jeudi 31 janvier 2013

Promo - Les bouchons de Pepsi

Ce n’est pas d’hier que les spécialistes en marketing utilisent le sport professionnel pour vendre leurs produits.  D’ailleurs, les premières cartes étaient des promos pour mousser la vente de cigarettes et de gommes.  Martin a déjà abordé le sujet de cartes qu’on retrouvait avec le pain (texte du 27 août 2011) ou dans les boîtes de gâteaux Vachon (texte du 22 mars 2011).
 
Un de ces « food items » (comme on les appelle parfois en jargon de collectionneur) que j’avais particulièrement aimé est la collection de bouchons de Pepsi en 1980-81.
 
 L’idée d’utiliser les bouchons n’était pas nouvelle en soi.  Coke avait déjà fait la même chose dans les années 1960 avec les joueurs des Canadiens et des Maple Leafs dans un premier temps, et avec ceux de la LCF l’été suivant.  À l’époque, il devait y avoir du liège collé dans le fond du bouchon pour assurer l’étanchéité, ce qui empêchait Coke d’y mettre le visage du joueur.  Celui-ci était donc sur le dessus, visible du consommateur, qui pouvait bien sûr avoir une préférence pour certains joueurs.  De plus, la peinture pouvait être égratignée dans la manipulation.
 
En 1980, le liège est disparu.  L’étanchéité du bouchon (toujours en métal) est assurée par un petit morceau de caoutchouc qui s’enlève.  Ceci rend possible l’impression du visage du joueur dans le fond du bouchon, par-dessus lequel on y mettait le caoutchouc.  Cette méthode était plus équitable pour tous, car il n’y a pas de présélection par les premiers qui avaient accès aux bouteilles.  D’un point de vue marketing, c’est aussi plus efficace, car la collection est plus difficile à compléter et on doit acheter plus de Pepsi pour y parvenir.
 
La collection comptait 140 joueurs différents, soient 20 par équipe canadienne de l’époque (Québec, Montréal, Toronto, Winnipeg, Edmonton, Calgary et Vancouver).  Il fallait donc boire beaucoup de Pepsi et être très chanceux pour la compléter.  Parmi ces 140 joueurs, on comptait deux absents notoires : Guy Lafleur et Wayne Gretzky, qui avaient des ententes avec Coke et 7up.
 
Pepsi offrait aussi la possibilité de commander un présentoir en plastique pour classer les bouchons.
Il y avait deux versions.  Les bouteilles réutilisables en verre de 300 ml avaient un bouchon qu’il fallait décapsuler pour l’enlever.  Pour la plupart des ouvre-bouteilles, cela impliquait de plier (et donc d’abimer) le bouchon.  Pour les bouteilles de 750 ml, il s’agissait d’un bouchon dévissable, avec de petites « dents » qui assuraient que le bouchon tienne en place.  À l’ouverture, celles-ci bougeaient un peu pour permettre le dévissage, mais le bouchon demeurait quand même pratiquement intact.  Toutefois, ces mêmes dents étaient fragiles et pouvaient éventuellement tomber si on manipulait les bouchons trop souvent.  (À ce que je me souvienne, il n’y avait pas de bouteilles de plastique à cette époque.)
 
De mon côté, j’avais demandé à ma grand-mère de me conserver ses bouchons.  De plus, certaines épiceries avaient des bacs roulants pour déplacer les bouteilles vides que les clients rapportaient.  Lorsque j’allais à l’épicerie avec ma mère, pendant qu’elle payait, je me rendais à ce bac et je faisais une razzia sur les bouchons que les gens avaient remis sur leurs bouteilles vides.
 
J’ai aussi bu plusieurs Pepsis moi-même, que j’achetais au dépanneur avec mes cartes de hockey.  Ceux-ci étaient toutefois des 300 ml, alors que ceux de ma grand-mère et ceux que je ramassais à l’épicerie étaient plutôt des 750 ml.
 
Malgré tous mes efforts, je ne suis pas parvenu à compléter la collection, bien qu’ils m’aient bien occupé à les regarder et à les classer.
 
Je ne sais pas si la promo n’a pas eu le succès escompté, si une telle campagne coûte maintenant trop cher ou si l’utilisation de bouchon de plastique rend maintenant la chose impossible, mais je ne me souviens pas qu’il ait eu une autre promo de bouchons depuis.     
 
