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lundi 24 mars 2014

Jack Evans








Jack Evans a connu une très longue carrière dans la Ligue Nationale, mais en étant pratiquement toujours avec des équipes faibles.
 
Natif du Pays de Galles, il immigra avec sa famille en Alberta à un jeune âge.  Ayant un fort accent gallois qu’on confondait souvent avec celui du sud des États-Unis, il hérita du surnom « Tex ».
 
Défenseur défensif, il joua ses premiers matchs dans la LNH en 1948-49 avec les Rangers, une équipe faible de cette période.  Pendant plusieurs années, il fit la navette entre New York et divers clubs des ligues mineures. 
 
C’est finalement en 1955-56, à l’âge de 27 ans qu’il réussit à faire sa place chez les toujours faibles Rangers, qui réussirent tout de même cette année-là à se qualifier pour les séries pour la première fois en six ans.  Evans joua sur une base régulière pendant trois ans avec les Blueshirts, avant d’être laissé sans protection. 
 

Pas convaincu qu'une amende de 25$ aurait encore beaucoup d'effet...
 Il fut alors repêché par les Black Hawks, un autre club faible de cette période.  Mais heureusement pour lui, l’équipe parvint finalement à s’améliorer avec les acquisitions de Bobby Hull, Stan Mikita, Glenn Hall et Pierre Pilote.  Evans fit alors partie de l’équipe gagnante de la Coupe Stanley de 1961, dans probablement sa seule période avec une équipe de haut calibre.  Cette période dura jusqu’en 1963, après quoi il fut rétrogradé dans les mineures.
 
Au fil des années suivantes, il put évoluer comme joueur-entraîneur et joueur-assistant entraîneur, ce qui lui permit de préparer son après-carrière.  En 1972-73, il se retrouva derrière le banc des Gulls de San Diego de la WHL, un club pour lequel il avait joué plusieurs années.  En 1975, il mena les Golden Eagles de Salt Lake de la Ligue Centrale à la Coupe Adams.
 
C’est alors qu’il eut sa chance derrière un banc de la LNH, mais ce ne fut pas dans les meilleures conditions.  Il fut nommé le huitième entraîneur en neuf ans des faibles Seals de la Californie.  Il n’eut pas beaucoup plus de succès que les autres et le club rata les séries pour une sixième année consécutive.
 
Il fut toutefois le dernier à occuper ce poste puisqu’à la fin de la saison, l’équipe déménagea à Cleveland, pour devenir les Barons.  Le changement d’air ne changea rien aux résultats, qui furent aussi mauvais en Ohio qu’en Californie.  Le club rata les séries les deux ans qu’il fut à Cleveland.  Puis en 1978, les Barons furent amalgamés avec les North Stars du Minnesota, et le poste d’Evans fut par conséquent aboli.
 
Evans retourna donc avec les Golden Eagles.  Devenu le club école des Blues de St-Louis, Evans les mena à la finale en 1979, avant de remporter une deuxième Coupe Adams en 1980 et une troisième en 1981.
 
Sa performance lui valut en 1983 une autre chance dans la Ligue Nationale, mais encore une fois, ce n’était pas avec un club d’élite.  Ce sont les Whalers d’Hartford qui lui firent signe.

 L’équipe eut un certain succès dans l’AMH (Association Mondiale de Hockey), mais ses dix-huit saisons dans la LNH (de 1979 à 1997) furent assez médiocres.  Pendant cette période, elle ne se qualifia pour les séries qu’à huit reprises.  Et en dix-huit ans, elle ne gagna qu’une seule série éliminatoire.  Cette série, c’est en 1986 qu’elle la remporta, contre Québec, alors qu’Evans en était à sa troisième saison derrière le banc.  Au deuxième tour, les Whalers réussirent à pousser les Canadiens, les éventuels champions de la Coupe Stanley, à un septième match, qui se rendit jusqu'en prolongation.  C'est finalement un but de Claude Lemieux qui mit fin à leur saison.
 
Au cours de ces mêmes dix-huit années, une seule fois les hommes en vert terminèrent plus haut qu’au quatrième rang dans leur division.  C’était l’année d’après, en 1986-87, alors qu’Evans les mena à la tête de la division Adams.  Par contre, les Nordiques prirent leur revanche et sortirent les Whalers au premier tour.  Au cours de la saison suivante, Evans fut congédié. 
 
Jusqu’à leur déménagement en Caroline en 1997, les Whalers ne terminèrent ensuite plus jamais plus haut que quatrième de leur division et ne passèrent jamais le premier tour, ratant au passage les éliminatoires lors de leurs cinq dernières années d’existence.  En fait, ils ne parviendront qu’à jouer pour une fiche supérieure à .500 qu’une seule autre fois.  On peut donc affirmer que malgré une fiche globale négative de 163-174-37, le seul entraîneur qui eut le moindre succès avec cette franchise, c’est Evans.
 
Il ne vit par contre pas son ancienne équipe déménager, puisqu’il mourut en 1996, à l’âge de 68 ans.
 
Sources: legendsofhockey.net, wikipedia.org.

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