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mercredi 26 février 2014

Derek Sanderson









À la base, Derek Sanderson n’était pas le joueur le plus talentueux.  Lors de son passage avec les Flyers de Niagara Falls (un club affilié aux Bruins), il était entouré de joueurs avec plus de potentiel que lui.  Par contre, il affichait une grande combativité, un désir de vaincre, de l’ardeur au travail et un refus de reculer devant qui que ce soit.  Ce sont ces qualités qui attirèrent l’attention de nul autre que le propriétaire des Bruins, Weston Adams Sr., qui se mêlait également de dépistage.  C’est donc malgré les avis de Hap Emms, qui gérait les Flyers, et de ses recruteurs, que Sanderson devint d’une certaine façon son protégé.
 
Sanderson ne le déçut pas.  Il aida l’équipe à remporter la Coupe Memorial en 1964-65 et se mérita le championnat des pointeurs en 1966-67. 
 
L’année suivante, il se tailla une place à Boston, alors que l’équipe était à un tournant.  Suite à plusieurs années de médiocrité (voir texte du 19 août 2013), l’espoir renaissait.  Après avoir acquis Gerry Cheevers, les Bruins avaient ajouté à leur alignement en 1966-67 la jeune sensation, Bobby Orr, qui gagna évidemment le Trophée Calder (recrue de l’année).  De plus, au cours de la saison morte, Milt Schmidt dévalisa littéralement les Black Hawks en leur soutirant Ken Hodge, Fred Stanfield et surtout Phil Esposito en retour de Pit Martin (voir texte du 29 octobre 2012), Gilles Marotte et Jack Norris.  C’est dans ce contexte qu’arriva Sanderson.  Sa performance de 24-25-49 lui valut le Trophée Calder, un deuxième en deux ans pour les Bruins. 
 
Par contre, il était loin d’être une vedette de l’équipe, qui n’en manquait pas.  Son principal rôle était de jouer sur la troisième ligne, habituellement avec Don Marcotte et Ed Westfall, et de s’occuper des infériorités numériques.  Il se rendit toutefois compte qu’il pouvait tout de même attirer l’attention en faisant des déclarations juteuses aux journalistes.  Il se forma ainsi une image de coureur de jupons à la vie sociale trépidante.  Dans le contexte de la fin des années 1960, cette image le rendit très populaire et la caricature devint éventuellement réelle.
 
Il se fit pousser les cheveux et une moustache, en plus de s’habiller à la mode, toutes des choses mal vues dans le monde du hockey de cette époque. Il devint ainsi une vedette, même si sur la patinoire, il n’en était pas vraiment une.  Il anima une émission de télé dans la région de Boston et joua dans un film (qui ne passa pas à l’histoire). 
 
Une autre star « dans le vent » de cette période, le quart-arrière des Jets de New York Joe Namath, le contacta aussi, pour ouvrir une boîte à la mode.  Ils ouvrirent donc  Bachelors III à Boston, avec un autre partenaire.  Sanderson se mit ainsi à passer les soirées où il était à Boston à sa boîte, à boire, faire la fête et accumuler les conquêtes.
 
Sanderson avait déjà commencé à boire sérieusement pour surmonter sa peur des avions.  Son mode de vie ne fit qu’en rajouter. 
 
Sur la patinoire, Boston était une puissance.  Bien qu’elle avait probablement le potentiel d’en gagner plus, l’équipe gagna la Coupe Stanley en 1970 et en 1972.  De son côté, Sanderson participa à l’image des « Big Bad Bruins ».  Il alla même jusqu’à pourchasser un partisan des Canadiens jusqu’à l’extérieur du Forum, en se retrouvant en patins et dans son uniforme, au coin des rues Sainte-Catherine et Lambert-Closse.
 
C’est en 1972 qu’arriva l’Association Mondiale de Hockey (AMH).  Sanderson avait tenté au fil des ans de renégocier un contrat qu’il jugeait peu avantageux.  Les Bruins lui avaient répondu qu’il devait honorer sa signature et que le tout serait revu à l’échéance.  L’échéance était venue. 
 
