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samedi 22 juillet 2017

Histoire de cartes - Canadiens / Nordiques (2e partie)



Si les joueurs du billet précédent ont joué autant à Montréal qu'à Québec dans la LNH, voici ceux qui, en plus de jouer avec les Canadiens, ont joué avec les Nordiques, mais seulement dans l'AMH.

Le passage de Balon à Québec s'est lìmité à 9 matchs en 1973-74. 

Son passage à Montréal a été bref (51 matchs), mais il lui a permis de gagner la Coupe Stanley.  À Québec, il a remporté la Coupe Avco.

Il n'a joué que sept matchs avec les Canadiens, connaissant plutôt ses meilleures années avec les Canucks.  Par contre, en fin de carrière, il a remporté la Coupe Avco avec les Nordiques.  Il a plus tard été dépisteur des Canadiens.

Avant de devenir un Nordique de la première heure en 1972, "Boom Boom" Caron avait joué deux matchs avec les Canadiens en 1968-69.  Il a aussi joué avec les Jaros de la Beauce.

Gendron a joué plus de 800 matchs dans la LNH, mais seulement 43 avec les Canadiens.  À Québec, il était là au tout début, avant de devenir leur entraîneur.

Premier choix du repêchage de 1969, Houle a passé trois ans dans l'AMH avec les Nordiques, avant de revenir avec les Canadiens.  

Jean-Claude Tremblay a été un élément essentiel de la dynastie oubliée à la fin des années 1960, avant de signer avec les Nordiques et devenir l'un des rares joueurs à passer toutes les saisons de de l'AMH (1972-79) avec la même équipe

Dan Geoffrion fait aussi partie de la liste, mais il n'a qu'une carte dans l'uniforme des Jets de Winnipeg.

Quant à Maurice Richard (1972) et Jacques Plante (1973-74), ils ont joué à Montréal et été entraîneur-chef à Québec.

vendredi 21 juillet 2017

Histoire de cartes - Canadiens / Nordiques (1ère partie)



Au fil des années, plusieurs joueurs ont fait des arrêts autant à Montréal qu'à Québec.  Voici donc une une occasion de faire une histoire de cartes.

Dans ce billet, il s'agit des joueurs qui ont joué avec les Nordiques dans la LNH.  (Évidemment, certains peuvent avoir également joué dans l'AMH.)


Son passage à Montréal lui a permis de gagner la Coupe Stanley.  Celui à Québec a eu lieu pendant les années de misère.

Entre Montréal et Québec, Gilbert Delorme est passé par St-Louis. 

Beaucoup plus un Nordique qu'un Canadien puisque Fiset n'a joué que deux match avec le Tricolore.

Son dernier match, dans l'uniforme des Canadiens, a été joué contre ses anciens coéquipiers des Nordiques, lors d'un triste Vendredi saint.

Il a joué à Montréal au début des années 1970, avant de rejoindre les Nordiques dans l'AMH.  Il a aussi fait partie du passage à la LNH en 1979.

Ses premiers matchs dans la LNH avec les Canadiens.  Ses derniers avec les Nordiques, avant de connaître une triste fin.

Son passage à Montréal a été bref, suite à l'échange de Patrick Roy.


Après ses années de gloire à Montréal et une fin amère, Lafleur a pu boucler la boucle à Québec, lui qui avait connu un stage junior remarquable avec les Remparts.

Il n'a joué qu'un an à Québec avant de déménager avec le reste de l'équipe au Colorado.

Bien qu'il soit passé par Québec et Montréal, il a surtout joué avec les Panthers.

En onze ans, il a passé une demi-saison à Montréal et une saison à Québec.

Picard avait failli faire ses débuts dans l'AMH avec les Nordiques, mais il s'était repris en 1985.  Entre temps, il a joué à Montréal. 

Plasse s'est promené (St-Louis, Kansas City, Pittsburgh, Colorado), mais il a aussi passé par Montréal et Québec. 
Un autre qui s'est amené à Montréal dans l'échange de Patrick Roy.

Sévigny est l'un des deux à être passé directement d'un bout de la 20 à l'autre dans la Ligue nationale, l'autre étant Jean Hamel.  Il est toutefois le seul à l'avoir choisi.  (Il a signé comme agent libre, alors que Hamel a été réclamé au ballottage.) 

Choix au repêchage élevé des Canadiens, il est devenu l'un des joueurs des plus prolifiques de l'AMH, avant de refaire le saut dans la LNH avec les Nordiques. 

Lui aussi a fait partie de l'échange de Patrick Roy.  Il est celui qui a eu la difficile tâche de le remplacer.

