jeudi 28 février 2013

Promo - « Suivez le jeu » de Steinberg

 
Les épiceries n’ont pas toujours eu comme promotion de donner des choses plates comme des points ou des air miles. 
 
Pendant la saison 1982-83, la défunte chaîne Steinberg offrait des photos de 9 cm x 13 cm des joueurs des Canadiens.  D’un côté, il y avait une photo en action et de l’autre, une pose avec de brèves statistiques.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La promo s’appelait « Suivez le jeu ».  À chaque semaine, on donnait une nouvelle photo avec un achat minimum.  Il y en avait 24, soit 23 joueurs et une photo d’équipe.  On pouvait aussi acheter un petit album pour les ranger.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La série comprenait des joueurs marquants comme Guy Lafleur, Larry Robinson et Bob Gainey, mais aussi des moins marquants comme Ric Nattress ou Bill Root.
 

mardi 26 février 2013

Seth Martin

Aujourd’hui, avec les salaires accordés et l’attention médiatique, il serait pratiquement impensable qu’un joueur de hockey nord-américain de très haut calibre refuse systématiquement de jouer la Ligue Nationale.  Pourtant…
 
Seth Martin est originaire de la région des Kootenays, en Colombie-Britannique.  Après son stage junior, il se trouva un emploi de pompier à la fonderie Cominco de son patelin, ce qui était considéré comme un poste stable, avec des conditions enviables.
 
De l’autre côté, la Ligue Nationale des années 1950-60 ne comptait que six équipes.  Les postes étaient rares et la rémunération n’était pas ce qu’elle est aujourd’hui.  De plus, la sécurité d’emploi était pratiquement nulle et lorsqu’on se faisait ravir son poste, il fallait galérer à travers les ligues mineures, avec souvent de nombreux déménagements, pour des salaires encore plus bas.
 
Devant cette perspective, Martin, un gardien, décida de conserver son emploi et de jouer au niveau senior avec les Smoke Eaters de Trail.  Il fut devant leur filet de 1953 à 1962.  Ce choix, qui inclut le maintien de son statut d’amateur, lui ouvrit par ailleurs d’autres portes.  Il eut ainsi l’occasion de prendre le chemin de l’Europe pour représenter le Canada aux Championnats du monde et y obtenir une notoriété certaine.
 
Au cours des quatre tournois auxquels il participa, il fut nommé le meilleur gardien à trois reprises (1961, 1963 et 1966).  Les Soviétiques donnèrent d’ailleurs instruction plus tard à leur jeune gardien, Vladislav Tretiak, de s’inspirer du jeu de Martin.  Tretiak affirmera d’ailleurs par la suite que Martin était son idole.
 
Ces présences aux Championnats du Monde permirent à Martin de mettre la main sur une médaille d’or (1961) et deux médailles de bronze (1966 et 1967).
 
En 1964, le tournoi olympique, toujours réservé aux amateurs, fit figure de championnat du monde.  Martin se retrouva donc à Innsbruck, en Autriche, où il fut encore une fois nommé meilleur gardien du tournoi.  Pour l’équipe canadienne, les choses se sont toutefois moins bien passées.  Dans un match contre la Tchécoslovaquie qui aurait permis aux Canadiens d’accéder au podium, Martin reçut un tir à un endroit non protégé de sa jambe.  Il dut se retirer pour un moment et être remplacé par Ken Broderick.  Les Tchécoslovaques en profitèrent pour marquer trois buts rapides et gagnèrent ainsi le match 3-1.  Le Canada termina quatrième.
 
En 1967, il y eut la première expansion, doublant le nombre d’équipes (de 6 à 12) et le nombre de postes.  Après avoir refusé de le faire à plusieurs reprises, Martin décida finalement, à 34 ans, de faire le saut dans la LNH.  Il forma donc un duo avec Glenn Hall, chez les Blues de St-Louis.  Il joua trente matchs, afficha une moyenne de 2,59 et se rendit avec le reste de l’équipe jusqu’en finale de la Coupe Stanley (perdue contre les Canadiens 0-4).
 
Après s’être prouvé qu’il pouvait jouer dans Ligue Nationale, il retourna chez lui l’année suivante.  Il gagna une deuxième Coupe Allan en 1970, avec les Jets de Spokane.  (Il en avait déjà gagné une en 1962 avec les Smoke Eaters.)  Il en gagna une troisième en 1972, comme entraîneur cette fois.
 
Seth Martin est aujourd’hui à la retraite et il habite toujours Trail.
 
