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mercredi 15 novembre 2017

Le mystère René Corbet







Plus jeune, j'avais la carte de hockey (que j'ai soit échangé, soit égaré) de René Corbet. Je me rappelle avoir remarqué qu'il était indiqué qu'il était né à Victoriaville. Cool, un deuxième joueur de ma ville jouait présentement (à l'époque) dans la Ligue nationale, le deuxième étant le gardien Philippe DeRouville (3 matchs étalés sur 3 saisons).




Bien qu'il ne fut jamais un joueur de premier plan dans la LNH, Corbet a tout de même eu son numéro retiré avec son ancien club junior, les Voltigeurs de Drummondville. Repêché en 1991 par les Nordiques de Québec, il a fait la navette entre Québec et les Aces de Cornwall dans la AHL, avant de se faire rappeler par le grand club (maintenant au Colorado) en décembre 1995. Il termina l'année avec eux, inscrivant même 5 points dans les éliminatoires, aidant l'Avalanche a éliminer les Panthers en 1996 pour mettre la main sur le saladier de Lord Stanley. Il fut plus tard impliqué dans l'échange qui sortit Theoren Fleury de Calgary, alors que l'Avalanche mit la main sur le petit ailier à la date limite des échanges en 1999.

Après quelques saisons avec les Flames et les Penguins, Corbet s'envola vers l'Allemagne pour y disputer 8 saisons avec les Eagles de Mannheim dans la DEL avant d'accrocher ses patins au terme de la saison 2008-09

J'avais remarqué que Corbet n'avait aucune "reconnaissance" à Victoriaville. En fait, outre nos grands joueurs, Victoriaville ne pavoise pas vraiment ses héros sportifs.

Certes, la patinoire où évoluent "Les Tigres de Victoriaville" se nomme "l'Amphithéâtre Gilbert-Perreault", à l'intérieur du Colisée Desjardins. Jean Béliveau (quoique né à Trois-Rivières, mais ayant grandi à Victoriaville) a un aréna à son nom (le Pavillon Jean-Béliveau).

Jouant présentement pour le CH, Phillip Danault a une certaine exposure, possédant désormais un tournoi de golf annuel (la Classique Phillip Danault). Antoine Bibeau n'a disputé jusqu'à maintenant que deux matchs dans la LNH. Il évolue présentement avec le club-école des Sharks de San Jose. Pour ce qui de Réal Lemieux, premier Victoriavillois à jouer dans la grande Ligue, il a grandi à Sorel, ce qui en fait un héros oublié.

Je n'en ai jamais vraiment fait de cas, mais le 25 octobre dernier, Matthew Vachon du Journal La Nouvelle, publiait un palmarès des meilleurs joueurs de la région de Victoriaville. Dans cette liste, j'avais remarqué l'absence de l'ancien Nordiques. Voulant corrigé cette "injustice" et armé de tous les liens Web indiquant le lieu de naissance dudit Corbet (nhl.com, hockeydb, Wikipédia, Hockey-Reference), j'ai écris au journaliste pour lui faire part de son erreur.

La réponse de M. Vachon m'a surpris. Selon ses collègues et lui, le lieu de naissance de Corbet ferait l'objet d'une erreur, et ce depuis longtemps. Selon eux, il serait plutôt né à Drummondville. Non satisfait de ces réponses (tsé, Internet, ça ne dit QUE LA VÉRITÉ), et voulant fouiller plus loin, j'ai commencé à chercher les cartes de René Corbet sur Google. Toutes ses cartes pros indiquaient  "Victoriaville" comme lieu de naissance. J'ai trouvé cette carte de Corbet dans l'uniforme des Voltigeurs, dans la fameuse série de carte 7th Inning Sketch de 1991-92. Selon cette dite carte, notre non-victoriavillois serait né à St-Hyacinthe. Je ne savais pas qu'on pouvait changer de lieu de naissance entre le junior et le pro ...

Tout de même étonnant que la LNH et les 20 millions de compagnies de cartes de hockey se soient fait duper sur son lieu de naissance !

