Drop Down MenusCSS Drop Down MenuPure CSS Dropdown Menu

jeudi 31 août 2017

Histoire de cartes - Les villes



Pour cette histoire de cartes, un peu de géographie.  Voici des noms de ville.

Brandon, Manitoba (non, ce n'est là qu'on tourne l'émission de Marie Pier...)

Hamilton, Ontario



Hull, Québec (je sais, c'est maintenant fusionné avec Gatineau)

Jackson, Mississippi

Milan, Italie (je ne voudrais pas insulter les milanais...)

Parent, Québec (611 habitants vs 608 matchs dans la LNH)


Richmond, Virginie (ou Québec, en Estrie)


Rome, Italie (la ville éternelle)


Scott, Québec (en Beauce)


St-Louis, Missouri (ville dont l'équipe n'a jamais remporté la Coupe)

Vail, Colorado (connue plus pour le ski que pour le hockey)

lundi 28 août 2017

Quand les Canadiens ont joué les (vrais) héros


En 1971-72, les Canadiens avaient une très bonne équipe.  Ils ont d’ailleurs terminé la saison avec une fiche de 46-16-16.  Ils ont toutefois été incapables de défendre leur titre en séries lorsqu’ils se sont inclinés au premier tour devant les Rangers.  Par contre, le 9 mars 1972, ce ne sont pas les séries qu’ils avaient en tête.  Après avoir battu les Blues 5-1 à St-Louis, ils sont rentrés à l’hôtel. 
 
Le terme héros est souvent utilisé dans le monde du sport, mais en fait, on veut plutôt dire qu’un athlète a connu une bonne performance au moment opportun.  Ce soir-là, le terme héros était entièrement approprié.
 
Le Hilton de l’aéroport de St-Louis a pris feu.  Constatant qu’il y avait toujours des gens à l’intérieur, Jean-Claude Tremblay, Serge Savard, Guy Lapointe, Marc Tardif, Dale Hoganson, Pierre Bouchard, Réjean Houle et le soigneur Bob Williams n’ont pas hésité.  Ils se sont lancés à la rescousse de ceux en difficulté.
 
Floyd Curry, ancien joueur et l’assistant-directeur-gérant, s’est retrouvé en fâcheuse situation.  Serge Savard a alors donné un solide coup de botte pour briser la fenêtre supposément inéclatable et lui permettre de respirer un peu plus.  Savard en a par contre été quitte pour un voyage en ambulance et une coupure nécessitant 18 points de suture.  Un morceau de verre de 5 centimètres fut d’ailleurs extrait de sa jambe et il dut s’absenter pour une semaine.
 
Couvert de suie et à bout de souffle, Curry indiqua alors que Scotty Bowman était au quatrième étage et fort probablement en sérieusement difficulté.  Dans les circonstances, on a craint le pire.  Avant même que les pompiers y parviennent, c’est Réjean Houle qui a localisé Bowman.  Ce dernier s’apprêtait à sauter du quatrième étage, ce qui aurait évidemment pu être fatal.
 
L’opération ne s’est pas limitée aux membres de l’équipe.  Ayant déjà été pompier volontaire à Bagotville, Jean-Claude Tremblay est entre autres venu au secours d’une vieille dame et en a sauvé trois autres, en plus de diriger les opérations.  Au besoin, le groupe s’est approprié des lampes de poche, des échelles et des haches des pompiers, inexplicablement hésitants.
 
En bout de ligne, le bilan d’un blessé grave, sept personnes indisposées par la fumée et deux légers malaises aurait pu être bien pire.  Du côté des hockeyeurs, en plus de Savard, Guy Lapointe, lui-même fils de pompier, a évité le pire en réussissant à freiner sa chute dans une échelle à un étage, en s’agrippant de justesse.
 