Source : « 1980-81 NHLPA Pepsi Caps » de Thom Racine, 12 décembre 2010 (cornwallseawaynews.com)

lundi 28 janvier 2013

Robin Burns

Après avoir joué avec les Canadiens Junior au milieu des années 1960, Robin Burns se joignit à l’organisation de la Sainte Flanelle.  De 1967 à 1970, il joua dans son réseau de filiales, avec entre autres les Apollos de Houston (voir texte du 17 mars 2012) et les Voyageurs de Montréal de la AHL.  Il ne disputa toutefois aucun match au niveau de la Ligue Nationale.
 
En octobre 1970, il fut échangé aux Penguins de Pittsburgh pour un montant d’argent.  Pour les quatre années qui suivirent, il passa alors la majorité de son temps dans les mineures, mais parvint quand même à disputer 41 matchs avec les Penguins.  En 1973-74, il aida les Bears de Hershey à gagner la Coupe Calder.
 
Il fut ensuite sélectionné par les Scouts de Kansas City au repêchage d’expansion de 1974.  Il fit partie de l’aventure des Scouts pendant les deux ans qu’elle dura et ne retourna pas dans la Ligue Américaine pendant cette période.  Lorsque vint toutefois le temps de déménager l’équipe au Colorado, pour devenir les Rockies, Burns fut laissé de côté.  Il prit alors sa retraite.  Sa fiche en carrière dans la LNH est de 31-38-69 en 190 matchs.

 
Il alla alors travailler pour le manufacturier de patins Micron.  Ceci l’amena à s’intéresser à la fabrication d’équipements et à lancer en 1984 l’entreprise Itech, qui fit sa renommée avec entre autres la première visière transparente.  La gamme fut par la suite élargie.  Elle put également compter pendant un moment sur Pat Burns (l’ex-entraîneur des Canadiens, mais aussi le cousin de Robin) comme porte-parole.  D’ailleurs, Robin servit également d’agent à Pat.
En 2004, l’entreprise de Kirkland, dans l’ouest de l’île de Montréal, fusionna avec l’américaine Mission, appartenant à la famille Naegele.  Cette même famille possédait à ce moment le Wild du Minnesota.  La transaction vit Burns assumer un rôle diminué dans son entreprise.  Elle fut ensuite rachetée par Bauer en 2008. 
 
Sources : “Former NHL coach Pat Burns dead of cancer at age 58” de Bill Beacon et Neil Stevens, 19 novembre 2010 (thestar.com),  “Former NHLer Robin Burns returns to Marymount”, 4 février 2009, The Monitor (themonitor.ca), “Itech fusionne avec le californien Mission”, 5 mai 2004, Le Devoir, (ledevoir.com), legendsofhockey.net.

vendredi 25 janvier 2013

Pause Pub - Bell Cellulaire

Serge Savard à la fine pointe de la technologie avec un téléphone qui pèse une tonne!

Lors de son passage avec les Canadiens, on se demande qui aurait bien pu prendre Pierre Gauthier comme porte-parole.  Monsieur Muffler?  Monsieur Lub?  Mr. Big?  Ou peut-être Central Vermont?

mercredi 23 janvier 2013

Les premiers joueurs...



J'ai lancé sur Twitter et Facebook hier une opinion à l'effet que je trouve David Legwand des Predators de Nashville est selon moi un des joueurs les plus sous-estimé de la NHL. Ce joueur originel des Predators de Nashville est toujours un joueur fiable des deux sens du jeu et ce depuis des années sans trop avoir de reconnaissance. Ça n'a pas trop reçu de l'éloge, mais je maintiens mon point...

Ce qui m'a fait penser à une chose étrange...

Qu'est-ce qui a fait en sorte que Legwand, en 1998, soit repêché au deuxième rang par les Predators de Nashville. En fait, ce que je me demande, ce n'est pas pourquoi les Predators n'ont pas choisi deux joueurs dorénavant reconnus pour leur passage avec le Canadien, Scott Gomez et Alex Tanguay, à la place, mais bien pourquoi les Predators n'ont pas repêché en premier et sélectionné Vincent Lecavalier?