En retournant fouiller sur Internet, j'ai trouvé l'article que Jonathan Habashi, du Journal L'Express, a réalisé suite au retrait du numéro 25 de Corbet par les Voltigeurs. Selon cet article, Corbet serait bel et bien né à St-Hyacinthe. Je me dis que si l'info vient d'une conversation one-on-one entre le journaliste et Corbet, l'info doit être vraie. J'ai relégué le lien à Matthew Vachon, qui a depuis ajouté une note concernant Corbet à son article.

René, si tu es un lecteur de ce blogue, peux-tu nous shipper une copie de ton acte de naissance svp ? Ça éclaircirait le dossier. Merci !

Sources :
http://www.lanouvelle.net/sports/hockey/2017/10/25/survol-de-quelques-uns-des-meilleurs-hockeyeurs-de-la-region.html

http://www.journalexpress.ca/rene-corbet-na-rien-perdu-de-sa-touche-magique/

https://www.nhl.com/fr/player/rene-corbet-8458538

lundi 13 novembre 2017

Peter Marsh



Peter Marsh est originaire d’Halifax.  Par contre, à cette époque, il n’y avait pas d’équipe junior dans les Maritimes.  Il dut donc prendre le chemin de la LHJMQ pour s’aligner avec les Castors de Sherbrooke, qui étaient sur une lancée. 

À sa deuxième saison, en 1974-75, les Castors ont été frappés par une tragédie.  Le 24 novembre, dans le parc des Laurentides en chemin vers Chicoutimi, leur autobus a eu un accident.  Marsh avait l’habitude de s’asseoir au même endroit, mais comme il avait un problème d’abcès à la bouche, il avait raté le voyage, puisqu’il devait aller chez le dentiste.  C’est son coéquipier Gaétan Paradis qui avait pris sa place.  Paradis a été éjecté du véhicule et a perdu la vie.  Fernand Leblanc, Alain Bélanger et le dépisteur des Crusaders de Cleveland Roger Roy ont également été blessés dans l’accident.

Malgré cette catastrophe, l’équipe a réussi à se regrouper.  Menés par Michel Brisebois à l’attaque, mais aussi Jere Gillis, Richard Mulhern et Bobby Simpson, les Castors ont terminé premiers dans la LHJMQ, avant de remporter la Coupe du Président.  Les choses ne se sont toutefois pas déroulées comme prévu lors du tournoi de la Coupe Memorial, alors qu’ils ont perdu tous leurs matchs.  Ce sont finalement les Marlboros de Toronto qui ont mis la main sur le précieux trophée.

L’année suivante, les Castors ont même réussi à améliorer leur déjà impressionnante fiche, passant de 109 à 111 points.  De son côté, Marsh a grandement contribué à cette saison remarquable.  S'appuyant sur son bon coup de patin et son tir frappé, il marqua 75 buts et amassa 156 points.  Par le fait même, il remporta le Trophée Michel-Brière, remis au joueur le plus utile à son équipe dans LHJMQ.  Une fois  en séries, les Castors se sont toutefois fait surprendre par les Remparts de Québec en finale.

La performance de Marsh lui valut d’être repêché en deuxième ronde (29e au total) par les Penguins de Pittsburgh en 1976.  Il fut également sélectionné au 2e rang par les Stingers de Cincinnati au cours de l’encan de l’AMH.

Marsh choisit finalement le circuit maudit et se retrouva dans une équipe comprenant entre autres Blaine Stoughton, Dennis Sobchuk et l’actuel adjoint de Marc Bergevin, Rick Dudley.

À sa saison recrue, Marsh marqua 23 buts dans une équipe plutôt moyenne.  À sa deuxième, sous les ordres de Jacques Demers, il en marqua 25.  Par ailleurs, en décembre 1977, dans l’autre ligue, ses droits furent échangés.  En effet, les Canadiens firent son acquisition pour compléter la transaction qui envoya Pete Mahovlich à Pittsburgh et Pierre Larouche à Montréal. 