Comme à son habitude, Tremblay s’est ensuite éclipsé bien modestement.  À la blague, on a mentionné qu’il était à l’avantage d’un joueur dans une léthargie comme Houle de sauver son entraîneur…
 
Sources : « Tremblay n’y a même pas songé » de Jean-Marc Desjardins, 11 mars 1972, La Presse, p.B1, « Bowman : He’s gone, said Savard; but they saved him » de Ted Blackman, 11 mars 1972, Montreal Gazette, p.13, « Canadiens praised for help in fire », CP, 11 mars 1972, Calgary Herald, p.32.

samedi 26 août 2017

jeudi 24 août 2017

Trêve de hockey #91 - Grover Cleveland Alexander



Né en 1887, les parents de Grover Cleveland Alexander choisirent de prénommer leur fils en l’honneur du président des États-Unis en poste à l’époque, le démocrate Grover Cleveland (le seul à remplir deux mandats non consécutifs à la présidence).
 
Après une bonne saison à Syracuse dans la Ligue New York State en 1910, où il remporta 29 matchs, son contrat fut racheté par les Phillies de Philadelphie pour 500$.
 
À son arrivée, son gérant voulut le tester en l’envoyant lancer un match présaison contre les puissants Athletics de Connie Mack, champions de la Série mondiale et qui jouaient à l’époque également à Philadelphie.  Alexander répondit en lançant cinq manches, sans donner ni point, ni coup sûr ou but sur balles.  Cette performance s’avéra annonciatrice de ce qui allait suivre, puisqu’il termina sa saison recrue avec une fiche de 28-13.  Son total de 28 victoires constitue toujours un record pour une recrue.
 
Nullement impressionné, il lança au cours de cette même année un marathon de 12 manches, qu’il remporta 1-0 contre Cy Young, dans ce qui fut finalement le dernier match dans les majeures de celui-ci.
 
Bien qu’au sein d’un club qui n’était pas une puissance, Alexander domina les monticules de la Ligue nationale, tout en lançant une quantité impressionnante de manches.  Au cours de ses sept premières années dans la ligue, il fut celui qui lança le plus de manches à six reprises.  En 1915, 1916 et 1917, il termina en tête de la Ligue nationale pour les manches lancées (376, 390, 387), les victoires (31, 33, 30), la moyenne de points mérités (1,22, 1,55, 1,83), les retraits sur trois prises, les matchs complets et les blanchissages.
 
En 1917, il lança un programme double et remporta les deux matchs.
 
À la fin de cette saison exceptionnelle, il apprit qu’il avait été échangé aux Cubs de Chicago avec son receveur, Bill Killefer, contre deux joueurs et 60 000$ (120 fois le prix payé initialement pour ses droits).  Les Phillies avaient désespérément besoin de cet argent…
 
Il ne demeura toutefois pas longtemps dans la ville des vents puisqu’après seulement trois matchs, il fut conscrit.  Sergent dans l’artillerie, il combattit en France et en revint complètement transformé.  Il faut dire qu’à cette époque, la notion de syndrome de stress post traumatique était inconnue. 
 
Il fut exposé au gaz moutarde et devint partiellement sourd.  Il se mit également à souffrir d’épilepsie et à boire abondamment.  Souvent, on confondit le premier problème avec le deuxième, alors qu’au fond, ils étaient fréquemment reliés.  Son alcoolisme le poursuivit jusqu’à la fin de sa vie.
 
Alexander demeura tout de même un lanceur efficace (il remporta entre autres 27 victoires en 1920), mais pas autant qu’à ses années à Philadelphie.  Le gérant des Cubs Joe McCarthy finit par se lasser de ses écarts de conduite et en 1926, il affirma que tant qu’à être un club de dernière place, les Cubs seraient mieux sans celui qu’on surnommait « Old Pete ».  Alexander fut donc libéré et il se retrouva alors avec les Cardinals de St-Louis, où son vieux comparse, Bill Killefer, était entraîneur.
 