Je n'ai pas tant de réponses, mais en regardant bien l'ordre du repêchage, on peut voir qu'il n'y a pas de logique derrière l'ordre où a repêché une équipe d'expansion.

Regardons premièrement les expansions depuis 1991.

1991 - Les Sharks étaient les seuls à entrer dans la NHL et ont sélectionné le légendaire Pat Falloon, ce joueur qui a tant fasciné les gens qui avaient moins de 13 ans en 1991.

EDIT : Précision de Anonyme dans les commentaires : "Les Sharks de San Jose étaient supposé faire leur entrée dans la LNH en 92. Étant prêt plus tôt que prévue, il demandèrent la permission de devancer leur arrivé a 91. Je crois que toutes les équipes devaient être d'accord. En échange de leur acceptation, les Nordiques exigèrent de ne pas perdre le 1er choix au total avec lequel ils sélectionnèrent le gros Lindros..."

1992 - Suivant une décision dont l'origine m'est inconnue, le Lightning de Tampa Bay sélectionna le premier choix au repêchage alors que les Senators furent les premiers à choisir lors du repêchage d'expansion (Peter Sidorkiewicz). Le Lightning, contrairement aux Sharks la saison suivante, eurent donc le premier choix (Roman Hamrlik) et les Senators le second (Alexei Yashin), faisant en sorte que les Sharks, bons derniers de la NHL en 1991-92, repêchèrent au troisième rang le seul et unique Mike Rathje...



1993 - Si le Lightning et les Senators ont eu droit aux premeirs choix en 1992, les deux équipes d'expansions de 1993, les Panthers et les Mighty Ducks, n'eurent pas trop la même chance lors du repêchage de 1993. Lors de ce repêchage se déroulant à Québec, les Mighty Ducks et les Panthers repêchèrent respectivement 4e (Paul Kariya) et 5e (Rob Niedermayer), laissant les Senators (Alexandre Daigle), les Whalers (Chris Pronger) et le Lightning (Chris Gratton) prendre les premiers rangs. Ça aurait pu être donc pire, les Ducks auraient pu repêcher Alexandre Daigle... À noter que les Panthers avaient le premier choix au repêchage d'expansion et ont sélectionné John Vanbiesbrouck.)

Reste que si les deux équipes d'expansions de 1993 n'ont pas eu la même chance au repêchage, le repêchage de 1992 était moins bon que celui de 1993 et la manière dont avait été orchestré le repâchage d'expansion a favorisé ces deux équipes qui ont connu des succès plus rapidement que les trois équipes précédentes.

EDIT : Précisions de nul autre que mon ami Tony Tanti dans les commentaires : "La lotterie pour le 1er choix existe depuis 1993, parce que les Sénateurs auraient possiblement perdu quelques games volontairement pour drafter Alexandre Daigle (excellente décisions...). Donc normalement, les chances que la pire equipe ou une nouvelle obtienne le premier choix sont assez bonne mais pas garantie."

Ça explique donc pourquoi les Sharks, qui terminèrent avec la deuxième pire fiche de la NHL en 1992-93 repêchèrent en cinquième position...

1998 - Comme je l'ai dit plus haut, les Predators repêchèrent deuxième et sélectionnèrent David Legwand.

1999 - Ce fut l'année d'entrée des Thrashers d'Atlanta qui eurent droit au premier choix au total. Ces derniers l'utilisèrent pour commencer la courte histoire de l'équipe en sélectionnant le seul et unique Patrik Stefan!



2000 - Dernière expansion de la NHL (BTW, la présente période de 13 ans sans expansions dans la NHL est la plus longue depuis l'expansion de 1967 sans expansion....) a vu les Blue Jackets de Columbus et le Wild du Minnesota entrer dans la NHL. Encore une fois, la NHL n'agit pas trop de logique en donnant le premier choix aux Islanders de New York qui sélectionnèrent le légendaire Rick DiPietro et le deuxième choix aux Thrashers d'Atlanta qui sélectionnèrent Danny Heatley. Pour leur part, le Wild obtint le troisième choix et sélectionna Marian Gaborik et les Blue Jackets commencèrent leur histoire en lion en réclamant le seul et unique Rostislav Klesla. 

Pour ce qui est du repêchage d'expansion, les Blue Jackets avaient inversement le premier choix et le Wild le second et Columbus firent de Rick Tabaracci leur premier choix... 




