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mercredi 4 décembre 2013

Le principe de la sauce Tương Ớt Sriracha...


Après le très populaire Théorème de Dustin Boyd de septembre dernier, pourquoi pas un nouveau postulat philosophique : Le principe de la sauce sriracha...

Le nom Jan Erixon m'est récemment venu en tête. Je me suis rappelé de ce joueur sans trop d'histoire remarquables autre qu'avoir un nom de famille cool. Et en farfouillant sur l'autoroute de l'information, je suis tombé sur la photo ci-dessus...

Voici Jan Erixon dans un chandail qui fut porté lors de la Coupe Canada de 1981... Inutile de préciser que j'ai cherché un peu pour trouver l'origine de ce chandail...

J'ai toujours aimé le chandail de l'équipe nationale de Suède. J'en possède d'ailleurs un avec le numéro 26 de mon idole de jeunesse, le seul et unique Mats Naslund. Je trouve que c'est presque criminel d'avoir osé faire porter à l'équipe suédoise un jour un chandail sans les mythiques trois couronnes, symbole de ce pays depuis le 14e siècle... En fait, ce que je trouve ironique sur ce chandail, c'est qu'il est écrit Tre Kronor (trois couronnes) sur ledit chandail sans les représenter...

Heureusement, par contre, Nike n'a pas fait une horreur avec le chandail suédois pour les jeux de Sotchi... Ils ont simplement oublié de mettre des bandes bleues sur les bras... On retrouvera à noueau les trois bonne vieilles couronnes que l'on aime tant!


Ça revient à mon sacrosaint principe en termes de hockey (et de sport en général), on ne change jamais le chandail avec lequel on a gagné. Les suédois ont un splendide desing qui a traversé le temps sans trop de difficulté avec lequel ils ont pu monter sur la plus haute marche du podium à plusieurs occasions... Pourquoi changer un look que tout le monde apprécie, qui est emblématique et avec lequel vous avez gagné... La plupart des 6 équipes classiques de la NHL ont relativement bien compris ce principe, pas nécessairement les autres...

Ça me rappelle la sauche Tương Ớt Sriracha vous savez cette marque de sauce chili asiatique avec un poulet sur la bouteille au bouchon vert... Voici donc un de mes principes pour les chandails de hockey (et pleins d'autre chose dans la vie en général), le principe de la sauce Tương Ớt Sriracha...


J'ai lu il y a quelques temps un article sur cette fameuse sauce qui était dans le Los Angeles Times je crois, mais vous pouvez trouver pleins d'articles à ce sujet en cherchant sur google avec les doigts dans le nez...

On y mentionnait le plan d'affaire du fondateur de la compagnie, un réfugié vietnamien nommé David Tran, qui va à l'encontre de ce que l'on apprend dans les écoles de marketing. En fait, depuis le lancement de la compagnie au début des années 80, la sauce, inspirée de sauces qu'il y avait dans le Viet-Nam natal de Tran, n'a jamais trop changé de goût, seuls les piments utilisés ont changé, faute d'approvisionnement. Elle est aussi piquante et le propriétaire s'obstine à dire que si on veut une sauce plus douce, de consommer autre chose. D'ailleurs quand on lui demande pourquoi est-ce qu'il ne fait pas une sauce moins forte ou d'autres produits, il répond la même chose, que sa sauce est faite pour être comme elle est...

Une autre caractéristique de l'approche de la sauce Tương Ớt Sriracha, c'est qu'elle n'a jamais mis un sou en publicité. Et si le geste peut paraître étrange, sachez qu'elle ferait pleurer tous les pimps des écoles de marketing par le fait que la compagnie double de chiffre d'affaire annuellement et ce sans publicité... Quand on sait que des compagnies comme McDonald's ou Budweiser dépensent des milliards en publicité annuellement pour nous faire avaler leur produit... Ça donne quand même l'idée de la place du produit dans la chaîne...

Ce non-investissement en publicité, ne laisser que sa réputation et son goût parler d'eux-mêmes, fait d'ailleurs en sorte qu'une bouteille de Tương Ớt Sriracha est toujours abordable...

Bref, que t'aimes ou t'aimes pas, la sauce Tương Ớt Sriracha va toujours avoir le même look, le même goût et coûte presque toujours le même prix... Pourquoi aller vers une pâle imitation...

(Vous voyez, même Subway a une sauce sriracha "crémeuse" ces jours-cis... À quoi bon?)

Vous comprenez maintenant le "principe de la sauce sriracha", quand on a un produit dont la qualité est constante et dont on peut reconnaître l'image facilement, pas besoin de rien de plus pour faire parler de soi...

(Peut-être d'une controverse concernant les émanations provenant de l'usine, mais...) 



Dans ma tête, le hockey suédois, c'est le Tương Ớt Sriracha du hockey...


(Pourquoi les sandales?)

Enfin, sauf une fois... Au...



Et Jan Erixon dans tout ça?

Il a quand même eu une carrière à cet image...


Tout comme le grand Claude Provost à une autre époque, Jan Erixon était surnommé the Shadow parce  qu'il était un redoutable attaquant défensif. Et dans l'époque probablement la plus offensive de l'histoire, celle où chaque équipe avait son marqueur de 100 points, la tâche était ardue. 



Jan Erixon est arrivé en 1983 avec les Rangers après avoir débuté sa carrière en Suède avec le Skellefteå AIK. Son incorporation fut quand même assez rapide, ayant été pris sou l'aile d'autres suédois évoluant avec les Rangers Kent-Erik Andersson et le grand Anders Hedberg à une époque où les joueurs suédois étaient plutôt rares, Erixon fit l'équipe dès la première année. D'ailleurs, il n'a jamais été retranché et a évolué toute sa carrière avec les Rangers. Après 10 ans à se frotter aux meilleurs joueurs de la NHL, ralenti par les blessures, il quitta New York pour jouer une dernière saison avec le Skellefteå AIK en 1993-94. 

Il est présentement l'entraîneur de l'équipe junior du Skellefteå AIK...


Son fils, Tim Erixon évolue dans l'organisation des Blue Jackets de Columbus. Né dans la région de New York, il avait été repêché par les Flames en 2009. Il fut échangé aux Rangers de son papa contre deux choix de repêchage et après une saison, ces même Rangers avec qui sont père passa toute sa carrière l'impliquèrent dans l'échange qui envoya Rick Nash sur Broadway...

Toutefois, l'histoire ne dit pas si Tim Erixon possède une bouteille de Tương Ớt Sriracha acheté en 2011 alors qu'il jouait avec le Whale du Connecticut dans le fond de son frigidaire... 


Le Whale qui est redevenu le Wolfpack d'Hartford, chose qui n'est pas tant un mauvais move... 



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