Sources : « Seth Martin : Sometimes a Dynamiter, always a great player » de Tony Dransfield, 9 mai 2012, Kimberley Daily Bulletin (dailybulletin.ca), bcsportshalloffame.com, bchhf.com, legendsofhockey.net.

lundi 25 février 2013

L'énonciation de faits selon le Hockey News

Voici une découpure tirée du "Yearbook" 2012-13 du Hockey News : 


Étrange quand même qu'un magazine qui vient de Toronto ait oublié un certain joueur des Leafs...

Comme dirait Pierre Bruneau : "Rigueur, Rigueur, Rigueur..."

En fait, ils ne se trompent pas... C'est que bien que Mikhail Grabovski soit un joueur originaire du Bélarus, il est né en Allemagne... Il y est né alors que son papa, Yuri, y travaillait sur la construction. Il est retourné dans son pays natal alors qu'il avait 3 ans. 

C'est un peu la même histoire que celle d'Alex Galchenyuk. Il est né aux États-Unis d'un père et d'une mère originaires du Bélarus et a quitté l'Amérique pour y retourner quelques années suivante alors qu'Alex avait 5 ans. Par contre, bien que son paternel, Alexander Galchenyuk, ait joué pour l'équipe nationale du Bélarus, Alex représente les USA au niveau international. Il a pas mal plus de chances de revenir à la maison avec des titres de cette façon...

Donc ce n'est pas une erreur, c'est seulement que leur affirmation est...

dimanche 24 février 2013

Histoire de cartes - Blanchissages

Carey Price a réalisé hier son deuxième blanchissage de la saison.
 
Au niveau de la ligue, les meneurs sont Pekka Rinne à Nashville et Mike Smith avec les Coyotes, qui en ont trois chacun.  Rinne a jusqu'à présent joué 17 matchs et Smith, 13.
 
Réaliser un blanchissage demeure un exploit, mais jusqu'à un certain point, c'est commun.
 
Ça n'a pourtant pas toujours été comme ça.  Dans la période très offensive du début des années 1980, c'était assez rare.  En 1980-81, Don Edwards et Glenn Resch n'ont pas eu besoin de 13 matchs pour en obtenir 3, mais bien de la saison au complet.  Ce total leur donna d'ailleurs, ex aequo, la tête de la ligue.  (La carte montre Resch dans l'uniforme des Rockies, mais il n'y a que terminé la saison.  Tous ses blanchissages ont été réalisés dans l'uniforme des Islanders.  Les pauvres Rockies n'avaient blanchi personne cette année-là.)

 
 
L'année suivante, c'est Denis Herron, avec le même total, qui remporta la palme.  Si on ajoute les deux de Rick Wamsley, on constate que 5 des 28 blanchissages de la ligue ont été réalisés par les Canadiens (ce qui en laisse donc 23 pour les 20 autres équipes).  Herron et Wamsley avaient d'ailleurs remporté le Trophée Jennings (meilleure moyenne de buts contre) cette même année.
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En contrepartie, les marqueurs de 50 buts et les compteurs de 100 points étaient beaucoup plus nombreux... 

vendredi 22 février 2013

Les casques de hockey dans Tron...

Tant qu'à parler de casques de hockey, pourquoi ne pas parler des casques dans le film Tron!

Vous vous rappelez de ce film de 1982 de Disney. Je ne sais pas si c'est par lâcheté, par manque de budget ou bien si c'est une bonne "idée" de la production, mais la plupart des personnages portaient des casques de hockey...







Ça donne cachet intéressant à la chose!


Et pourquoi ne pas oublier un héros local :


jeudi 21 février 2013

Pause Pub - Gorton's

Une pub qui s'inspire du hockey (ou d'un autre sport), c'est commun.  Mais le hockey qui s'inspire d'une pub?  C'est beaucoup plus rare.

C'est pourtant l'impression qu'on peut avoir en regardant le chandail que les Islanders ont adopté en 1995-96.
De joyeux farceurs partisans des Rangers n'ont pas pris de temps à faire un rapprochement entre ce logo et le "Gorton's Fisherman", le personnage porte-parole de Gorton's, une entreprise de poissons surgelés.  (L'équivalent de notre Capitaine High Liner de ce côté-ci de la frontière.)  Ils se sont alors mis à scander "We want fishsticks!"  ("Nous voulons des bâtonnets de poisson!") 
L'opération s'est avérée un désastre marketing et l'équipe l'a fait disparaître aussitôt que la ligue l'a permis.  En 1996-97, elle "créa" un troisième chandail avec le traditionnel cercle contenant le "NY" et Long Island.  En 1997-98, le pêcheur disparut complètement.