Sanderson voulait 80 000$ par année.  Les Bruins lui offrirent 75 000$.   C’est alors que les nouveaux Blazers de Philadelphie le contactèrent.  Ils appartenaient à deux hommes (un beaucoup plus riche que l’autre) qui ne connaissaient rien au hockey, mais qui aimaient l’idée de posséder une équipe de sports. 
 
Les négociations (menées par le propriétaire qui avait le moins d’argent, alors que c’est l’autre qui garantissait les salaires) furent complètement surréalistes.  Obnubilés par son image de « personnalité » et sans se rendre compte que Sanderson n’était pas un joueur d’exception, les Blazers le voulaient à tout prix.  Même en ne disant presque rien, Sanderson fit monter les enchères à un niveau inégalé pour l’époque. 
 
Il obtint le titre de capitaine, de jouer sur les avantages numériques, de ne pas faire d’échanges sans sa permission, de ne pas déménager l’équipe sans sa permission, le droit de rater certains matchs où il fallait prendre l’avion (dont il avait peur), une suite à l’hôtel lors des voyages, un chauffeur pour lui et un autre pour sa copine et un poste de dépisteur pour son père (50 000$ par année pendant cinq ans).  Mais surtout, il obtint un contrat de 10 ans pour 2 650 000$.  Le dernier 50 000$ fut ajouté pour surpasser le contrat que Pelé avait signé avec le Cosmos de New York de la North American Soccer League (NASL).  Ainsi, il devenait l’athlète le mieux payé de la planète.  Une autre façon d’attirer l’attention pour la ligue.  Pas si mal pour un joueur de troisième trio… 
 
(Le contrat de Bobby Hull, aussi avec l’AMH, était également très généreux, mais structuré différemment.  Il était au montant de 2 750 000$, mais comprenait un bonus de la ligue de 1 000 000$ à la signature, cinq ans comme joueur à 250 000$ et cinq ans dans d’autres tâches après sa carrière, à 100 000$ chacune.)
 
Sanderson eut malgré tout de grandes hésitations.  La ligue était nouvelle et semblait instable.  (Avant de devenir les Blazers de Philadelphie, l’équipe s’appelait les Screaming Eagles de Miami et déménagea avant même de jouer un seul match.)  De plus, Sanderson ressentait une certaine loyauté envers Adams, qui avait toujours cru en lui.  Au cours de ses négociations, il s’était brouillé avec l’avocat des Bruins, avant de finalement s’entendre (pour 80 000$) avec Adams lui-même.  Au moment de signer son contrat, Sanderson demanda à ce que l’avocat ne soit pas présent.  Lorsqu’il se présenta et s’aperçut qu’il y était, il partit en furie et alla accepter l’offre des Blazers.
 
Sanderson alla ainsi rejoindre son coéquipier John McKenzie, engagé comme joueur-entraîneur.  Boston perdit également Ted Green aux Whalers de la Nouvelle-Angleterre et Gerry Cheevers aux Crusaders de Cleveland.  La question se retrouva devant les tribunaux, parce que la LNH prétendait que la clause de réserve dans leur contrat empêchait les joueurs de signer avec l’AMH.  La LNH fut finalement déboutée.  Par contre, en guise de représailles, les « traîtres » furent exclus de l’équipe de la Série du siècle.  Ceci coûta sans aucun doute une place à Bobby Hull, et probablement aussi à Jean-Claude Tremblay, Cheevers et Sanderson, qui avaient tous été initialement invités au camp.
 