Finalement, en 1978-79, à la dernière saison du circuit, il en marqua 43, le cinquième plus haut total de la ligue.  Mais la fin de l’AMH signifia également la fin des Stingers, puisqu’ils ne firent pas partie des quatre équipes absorbées par la Ligue nationale (Edmonton, Hartford, Québec et Winnipeg).  Ses droits furent donc retournés à Montréal.

Lors du repêchage d’expansion, les joueurs de l’AMH durent d’abord être retournés à l’équipe de la LNH à laquelle ils appartenaient, à l’exception de trois sélections prioritaires par club.  Le tout a été suivi d’un repêchage d’expansion traditionnel, alors que les équipes de la LNH pouvaient protéger un certain nombre de joueurs et que les équipes d’expansion (celles de l’AMH) choisissaient parmi ceux non-protégés.

Certaines équipes ont donc négocié au préalable quels joueurs prioritaires prendre ou ne pas prendre et quels joueurs prendre ensuite au repêchage d’expansion.  Parmi les équipes actives à ce niveau, il y avait les Nordiques, qui ont réussi à conclure des ententes pour conserver leurs piliers comme Tardif, Bernier et Cloutier.  Quant aux Canadiens, ils ont pu exposer sans crainte des joueurs comme Rod Langway, Pierre Larouche et Rick Chartraw car ils avaient pris des ententes pour que les Whalers prennent Al Hangsleben, les Oilers prennent Cam Connor, les Nordiques prennent Alain Côté et que les Jets prennent Peter Marsh, qui fut le tout premier choix du repêchage.

Marsh n’a donc jamais porté l’uniforme des Canadiens et a fait ses débuts dans la LNH avec Winnipeg.

Les Jets ayant moins bien protégés leurs joueurs avant le repêchage, ils en perdirent plusieurs et connurent des débuts difficiles.  De son côté, Marsh ne tarda pas à obtenir son premier point dans la Ligue nationale, puisqu’il obtint une mention d’aide sur le premier but de l’histoire des Jets dans la LNH, compté par Morris Lukowich.  À la fin de la saison, il avait compté 18 buts et amassé 20 passes.

L’année suivante, en 1980-81, les choses empirèrent pour les Jets, devenus la pire équipe de la ligue.  En décembre, ils voulurent brasser les choses en envoyant Marsh à Chicago, en retour de Doug Lécuyer et Tim Trimper.
 
Souvent blessé, Marsh ne put par contre jamais accumuler plus de 10 buts au cours des saisons qui suivirent.  En 1983-84, il fut même rétrogradé dans la Ligue américaine, avant d’être libéré par les Black Hawks à la fin de la saison.

Il retenta sa chance avec les Jets la saison suivante, mais voyant qu’il ne parvenait pas à se tailler un poste, il préféra prendre sa retraite.  À ses 91 buts et 76 passes en 230 matchs dans l’AMH, il a ajouté 48 buts et 71 passes en 278 matchs dans la LNH.

Établi à Chicago, il y a géré pendant plusieurs années une entreprise de fournitures de bureau.  C’est également à Chicago qu’est né son fils Adam, qui s’aligne présentement avec les Islanders de Charlottetown de la LHJMQ.  Ce dernier a été un choix de 7e ronde des Red Wings en 2015 et souhaite suivre les traces de son père.

Sources : « Tout allait bien pour les Castors… et c’est la tragédie » de François Béliveau, 25 novembre 1974, La Presse, p.B3, « Coalition Aubut-Grundman » de Réjean Tremblay, 11 juin 1979, La Presse, p.C2, « De beaux et de mauvais souvenirs pour Peter Marsh » de Jérôme Gaudreau, 23 janvier 2017, La Tribune (latribune.ca), hockeydraftcentral.com, hhof.com.

vendredi 10 novembre 2017

Une petite photo pour le plaisir #71 - Le Gardien de but


Si vous allez à la Place Montréal Trust (quadrilatère Ste-Catherine, McGill College, Maisonneuve et Mansfield) à Montréal, au niveau métro, vous pourrez voir la sculpture « Le Gardien de but ».  Il s’agit d’un bronze moulé de l’artiste Robin Bell ,qui représente Ken Dryden grandeur nature dans sa pose caractéristique, le menton sur le bout de son bâton.  D’une hauteur de 196 centimètres et d’un poids de 400 kilos, l’œuvre en impose.
 