En regard de ce tout de piste, on peut voir que la NHL possède une logique implacable qui consiste à ne pas avoir de logique, ça me rappelle l'histoire de l'alignement des division...

Je souhaite presque une nouvelle expansion pour voir comment la NHL va orchestrer le tout...

mardi 22 janvier 2013

Steve Durbano

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(Textes et images de Benoît AKA KeithActon)

Lorsqu’on parle des nombreux matamores qui ont peuplé la LNH durant les années 1970, il faut absolument inclure le nom de Steve Durbano.  Celui qui était parfois surnommé « Mental Case » a d’abord été repêché par les Rangers au premier tour (13e au total) en 1971. 

Il donna le ton de sa carrière en passant sa première année professionnelle, dans le réseau des Rangers à Omaha (CHL), où il totalisa 402 minutes de pénalité.  Il a toutefois été échangé aux Blues avant de jouer un seul match pour les Blueshirts.

C’est donc au cours de la saison 1972-73 qu’il débuta sa carrière à St-Louis, où il apporta la robustesse à laquelle on s’attendait de lui.  Toutefois, il était indiscipliné et difficile à contrôler.  Lorsqu’il était concentré, il pouvait être un défenseur robuste et efficace.  Par contre, cette situation ne durait pas.  Les fils finissaient par se toucher et il devenait imprévisible, incontrôlable et même effrayant, que ce soit avec ses poings ou son bâton.  Son comportement lui valut un autre surnom imagé : « Demolition Durby ».

Au cours de l’année suivante, il passa aux Penguins, continuant d’accumuler les minutes de pénalité.  Sa saison 1974-75 fut limitée à un seul match en raison d’une blessure à un poignet, match où il amassa tout de même 10 minutes de pénalité.

La saison 1975-76 (qu’il partagea entre Pittsburgh et Kansas City) le vit atteindre le sommet de la ligue… des minutes de pénalité, avec 370 minutes, devant « Bugsy » Watson et Dave « The Hammer » Schultz.

Il suivit le reste de l’équipe en direction du Colorado pour la saison suivante, avant de signer comme joueur autonome avec Détroit.  Il ne joua toutefois jamais avec les Red Wings.  Il fut plutôt l’objet d’un des très rares échanges entre une équipe de la LNH avec une de l’AMH.

La saison précédente, les Toros de Toronto avaient pris la direction d’un marché de hockey non traditionnel : Birmingham, Alabama.  À son arrivée, Glen Sonmor, l’entraîneur des Bulls a alors rapidement compris que dans ce nouveau marché du sud des États-Unis, l’attrait du hockey tenait principalement à la bagarre.  Il alla donc chercher Durbano et Dave Hanson (le seul vrai Hanson des frères Hanson de Slap Shot) en retour de Vaclav Nedomansky, un joueur offensif et un des rares tchécoslovaques à l’époque, en plus de Tim Sheehy.

Son séjour chez les Bulls dura 45 matchs et résulta en 284 minutes de pénalité.  Son coéquipier chez les Bulls, Paul Henderson, ne lui trouva pas un autre surnom.  Selon lui, Durbano était carrément fou.

En 1978-79, il termina sa carrière au niveau majeur en retournant à St-Louis, pour y jouer 13 matchs (et 103 minutes de pénalité).

Au total (LNH + AMH), Durbano a joué 265 matchs et accumulé 1411 minutes de pénalité.  Sa moyenne s’élève donc à 5 minutes 20 secondes par partie.






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Les choses ne s’améliorèrent pas une fois sa carrière terminée.  En 1983, il fut arrêté et condamné à sept ans de prison pour trafic de cocaïne.  À sa sortie, il fut arrêté de nouveau, pour vol à l’étalage.  En 1995, il eut encore des problèmes avec la loi, lorsqu’il tenta de recruter une agente double pour travailler pour son service d’escortes.

Il prit par la suite le chemin de Yellowknife, pour tenter de mettre un peu d’ordre dans sa vie, loin des tumultes des grandes villes.  Mais après une vie d’abus d’alcool, de drogue et de vie nocturne, il mourut en 2002, des suites d’un cancer du foie, à l’âge de 50 ans.