En passant, à le regarder, ça ne paraît pas trop, mais le pêcheur Gorton est japonais, puisque Gorton's appartient maintenant à la japonaise Nippon Suisan.

Scott Scissons


Je me rappelle beaucoup de cette carte Score, ne serait-ce que parce que le gars avait l'air un peu gras et portait le joli nom de Scissons... Comment ne pas penser que son surnom soit "Sous" quand on a que 10 ans...

Scott Scissons est un des bons "draft busts" de l'histoire de la NHL. Le repêchage de 1990 était quand même assez exceptionnel. Les cinq premiers choix, Owen Nolan, Peter Nedved, Keith Primeau, Mike Ricci et nul autre que Jaromir Jagr, ont connu des carrières assez intéressantes dans la NHL et plusieurs autres joueurs comme Doug Weight, Keith Tkachuk, Derian Hatcher, Daryl Sydor, Robert Lang et Bryan Smolinski ont également connu de très longues et bonnes carrière. (Peut-être un peu trop longue dans le cas de Smolinski...) Et la pièce de résistance de ce repêchage fut nul autre que Martin Brodeur qui fut sélectionné au 20 rang. Les derniers noms furent tous des joueurs sélectionnés après que les Islanders firent de Scissons le 6e choix au total...

Scissons était le coeur et l'âme des Blades de Saskatoon, sa ville natale. Il était un gros centre qui était la bougie d'allumage de l'équipe. Les Islanders avait vu en lui potentiellement un joueur qui allait être un joueur d'énergie à long terme. C'était à l'époque des Rick Tocchet et des Cam Neely, le gros joueurs d'avant solide étaient un peu à la mode. Dans le pire des cas, il aurait pu être un genre de Joel Otto. C'est donc pourquoi il fut sélectionné. Et apparemment, les Islanders aimaient tellement son gabarit (6 pieds 1 pouce pour un jeune de 18 ans) qu'ils auraient même pris Scissons à la place de Jagr, sélectionné avant, s'il avait été disponible. 

Malheureusement pour lui, le hockey professionnel a fait ce qu'il fait souvent avec beaucoup de joueur, il a fait ressortir ses lacunes. Scissons avait un mauvais coupe de patin et cette lacune ressortit assez rapidement. Après sa carrière dans le junior, Scissons se joint à l'équipe nationale du Canada avec comme but de jouer avec l'équipe Olympique du Canada, mais il fut coupé quelques temps avant les jeux d'Albertville.

L'année suivante, il se joint aux Islanders de Capital District de l'AHL, ne jouant qu'un seul match en séries avec les Islanders de New York, lors des séries éliminatoires. Il passa les saisons suivantes avec les Golden Eagles de Salt Lake, les Grizzlies de Denver et le Moose du Minnesota avec qui il termina sa carrière en 1994-95. À 22 ans, alors qu'il était sur le point de s'entendre avec les Stars de Dallas, un médecin lui affirma qu'il pourrait avoir de fortes conséquences à long terme s'il continuait à jouer au hockey. Ayant déjà subit trop de blessures, il avait, seulement à l'âge de 22 ans, un corps fini. C'est ainsi que sa carrière se termina.

Il ne joua en tout que 3 matchs dans la NHL, deux en saison régulière et un en séries éliminatoires...

Il travaillerait apparemment dans le milieu de la construction dans la région de Saskatoon...


Une petite photo pour le plaisir #58 : Radek Bonk en République Tchèque

Ça ressemble à ça, Radek Bonk avec le HC Oceláři Třinec :


Du bonbon pour les yeux...

lundi 18 février 2013

L'évolution des casques

Martin a récemment fait un billet sur le casque Cooper XL7.  En voici un autre dans la même veine.
 
Les casques ont d'abord fait une apparition discrète.  Il s'agissait bien sûr de tout un changement de culture.  Mais il faut aussi dire que les premiers n'étaient pas toujours des chefs-d'oeuvre de design ou des merveilles de confort.
 
Le premier à porter un casque dans la LNH fut George Owen, des Bruins, qui en 1928 décida de porter le casque en cuir qu'il portait pour jouer au football.
 
Par la suite, la pièce d'équipement a été adoptée à un rythme très lent.  Ceux qui l'adoptaient furent souvent perçus comme fragiles, pour ne pas dire comme des mauviettes.
 
En janvier 1968, la mort de Bill Masterton, des suites d'une blessure subie sur la patinoire, vint changer cette perception.
 
En 1979, la LNH adopta une règle obligeant le port du casque, mais elle permit à ceux qui avaient joué avant l'instauration de la règle de bénéficier d'une "clause grand-père".  Ayant pris sa retraite comme joueur en 1997, Craig MacTavish fut le dernier joueur sans casque de la Ligue.
 