Elle avait d’abord été commandée par Immeubles Cambridge pour la Place Vertu, mais depuis août 2011, on la trouve à la Place Montréal Trust, une autre propriété d’Ivanhoé Cambridge.
 
On retrouve sa représentation sur le trophée Ken Dryden, remis au meilleur espoir chez les gardiens de but dans la Ligue midget AAA.
 
 
 
 

jeudi 9 novembre 2017

La Coupe Défi / The Challenge Cup, 1979







On a parlé en long et en large de la Série du Siècle de 1972, des coupes Canada (entre 1976 et 1991) et des coupes du Monde. Il y eu également Rendez-Vous '87, une série de deux matchs entre les vedettes de la LNH contre ceux de l'URSS, qui remplaçait le match des étoile de la LNH. Mais 8 ans auparavant, il y eu "l'ancêtre" de Rendez-Vous '87, la Challenge Cup (ou la Coupe Défi).



Au lieu de tenir le traditionnel match des étoiles en 1978-79, la LNH opta pour un évènement d'exhibition face à l'URSS, réparti sur 4 jours, dans le but de démontrer leur supériorité et d'améliorer leur visibilité aux États-Unis. Pour la première fois, au lieu d'être "Team Canada", l'équipe qui ferait face à l'URSS serait composée des meilleurs éléments de la LNH, peu importe la nationalité. La diversité culturelle n'étant pas ce qu'elle est aujourd'hui, l'équipe dirigée par Scotty Bowman fut finalement composée de 23 joueurs canadiens et de 3 joueurs suédois (Borje Salming, Ulf Nilsson et Anders Hedberg). Les matchs furent disputés les 8, 10 et 11 février 1979 au Madison Square Garden de New York.


Plusieurs observateurs croyaient que l'équipe All-Stars de la LNH allait gagner facilement cette confrontation car, contrairement à la "Série du Siècle", les joueurs ne seraient pas en forme "pré-camp d'entraînement" puisque les matchs prenaient place à la mi-saison. Toutefois, les joueurs retenus pour l'évènement n'eurent que 3 pratiques ensemble pour s'apprivoiser. Du côté des Soviétiques, ils s'entraînaient ensemble depuis 11 mois, allant même jusqu'aux Pays-Bas afin de s'exercer sur une patinoire aux dimensions du Madison Square Garden.

Tout était en place pour le 1er affrontement, le 8 février 1979 devant une foule de 17 438 partisans. Après seulement 16 secondes, Guy Lafleur donna les devants à Team Canada Team NHL, déjouant Vladislav Tretiak sur une passe de Bobby Clarke. Six minutes plus tard, Mike Bossy compléta un jeu de Gilbert Perreault pour augmenter l'avance à 2-0. Ces deux buts rapides ne sont pas sans rappeler les 2 premiers buts de Team Canada dans le premier affrontement de la Série du Siècle, avant la débandade dans une défaite de 7-3. Cette fois cependant, les vedettes de la LNH ne lâchèrent pas la pédale, Bob Gainey et Clark Gillis augmentant le pointage.  La réplique des russes parvint des bâtons de Boris Mikhailov et Vladimir Golikov.


Le deuxième match, présenté deux jours plus tard fut extrêmement serré, alors que l'équipe de l'URSS fut beaucoup plus agressive en poursuite de rondelle. Après avoir vu les soviétiques ouvrir la marque, les joueurs des Islanders de NY se mirent au boulot. Mike Bossy et Bryan Trottier donnèrent l'avance aux NHLers, tous deux sur des passes de Clark Gillis. Tôt en deuxième période, Gilbert Perreault augmenta l'avance à 3-1, avant un échange de but de chaque côté. En avance dans le pointage à 4-2, Barry Beck fut pénalisé après avoir violemment donné de la bande à Alexander Skvortsov. L'avantage numérique des soviétiques réduisit l'écart à un seul but. Quarante-cinq secondes plus tard,  Boris Mikhailov égala le pointage. La troisième période fut tout à l'avantage des soviétiques, Vladimir Golikov déjouant Ken Dryden sur un retour de Sergei Makarov pour donner la victoire à l'URSS.