Tugnutt a non seulement joué avec les Nordiques et les Canadiens, mais aussi avec les Sénateurs (en plus de plusieurs autres équipes).

Il a débuté à Montréal et il a conclu sa carrière à Québec, mais entre les deux, il a surtout joué avec les Rockies et les Sabres. 
 
 
Pour ce qui est de Claude Julien, il a joué à Québec et été entraîneur-chef à Montréal. 

lundi 17 juillet 2017

Pierre Foglia, jeune débutant



Pierre Foglia a été un chroniqueur marquant.  Intellectuel de gauche à la plume acérée, il pouvait autant couvrir des sujets de haut niveau, qu’il pouvait écrire des chroniques au sujet de ses chats.
 
Ses positions de gauche le mettait souvent près du peuple mais pourtant, il pouvait se montrer méprisant envers ses lecteurs, surtout lorsqu’il était question de littérature ou de cyclisme.
 
Si on se souvient surtout de ses chroniques publiées dans La Presse jusqu’en 2015, certains se souviendront peut-être qu’il y avait été auparavant journaliste sportif.  Et en reculant un peu plus, il avait également travaillé au Montréal-Matin, et avant, à La Patrie.
 
Il est d’ailleurs intéressant de constater qu’à La Patrie, Foglia avait un style assez différent de l’intellectuel chroniqueur de La Presse. 
 
Voici deux exemples d’articles qu’il a écrits dans l'édition du 16 juin 1968.  Surprise, ils affichent un style très « people », en plus de faire appel aux sentiments.
 
Dans le premier, on y discute du deuxième mariage de Camille Henry, suite à son divorce d’avec sa première épouse, la comédienne Dominique Michel.





 
Le deuxième aborde les états d’âme de la mère de Carol Vadnais, qui venait de passer aux Golden Seals de la Californie.



 
Disons que nous sommes loin des billets au sujet de la vie et de l’œuvre de Louis-Ferdinand Céline…
 
Sources : Google News Archives

lundi 10 juillet 2017

Louis Levasseur


Louis Levasseur avait tenté sa chance dans le monde du hockey et a même joué quelques matchs avec les Dixie Flyers de Nashville de l’EHL en 1968-69.  Par contre, le rêve ne s’est pas poursuivi et il a dû abandonner.  Il est alors retourné dans son coin de pays, à Rouyn, pour travailler dans les mines.
 
En 1972, une nouvelle ligue, l’Association mondiale, était sur le point de prendre son envol.  Levasseur voulut donc reprendre son rêve et envoya une lettre à chacune des équipes de l’AMH.  L’une d’elles l’invita à son camp, mais alors qu’il transitait par l’aéroport de Toronto, Levasseur apprit que celle-ci avait été rayée de la carte.
 
Loin de chez lui, sans équipe et avec peu d’argent, un ami lui conseilla de contacter Jimmy Keon (le frère de Dave et abitibien comme lui), des Terriers d’Orillia de la Ligue senior d’Ontario.  Celui-ci lui répondit qu’ils venaient de perdre leur gardien et qu’il pouvait se présenter.
 
Les regards sur lui furent d’abord plutôt sceptiques lorsqu’il arriva avec son équipement qui datait un peu, mais une fois sur la glace, il sut les convaincre.  Levasseur devint alors une pièce importante des Terriers, qui remportèrent la Coupe Allan.
 
Après une deuxième année à Orillia, Levasseur reprit sa carrière pro, lorsqu’il signa avec les Fighting Saints du Minnesota de l’AMH en septembre 1974.  Ceux-ci l’assignèrent alors avec les Jets de Johnstown de la NAHL, qu’il aida à remporter la Coupe Lockhart.  Mais au-delà du titre de la ligue, il se tramait autre chose.  Nancy Dowd, la sœur de son coéquipier Ned Dowd, prenait des notes pour écrire le scénario d’un film, Slap Shot.
 
Levasseur correspondait parfaitement au stéréotype du gardien un peu excentrique.  Apparemment, il fait le don de faire une foule de choses que ne comprenaient pas ses coéquipiers.  Par exemple, la légende veut qu’il se soit déjà présenté à une fête d’équipe habillé en pêcheur, où il passa la soirée à essayer d’attraper un pain de savon avec une canne dans un aquarium.  Nancy Dowd créa donc le personnage de Denis Lemieux, un gardien francophone qui avait différentes théories loufoques, en s'inspirant de Levasseur.
 
C’est évidemment le comédien Yvon Barrette qui joua Denis Lemieux, mais Levasseur put quand même participer au film.  Le gardien des Ducks, Tommy Hanrahan, est joué par l’acteur Christopher Murney.  Par contre, celui-ci n'était pas un joueur de hockey.  C’est pourquoi que lors des scènes où Hanrahan porte son masque, il est joué par Levasseur.  Ceci inclut donc la fameuse scène où Reggie Dunlop (Paul Newman) passe derrière son filet et lui crie que sa femme est lesbienne.
 