Au fil des années, de nombreux modèles sont apparus et disparus, connaissant des carrières commerciales très variables.
 
En voici quelques uns:
 

 
WinnWell VX
 
 
Cooper SK10                  
 
 Cooper SK100
 
                  Cooper SK300


 Inclassable (voir texte du 9 septembre 2011)

Jofa 215                       
 
Northland
 




               Cooper SK600
CCM

Jofa 280                     
 

WinnWell

                    Canadien                 
 

Cooper XL7
 
Cooper SK2000                
Jofa 235 




                      Torspo
 

 Jofa 290

















 
 
Bauer               

samedi 16 février 2013

L'affiche choquante...

Vous rappelez-vous de cette pub de la Journée internationale contre l'homophobie?


J'avais oublié cette affiche et une personne avec qui j'interagis souvent sur les médias sociaux qui m'a envoyé le lien...

C'était en 2003. Honnêtement, je trouve encore cette campagne brillante et probablement que les gens à l'origine de cette dernière également car ils l'ont récemment reprise. Il ne faut pas se faire de dessin, homosexualité et sport d'équipe professionnel = tabou... C'est pourquoi elle avait choqué... Ce qui est d'ailleurs l'ironie de la chose, le fait de demander pourquoi une photo de deux hommes qui jouent au hockey qui s'embrassent soit choquante ait choqué... Heh...

La seule chose qui me choque sur cette affiche, c'est le fait que tout le monde sait qu'aucun joueur de la NHL porterait avec un casque Itech...

Et pourquoi pas un peu de musique avec ça :





vendredi 15 février 2013

Les casques Cooper XL7



On m'a rappelé ce matin l'existence des casques Cooper XL7. À une certaine époque, ce casque semblait représenter en soi le futur. Tout comme l'autre grande innovation de Cooper, les fameux pantalons Cooperall, ce casque était le standard de la plupart des équipes junior majeur canadienne du milieu des années 80 comme on peut le voir sur cette photo de Mario Lemieux avec les Voisins de Laval, pire nom d'équipe de tous les temps...


Je crois d'ailleurs que Mario Lemieux a porté ce casque dans la NHL, mais je n'ai pu retrouver de photo avec ledit casque dans l'uniforme des Penguins, je suis certain que vous pouvez m'aider!!!

Mais j'ai trouvé cette jolie photo par contre :



Néanmoins, Gilbert Perreault l'a bien certainement porté, du moins sur une photo iconique du grand joueur des Sabres :


C'est souvent l'image que l'on nous montre de Gilbert Perreault et pour cause, elle est superbe et je ne parle pas de la curiosité qu'il porte sur sa tête. Perreault a porté beaucoup de casques dans sa longue carrière avec les Sabres, je doute fort qu'il ait porté longtemps ce casque car en cherchant, j'ai trouvé presqu'aucune autre photo de Perreault avec ce casque, la plupart des photos étant avec un casque Jofa ou un casque Cooper à la Mario Lemieux/Mark Messier.



Mais en voici une autre, désolé pour les pixels :



Malgré la forte popularité de ce casque ayant des pièces comme les visières et les grilles qui étaient standards, son existence fut plutôt éphémère. Beaucoup de plaintes à propos des pièces auraient fait en sorte que Cooper ait abandonné vers la fin des années 80 ce casque ajustable par la petite porte dans les côtés, le système Cooperlock...

Comble du malheur, de nos jours, XL7 est le nom d'un véhicule utilitaire sport de Suzuki qui étrangement a un design affuté comme le casque Cooper de jadis :


jeudi 14 février 2013

Promo - Les cartes Post



Au cours de la saison 1981-82, on pouvait trouver dans les boîtes de céréales Post un petit jeu de cartes (3cm x 5cm) à l’effigie des joueurs des différentes équipes de la LNH.  Chaque jeu (représentant une équipe spécifique) comptant seize cartes : trois bleues, trois rouges, trois oranges, trois jaunes et trois vertes.  Chacune de celles-ci était numérotée 1, 2 ou 3.  La seizième carte, c’est le joker (le gardien).
 
Les cartes venaient avec des instructions pour jouer à certains jeux, mais l’attrait tenait surtout aux photos des joueurs. 
 
À l’époque, j’en mangeais régulièrement, mais lorsque mes enfants m’ont récemment fait acheter des Alpha Bits, je me suis rapidement rendu compte que je ne l’ai plus l’âge pour manger ça…  Plutôt décevant…