

Suite à ses insuccès dans la NHL, Corsi fit un move plutôt inhabituel. Il prit alors le chemin de l'Italie afin d'évoluer dans la ligue élite du pays. D'ailleurs, ayant sa citoyenneté italienne, Corsi devint également un choix de première afin de représenter le pays de ses ancêtres sur la scène internationale. Il fit d'ailleurs parti de cette équipe qui surprit le Canada lors du Championnat du monde de 1982 en surprenant cette puissante équipe avec Wayne Gretzky dans son prime par la marque de 3-3 et vainquit les États-Unis par la marque de 7 à 5. Corsi évolua jusqu'en 1992 en Italie, faisant la pluie et le beau temps dans ce pays méconnu pour le hockey...


À son retour d'Italie, Corsi évolua au sein de différentes équipes, notamment avec son alma mater des Stingers de Concordia, leurs rivaux locaux, les Redmen de McGill, les St. Michael's Majors de Toronto de l'OHL, les Gee-Gee's d'UOttawa et l'équipe féminine canadienne...

Depuis 2001, Corsi est l'entraîneur des gardiens des Sabres de Buffalo...

Corsi est connu depuis non seulement reconnu pour être le coach de Ryan Miller, il est connu comme ayant développé une statistique spéciale au hockey que l'on nomme le Corsi Number. Cette statistique qu'il a développée en s'inspirant de statistiques tenues au soccer est le fait de calculer le différentiel du nombre de tirs au but au lieu des buts à 5 contre 5. Selon lui, on peut mieux calculer l'efficacité d'une équipe, ce qui selon moi est intéressante en la croisant avec celle régulière des buts.

Vous savez, c'est le genre de stats qui font capoter les geeks de stats...



En 1997, Corsi fut intronisé au Temple de la renommée des athlète de Concordia. Son numéro 1 fut retiré en 2002...

Voilà, on ne voit pas seulement du bon hockey en allant voir du hockey universitaire, on peut y apprendre des choses...

Ah, et les Gee-Gee's ont vaincu les Stingers par la marque de 5 à 3. Ne vous fiez pas au score, ce fut un match à sens unique... D'ailleurs, l'ancien des Sags Dominic Jalbert a obtenu deux points...

vendredi 19 octobre 2012

Les Invaders de Denver


Vous savez peut-être que j'adore la ville de Denver, j'y ai même passé quelques temps au printemps. J'aime aussi beaucoup les logos étranges alors le logo des Invaders de Denver est pour moi un bonbon...

Les Invaders de Denver ont évolués dans la WHL, ligue équivalente quoiqu'un peu inférieure, à la Ligue Américaine dans l'Ouest. Ils firent leur apparition dans ce circuit en 1963 alors que les Maple Comets de Spokane, équipe qui existait depuis 1958 déménagea à Denver. Aussitôt arrivé dans la Mile High City, l'équipe parapha un association avec les Maple Leafs de Toronto afin de devenir le club-école de cette équipe dans la ligue de l'Ouest. 

Avec le vétéran gardien Al Millar, qui a d'ailleurs évolué avec les Saguenéens de Chicoutimi et les As de Québec dans les années 50, l'équipe entreprit sa courte histoire en affrontant les Maple Leafs, alors en pleine dynastie, en match pré-saison, match que les Leafs emportèrent 2 à 1. À noter également que Millar a joué quelques matchs dans les années 50 avec les Bruins de Boston. À noter que ce gardien connaîtra de meilleurs saisons dans les années 60 et il attribuera ces succès au fait qu'il se mit à porter un masque, ce qui le mit en confiance.

Bien qu'ayant connu un départ un peu boiteux, les Invaders s'imposent rapidement comme l'équipe à battre lors de cette saison. En décembre, l'équipe remporta par exemple 15 matchs sur 16, ce qui les propulsa au sommet de cette ligue à 6 équipes. (Les autres équipes étant les Seals de San Francisco, les Buckaroos de Portland, les Totems de Seattle, les Canucks de Vancouver et les Blades de Los Angeles)

Constants et menés par un mur devant le filet, les Invaders treminèrent la saison en première position du classement général, remportant le Governor's Trophy, alors que Millar remporta le trophée remit au joueur ayant eu le plus de nomination pour les trois étoiles, équivalent du meilleur joueur de la ligue, devançant le légendaire Guyle Fielder.