Sanderson ne se présenta pas immédiatement au camp des Blazers.  Les contrats de la LNH venaient à échéance le 1er octobre et l’AMH ne voulait pas prêter flanc aux poursuites.  Au début de la saison, il n’était donc pas au sommet de sa forme.  Le premier match à domicile des Blazers fut aussi une catastrophe.  La glace du désuet Civic Center ne reposait pas sur un plancher de ciment et la Zamboni s’y enfonça.  Le match dut être remis et Sanderson (le capitaine, comme il l'avait exigé) dut s’en excuser auprès des spectateurs, qui se mirent à lui lancer les rondelles qu’on leur avait remises à l’entrée. 
 
La malchance des Blazers (qui devaient lutter contre des Flyers bien implantés) ne s’arrêta pas là.  Bernard Parent fut blessé, tout comme John McKenzie, qui fut remplacé derrière le banc par Phil Watson, un ex-entraîneur des Rangers, issu de la vieille école et que les joueurs détestaient.  Sanderson se blessa également au dos, en raison de la mauvaise qualité de la glace.
 
L’équipe mit en doute sa blessure.  Il faut dire que si ça avait été le cas, elle aurait pu servir de prétexte à se défaire de l’énorme contrat de Sanderson.  Celui-ci plombait sérieusement les finances des Blazers, qui avaient bien peu de succès aux guichets.
 
De son côté, Sanderson ajouta à son mode de vie déjà dissipé des quantités d’argent, qu’il se mit à dépenser sans compter. 
 
En bout de ligne, les deux parties finirent par s’entendre sur un rachat de contrat, au montant d’un million.  Sanderson ne joua finalement que 8 matchs avec les Blazers (3-3-6) et retourna avec les Bruins.  Par contre, ceux-ci avaient maintenant Bep Guidolin (voir texte du 1er avril 2013) derrière le banc, un entraîneur de la vieille école avec qui Sanderson ne s’entendait pas.
 
Quant aux Blazers, ils déménagèrent à Vancouver à la fin de la saison.
 
En juin 1974, Sanderson fut échangé aux Rangers.  Il connut une bonne première saison dans la Grosse Pomme, mais il se mit également à consommer de la cocaïne.
 
L’année suivante, suite à une autre brouille avec son entraîneur, il fut échangé à une ville avec une vie nocturne beaucoup plus tranquille, St-Louis.  La recette lui réussit, puisqu’il obtint 67 points, un sommet en carrière.
 
Mais ça ne dura pas.  Il se brouilla à nouveau avec son entraîneur et fut placé au ballotage, sans être choisi.  S’en suivit un tour dans les mineures, avant de se retrouver avec les Canucks. 
 
Au camp de 1977, Sanderson fut impliqué dans une sévère bagarre dans un club de danseuses, pour ensuite être libéré par Vancouver.
 
Ses problèmes d’alcool et de cocaïne ne firent qu’empirer.  Et lorsqu’il eut finalement idée de se renseigner au sujet de ses investissements (la partie de son avoir qu’il n’avait pas dilapidée), il se rendit compte qu’il n’avait plus rien.  Complètement à la dérive, il passa du temps dans la rue.
 
Lorsqu’il passa près de mourir, il décida de se prendre en main.  Il tenta la réhabilitation et se remit à s’entraîner.  C’est Ted Lindsay, à ce moment à la tête des Red Wings, qui lui donna une chance, malgré qu’il s’était montré critique de Sanderson au fil de sa carrière.  Lindsay n’avait par contre pas l’intention de le faire jouer à Détroit, du moins à court terme.  Il le considérait plutôt comme une police d’assurance.  Lorsque les Penguins offrirent un essai à Sanderson, il sauta sur l’occasion, laissant Détroit en plan et mettant Lindsay en rogne.
 
Après quelques matchs dans les mineures, Sanderson joua 13 parties avec Pittsburgh, ses derniers dans LNH.  En 598 matchs, sa fiche est de 202-250-452.
 
Il fit ensuite plusieurs tentatives de réhabilitation, incluant certaines payées par son ami Bobby Orr.
 