Sources : Willes, Ed, “The Rebel League, The Short and Unruly Life of the World Hockey Association”, McClelland & Stewart, 2004,







legendsofhockey.netwikipedia.org.


http://www.youtube.com/watch?v=wQ22DidEee4

lundi 21 janvier 2013

Percy LeSueur

Sweet Caporal LeSueur


Percy LeSueur n'est peut-être pas l'un des noms les plus reconnu dans le hockey, ce qui est dommage quand on considère qu'en plus d'être l'un des gardiens vedettes du hockey en plus d'être un des plus grands innovateur.

Percy LeSueur est né à Québec en 1881. LeSueur débuta en évoluant avec différentes équipes de la ville de Québec avant de prendre le chemin de Smith Fall en Ontario en 1903 pour se joindre à l'équipe locale qui évoluait dans la Federal Amateur Hockey League. C'est d'ailleurs dans cette ligue qu'évoluaient les Montagnards de Montréal, une des première équipes de francophones avec Le National de Montréal au sein du hockey organisé et surtout connus pour être à l'origine du fameux chant "Halte-là". Autre fait à noter plus en rapport à notre sujet, LeSueur débuta sa carrière en tant qu'ailier et c'est lors de ce passage à Smith Falls que LeSueur devint gardien lorsqu'il prit l'équipement du gardien de l'équipe alors que ce dernier était malade. 

En mars 1906, Smith Falls obtient le droit de challenger les redoutables Silver Sevens d'Ottawa pour la Coupe Stanley. Bien que défaits lors des deux matchs face à l'équipe qui avait pour nom officiel le Ottawa HC (le nom Senators était également employé comme nom officieux, il s'imposera comme le nom officielle durant ces années) par la marque de 6-5 et 8-2, l'équipe de la capitale fédérale remarqua le fort talent de LeSueur alors devenu gardien régulier. Lors d'un défi face aux Wanderers de Montréal, les Senators furent défaits 9 à 1 lors du premier match. Voulant améliorer leur sort, les Senators demandèrent la permission d'aligner LeSueur pour le second match, chose dont les Wanderers, en raison d'une avance de 8 buts, ne s'opposèrent pas. LeSueur sut saisis sa chance en ne laissant passer que 3 buts lors de ce match, mais en raison de la dégelée précédente, les Wanderers devinrent les champions de la Coupe Stanley. C'est ainsi que LeSueur débuta sa longue carrière avec les Senators. 

Rapidement, LeSueur s'imposa comme le gardien de but officiel des Senators, eux qui remercièrent leur gardien Billy Hague suite au match catastrophique face aux Wanderers. LeSueur devint rapidement une vedette à Ottawa et fut même convié à ce qui fut le premier match des étoiles, match bénéfice pour la veuve de Hod Stuart, joueur des Bulldogs de Québec s'étant "cassé le cou" en plongeant dans un lac l'été précédent. LeSueur fut le seul représentant des Senators.

Percy LeSueur

C'est en 1909 que LeSueur mit la main pour la première fois sur la Coupe Stanley en terminant premier dans la Eastern Canada Hockey Association, ligue de hockey devenue professionnelle au début de la saison. En janvier 1910, les Senators défendire leur titre face à deux équipes, celles de Galt et les Eskimos d'Edmonton. Après avoir perdu la Coupe Stanley aux mains de leurs éternels rivaux, les Wanderers de Montréal, en 1910, les Senators reprirent la Coupe Stanley en 1911. À cette époque LeSueur, un des piliers de l'équipe, avait été nommé capitaine de l'équipe. Ce fut toutefois sa dernière Coupe Stanley, LeSueur prit le chemin de Toronto en 1914 pour évoluer avec les Shamrocks et il termina sa vénérable carrière la saison suivante avec les Blueshirts de la même ville. Il se joint l'année suivante à l'Armée Canadienne afin de combattre durant la Première guerre mondiale.