Malheureusement, les Invaders n'eurent pas une présence aussi impeccable durant les séries éliminatoires, perdant face aux Blades de Los Angeles dans une série marquée par la violence qui faisait la renommée de ce circuit. D'ailleurs, Don Cherry a toujours considéré que le hockey le plus tough qu'il ait joué fut durant son année passée chez les Comets de Spokane l'année précédente. 

L'année suivante, les Mapl Leafs prirent la décision de déménager l'équipe à Victoria, l'équipe prirent alors le nom de Maple Leafs. 

Les Invaders jouaient leur matchs à l'aréna de Denver University. L'entraîneur de l'équipe fut Rudy Pilous, l'entraîneur qui mena les Black Hawks à la Coupe Stanley en 1961. 

Le hockey de la WHL revint dans la ville des chevaux en 1968 et prirent alors le nom Spurs. Ce sont  ces même Spurs qui évolueront une demi-saison dans la WHA en 1975 après avoir passé une saison dans la CHL suite à la dissolution de la WHL en 1974...

Le logo des Spurs reste un des logos les plus cool de l'histoire... Ils ont une tendance ça faire des superbes logo à Denver...




Et tant qu'à parler d'Invaders :


Le scandale des paris

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(Texte et images de Benoït AKA KeithActon)

Le plus grand scandale de pari du monde du sport en Amérique du Nord est bien sûr celui des Black Sox, lorsque les White Sox de Chicago de 1919 ont intentionnellement perdu la Série Mondiale.  Le film « Eight Men Out » traite de ce sujet.

Le hockey n’a toutefois pas été immunisé contre les problèmes de paris.  Babe Pratt, défenseur étoile des Maple Leafs (voir texte du 14 octobre 2012), avait été pris à parier en janvier 1946 et a été suspendu à vie.  Toutefois, après s’être confessé, avoir juré qu’il n’avait jamais parié contre son équipe et de ne jamais recommencer, le président de la Ligue Red Dutton s’est montré magnanime et a réintégré Pratt après neuf matchs.

L’année suivante, il y eut un nouvel épisode semblable, mais un peu plus corsé que le précédent.

Don Gallinger était un jeune joueur qui se joignit aux Bruins en 1942 à l’âge de 17 ans, pour prendre la place de ceux partis se battre sous les drapeaux.  Lui-même dut plus tard interrompre sa carrière pour servir dans l’aviation, avant de revenir avec les Bruins.

Il fut ensuite impliqué dans une première controverse lorsqu’il fit un enfant à une jeune demoiselle de la haute.  Ses parents n’étant pas trop entichés à l’idée de la voir épouser un joueur de hockey, ils l’envoyèrent accoucher en Californie et l’enfant fut donné en adoption.

Selon sa version des faits, Gallinger pariait déjà depuis un certain temps sur des matchs, mais jamais contre son équipe.  En 1947, les Bruins firent l’acquisition de Billy Taylor des Red Wings.  Ayant entendu que Gallinger pariait, Taylor lui proposa une façon d’augmenter son salaire annuel de 7500$.  Il le mit en contact avec un parieur et réputé criminel de Détroit pour effectuer des paris contre leur équipe.  La stratégie initiale n’était pas de faire perdre le match aux Bruins, mais bien d’utiliser leur information privilégiée (des blessures ou l’atmosphère dans la chambre par exemple) pour leurs paris.

Au début de 1948, les Bruins eurent des doutes et décidèrent d’échanger Taylor aux Rangers.

En février, alors que sa ligne téléphonique était épiée, Gallinger dit à son « partenaire » que Milt Schmidt était blessé et que pour sa part, il n’entendait pas jouer un bon match et de parier 500$ contre les Bruins pour lui.  Le « partenaire » appela ensuite Taylor à New York pour lui refiler le tuyau et lui conseiller d’également parier 500$ contre les Bruins.  Boston gagna néanmoins le match, mais la police de Détroit informa tout de même le président de la Ligue Clarence Campbell de la chose.

Plus tard dans le mois, alors qu’il visitait sa famille dans le sud de l’Ontario, il fut convoqué au sujet de cette affaire.  Voulant éviter une humiliation à son père, Gallinger décida de tout nier.  Art Ross, le directeur gérant des Bruins, questionna chacun des joueurs et lorsqu’arriva le tour de Gallinger, il lui dit qu’il savait qu’il était impliqué.  Gallinger continua de nier.  Ross approcha alors le père de Gallinger et lui suggéra que son fils consulte un psychiatre.  Gallinger fils refusa, mais affirma plus tard qu’il n’avait pas compris que Ross cherchait en fait un moyen de le couvrir.