C’est finalement en 1980 qu’il réussit à vaincre ses problèmes.  Il travailla pour la ville de Boston à faire des conférences aux jeunes, pour les sensibiliser aux dangers de l’alcool et des drogues.  Par la suite, il fit la description des matchs des Bruins.  Il est aujourd’hui marié, père de deux garçons et travaille comme conseiller financier auprès des athlètes.  Il y trouve une motivation à leur éviter ce qui est arrivé avec son propre argent.  
 
Sources :
 
Willes, Ed, The Rebel League, the short and unruly life of the World Hockey Association, McClelland & Stewart, 2004, p.46-56,
 
Sanderson, Derek & Shea, Kevin, Crossing the Line, HarperCollins Publishers, 2012.
 
legendsofhockey.net.

lundi 24 février 2014

La suprématie du hockey international









J’envie les amateurs de soccer / football.  Au niveau international, les choses sont simples.  Depuis 1930, avec comme unique interruption la Deuxième Guerre mondiale, la Coupe du monde a lieu tous les quatre ans.  Organisé par la FIFA, il s’agit du tournoi indiscutable.  Le pays qui remporte la Coupe du monde trône au sommet de la hiérarchie.  Une victoire est une victoire, peu importe l’année.  Le tournoi olympique existe, mais depuis 1992, son rôle est clair (pour les moins de 23 ans).  C’est beaucoup plus complexe au niveau des clubs, mais ça, c’est une autre histoire.
 
Pour le basketball, la suprématie américaine était tellement claire qu’un tournoi olympique avec une équipe de joueurs universitaires a longtemps suffi.  Lorsque ça n’a plus été le cas, on a admis les professionnels et depuis, le tournoi regroupe les meilleurs.  Et comme le tournoi ne se déroule pas pendant la saison de la NBA, il ne lui nuit pas et permet au sport de profiter à fond de la vitrine olympique.
 
Le baseball, qui a aussi une certaine portée internationale, tente d’établir depuis 2006 la Classique mondiale, mais avec moins de succès.
 
Pour le hockey, c’est plus compliqué.  Beaucoup plus compliqué.  En fait, il faut quand même de bonnes notions d’histoire du hockey pour s’y retrouver.
 
Comme pour le basketball, le début est simple.  Les compétitions internationales (Jeux olympiques et Championnats du monde) n’admettaient que les joueurs amateurs, ce qui excluait les professionnels de la LNH.  Par contre, le Canada dominait de façon tellement décisive que même s’il n’y envoyait que des équipes seniors, il parvenait tout de même à s’imposer.
La seule médaille d'or qui a échappé au Canada lors des sept premiers tournois olympiques.  Il faut dire qu'à Garmisch-Partenkirchen, en Allemagne, l'équipe championne, de Grande-Bretagne, était principalement composée de joueurs ayant grandis au Canada...
 
La montée des pays de l’Europe de l’est, l’Union soviétique en tête, est venue changer la donne.  Officiellement, leurs meilleurs joueurs étaient des amateurs, puisqu’ils étaient payés par l’armée.  Par contre, leur entraînement avait tout du professionnalisme, ce qui leur donnait un avantage indéniable.
 
Il s’en suivit une domination outrageante des Soviétiques, mais à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.  Au risque de paraître mauvais perdant, on peut considérer la médaille de bronze du Canada aux Jeux de Grenoble en 1968 et celle d’argent des États-Unis à Sapporo en 1972, gagnées par des équipes de véritables amateurs, comme ayant plus de valeur que celles d’or gagnées par les Soviétiques.  Quant à celle d’or gagnée par les Américains en 1980, elle relève… du miracle!   (voir texte du 22 février 2014)
 
C’est dans ce contexte que le Canada refuse carrément d’envoyer une équipe aux Jeux de Sapporo et d’Innsbruck (1976) et de participer aux Championnats du monde, organisés par la Fédération international de hockey sur glace (FIHG) de 1970 à 1976.  À partir de 1977, les professionnels y sont admis, mais comme le championnat a lieu pendant les séries éliminatoires de la LNH, les équipes sont composées des joueurs dont la formation de la Ligue nationale est éliminée.  Le tournoi peut ainsi donner lieu à du jeu intéressant, mais on peut difficilement argumenter qu’on y couronne le véritable champion du monde.
 