 
Étonnamment, Levasseur n'a vu le film qu'une fois, à sa sortie, et il n'a jamais jugé bon de regarder la version française, dont il a bien sûr entendu parlée.

En 1975-76, Levasseur retourna à Johnstown, mais il eut tout de même l’occasion de jouer quatre matchs avec les Fighting Saints, avant que l’équipe ne fasse faillite.
 
En 1976-77, les Crusaders de Cleveland déménagèrent au Minnesota et devinrent la deuxième incarnation des Fighting Saints.  Levasseur devint alors leur gardien numéro 1 et s’illustra au point d’être invité au match des étoiles.  Malheureusement pour lui, les Fighting Saints deuxième version firent également faillite.  Il dut donc payer de sa poche pour se rendre à Hartford.  En bout de ligne, il ne fit pas ça pour rien, puisqu’il fut nommé le joueur du match pour la division est.  Il termina ensuite sa saison avec les Oilers.
 
 
Il se retrouva l’année suivante avec les Whalers de la Nouvelle-Angleterre, tout comme un autre abitibien, Dave Keon, avec qui il avait joué au Minnesota.  Levasseur y fut le substitut d’Al Smith.  Les Whalers se rendirent en finale, mais ils s’inclinèrent devant les Jets de Winnipeg.
 
Pour ce qui s’avéra la dernière année de l’AMH, 1978-79, les Whalers lui préférèrent John Garrett et Levasseur fut échangé aux Nordiques.  Il ne joua par contre que trois matchs dans leur uniforme et passa le reste de la saison dans la Ligue américaine.
 
 
Avec la disparition du circuit maudit, Levasseur signa comme agent libre avec les North Stars du Minnesota.  S’il passa la majeure partie de l’année dans la Ligue centrale, avec les Stars d’Oklahoma City, il eut tout de même la chance de jouer son premier (et également son dernier) match dans la LNH.  Toutefois, on peut supposer qu’il aurait souhaité que son seul match à vie dans la grande ligue se passe autrement.  D’abord, les North Stars, pourtant pas une mauvaise équipe, furent défaits 7-5 par les faibles Red Wings.  Et comme si ce n’était pas assez, ce match (et tous les autres joués dans la LNH le 24 février 1980) passèrent plutôt inaperçus, puisque à ce moment, tous les yeux étaient tournés vers Lake Placid.  Cette même journée, l’équipe américaine eut le dessus sur la Finlande par la marque de 4-2.  Par le fait même, elle s’assura de la médaille d’or olympique et compléta ainsi le ″Miracle on Ice″.
 
Après une autre année à Oklahoma City, sous les ordres de Ted Hampson, Levasseur accrocha ses jambières.
 
Sources:
Jackson, Jonathon, The Making of Slapshot: Behind the Scenes of the Greatest Hockey Movie, John Wiley & Sons Canada Ltd, 2010, p.31-32, 43, 75,
Willes, Ed, The Rebel League, the short and unruly life of the World Hockey Association, McClelland & Stewart, 2004, p.106,
″Levasseur, who will attend Terriers reunion this month, says Orillia treated him ′like a king′ during his time here″ de Dave Lawson, 1er septembre 2015, Orillia Packet & Times (orilliapacket.com),
“40e de Slap Shot: témoignage du vrai Denis Lemieux, le rouynorandien Louis Levasseur″ de Félix B. Desfossés, 27 févier 2017 (radio-canada.ca),
legendsofhockey.net, wikipedia.org.

mercredi 5 juillet 2017

Une petite photo pour le plaisir #68 - Exporail



On retrouve dans la très belle collection d'Exporail, le musée ferroviaire de Saint-Constant, le Neville, un wagon du modèle qu'utilisaient les joueurs des Canadiens lors de la périodes des six équipes, alors que les déplacements se faisaient en train. 



Une prolongation pouvait entraîner un retard du départ du train!
 
 
 
 
On peut d'ailleurs voir ce wagon dans le film "Maurice Richard" de Charles Binamé.
 