En mars, de l’information commença à couler dans certains médias au sujet de joueurs des Bruins qui auraient parié sur des matchs.  Clarence Campbell suspendit alors pour la vie Billy Taylor.  De son côté, Gallinger fut suspendu indéfiniment jusqu’en septembre, alors que Campbell confirma que Gallinger était également banni à vie.  Il continua de clamer son innocence, mais en octobre 1949, dans une séance privée avec Campbell, il passa aux aveux.  Campbell n’afficha toutefois pas la même clémence que Dutton devant Pratt et Gallinger demeura exclu.

Il s’établit alors à Kitchener, se maria, fonda une famille et géra des hôtels.

La question du bannissement revint quelques fois dans l’actualité, mais ce n’est finalement qu’en 1970 que la suspension de Gallinger et de Taylor fut levée, la plus longue de l’histoire de la LNH.  Taylor devint dépisteur pour les Penguins, mais Gallinger ne retourna pas dans le milieu du hockey.   

Taylor mourut en 1990, Gallinger en 2000.

Sources : legendsofhockey.netwikipedia.org



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dimanche 14 octobre 2012

Babe Pratt

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(Texte et image de Benoît AKA KeithActon)

D’un physique imposant pour l’époque (6’ 2’’, 190 lbs), Walter Pratt se fit surnommé « Babe » en référence à Babe Ruth.  Ayant joué la majeure partie de sa carrière à la défense, il était réputé pour être un dur sur la glace.  Toutefois, à l’extérieur, il était plutôt un bon vivant qui aimait bien faire des blagues.

Originaire du Manitoba, il fut recruté en 1935 par les Rangers.  Il ne mit pas de temps à faire l’équipe et devint rapidement un régulier à la ligne bleue.  En 1939-40, il fut membre de l’équipe gagnante de la Coupe Stanley.  Il faudra attendre jusqu’en 1994 pour voir les Rangers répéter l’exploit.

Au cours de la saison de 1942-43, il fut échangé aux Maple Leafs.  Ce changement d’air permit à son talent offensif d’être mieux exploité, puisqu’il compta douze buts.  (Son sommet jusqu’alors était de huit.)  En 1943-44, il obtint 57 points en 50 matchs, ce qui constituait à ce moment un record pour un défenseur.  Cette marque tint pendant plus de vingt ans.  Il fut évidemment choisi sur la première équipe d’étoiles cette année-là et gagna même le Trophée Hart, remis au joueur le plus utile à son équipe.  (Le Trophée Norris, remis au meilleur défenseur, n’existait pas encore.)

En 1945, il ajouta une deuxième Coupe Stanley à son palmarès.

L’année suivante fut beaucoup moins heureuse.  En janvier 1946, il fut suspendu à vie par la Ligue pour avoir parié sur des matchs de son équipe.  Après avoir admis ses torts, assuré qu’il n’avait jamais parié contre son équipe et qu’il ne recommencerait plus, le président de la Ligue, Red Dutton, lui permit de reprendre le jeu après neuf matchs.  Il alla néanmoins jouer sa dernière saison avec les Bruins.  Il fut par la suite ensuite envoyé dans la Ligue Américaine, avant de s’installer sur la Côte Ouest, jouant dans la PCHL.



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En 1966, il est malgré tout devenu membre du Temple de la Renommée du hockey.

Dans les années 1970, il est devenu analyste pour la CBC lors des matchs des Canucks, en plus de jouer un rôle d’ambassadeur pour l’équipe.

Le 16 décembre 1988, durant le premier entracte du match au Pacific Coliseum, il fut foudroyé d’un arrêt cardiaque et en mourut.

À chaque année, un trophée est remis en son nom au meilleur défenseur des Canucks.

Son fils Tracy joua dans la LNH de 1967 à 1977 pour six équipes différentes.  