C’est aussi dans ce contexte que fut organisée la Série du siècle de 1972, avec les joueurs de la Ligue nationale.  On voulait déterminer qui était vraiment le meilleur.  La compétition n’impliquait par contre que deux pays, le Canada et l’Union soviétique.
 
C’est pourquoi Hockey Canada et l’Association des joueurs de la LNH prennent les choses en main et organisent la première Coupe Canada en 1976, un tournoi à six équipes.  Dans les faits, on peut donc dire que ce tournoi, pourtant en parallèle de la FIHG et du CIO, représente pour cette période la véritable suprématie du hockey international.  Par contre, le tournoi est organisé de façon irrégulière, quand on a le temps.  Il faudra attendre cinq ans avant de voir la deuxième (1981), mais seulement trois ans avant la troisième (1984), un autre trois ans pour la quatrième (1987), mais quatre ans pour la dernière édition (1991). 
 
La Coupe du monde de 1996
En 1996, la LNH prend la relève et organise la première Coupe du monde.  L’Association des joueurs est alors empêtrée dans les fraudes d’Alan Eagleson et a bien d’autres priorités que d’organiser une autre Coupe Canada.  Mais le prestige de la Coupe du monde est bien éphémère.  (Vous souveniez-vous de la victoire américaine?)  Il y a finalement entente pour redonner du lustre au tournoi olympique.  La LNH interrompt ses activités en février 1998 pour permettre à ses meilleurs éléments de participer aux Jeux de Nagano.
 
On se retrouve finalement avec une situation claire.  Le hockey bénéficie de la vitrine olympique pour faire découvrir son produit, incluant dans des marchés moins traditionnels, et pour couronner un champion incontestable.
 
La LNH a bien ressuscité le concept de la Coupe du Monde, mais encore de manière irrégulière.  Elle a attendu huit ans (2004) avant d’en organiser une deuxième.  En fait, la tradition est tellement faible qu’elle a même changé le trophée à remettre aux vainqueurs.  (Le trophée était peut-être laid, mais quand même…)
 
Heureusement, le tournoi olympique demeure, du moins jusqu’à maintenant, une constante.  Suite au tournoi que nous venons de vivre, on peut affirmer sans se tromper que le Canada est au sommet.  Par contre, il demeure difficile d’établir des comparaisons pour les différentes époques.
La Coupe du monde de 2004
 
Guy Lafleur, joueur dominant des années 1970, n’a à son palmarès international que deux participations à la Coupe Canada (une victoire), une structure qui n’existe même plus.
 
Igor Larionov a gagné quatre championnats du monde, mais ceux-ci ont été gagnés pendant une période où, favorisés par le contexte, les Soviétiques ont dominé cette compétition.  De 1963 à 1990, ils ont remporté pas moins de 23 titres en 28 ans.  On peut dire la même chose de ses deux médailles d’or olympiques, remportées dans les mêmes conditions, en 1984 et 1988.
 
Et une médaille olympique demeure une médaille olympique, mais ont elles vraiment la même valeur?  À mes yeux, la médaille d’or méritée par Peter Forsberg à Turin en 2006, alors que tous les meilleurs y étaient, a plus de valeur que celle qu’il s’est mérité à Lillehammer en 1994, alors que la puissance soviétique s’était écrasée et que les pays y déléguaient un mélange de vétérans évoluant hors de la LNH et de joueurs juniors prometteurs.
 
