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lundi 17 novembre 2014

Tommy Gorman


Tommy Gorman a été impliqué dans trois sports parmi les plus populaires au début du XXe siècle : le hockey, la crosse et les courses de chevaux.
 
Comme joueur, c’est d’abord à la crosse qu’il s’est illustré.  Aux Jeux de Londres, en 1908, il a fait partie de l’équipe canadienne qui a remporté la médaille d’or.  Il faut dire qu’il n’y avait que deux pays participants, le Canada et l’hôte, la Grande-Bretagne.  Sans surprise, le sport fut ensuite retiré du programme des Jeux.
 
De retour au pays, il joua au niveau professionnel, qui était à ce moment très populaire. (voir text du 26 mars 2012) 
 
Bien qu’il n’ait jamais sérieusement joué au hockey, il fut embauché comme recruteur par les Senators d’Ottawa en 1916, tout en travaillant au quotidien Ottawa Citizen.  Les propriétaires des Sens (qui faisaient partie de sa famille) semblèrent satisfaits de son travail, puisqu’ils le nommèrent secrétaire-trésorier, puis gérant, avant de devenir actionnaire.
 
En 1917, il fut l’un des fondateurs de la LNH, lorsque les propriétaires de la NHA voulurent isoler Eddie Livingstone, le propriétaire de Toronto.
 
Sous sa gouverne, les Senators remportèrent la Coupe Stanley en 1920, 1921 et 1923.  Il quitta l’organisation de sa ville natale en 1925 pour faire partie de l’aventure des Americans de New York. 
 
L’équipe eut plus ou moins de succès et en 1929, il quitta le monde du hockey pour se consacrer aux courses de chevaux.  Il géra alors une piste au Mexique jusqu’en 1932.
 
Il revint ensuite dans le monde du hockey pour devenir entraîneur, puis directeur-gérant des Black Hawks de Chicago, une équipe qui éprouvait des difficultés à ce moment.  Il fit l’acquisition de Lionel Conacher (voir texte du 9 mai 2009) et malgré la plus faible attaque de la ligue, les Hawks remportèrent leur première Coupe dès l’année suivante.
 
Il eut par contre une dispute avec le propriétaire et se retrouva ainsi avec les Maroons de Montréal.  Le succès fut immédiatement au rendez-vous et les Maroons remportèrent la Coupe en 1937-38.  Gorman est ainsi devenu le seul entraîneur à gagner la Coupe deux années consécutives avec deux équipes différentes.
 
Mais économiquement, les temps étaient durs.  Il y avait une équipe de trop à Montréal.  En 1938, les Maroons rendirent l’âme, pour laisser la place aux Canadiens, qui éprouvaient pourtant des difficultés sur la glace.
 
En 1940, on eut recours à ses services pour remplacer Jules Dugal comme directeur-gérant des Canadiens.  C’est sous son règne que Maurice Richard fut embauché.  Toutefois, après des débuts difficiles et des blessures, Gorman perdit confiance en lui.  Ceux qui ont vu le film de Charles Binamé et Ken Scott se souviendront peut-être d’une scène où un représentant des Canadiens tente désespérément de refiler Richard à n’importe quel de ses homologues de la Ligue Nationale.  Il s’agit de Gorman.
 
Les choses se sont par contre replacées et les Canadiens ont tout de même remporté la Coupe en 1944 et en 1946 (ses sixième et septième).  Gorman a ainsi accompli un autre fait d’armes qu’il ne partage avec personne d’autre.  Il a été directeur-gérant de quatre équipes championnes de la Coupe Stanley : les Senators, les Black Hawks, les Maroons et les Canadiens.  Suite à la Coupe de 1946, il a passé les rênes à Frank Selke. (voir texte du 16 septembre 2013)

Mais pour Gorman, gérer un club de hockey ne semblait pas être une occupation à temps plein.  Un peu comme lorsqu’il travaillait pour le Citizen lors de son passage avec les Senators, il avait d’autres occupations.
 
Il a géré la piste de course de Connaught, en Outaouais, de 1937 jusqu’à sa mort en 1961.  (Ses fils l’ont ensuite opéré pendant des dizaines d’années.)  Il a aussi été promoteur à Montréal et à Ottawa de spectacles et de lutte.  Suite à son départ des Canadiens en 1946, il a acheté les Senators d’Ottawa (version de la Ligue senior du Québec, voir texte du 18 juillet 2011, puisque ceux de la LNH ont cessé leurs activités en 1934.)  Son équipe a d’ailleurs gagné la Coupe Allan en 1949. 
 
En 1951, il s’est aussi tourné vers le baseball, en se portant acquéreur de la filiale AAA des Giants de New York, les Giants de Jersey City.  Il les déménagea à Ottawa, mais l’expérience ne dura qu’un an.  L’année suivante, l’équipe devint la filiale des Athletics de Philadephie, mais sans l’implication de Gorman.
 
Dernier fondateur vivant de la LNH, il a été élu au Temple de la renommée du hockey deux ans après son décès, en 1963, dans la catégorie des bâtisseurs.
 
En 1977, il a été admis au Temple de la renommée canadien des courses de chevaux.
 
Sources : horseracinghalloffame.com, legendsofhockey.net, wikipedia.org.

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