LeSueur, en plus d'être un des grands gardien de son époque fut également un fin communicateur et un innovateur de la position de gardien. En 1909, alors qu'il était dans la fleur de l'âge, il fit paraître l'un des premiers livres d'instruction sur le hockey, un ouvrage de 47 pages nommé "How To Play Hockey". LeSueur fut également un des premier à expérimenter avec les gants. Il fut le premier à expérimenter avec un gant de baseball comme main libre et il fut le premier à ajouter une protection jusqu'à l'avant-bras sur son gant afin de protéger le poignet. En plus d'expérimenter avec l'équipe (comme la plupart des grands gardiens l'ont fait par la suite), LeSueur développa diverses techniques afin de maximiser son efficacité. En ces temps où le gardien ne pouvait pas se jeter par terre ni même mettre le genoux par terre, LeSueur avait une technique très agressive bien à lui qui impliquait beaucoup de sorties du but qui en fit l'un des gardiens les plus redoutables de l'époque. LeSueur fut également l'inventeur du filet qui fut utilisé de 1911 à 1925 par la NHA et la NHL par la suite.

LeSueur poursuivit une carrière d'entraîneur assez glorieuse avant de se tourner vers le journalisme dans les années 30, notamment avec le The Hamilton Spectator en plus d'être un de premiers reporter hockey à la radio. Il fut d'ailleurs un des premiers membre de la "Hot Stove League'" de Hockey Night In Canada en 1936 et fut le premier journaliste à comptabiliser les tirs au but dans ses résumés de match. 



Percy LeSueur fut intronisé en 1961 au Temple de la Renommée, il est décédé quelques mois plus tard, en janvier 1962 à l'âge de 80 ans...

lundi 14 janvier 2013

Syl Apps

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(Texte et images de Benoît AKA KeithActon)

Athlète polyvalent, Syl Apps s’est d’abord illustré au saut à la perche, en gagnant la médaille d’or aux Jeux de l’Empire Britannique (ceux qu’on appelle aujourd’hui les Jeux du Commonwealth) de Londres en 1934.  Plus tard, c’est alors qu’il jouait au football (!) pour l’Université McMaster, à Hamilton, qu’il attira l’attention du président des Maple Leafs, Conn Smythe.  Toutefois, Apps refusa son offre.  Il ne voulait pas perdre son statut d’amateur, ce qu’il l’aurait empêché de représenter le Canada aux Jeux Olympiques de 1936, à Berlin.  Apps termina sixième au saut à la perche et signa ensuite pour Toronto.

Apps fit sentir sa présence immédiatement.  Il gagna le Trophée Calder (recrue de l’année) pour la saison 1936-37, démontrant une fiche de 16-29-45 en 48 matchs.  Reconnu comme un gentleman, Apps ne buvait pas, ne fumait pas et ne jurait pas.  Sur la glace, son comportement allait dans la même direction, gagnant au passage le Trophée Lady Byng (joueur le plus gentilhomme) en 1941-42, alors qu’il n’accumula pas une seule minute de pénalité.  Durant cette même saison, il fit partie de l’équipe des Leafs qui revint d’un déficit de 0-3 pour battre les Red Wings et gagner la Coupe Stanley.

Apps inscrivit également son nom sur la Coupe en 1947 et 1948, après avoir vu sa carrière de hockeyeur interrompue pendant les deux ans qu’il servit dans l’armée, pendant la guerre.

Apps était également reconnu comme un homme droit.  Par exemple, il manqua plusieurs matchs au cours de la saison 1942-43 après s’être fracturé la jambe en entrant en collision avec le but.  Ne sentant pas qu’il méritait l’entièreté de son salaire de 6000$, il se présenta devant Conn Smythe avec un chèque de 1000$, chèque que Smythe refusa, après avoir failli s’étouffer…

En 1948, âgé de 33 ans et pourtant septième meilleur compteur de la ligue, il décida de passer à autre chose.  Il accepta un poste au niveau marketing chez les magasins Simpson’s, en plus de devenir Commissaire athlétique de l’Ontario.  Sa fiche en carrière est de 201-231-432 et 56 minutes de pénalité en 423 matchs.

Il se dirigea plus tard vers la politique.  Il avait d’ailleurs tenté de se faire élire au niveau fédéral en 1940 (donc pendant sa carrière), mais sans succès.  En 1963, c’est alors au niveau provincial qu’il tenta sa chance et fut élu à la Législature, sous la bannière progressiste-conservatrice.  Il y fut jusqu’en 1975, servant au passage comme ministre des services correctionnels.

Membre du Temple de la Renommée, son numéro 10 a été honoré par les Maple Leafs.  Il est décédé en 1998, à l’âge de 83 ans.