C’est pourquoi ça m’attriste un peu d’entendre Gary Bettman remettre en question la participation des joueurs de son circuit aux Olympiques et de ressortir des boules à mites le concept de Coupe du monde (dix ans après la dernière).  Quoi qu’il en dise, les Olympiques représentent quelque chose de spécial, chose qu’un concept de Coupe du monde, traité avec négligence jusqu'à maintenant, prendra des décennies à atteindre.  De plus, pour une rare fois dans l’histoire du sport, on a établi une certaine constance pour déterminer qui en est son champion.  Le retrait des Jeux nous retournerait à la case départ. 
 
De plus, la LNH n’est plus seule.  Qu’arrivera-t-il si la KHL, de son côté, laisse aller ses joueurs?  Est-ce que la possibilité d’aller aux Jeux représentera un argument en sa faveur aux yeux de certains joueurs?  Et la LNH lui laisserait toute la plateforme olympique pour mettre en vitrine son produit?
 
Au-delà des questions de calendrier compressé, de décalage horaire qui met les matchs à des heures peu avantageuses et des risques de blessure, je considère qu’un peu de vision implique la poursuite de l’aventure olympique.
 
Ceci n’empêche pas la reprise du concept de Coupe du monde, mais même dépoussiéré, il n’aura pas l’ampleur des Jeux.

dimanche 23 février 2014

Merde, il n'y a pas de gagnant...











Vous avez tous voté pour trouver un surnom pour Dale Weise dans le but de lui donner un surnom comme nous en avons assigné un à ses compagnons de trio, Michael "Motocross" Bournival et Ryan "Crazy" White... Les choix avaient été basés sur des recommandations faites sur les médias sociaux...

Et bien voici, il y a une double égalité à la tête entre Weise Grip et Cheese Weise après fermeture du vote...

Voici les résultats...



David Will-See
  2 (2%)
Screeching Weissle
  4 (5%)
Weise Guy
  5 (6%)
Cheese Weise
  17 (23%)
Weise Grip
  17 (23%)
Cochez Weise, Cochez Non
  2 (2%)
Edel Weise
  3 (4%)
PennyWeise
  5 (6%)
BudWeiser
  8 (10%)
Weasel Weise
  3 (4%)
ChippenDale
  7 (9%)
Weise Are The Champions, My Friends...
  0 (0%)
Monen
  0 (0%)
Dom Dale Weise
  0 (0%)

Nombre de votes jusqu'à présent : 73



Je ne sais pas trop qu'est-ce qu'on devrait faire avec ça, un deuxième tour, on tire à pile ou face ou juste abandonner la patente...

Qu'en pensez-vous, on se fait un match retour?

samedi 22 février 2014

Un miracle avec des pincettes...



C'est aujourd'hui le 22 février et l'on célèbre donc aujourd'hui un anniversaire assez important dans le monde du hockey américain... C'est en effet il y a 34 ans que l'équipe de jeunes collégiens dirigés par l'entraîneur Kurt Russell Herb Brooks eut raison de l'équipe remplie de joueurs venant des collèges comme Mike Eruzione, Steve Janaszak et Jim Craig battirent la puissante équipe de l'URSS...

L'histoire est remarquable, on en a fait, comme je l'ai invoqué plus haut, un film post-11 Septembre de Disney avec l'idée que même dans l'adversité les "amaricains", s'ils y mettent tout le coeur à l'ouvrage, peuvent triompher devant ce qui apparait comme plus fort... C'était assez fort de sortir cette fable de la Guerre Froide dans une époque où on faisait régner ce climat de suspicion aux États-Unis dans cette guerre contre la terreur, cet ennemi qui au final peut être n'importe qui ou quoi... 

C'est pourquoi j'adore ce film, c'est dans la construction de mythe social qu'on joue à grand coup de perruque sur un de mes acteurs préférés... Rappelons le mythe barthien où la fameuse équation "signifiant/signifié=signe" de la sémiologie "saussurienne" est doublé, ce qui veut dire en quelque sorte que ce qui est perçu et interprété comme un mythe est une construction qui fait abstraction d'éléments qi constituent ce qui est la réalité... 