Ayant été déjoué 8 fois en deux matchs pour les joueurs de la LNH, Tretiak regarda le 3e match du bout du banc.  C'est Vladimir Myshkin qui fut désigné pour défendre le filet soviétique pour une première fois, alors que Gerry Cheevers prit place devant le filet de la LNH. Après une première période sans but où les étoiles de la LNH ratèrent quelques chances de marquer, l'URSS ouvrit la marque, comptant deux fois lors de la deuxième période, sans réplique de la part de la LNH. La troisième période fut dévastatrice : 4 buts de la part des soviétiques, alors que les bâtons des meilleurs joueurs de la LNH restèrent silencieux. Résultat, l'équipe d'étoiles de la LNH s'avoua vaincue de façon embarrassante, 2 matchs à 1.

L'entraîneur des soviétiques Viktor Tikhonov déclara plus tard que cette victoire convaincante était plus importante encore qu'une médaille d'or olympique (car les joueurs de la LNH n'y étaient pas présent à l'époque ... comme cette année finalement) ou de n'importe quel championnat mondial.


Avec deux buts et deux passes, Mike Bossy fut le meilleur pointeur du "tournoi". Les deux objectifs de la LNH (démontrer leur supériorité et améliorer leur visibilité aux États-Unis) furent tous deux des échecs. Car en plus de perdre aux mains des soviétiques, les grands réseaux de télévision (CBS, NBC et ABC) ignorèrent l'évènement.

Sources :
    - http://www.iihf.com/iihf-home/the-iihf/100-year-anniversary/100-top-stories/story-36/
    - https://www.hhof.com/htmlTimeCapsule/GamesSummaryCHCUP1979.shtml
    - http://www.greatesthockeylegends.com/2011/01/1979-challenge-cup.html
    - http://icehockey.wikia.com/wiki/1979_Challenge_Cup

dimanche 5 novembre 2017

Équipe All-Star des oubliettes #3 - Sabres de Buffalo





Voici la suite de mon palmarès sur ces joueurs très connus et mêmes légendaires qui n’ont fait que passer dans certaines équipes (normalement en bas de 100 matchs). Le genre de joueur dont on se souvient à peine qu’il ait porté le chandail de ces équipes.

En ce qui concerne les Sabres de Buffalo, je n’ai pas trouvé une aussi bonne cuvée de joueurs légendaires (mais temporaires) que celles de Boston et Anaheim et ainsi l’ordre de ce top 5 n’est pas définitif. D’ailleurs plusieurs des mentions honorables qui suivront à la fin peuvent prétendre à une place ici.


5. Doug Gilmour
(82 matchs)

Gilmour s’amena à Buffalo à la fin de la saison 1999-2000 par voie d’échange afin de leur apporter de la profondeur pour les séries, eux qui avaient terminé la saison précédente comme finalistes de la Coupe Stanley contre Dallas. J’ai quand même un bon souvenir de son passage à Buffalo car c’était quelques temps avant son passage à Montréal (p-e qu’on le verra sur l’équipe de Montréal) mais avec du recul, son parcours en tant que Sabre ne représente qu’un des nombreux arrêts de sa carrière post-Maple Leafs et il n’y amassa que 55 des ses 1414 points en carrière.