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Sources:  “Babe Pratt, Toronto Great, Out of Hockey for Gambling”, Nashua Telegraph, 30 janvier 1946, p.7, legendsofhockey.net,wikipedia.org.

mercredi 10 octobre 2012

Edgar Laprade




C'est aujourd'hui le 93e anniversaire d'un des plus méconnus membre du Temple de la Renommée du hockey, Edgar Laprade. Ce dernier est né en 1919 et est toujours en vie de nos jours. Il fut l'un des joueurs d'avant les plus polyvalents de la fin des années 40, mais le fait qu'il évoluait avec les misérables Rangers de New York de cette époque comme son ancien coéquipier Don Raleigh décédé récemment ou bien parce qu'il passa ses meilleures années à jouer dans le hockey sénior en firent un joueur relativement oublié de nos jours.

Donc, Edgar Laprade est né le 10 octobre 1919 à Mine Centre, une petite bourgade minière dans le nord-ouest de l'Ontario. À l'âge de 4 ans, la famille Laprade emménagea à Port Arthur dans la région de Thunder Bay. C'est avec les Bearcats de Port Arthur de la ligue Senior de Thunder Bay avec qui Laprade débuta son hockey de haut niveau lors de la saison 1938-39 après avoir évolué avec les Bruins de Port Arthur de la ligue junior de Thunder Bay. À l'époque, les Bearcats étaient une puissance du hockey sénior. Les Bearcats ont d'ailleurs été l'équipe sénior qui alla représenter le Canada aux Jeux Olympiques de 1936, ceux même qui furent remportés par la Grande-Bretagne. En 1939, Laprade fit partie de cette formation des Bearcats qui remporta la Coupe Allan, Trophée soulignant la suprématie du hockey sénior au Canada. À cette première année, Laprade fut remarqué par ses talents et fut nommé meilleur joueur de la Ligue sénior de Thunder Bay. 

N'ayant jamais remporté la Coupe Stanley durant sa carrière, Laprade considère cette conquête de la Coupe Allan de 1939 comme ayant été le haut fait de sa carrière... C'est aussi qu'à une certaine époque, la Coupe Allan était aussi bien vue que la Coupe Stanley en ce que beaucoup d'équipes compétitionnaient pour cette dernière et la remporter représentait une grande fierté pour l'équipe locale et ainsi une marque de suprématie du hockey local plutôt que d'aller tel un mercenaire dans une ligue close à 6 équipes pour un trophée remis à la meilleure équipe de salariés.

Déjà durant ses années avec les Bruins de Port Arthur, Laprade fut remarqué par les équipes de la NHL. En 1938, les Canadiens et les Rangers s'intéressaient fortement à ce jeune joueur préféra évoluer avec sa puissante équipe locale. Étant un des piliers des Bearcats, Laprade devint en soi déjà une des superstar du hockey au Canada en évoluant au niveau sénior. En 1941, il fut à nouveau nommé meilleur joueur de la ligue de Thunder Bay et en 1942 il mena à nouveau son équipe en finale de la Coupe Allan qui fut par contre remportée par les célèbres RCAF Flyers d'Ottawa qui comptait entres autres la fameuse Kraut Line des Bruins de Boston enrôlée quelques mois plus tôt... 

En 1943, après une carrière assez renommée auprès d'une des plus puissantes équipes sénior de l'Ontario, Laprade se joint aux forces armées canadiennes afin de servir durant la Seconde Guerre mondiale. Alors qu'il était basé à Montréal, Laprade s'apprêtait à se joindre à l'équipe de son régiment afin d'évoluer dans un ligue sénior de Montréal fut transféré à Winnipeg où il se joint alors à l'équipe de l'armée qui évoluait dans une ligue locale pour la saison 1943-44. 

C'est à son retour à la vie civile en 1945 qu'Edgar Laprade prit enfin la direction de la NHL en s'entendant finalement avec les Rangers. Aussitôt arrivé à New York, Laprade, ce jeune joueur provenant des régions froides de l'Ontario, fut remarqué comme étant un remarquable joueur complet qui travaillait plus fort que la plupart des joueurs, ce qui lui valut le nom de Beaver. En 1946, cette "recrue" de 26 ans remporta le trophée remporta le trophée Calder remis à la meilleure recrue. À noter que lors de cette première saison dans la NHL, ce joueur solide ne se vit décerner aucune minute de pénalité alors qu'il récolta 34 points en 49 matchs. Laprade avouera plus tard qu'il avait adopté un style de hockey clean lorsqu'on lui dit qu'on ne pouvait marquer quand on était sur le banc de pénalité.