Les Cards se rendirent en Série mondiale et Alexander remporta les matchs 2 et 6.  La veille du match 7, il passa une nuit des plus arrosées.  En septième manche, St-Louis menait 3-2, mais avec deux retraits, les Yankees avaient rempli les buts.  Lorsque le lanceur des Cards développa une ampoule, le gérant Roger Hornsby décida de faire appel à Alexander, malgré qu’il ressentait toujours les vapeurs de la veille.  Ce dernier retira Tony Lazzeri sur trois prises et lança les deux dernières manches.  Pour clore le match, Babe Ruth fut retiré en tentative de vol.  Après avoir été du côté des perdants en 1915, Alexander a ainsi remporté sa seule Série mondiale.  Les Cardinals y retournèrent en 1928, mais ils furent battus par ces mêmes Yankees.
 
Sa consommation d’alcool finit par user Alexander et après une dernière saison avec les Phillies en 1930, sa carrière dans les majeures prit fin.  Avec une fiche globale de 373-208, il possède le troisième plus haut total de victoires de l’histoire des Ligues majeures, à égalité avec Christy Mathewson.  Il fut élu au Temple de la renommée en 1938.
 
Il joua ensuite jusqu’en 1940 pour l’équipe de la House of David, une équipe semi-pro reliée à une communauté juive.  Sa vie après les majeures fut par contre marquée par la pauvreté.
 
Il mourut en 1950, à l’âge de 63 ans.
 
En 1952, Hollywood s’empara de son histoire et en fit un film romancé, The Winning Team.  Étrangement, celui qui portait un prénom inspiré d’un président américain fut interprété par Ronald Reagan, qui devint éventuellement également président.  Son épouse fut de son côté interprétée par Doris Day.
 
En 2001, il fut honoré par les Phillies, sans toutefois qu’on retire son numéro, puisqu’à cette époque, il n’en portait pas.
 
Sources : 
 
Reidenbaugh, Lowell, Baseball’s Hall of Fame, Cooperstown, Where The Legends Live Forever, Arlington House, 1988, p.12-13,
 
“Old Pete”: How Grover Cleveland Alexander got his nickname” de Lenny DiFranza, (baseballhall.com), wikipedia.org.

mardi 22 août 2017

Équipe All-Star des oubliettes #1 : Ducks d'Anaheim





Il y a quelques semaines, l’excellent site “Complete Hockey News” nous a ravi en publiant les équipes “all-star” de chaque franchise de la LNH. La blague étant que les joueurs choisis avaient à peine joué pour l’équipe en question, par exemple Ron Francis, Brian Leetch et Phil Housley avec les Maple Leafs. C’était bien drôle et captivant mais ils ont malheureusement arrêté ces publications sur Facebook car ils recevaient trop de commentaires désobligeants de gens qui ne comprenaient pas l’ironie de la chose et qui se désabonnaient du site… Heureusement, ici sur LVEUP je crois que notre lectorat est plus habitué à ce genre de chose alors je pensais en quelque sorte prendre le relais mais de manière différente.

J’entame donc aujourd’hui une nouvelle série d’articles interminables sur ces joueurs très connus et mêmes légendaires qui n’ont fait que passer dans certaines équipes (normalement en bas de 100 matchs). Le genre de joueur dont on se souvient à peine qu’il ait porté le chandail de ces équipes. Contrairement à Complete Hockey News, je vais cependant me contenter d’un Top 5 par franchise, mais avec bien sûr des mentions honorables. Je prends en compte la notoriété du joueur mais aussi l’effet de surprise de le retrouver dans l’historique des équipes. Ce ne sera donc pas tous des “hall of famers” mais plutôt des joueurs qui sont à des kilomètres des joueurs emblématiques de l’histoire d’une franchise et qui ont pour la plupart été oubliés au fil du temps. Il s’agit bien sûr de mes souvenirs et de mes impressions personnelles alors ceci est très subjectif.

Allons-y donc par ordre alphabétique avec les Ducks (anciennement Mighty) d’Anaheim!


