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lundi 4 mai 2015

Randy Holt


Randy Holt est un autre de ces bagarreurs des années 1970.  Choix de troisième ronde en 1973, il ne tarda pas à s’établir une réputation chez les pros.  Après avoir amassé 222 minutes de pénalité avec les Black Hawks de Dallas de la Ligue centrale, il remit ça pour l’année 1974-75.  En 65 matchs, il amassa 411 minutes de pénalité, soit une moyenne de 6 minutes et 19 secondes par match.  Ses ″exploits″ lui valurent d’ailleurs d’être rappelé par Chicago.  En fait, si on ajoute son total dans la LNH et celui pendant les séries de la CHL, Holt a passé 510 minutes au cachot pendant cette saison.  Sa ″performance″ lui a d’ailleurs valu d’être choisi au sein de la première équipe d’étoiles de la CHL.

Holt passa les années suivantes à faire la navette entre Chicago et Dallas, mais en 42 matchs dans la grande ligue, il n’avait marqué aucun but.  En fait, ce n’est qu’au cours de son passage avec les Barons de Cleveland, en 1977-78, qu’il trouva finalement le fond du filet.

C’est aussi à partir de ce moment qu’il commença à jouer plus régulièrement, même si son séjour à Cleveland fut de courte durée.  À la fin de la saison, l’équipe fut dissoute et il passa aux Canucks, puis aux Kings, où dans leur uniforme, il établit une marque qui tient toujours.  Le 11 mars 1979, les Kings ont affronté les Flyers, dans un match qui a tourné en foire.  Le tout a commencé par une escarmouche entre Holt et Frank Bathe.  Dans la seule première période, 372 minutes de pénalité ont été décernées.  Au total, dix joueurs ont été expulsés et 380 minutes de pénalité ont été purgées.  La marque de 380 était de 124 minutes supérieure à l’ancien record.   (Ce record a depuis été battu par les Sénateurs et ces mêmes Flyers, le 5 mars 2004.  Ils en ont alors accumulé 419.)  À lui seul, Holt s’est mérité 67 minutes, ce qui constitue toujours un record.  Pourtant, Holt ne s’est pas décrit comme un batailleur, seulement comme un joueur robuste…

En 1980, il est acquis par les Flames de Calgary, fraîchement déménagés d’Atlanta, en retour de l’homme de fer du moment, Garry Unger.
 

L’équipe fit les séries à sa première saison en Alberta et se rendit même jusqu’en demi-finale.  En éliminatoires, Holt joua 13 matchs et marqua deux fois, un nombre égal au total de buts qu’il avait compté jusque-là, soit en 240 matchs.

Au cours de l’année 1981-82, il fut échangé aux Capitals.  Pendant cette saison, il atteint deux de ses sommets : 259 minutes de pénalité et… 8 points, incluant ses deux derniers buts en carrière.

En 1982-83, il ne se contenta pas de battre son record personnel.  Ses 275 minutes de pénalité lui valurent le sommet de la ligue dans cette catégorie.

Il termina sa carrière en jouant quelques matchs avec les Flyers en 1983-84.

Au total en saison régulière, il a joué 395 matchs et accumulé 1438 minutes de pénalité, soit une moyenne de 3 minutes et 38 secondes par match.  D’autre part, sa fiche offensive se limite par contre à 4-37-41.

Sources : ″Penalty records In Kings vs Flyers debacle″, AP, 12 mars 1979, Montreal Gazette, p.19, ″Goon hockey still is around; game is termed ′a disgrace′″, CP, 12 mars 1979, Calgary Herald, p.C4.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Randy Holt, le gaucher! Que de souvenirs! Avec Meloche et Maruk, sans doute des rares joueurs mémorables des Barons