4. Vyacheslav Kozlov
(38 matchs)

Membre du “Russian 5” des Red Wings depuis la saison 1992-93, Kozlov fit partie de l’échange qui amena Dominik Hasek à Détroit pour la saison 2001-02. Kozlov, un joueur électrisant mais inconstant, n’hésita pas à se plaindre de sa nouvelle équipe et qu’il ne voulait pas quitter Detroit. Les fans des Sabres n’étaient pas fous de lui non plus alors qu’il était dans l’ombre impérissable de Hasek et ses commentaires ne firent qu’empirer les choses. Après un seule demie-saison à moitié décimée par les blessures, il fut échangé aux Trashers d’Atlanta où il se sentit plus à l’aise et où il joua jusqu’en 2010.


3. Dave Schultz
(41 matchs)


Le matamore des Broadstreet Bullies, détenteur du record de minutes de pénalités en une saison (472 en 1974-75) et qui détient un trophée LVEUP en son honneur a aussi joué pour 3 autres équipes dans la LNH en plus des Flyers. Il a aussi joué à L.A et Pittsburgh mais a terminé sa carrière avec 41 matchs en 2 saisons avec Buffalo en plus de passer quelques matchs dans la AHL avec les Americans de Rochester. Il n’est pas le nom le plus célèbre sur cette liste et plusieurs autres pourraient prendre sa place dans ce top 5. Ce qui fait pencher la balance est qu’il est étrange de voir un ex-Flyers champions de la Coupe de 1974 porter un chandail des Sabres alors qu’il s’agissait de l’équipe finaliste lors de l’année de cette première coupe par les Flyers.


2. Yvon Lambert
(77 matchs)

Un peu comme Schultz, il est bizarre de voir un joueur qu’on associe immédiatement aux années 70 dans un autre uniforme. Encore plus bizarre dans le cas d’un ex-glorieux. Dans son cas c’était lors du repêchage intra-ligue de 1981 qu’il joignit les Sabres et son ancien entraîneur Scotty Bowman, maintenant à Buffalo. Il ne joua qu’une saison avec les Sabres qui fut sa dernière en carrière. Il récolta tout de même 64 points en 77 matchs, ce qui était près de son sommet en carrière (67) mais il décida tout de même de jouer ensuite dans la ligue américaine comme joueur-entraîneur avec les Americans de Rochester avec qui il remporta la coupe Calder de 1983. Il se retira après la saison 1983-84 alors que les Americans s’inclinèrent en finale.


1. Clark Gillies
(86 matchs)


Comme lors de mon article sur l’équipe all-star des oubliettes des Bruins, on retrouve un ancien membre de la dynastie des Islanders. Dans le cas des Bruins il s’agissait de l’éternel Butch Goring. Ici il s’agit de l’ex-capitaine Clark Gillies. Après une saison décevante en 1985-86 où il ne marqua que 4 buts en 55 matchs, il fut laissé sans protection au ballottage et les Sabres le réclamèrent. J’hésitais à le mettre dans ce palmarès mais dans son cas c’est plutôt le facteur “joueur d’une ex-dynastie” qui a fait pencher la balance ainsi que le changement de numéro. Il était un habitué du #9 à Long Island (qui fut retiré en son honneur en 2002) et le voir avec le #90 est plutôt bizarre.

Mentions honorables (à noter que je garde certains de ces joueurs pour leurs passages éphémères dans d’autres équipes)

Reed Larson (1 match 1989-90)
Mark Parrish (2 matchs 2010-11)
Bob Errey (8 matchs 1992-93)
Bob Essensa (9 matchs 2001-02)
Joé Juneau (9 matchs 1998-99)
Jocelyn Thibault (12 matchs 2007-08)
Dainius Zubrus (19 matchs 2006-07)
Dwayne Roloson (32 matchs 1998-2000)
Craig Simpson (46 matchs 1993-95)
Wilf Paiement (56 matchs 1986-87)
Dick Duff (61 matchs 1970-72)
Grant Fuhr (64 matchs 1992-95)
Philippe Boucher (65 matchs)
Tony Tanti (80 matchs 1990-92)
Réal Cloutier (81 matchs 1983-85)
Phil Goyette (97 matchs 1970-72)
Tim Horton (124 matchs 1972-74)


Sources:
Two in the box
NY Times