Les talents de Laprade furent fortement remarqués par la suite alors qu'il fut invité aux premiers matchs des étoiles de la NHL qui se déroulèrent en 1947, 1948, 1949 et en 1950. Lors de cette saison 1950, Laprade se retrouva le plus près de l'atteinte de la Coupe Stanley de sa carrière alors que les Rangers atteignirent la finale contre les Red Wings de Detroit qui étaient en pleine dynastie. Ce fut d'ailleurs cette finale dont les Rangers jouèrent leurs matchs locaux à Toronto, le Madison Square Garden étant occupé par un cirque. En cette même saison 1950, le Beaver fut récompensé du trophée Lady Bing.

Edgar Laprade se retira du hockey à la fin de la saison 1954-55. On lui décerna alors le trophée Boucher remis au joueur des Rangers le plus populaire. Ce fut un signe de reconnaissance de la part des fans pour une décennie de hockey constant et passionné avec les Blue Shirts...

Edgar Laprade fut intronisé en 1993 au Temple de la Renommée du hockey.

Dans la fameuse liste des "100 Ranger Greats" de 2009, Edgar Laprade fut nommé 24e meilleur joueur de l'histoire des Rangers.



lundi 8 octobre 2012

Les Canaries de Spokane


Parmi les équipes professionnelles du début du 20e siècle, peu d'équipes ne sont plus obscures que les Canaries de Spokane. En fait, cette équipe est tellement un chapitre oublié de l'histoire du hockey que je n'ai jamais pu trouver de photos de joueurs de cette équipe...

L'histoire de cette équipe de l'État de Washington débute en 1911 lorsque les frères Lester et Frank Patrick, deux fils d'un millionnaires de l'Est établis dans l'Ouest après un passage avec les fameux Millionnaires de Renfrew, décidèrent d'invstir l'Argent de leur paternel afin d'établir les bases du hockey professionnel en fondant la Pacific Coast Hockey Association. Cette ligue qui comprenait à l'origine que trois équipes, les Senators de Victoria, les Royals de New Westminster et les Millionnaires de Vancouver, devait "dealer" avec des particularité spécifiques au climat de l'Ouest. C'est donc pourquoi on a dû attendre un peu plus longtemps avant d'établir le hockey dans l'Ouest, soit l'avènement de technologies permettant de maintenir une glace dans un endroit où il ne neige pas. 

La PCHA maintint certaines règles qui était disparût de la NHA, comme celle d'avoir la position de rover, ce joueur qui servait de pivot entre la défense et l'offense et introduisit plusieurs règles qui sont toujours en vigeur de nos jours. La PCHA introsuisit par exemple, la ligne bleue, l'enclave du gardien, la passe vers l'avant (chose qui fut interdit dans la NHL pendant assez longtemps), les numéros des joueurs et mit au rancart la règle faisant en sorte d'obliger le gardien à demeurer sur ses pieds. Ce circuit introduisit également les premières équipes professionnelles aux États-Unis et fut la première à faire des des séries éliminatoires en fin de saison. Cette ligue aux règles révolutionnaires et avec beaucoup d'argent fit en sorte d'attirer beaucoup de joueurs vers l'Ouest dont le fameux Fred "Cyclone" Taylor, alors connu comme étant le meilleur joueur au monde. 

Après très peu d'années la PCHA attint un niveau de respectabilité tel qu'en 1913-14, la NHA et cette dernière s'entendent pour respecter les contrats et les suspensions de l'autre et surtout de se disputer la Coupe Stanley. La première finale opposait en 1914 les Blueshirts de Toronto et l'équipe de Victoria qui fut renommée les Aristocrats à l'aube de la saison. L'année suivante, en 1915, les Millionnaires de Vancouver furent les premiers de ce circuit à mettre la main sur la Coupe Stanley. 

C'est en 1916 que suite à la réquisition de l'aréna de Victoria que les Aristocrats quittèrent la capitale de la Colombie-Britannique pour s'établir dans la ville de Spokane pour devenir les Canaries. À cette époque, la PCHA comprenait deux autres équipes américaines outre les Canaries, les Rosebuds de Portland et les Metropolitans de Seattle, ce qui faisait que cette ligue de 4 équipes (l'autre équipe étant les Millionnaires de Vancouver), ce qui fit en sorte que pour la première fois de l'histoire, une ligue de hockey professionnel était compris majoritairement d'équipes américaines.