 
 

lundi 3 juillet 2017

Paul Baxter



Paul Baxter a bénéficié du fait que l’AMH permettait à ses équipes de repêcher des joueurs de 18 ans, alors que la LNH exigeait d’attendre à 19 ans.  Il fut donc un choix de première ronde, 11e au total, des Crusaders de Cleveland en 1974.  Sa saison fut toutefois courte.  Il a joué 5 matchs avec Cleveland, puis à son 2e match avec les Cape Codders de Cape Cod de la Ligue nord-américaine, il subit une blessure au genou qui mit fin à sa saison.  Par contre, lors de son court séjour à Cleveland, le pourtant religieux Baxter donna le ton de sa carrière à venir, en accumulant tout de même 37 minutes de pénalité.  Son style cadrait donc parfaitement avec les agressives années 1970. 
 
L’année suivante, Baxter fut repêché par les Penguins en 4e ronde, mais il demeura avec Cleveland, où il afficha un total de 201 minutes de pénalité.
 
À la fin de la saison 1975-76, les Crusaders rendirent l’âme et Baxter signa donc comme agent libre avec les Nordiques.  Ceux-ci venaient d’être éliminés des séries suite à une attaque sauvage de Rick Jodzio des Cowboys de Calgary qui les avaient privés de leur meilleur joueur, Marc Tardif.  Baxter était donc là pour ajouter de la robustesse.
 
La stratégie a alors bien fonctionné.  Baxter accumula 244 minutes de pénalité et les Nordiques remportèrent la Coupe Avco.
 
En 1977-78 et en 1978-79, Baxter demeura avec les Nordiques et il totalisa 240 minutes de pénalité à chaque occasion.  Au total, à la fin des activités de l’AMH, Baxter était donc le meneur de toute l’existence de la ligue, avec 962 minutes et ce, malgré que pendant les 7 années qu’elle a duré, il n’a pas joué pendant les deux premières et à peine quelques matchs pendant la troisième.
 
Lors de la fusion LNH-AMH, les équipes restantes du circuit maudit eurent des conditions d’admission plutôt difficile et ne purent protéger que trois de leurs joueurs.  Alors qu’on aurait pu croire qu’ils protégeraient des joueurs comme Marc Tardif, Réal Cloutier ou Serge Bernier, ils utilisèrent d’autres façons de les conserver.  Ils choisirent plutôt Richard Brodeur (qui finit par retourner aux Islanders de toute façon), Gary Larivière et Baxter.  De cette façon, ce dernier ne retourna pas aux Penguins, qui détenaient ses droits dans la LNH.
 
Ce ne fut que partie remise puisqu’à la fin de la saison, Baxter devint joueur autonome et signa avec Pittsburgh.
 
À sa deuxième saison avec les Penguins, en 1981-82, la réputation de Baxter, qui n'était pourtant pas si grand, n’était plus à faire.  En novembre et en décembre, il fut la cible de quatre incidents qui entraînèrent la suspension d’adversaires.  Chris Nilan écopa d’abord de trois matchs pour lui avoir lancé une rondelle qui le coupa et demanda neuf points de suture.  Paul Holmgren reçut quant à lui cinq matchs pour un coup de poing destiné à Baxter qui aboutit finalement sur l’arbitre.  Barry Beck (six matchs) et Nick Fotiu (un) des Rangers furent de leur côté suspendus pour avoir quitté leur banc lors d’une mêlée pour lui mettre la main au collet.  Finalement, Blaine Stoughton reçut une suspension de huit matchs pour avoir donné un double-échec à la tête de Baxter.  
 
Baxter continua malgré tout sa saison et atteignit un sommet : 409 minutes de pénalité.  Il s’agissait non seulement du plus haut total de la ligue, mais également du deuxième plus haut total de l’histoire, derrière le 472 minutes de Dave Schultz en 1974-75.  Il s’agit encore aujourd’hui du deuxième plus haut total de l’histoire en une saison.
 
L’année suivante, Baxter établit une autre marque personnelle, mais dans un autre registre.  Il marqua 11 buts, un niveau qu’il n’avait jamais atteint, même dans le junior.
 
Il devint ensuite à nouveau joueur autonome et signa avec les Flames, avec qui il joua ses quatre dernières années.  Au total, le défenseur joua 472 matchs dans la LNH et accumula 1564 minutes de pénalité.  En ajoutant son total dans l’AMH, on en obtient 2526.
 
Les Flames le nommèrent ensuite entraîneur-chef de leur club école, les Golden Eagles de Salt Lake.  Dès sa première année, il les mena à la Coupe Turner.  L’année suivante, ils se rendirent à la finale.
 
Baxter est ensuite retourné dans la Ligue nationale comme entraîneur-adjoint avec Calgary, Chicago, San Jose et la Floride.  Il a aussi été entraîneur-chef du HIFK en Finlande, et entraîneur, directeur-gérant et propriétaire des Wildcats de Wichita Falls de la NAHL.
 
Sources : hockeydb.com, legendsofhockey.net, quanthockey.com, wikipedia.org.