En plus de ses exploits, il a aussi laissé en héritage toute une lignée d’athlètes.  Son fils Syl Jr. a joué de 1970 à 1980, principalement avec les Penguins, mais aussi avec les Rangers et les Kings.  Il obtint ses meilleurs résultats en 1975-76 en récoltant 99 points, aux côtés de Jean Pronovost et Lowell MacDonald.

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Les enfants de Syl Jr. connurent aussi de belles carrières d’athlètes.  Syl III joua au hockey à Princeton, avant de passer quelques années dans la Ligue Américaine dans le réseau des Leafs.  Gilliam fut membre des équipes canadiennes féminines de hockey, gagnantes des médailles d’or olympiques en 2006 et 2010.  Amy a été quant à elle membre de l’équipe nationale de soccer féminin.

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Un autre des petits enfants de Syl Sr. se distingua au niveau sportif.  Darren Barber remporta une médaille d’or avec le huit canadien en aviron, aux Jeux de Barcelone en 1992.

Sources : « One On One With Syl Apps » de Kevin Shea, 3 décembre 2011 (hhof.com), wikipedia.org.

mercredi 2 janvier 2013

Marshall Johnston

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Bien qu’il soit canadien de naissance, Marshall Johnston emprunta la voie de la NCAA à une période où ce n’était pas vraiment courant.  C’est en passant par l’Université de Denver qu’il fit sa formation au début des années 1960.

Il se dirigera ensuite vers l’équipe nationale du Canada, participant au passage aux Jeux Olympiques d’Innsbruck (1964) et de Grenoble (1968).  La médaille de bronze gagnée à Grenoble sera d’ailleurs la dernière avant une longue disette canadienne, qui durera jusqu’à Albertville (1992).

Suivant cet exploit, il terminera sa saison avec les North Stars du Minnesota.  Il jouera principalement avec leur filiale jusqu’en 1970-71, mais aura l’occasion de jouer un certain nombre de matchs avec le grand club à chaque année.

Après avoir appartenu brièvement aux Canadiens (sans jouer un seul match), il parviendra ensuite à jouer régulièrement au sein des faibles Golden Seals de la Californie pour les trois saisons suivantes.  Il prendra ensuite sa retraite comme joueur avec une fiche de 14-52-66 en 251 matchs.  Il restera toutefois dans l’organisation, en devenant entraîneur chef au cours de l’année 1973-74.  Il sera néanmoins relevé de ses fonctions au cours de l’année suivante, n’ayant pas obtenu plus de succès que tous les autres qui sont passés par là.  Il retournera ensuite vers l’Université de Denver, mais derrière le banc des Pioneers cette fois, et obtiendra de bien meilleurs résultats qu’avec les Golden Seals.

Ceci lui vaudra un retour dans la LNH en 1981, mais avec une équipe tout aussi mauvaise, les Rockies du Colorado.  Il restera dans l’organisation (qui déménagera au New Jersey en 1983) en tant qu’assistant directeur gérant, entraîneur adjoint et entraîneur chef, avant de devenir directeur du personnel pendant plus de dix ans.  Pendant ces années, les Devils repêcheront entre autres des joueurs comme Kirk Muller, Brendan Shanahan, Martin Brodeur et Scott Niedermayer.

En 1996, il se joindra aux Sénateurs, aussi comme directeur du personnel, ensuite comme assistant directeur gérant, puis comme directeur gérant en 1999, alors qu’il remplacera Rick Dudley, celui qui est devenu cet été le nouvel adjoint de Marc Bergevin.

C’est dans cette fonction qu’il réussira un de ses coups des plus fumants.  Il réussira à refiler l’éternel insatisfait Alexeï Yashin aux Islanders contre Bill Muckalt, un deuxième choix au total (qui deviendra Jason Spezza) et Zdeno Chara.  Le fait que ce soit à Mike Milbury qu’il ait passé un tel sapin explique certaines choses, mais ça demeure quand même tout un exploit.

Après trois saisons à la tête des Sénateurs, il se retira.  Il prit par après des postes moins importants, comme directeur de l’évaluation des joueurs à Chicago et directeur du dépistage professionnel chez les Hurricanes, poste qu’il occupe maintenant depuis sept ans.

Sources : nhl.hurricanes.comwikipedia.org


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