L'expérience de l'équipe de Spokane fut assez brève et marquée d'insuccès tant sur la glace qu'à l'extérieur de la glace. L'équipe menée par Lester Patrick qui en plus de jouer occupe le poste de dirigeant et d'entraîneur finit bon dernier de la ligue. En plus d'un faible rendement sur la glace, de mauvais résultats aux guichets font en sorte que le 15 février 1917, les autorités de l'aréna de Spokane sommèrent, en regard des pertes occasionnées par les faibles assistances aux matchs des Canaries, de jouer les matchs restants à la saison sur la route.

L'équipe fut dissoute à la fin de la saison. C'est d'ailleurs à la fin de cette saison que les Metropolitans de Seattles devinrent les premiers joueurs d'une équipe américaine à remporter la Coupe Stanley.

(Lester Patricks dans l'uniforme des Metropolitans de Seattle. Sachez également que Lester Patrick a joué pour les Redmen de McGill au débu du 20e siècle...)

En 1918, les Aristocrats de Victoria furent reformés, quelques années plus tard, en 1925, alors qu'ils furent renommés les Cougars, ils furent la dernière équipe n'évoluant pas dans la NHL à remporter la Coupe Stanley. En 1926, les joueurs de ces Cougars de Victoria furent achetés par la nouvelle équipe de Detroit pour $25,000, cette équipe de Detroit qui deviendra les Red Wings prit d'ailleurs le nom Cougars à son apparition.

La ville attendra près de 20 ans avant que le hockey professionnel ne revienne à Spokane alors que les Clippers d'Oakland d'une nouvelle Pacific Coast Hockey League s'établirent à Spokane en plein milieu de la saison 1936-37.

Et si ça vous intéresse, sur l'excellent site Throwback Max, vous pouvez vous acheter des vêtements à l'effigie des Canaries...




vendredi 5 octobre 2012

Walter Clune

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(Texte et images de Benoît AKA KeithActon)

Au fil des ans, le Forum a eu d’autres équipes de hockey que les Canadiens comme locataires.  Il y a eu bien sûr eu du hockey junior, sous différentes appellations (Canadiens Junior, Bleu Blanc Rouge, Junior), mais il y a aussi eu pendant un moment du hockey senior, avec le Royal (ou les « Royals » en anglais).

C’est avec ce club que s’est retrouvé, au cours de la saison 1950-51, un jeune torontois en début de vingtaine qui avait été recruté par les Canadiens, Walter Clune.

Il y a joué jusqu’en 1953, avant d’aller passer deux ans sur la Côte Ouest, avec les Cougars de Victoria, pour ensuite revenir à Montréal en 1955, toujours avec le Royal. 

Il a la distinction d’avoir été invité au camp d’entraînement pendant dix ans, mais sans jamais réussir à être retenu.  Il faut toutefois garder en tête qu’en cette période des « Original Six » et de la décennie dorée des années 1950 pour les Canadiens (qui inclut les cinq Coupes consécutives), faire le club n’était pas chose évidente.  Le fait d’être un défenseur avec un physique de 5’9’’ et 150 lbs n’était pas de nature à aider non plus.  Il est malgré tout parvenu à disputer cinq matchs avec le tricolore au cours de la saison 1955-56.

À son arrivée à Montréal, il ne parlait pas français.  Lors d’une soirée, il a fait la rencontre d’une dame, mais il n’avait pas vraiment idée de qui elle était.  C’était Andrée Champagne, qui était à ce moment la célèbre interprète de Donalda, l’épouse de Séraphin Poudrier dans « Les Belles Histoires des Pays d’en-haut » (et aujourd’hui sénatrice).  Et de son côté à elle, n’ayant pas vraiment d’intérêt pour le hockey, elle ne savait pas qui il était non plus.  Ça ne les empêcha pas de plus tard de se marier et d’avoir deux enfants.  Il apprit le français et elle commença à s’intéresser au hockey. Leur mariage dura une quinzaine d’années.

En raison de son physique, il ne se faisait pas d’illusions quant à ses chances d’accéder à la LNH sur une base permanente.  Lorsque le Royal a cessé ses activités après la saison 1960-61, il a donc tout abandonné.  Il est alors allé travailler pendant une vingtaine d’années chez Maislin Transport, où il avait comme collègue un de ses bons amis, Elmer Lach.

Il s’est ensuite établi à Candiac avec sa deuxième épouse, avec qui il a eu un autre fils.  Il est décédé en 1998, à l’âge de 68 ans.     

