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vendredi 24 mai 2013

Le numéro 6 des Red Wings...



En regardant la série entre les Hawks et les Red Wings, il m'apparaît étrange, d'un point de vue de fan du Canadien, que bien des numéros de la première dizaine soient en circulation. Si seulement deux numéros ne sont pas retiré dans la première dizaine chez le Canadien (le 8 et le 6 qui aurait dû être retiré il y a longtemps en honneur de Toe Blake), ces deux équipes ont des numéros disponibles assez intéressant. Par exemple, on peut voir que le 2, le 4, le 7 et le 8 sont toujours toujours en circulation chez les Hawks et le 2, le 4 et le 8 sont utilisé chez les Wings... En regardant de plus près, je me suis aperçu qu'un numéro était une source de dispute depuis les années 50 et n'avait jamais été utilisé depuis chez les Wings, le numéro 6.

Histoire assez intéressante...

De fait, trois personnes ont porté le numéro 6 chez les Red Wings depuis la fondation de l'équipe, en 1926...



Le premier fut un dénommé Jack Walker. Walker fit parti de la première version des Red Wings en 1926, alors que l'équipe se nommait les Cougars de Detroit. À cette époque, Walker était un joueur sur le déclin, lui qui avait remporté précédemment la Coupe Stanley avec toutes les équipes avec lequel il évolua, soit avec les Blueshirts de Toronto en 1914, avec les Metropolitans de Seattle en 1917 et avec les Cougars de Victoria en 1925. Lorsque la franchise de Detroit fit l'acquisition des droits des Cougars de Victoria en 1926, Walker s'amena dans la ville de l'automobile pour évoluer durant ses deux seules saisons dans la NHL avant de prendre le chemins de ligues inférieurs dans l'Ouest où il était considéré comme un grand joueur. C'est donc lui, qui à l'arrivée des Wings portait le numéro 6. Il fut intronisé au Temple de la Renommé en 1960.

C'est toutefois le cas des autres joueurs qui ont porté le numéro 6 qui pose plus problème. 



Larry Aurie fut en quelque sorte la première vedette des Red Wings. Évoluant de 1927 à 1939 avec les Wings, il fut l'un des artisans des deux première Coupe Stanley de l'équipe, en 1936 et en 1937. D'ailleurs, durant cette même année 1936-37, il fut le meneur de la NHL pour les buts et fut nommé sur la première équipe d'étoile de fin de saison de la NHL. Rongé par les blessures, Aurie ne put continuer à évoluer dans la NHL après la saison 1937-38 s'orienta vers des ligues inférieures. Suite à ce, le propriétaire des Red Wings James Norris décida de retirer le numéro 6 de son joueur vedette. Aurie joua un seul match de plus dans la NHL en janvier 1939, évoluant encore par la suite quelques saison avec le club-école des Red Wings, les Hornets de Pittsburgh. 



C'est dans les années 50 lorsqu'un cousin de cette ancienne vedette des Red Wings, un dénommé Cummy Burton (et non Burton Cummings), se joint à la même équipe. À l'époque, la famille d'Aurie (alors décédé) lui donna alors la permission de porter son numéro 6. Contrairement aux tenanciers précédents de ce numéro, Burton ne connut pas une carrière remarquable, se résumant à 43 matchs entre 1955 et 1959. 

Aussitôt le passage de Burton avec les Wings, le chandail numéro 6 de la vedette des Cougars/Falcons/Red Wings retourna dans le panthéon des grands numéros retirés, étant exposé parmi les autres chandails retirés des Wings à l'entrée du légendaire Olympia. 

C'est toutefois lorsque Mike Illitch se porta acquéreurs des Red Wings dans les années 80 que le numéro d'Aurie commença à sombrer dans l'oubli. Comme pour la plupart des équipes de la NHL, c'est dans les années 90 que la plupart des numéros des grands joueurs des Red Wings furent immortalisés au plafond du Joe Louis Arena :

-Le numéro 1 de Terry Sawchuk fut retiré en 1994
-Le numéro 7 de Ted Lindsay fut retiré en 1991
-Le numéro 9 de Gordie Howe fut retiré en 1972
-Le numéro 10 d'Alex Delvecchio fut retiré en 1991
-Le numéro 12 de Sid Abel fut retiré en 1995

Suivant ce mouvement, plusieurs se questionnèrent sur le pourquoi le numéro 6 de Larry Aurie ne figurait pas dans les plans de l'équipe de retirer officiellement ce numéro. Malgré les pression, le propriétaire Mike Illitch refusa obstinément de mettre ce numéro au sommet du Joe Louis Arena. En 1997, le vice-président de l'équipe,  Jimmy Devellano, mentionna dans une entrevue que l'équipe refusait de suspendre le numéro 6 parce que Larry Aurie n'était pas un membre du Temple de la Renommée et que le débat était clos...

C'est donc une situation assez paradoxale, l'équipe ayant refusé et exposé ce numéro par le passé refuse, sous une nouvelle administration, d'honorer ce numéro parce que le joueur n'a pas été intronisé au Temple de la Renommée. (Je vous rappelle que les Devils ont retiré le numéro de Ken Daneyko...) L'ironie selon moi repose également dans le fait que le Temple de la Renommée est de nos jours une institution qui ne reconnaît que trop peu certains joueurs oubliés par le passé. On aime mieux, question marketing, introniser des joueurs comme Dino Ciccarelli ou El Belfour plutôt que de se pencher sur des joueurs qui par le passé auraient été oubliés pour des raison parfois imbéciles (comme des joueurs ayant joué dans la WHA comme Jean-Claude Tremblay) ou parce qu'ils n'ont simplement jamais joué dans la NHL comme ces légendes de la AHL ou du hockey international...

Ce n'est payant ni pour le Temple de la Renommée, ni pour les Red Wings, d'immortaliser un joueur qui bien que central à son époque, il a d'ailleurs participé au premier match des étoiles de la NHL, a été oublié, parce que la job d'historien de hockey, c'est une affaire de geek pour les geeks! 

Par contre, bien que le 6 aurait été remis en circulation par les Red Wings suite à ce "statement", personne n'a jamais daigné le porter. Le 16 de Vladimir Konstantinov est également un numéro non retiré qui n'est pas utilisé...

De 1975 à 2000, le Official NHL Guide And Record Book reconnaissait le numéro d'Aurie comme était retiré, c'est la direction de l'équipe qui aurait demandé de retirer cette mention...

Ça me rappelle étrangement la mention du retrait du numéro 4 du Canadien pour et Jean Béliveau et Aurèle Joliat... Mais ça c'est une autre histoire...


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