Une bonne manière de l'explique est justement dans cette fameuse victoire de l'équipe américaine de 1980 à Lake Placid... En fait, la victoire de la médaille d'or ne s'est pas faite le 22 février 1980 dans la victoire de l'équipe américaine contre la puissante URSS, mais le 24 février quand l'équipe américaine a eut raison de l'équipe de Finlande par la marque de 4-2... Match d'ailleurs où les "amaricains" revinrent de l'arrière d'un déficit de 2-1 en fin de deuxième pour remporter 4-2 grâce à 3 buts...

Mais qu'est-ce qu'on en a à foutre de ce match? Et bien c'est ça un mythe, c'est une construction sociale où on garde la narrative qui peut construire et/ou apprendre des choses aux sociétés en excluant bien des choses de ce qu'il en fut dans le réel...

Ce qu'il faut retenir, c'est cette histoire de David contre Goliath, celle de ces américains jugés comme faibles qui eurent raison, sur la glace, en plein marasme social, du puissant ennemi soviétique, celui qui se la jouait fort partout à cette époque... C'est ce que Disney veut que vous reteniez de ce qui s'Est passé à Lake Placid en 1980...



Et comme je suis né quelques jours plus tard, et bien je n'ai jamais connu de médailles olympique américaine au hockey masculin de mon vivant...

mercredi 19 février 2014

Deuxième vague de designs des Stars







Bon, voici donc la deuxième "batch" de design dans le cadre du concours "Revampons le chandail des Stars!" Je vous invite à me soumettre vos idées de designs, plus on en aura plus on aura de plaisir, envoyez-moi les à martin.itfor@gmail.com... (Cliquez ici pour voir les premiers designs...)

Voici le deuxième design de Mathieu Top Net!, collaborateur pour ce site : 


Une autre incursion dans le style Stars avec des couleurs de style Rockets de Kelowna... J'oublie toujours à quel point Mathieu aime le turquoise...

Et en voici un autre de Mathieu : 



Intéressant de reprendre le cocent d'avoir le "Montréal" écrit devant tout en ajoutant l'étoile et en le dé-Canadien de Montréal-isant...


Et finalement, voici MON design...

 

Voilà...

N'hésitez pas à commenter les designs et surtout à m'en envoyer d'autres...

mardi 18 février 2014

L'échange au destin le plus tragique de l'histoire?











En voyant que les lettons passaient en quart de finale cet après-midi, j'ai eu une petite pensée pour Kārlis Skrastiņš, cet ancien défenseur de la NHL malheureusement décédé en 2012 dans le tragique écrasement de l'avion dans lequel prenait bord l'équipe du Lokomotiv Yaroslavl... Probablement que même à 39 ans, il aurait relevé le défi, lui qui était d'ailleurs le capitaine de l'équipe lettone lors des Jeux de Vancouver... Gageons par contre que la mémoire de cet ancien ironman des défenseurs de la NHL (qui joua 495 matchs de suite, un record battu depuis par Jay Bouwmeester) est une inspiration pour son équipe à se rendre le plus loin possible...


Un fait par contre m'a sauté aux yeux en lisant un peu sur la carrière de Kārlis Skrastiņš... Le 28 février 2008, il fut échangé de l'Avalanche du Colorado aux Panthers de la Floride en retour de redoutable défenseur Ruslan Salei...

Ce qui me rend triste dans ce fait c'est de savoir que ces deux joueurs qui furent échangés un pour l'autre en ce jour de février 2008 connurent le même destin tragique, Salei étant un autre des joueurs du Lokomotiv Yaroslavl qui périt dans l'écrasement...



Difficile de trouver un échange dans l'histoire de la NHL (ou du hockey en général) où les deux joueurs  impliqués connurent le même destin tragique...

Si vous en connaissez un, faites-le moi savoir...

