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lundi 10 avril 2017

Earl Reibel



C’est maintenant officiel.  La séquence de saisons consécutives où les Red Wings ont accédé aux séries s’arrêtera à 25, puisqu’ils les rateront pour la première fois depuis 1989-90.  Il s’agit de la troisième plus longue séquence de l’histoire de la ligue, derrière celles des Bruins et des Black Hawks, à égalité avec celle des Blues.
 
Au cours de la longue histoire des Wings, il y a eu plusieurs autres longues séquences.  Par exemple, de 1950-51 à 1963-64, Détroit n’a eu qu’un seul joueur qui a terminé en tête de ses pointeurs : Gordie Howe, à une exception près.  En 1954-55, Howe a raté six matchs, en plus de ne pas avoir connu sa meilleure saison.  En 64 matchs, il a amassé 62 points, ce qui représentait tout de même le cinquième total de la ligue, derrière trois joueurs des Canadiens, puisqu’il s’agissait de la fameuse saison où la suspension de Maurice Richard (qui causa l’émeute) permit à Bernard Geoffrion de le dépasser.  (Le troisième était Jean Béliveau.)  Quant au quatrième, il s’agissait de son coéquipier, Earl Reibel, qui en accumula 66.
 
Les succès de Reibel n’étaient tout de même pas une grande surprise.  En 1949-50, il fut le premier de la Ligue de l’Ontario à accumuler plus de 100 points, lorsqu’il en amassa 129 (en 48 matchs!) alors qu’il s’alignait avec les Spitfires de Windsor.
 
En 1951-52, lors de son passage avec les Capitals d’Indianapolis, il remporta le Trophée Red Garrett (recrue de l’année de la Ligue américaine).  Il devait ensuite faire ses débuts à Détroit, mais le tout fut reporté lorsqu’un train entra en collision avec sa voiture.  Comme l’accident lui laissa un œil qui louchait, les Wings préférèrent alors l’envoyer avec les Flyers d’Edmonton dans la WHL, pour s’assurer que son jeu n’était pas affecté.  Il répondit en remportant le championnat des compteurs.
 
Cette performance lui permit finalement de faire ses débuts dans la Ligue nationale en 1953-54.  Reibel ne rata pas son entrée.  À son premier match, l’entraîneur Tommy Ivan le fit jouer avec Howe et Ted Lindsay.  Reibel répliqua en amassant quatre passes, un record pour un joueur à son premier match.
 
À son année recrue, son total de 48 points lui donna tout de même le septième rang de la ligue.  C’est donc à seulement à sa deuxième saison que l’humble Reibel dépassa Gordie Howe.  Ses débuts furent donc des plus prometteurs et comme si ce n’était pas assez, il aida les Red Wings à remporter la Coupe Stanley à ses deux premières campagnes.  Celle de 1955 fut toutefois la dernière avant une longue disette, puisque les Wings durent ensuite attendre à la saison 1996-97, 32 ans plus tard, avant de la remporter à nouveau.  Quant à Reibel, son total de 66 points s’est finalement avéré son sommet en carrière.
 
L’année suivante, il en accumula 56, en plus d’afficher un faible total de 10 minutes de pénalité, chose habituelle dans son cas.  Son bon comportement sur la glace lui valut d’ailleurs de se mettre la main sur le Trophée Lady Byng.
 
La carrière de Reibel tomba ensuite sur une pente descendante.  Il se contenta de 36 points en 1956-57, puis après un lent début de saison en 1957-58, il fut échangé aux Black Hawks dans une transaction impliquant aussi Bill Dineen.  La transaction déçut grandement Reibel.
 
Son passage à Chicago fut de courte durée, puisqu’à la fin de l’année, il fut laissé sans protection et réclamé par les Bruins.
 
À Boston, où le cœur ne semblait plus y être, ses statistiques furent encore à la baisse.  Après une saison divisée entre Détroit et Chicago de 27 points, sa production avec les Bruins se limita à 14.
 
Cette saison marqua la fin de sa carrière dans la LNH, où en 409 matchs, sa fiche est de 84 buts, 161 passes, 245 points et seulement 75 minutes de pénalité.
 
Il alla alors passer deux saisons dans la Ligue américaine avec les Reds de Providence.  Lorsqu’on l’envoya ensuite avec les Seals de San Francisco de la WHL, il préféra prendre sa retraite.
 
Il retourna alors dans sa région natale, à Kitchener.  Celui qu’on surnommait ″Dutch″ est décédé en 2007, à l’âge de 76 ans.
 
Sources: “Wings Whips N.Y. 4-1 Reibel Four Assists”, AP, 9 octobre 1953, Montreal Gazette, p.25, “Remembering Earl Reibel” de Tim Wharnsby, 13 janvier 2007, The Globe and Mail (theglobeandmail.com), legendsofhockey.net, wikipedia.org.

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