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samedi 27 juillet 2013

Les Matadors de Miami...



Longue histoire...

Je faisais des blagues cette semaine à propos du fait que Sergei Zubov devrait maintenant partager sa date d'anniversaire avec le seul et unique Bébé Royal®. S'en est suivi beaucoup de commentaires sur la page Facebook du blogue à propos de la carrière de Zubov qui m'ont rappelé un point assez faible dans mes connaissances de hockey : j'ai l'amnésie de la fin des années 90... Pour diverses raisons, le Canadien était moche, j'était trop punk pour regarder le hockey, ce sport bourgeois, ou encore que j'avais plus à faire de mes samedis que d'écouter justement cette dite équipe de bourgeois sous-performer que j'ai presque pratiquement pas écouté le hockey entre 1995 et, disons, 2003, année où j'ai emménagé à Montréal et où j'ai redécouvert les joies de prendre le temps de boire une petite frette en regardant le hockey... Ça veut dire que vous pouvez me parler de n'importe quoi qui s'est déroulé durant les années 90, du genre le Big 3 des Stars de Dallas dont ledit Sergei Zubov faisait parti, de Chris Pronger dans son prime, de comment Peter Forsberg était bon ou de Christian Laflamme avec le Canadien, je ne pourrai pas contre-argumenter tellement j'ai été amnésique de hockey durant ces années...

(Quoi que je me rappelle de Christian Laflamme avec le Lois Jeans de Pont-Rouge...)

Ça veut dire que j'ai passé, moi qui dans ma prime jeunesse était déjà un freak d'équipes éphémères et de joueurs à moustaches, à côté de perles côté équipes avec un nom et un look douteux que je découvre toujours sur le tas comme c'est le cas du sujet principal de ce texte, les Matadors de Miami.

Toujours cette semaine, j'ai partagé sur Facebook un texte à propos de la genèse des Sharks de San Jose et comme d'habitude, la switch de tous les abonnés de la page Facebook a décollé et s'en est suivi d'une méga discussion sur cette équipe fétiche de notre enfance. Je vous connais tous, vous aviez entre 7-8 et 13-14 ans en 1991, vous avez capoté sur le look des Sharks, avez possédé tous les produits dérivés de cette équipe et essayé surtout de ramasser toute ces cartes de Pat Falloon, ce prodige sous-performant, Doug Wilson, ce vestige des années 70 avec pas de casque qui avait l'air décalé chronologiquement avec son chandail turquoise, de Bryan Hayward et son méga masque (j'avais le poster dans ma chambre) et très important dans le cas qui nous concerne, de Kelly Kisio...

Kelly Kisio...



J'aime toujours namedropper Kelly Kisio. Il ne s'en fait plus des joueurs comme ça, des joueurs qui avaient toujours l'air fatigués sur leur photos (comme sur la carte montrée précédemment) ou encore qui avaient l'air vieux. Kelly Kisio devait déjà avoir l'air d'un pappy à 20 ans... Kelly Kisio qi a connu sa meilleure saison en carrière en 1992-93 avec les mêmes Sharks qu'il savait bons à rien, accumulant 78  points... Kelly Kisio qui bien qu'ayant l'air d'un papy fatigué joua le match des étoiles de 1993 à Montréal, remplaçant celui qu'on aurait tant voulu qu'il soit bon, le mauvais cheval sur lequel on a misé, Pat Falloon...


Et les Matadors dans tout ça?

C'est en parlant de Kelly Kisio dans son prime habillé en turquoise que m'est venu l'idée d'une échange qui aurait fait en sorte que le Canadien aurait pu gagner la Coupe Stanley plus facilement en 1993, échanger Benoît Brunet et Gilbert Dionne contre Pat Falloon et Kelly Kisio... N'en fallait pas plus pour que la discussion diverge et parte ailleurs, vers nul autre que Gilbert Dionne... On me mit alors la puce à l'oreille sur un grand évènement de l'histoire des États-Unis, la fois où les Cyclones de Cincinnati de la ECHL ont retiré le chandail du petit frère de Marcel en 2006 pour services rendus. Le maire de cette ville a même poussé l'audace jusqu'à nommer le 2 décembre le "Gilbert Dionne Day". Si on a longtemps célébré Dollard Des Ormeaux ici, je ne vois pas pourquoi célébrer annuellement Gilbert Dionne...





Et les Matadors... C'est en cherchant à propos de ce fait historique à propos du "Gilbert Dionne Day", je suis allé sur la page Wikipedia et j'ai appris que la franchise qui est dorénavant les Cyclones de Cincinnati étaient les Matadors de Maimi. N'en fallait pas plus pour que j'essais de trouver plus d'information à propos de cette équipe. 

C'est en 1998-99 que les River Frogs de Louisville de la ECHL déménagèrent à Miami pour devenir les Matadors. L'idée d'apporter une équipe à Miami pour évoluer dans le Miami Arena alors domicile des Panthers et du Heat était de rendre accessible le sport professionnel pour les familles, donc de tenter l'aventure du hockey ineur professionnel plutôt que baisser les prix des matchs des Panthers... C'est à l'occasion d'un match contre les Stingrays de la Caroline où des capes de matadors furent données aux plus de 3000 fans présent au Miami Arena (qui avait un peu plus de 6000 places dans cette configuration) que les Matadors débutèrent leur saison... 

Question de faire du namedropping, il est très important de mentionner Reijo Ruotsalainen était l'assistant entraîneur des Matadors...

Bien que l'idée fut bonne de donner une sorte d'alternative aux gros noms du sport de Miami, la popularité de l'équipe ne se concrétisa jamais (à votre grande surprise probablement).  De mauvaises performances sur la glace, un marché peu intéressé au hockey ont eu rapidement raison de cette équipe au logo atroce qui devint une franchise dormante après cette saison. La franchise fut réanimée pour devenir les Cyclones qui étaient membres de la IHL auparavant et furent, comme plusieurs autres équipes de ccette ligue, rétrogradés dans la ECHL lors de la dissolution de la ligue... 




Savez-vous que les Cyclones ont également retiré le numéro 14 de Pete Rose? On l'aurait retiré parce que les Reds ne peuvent le retirer en raison de son bannissement du baseball majeur...

Gilbert Dionne et Pete Rose, un ancien Canadien et un ancien Expos, sont dorénavant unis pour l'éternité au plafond d'un aréna de Cincinnati...



1 commentaire:

Anonyme a dit…

Excellent article. Belle plume, à la fois n'importe quoi et tout de même cohérent dans l'enchaînement d'idées...