Bref, j'ai eu une petite pensée pour ces deux joueurs aujourd'hui...




lundi 17 février 2014

Jiří Dudáček







 

Pendant la période de la Guerre Froide, les joueurs des pays de l’est, avec leurs grands succès sur la scène internationale, intriguaient.  Par contre, ils n’étaient pas accessibles.  Ceux de l’Union Soviétique étaient carrément hors d’attente, mais quelques tchécoslovaques (Václav Nedomanský, les frères Šťastný) réussirent à faire défection, même si la chose demeurait rare.

Jiří Dudáček avait attiré l’attention, suite entre autres à ses performances au championnat mondial junior de 1980 et 1981.

Au jour du repêchage de 1981, Dale Hawerchuk, choisi premier par les Jets de Winnipeg, représentait un choix pratiquement unanime.  Néanmoins, sur une base strictement de talent, on pouvait argumenter que Dudáček lui était supérieur.

Scotty Bowman, alors directeur-gérant des Sabres, y alla pour le coup de circuit.  Malgré l’incertitude quant à la possibilité de le voir à Buffalo, Bowman en fit son choix de première ronde, dix-septième au total.

Dans son cas, la solution de la défection ne semblait pas appropriée.  Échaudés par la fuite des Šťastný en 1980, les tchécoslovaques se montrèrent méfiants.  Après sa belle performance à la Coupe Canada, où à 19 ans il fut le meilleur pointeur des siens, ses présences hors de ses frontières se firent beaucoup plus rares.   Autre fait à noter : Dudáček était le fils d’un membre en vue du Parti Communiste tchécoslovaque.  Finalement, les propriétaires des Sabres ne désiraient s’impliquer dans un stratagème pour causer la défection d’un athlète des pays de l’est.

Bowman était par contre convaincu qu’il pourrait s’entendre avec les autorités tchécoslovaques.  Il y eut de nombreuses discussions, mais Dudáček se fit attendre.  En 1986, Bowman affirma qu’il en était venu à une entente avec le club de Kladno, mais le ministre des sports y aurait opposé son véto, prétextant qu’à 24 ans, il était trop jeune pour quitter le pays.

Toute cette histoire finit par nuire au développement de Dudáček, qui d’ailleurs ne connut pas un bon tournoi à la Coupe Canada de 1984.  Pour les Jeux de Sarajevo, la même année, il fut laissé de côté.

En bout de ligne, Dudáček ne joua jamais dans la Ligue Nationale.  Même si la fédération tchécoslovaque avait habitude de libérer ses joueurs en fin de carrière pour leur permettre de jouer un peu dans la LNH, il n’enfila jamais le chandail des Sabres.  Il resta à Kladno jusqu’en 1991.

Sources: “European steals and busts” de Lucas Aykroyd, 17 juin 2008 (iihf.com), hockeydraftcentral.com, hockeydb.com, wikipedia.org.

vendredi 14 février 2014

Première vague de designs de chandails des Stars...











Voici donc les premières soumissions par rapport au concours de revampage de chandails des Stars...

Voici un deuxième design soumis par Étienne, parce que oui, pourquoi ne pas m'en envoyer plus d'un :





Dans sa deuxième contribution, Étienne a donc joué dans le concept de Stars en reprenant le fameux chandails des Stars de Dallas de dans le temps où ils étaient bons et a appliqué les couleurs du Canadien et le logo... Très bonne idée! Le blanc est particulièrement efficace.

Comme prévu, Mathieu Top Net!, collaborateur sur ce site y est allé d'une première idée :




J'aime bien l'idée de reprendre le chandail du Canadien mais de simplement retirer les écritures sur le devant et de retirer les patches sur les épaules pour ne mettre que l'étoile du logo. Je ne déteste pas nécessairement l'idée de ne mettre que l'étoile, après tout, le nom de l'équipe est "Stars". C'est une chose que j'aurais aimé sur le chandail des Stars de Dallas d'ailleurs...


Donc, on est parti, soumettez-moi vos designs... Surtout si vous n'aimez pas ceux présentés jusqu'à maintenant...