Sources : « Andrée Champagne a marié un joueur des Canadiens » de Jean-Paul Sarault, 1er février 2009 (fr.canoe.ca), hockeydb.com.


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mercredi 3 octobre 2012

Trêve de hockey #65 : Les Love



Il y a des choses comme ça que je n'aime pas juste pour la simple raison que je n'ai aucun intérêt envers ça, comme le groupe Rush... Je n'aime pas ça, point. Sortez moi tous vos arguments, vous ne m'aurez pas... Vous savez, dans la vie, on ne peut pas tout aimer. Autre exemple, je n'aime pas le basketball... J'ai essayé comme je pouvais, j'écoutes même la finale à chaque année et j'ai aucun feeling envers ce sport. C'est la vie. Mais un fait m'est apparu cette semaine alors que je suis tombé dans un vide sidéral à n'écouter qu'un seul groupe de musique : les Beach Boys.

Il est sorti une nouvelle assez intéressante la semaine dernière à l'effet que Mike Love, le membre des Beach Boys qui a les droits pour le nom du groupe, a foutu les autres membres du groupe, Brian Wilson, David Marks et Al Jardine, dehors en plein milieu de la tournée célébrant le cinquantième anniversaire du groupe. Aussitôt que j'ai lu cet article, j'ai vérifié l'étendu de ce qu'était l'oeuvre de Love au sein des Beach Boys en comparaison avec celle de Brian Wilson, le génie du groupe. Il n'est pas difficile de voir que bien que Mike Love soit celui qui possède les droits du nom du légendaire groupe, l'oeuvre la plus significative est loin d'être la sienne. 

Par exemple, Love est celui à l'origine du tube Kokomo, vous savez cette hideuse chanson des années 80 qui marquait une sorte de retour du groupe alors que les oeuvres les plus spectaculaires des Beach Boys sont souvent l'oeuvre de son cousin Brian Wilson. Des oeuvres comme ce superbe album ambitieux dont la production fut abandonnée en 1967 qu'est SMiLE (et qui fut lancé que l'an dernier) ou encore cet obscur album de la fin des années 70 nommé Love You qui sonne comme du T-Rex ou du Bowie alors que Wilson avait beaucoup de problèmes personnels...





En lisant un peu plus sur les Beach Boys et le méchant Mike Love, j'ai découvert par la suite que son frère, Stan Love, fut un joueur de basketball dans la NBA. Il a évolué entre 1971 et 1975 avec les Bullets de Baltimore, les Lakers de Los Angeles et les Spurs de San Antonio, alors dans l'ABA, la WHA du basketball. Comme vous le voyez sur cette magnifique carte, on mentionne que Stan est le frère de Mike. On remarquera aussi le superbe look de Stan et l'impressionnante camisole des Bullets...


Tant qu'à avoir un mec  avec un look aussi cool, pourquoi pas une autre carte :



Dans les années 80, Stan Love a été le garde du corps de son cousin Brian Wilson alors que ce dernier était en pleine dérape. Sa job était notamment plus de protéger son cousin de lui-même que des autres.

Sachez également que Stan est le papa de Kevin Love, vedette des Timberwolves du Minnesota.


Ah, et oui, si vous n'avez jamais vu les logos originaux des Bullets de Baltimore, les voici :

Le logo original des Bullets originaux de 1947 à 1954 :


Le logo des Bullets lors de leur retour dans la NBA en 1962. Ce logo fut utilisé de 1962 à 1969.


En 1969, les Bullets abandonnèrent ce splendide logo pour ce dernier :


Lorsque l'équipe déménagea à Washington en 1974, le nom, le logo et les couleurs furent conservés. En 1997, l'équipe abandonna le nom Bullets en raison de l'image violente qu'elle projetait, surtout en considérant le haut taux de criminalité de la ville de Washington dans les années 90 et prit le nom moins intéressant de Wizards... Du même coup, l'équipe changea ses couleurs en même temps que les Capitals de Washington pour du turquoise, noir et bronze. À noter que les deux équipes avaient le même propriétaire, Abe Pollin. En 2011, en raison de la popularité des Capitals et du fait qu'ils étaient toujours un même propriétaire, Ted Leonsis, les Wizards firent comme ces derniers et reprirent les bleu, blanc et rouge... 

Reste que le move de Bullets à Wizards fut ordinaire, surtout quand on sait que c'est une des meilleures chansons des Misfits :


Anyway, je ne connais rien au basketball...