5 - Jari Kurri (82 matchs)

Le légendaire joueur finlandais s’est pas mal promené après son départ d’Edmonton en 1990. Après l’uniforme des Oilers, on l’imagine surtout avec les Kings où il évolua jusqu’en 1996. Il signa comme agent libre avec les Mighty Ducks pour la saison 1996-97, espérant former un duo électrisant avec une autre vedette finlandaise, Teemu Selanne. Cela ne s’est jamais concrétisé et un Kurri en perte de vitesse n’amassa que 13 buts et 35 points lors de sa seule saison à Anaheim. Il les aida toutefois à participer aux séries pour la première fois de leur histoire mais il signa ensuite un autre contrat d'un an et alla terminer sa glorieuse carrière avec l’Avalanche.


4 - Doug Weight (38 matchs)

Un autre ex-Oiler qui alla prendre un peu de soleil en Californie. Weight était auparavant un membre des Blues depuis plusieurs saisons (excepté un détour comme joueur de location en Caroline en 2006) jusqu’à ce qu’il soit échangé aux Ducks en décembre 2007. Il ne joua que 38 matchs avec les Canards alors champions en titre et passa plusieurs matchs sur la liste des blessés. Il signa ensuite comme agent libre avec les Islanders où il termina sa carrière en tant que capitaine de la jeune équipe dont il est maintenant l’entraîneur-chef.


3 - Steve Thomas
(12 matchs + 21 en séries)

Parmi l’édition des Mighty Ducks finaliste de la coupe Stanley de 2003, plusieurs noms surgissent du passé et pourraient prétendre à se retrouver dans ce top 5; Marc Chouinard, Petr Sykora, Mike Leclerc, Fredrik Olausson et surtout Adam Oates (je le garde pour une autre équipe celui-là). Cependant aucun nom ne m’a autant frappé que celui de Steve Thomas. Cet ancien des Blackhawks, Islanders, Devils et Maple Leafs a marqué plus de 400 buts dans la LNH et a grandement contribué au parcours des Mighty Ducks de 2003 malgré qu’il n’y a joué qu’une trentaine de matchs en incluant les séries. Il s’amena à Anaheim à la date limite des transactions de 2003 et marqua un impressionnant 10 buts en 12 matchs pour clore la saison suite à quoi il récolta 8 points en 21 matchs en séries avant de voir le parcours de son équipe prendre fin en 7 matchs contre les Devils. Il joua une autre saison à Detroit et prit sa retraite en 2004.


2 - Brian Bellows (62 matchs)

Je me suis toujours demandé comment Bellows était lui aussi parti de Montréal peu après la conquête de 1993. Il avait pourtant obtenu un très respectable 33 buts et 71 points en 1993-94. Comme plusieurs de ses coéquipiers, il trébucha après la grève de 1994 et n’obtint que 16 points en 41 matchs. Le CH l’échangea par la suite au Lightning contre Marc Bureau (pas vraiment le même calibre). Il rebondit quelque peu à Tampa Bay mais fut échangé aux Mighty Ducks après seulement 7 matchs en 1996-97. Il ne joua que cette seule saison à Anaheim suite à quoi il joua une demi saison en Europe avec les Capitals de Berlin. Il quitta ensuite l’Europe et termina la saison avec les autres Capitals à Washington. Il participa une fois de plus à une finale de la coupe en 1998 avec les Capitals mais cette fois-ci dans une cause perdante. Il prit sa retraite en 1999.


1 - Mathieu Schneider (65 matchs)

Pour la 1re place, en voici un autre qui s’est beaucoup promené (10 équipes en carrière) et dont la présence dans mon recensement m’a le plus étonné. Pour la plupart des joueurs mentionnés dans cet article, j’avais au moins un vague souvenir de les avoir vu dans l’uniforme des Ducks. Pour Schneider c’était le néant total. Il commençait à ce moment-là sa période bohème/fin de carrière/joueur de location. Il venait de jouer trois saisons respectables à Détroit et était probablement venu apporter de l’expérience et de la profondeur aux Ducks déjà assez garnis à la défense avec des joueurs comme Scott Niedermayer, Chris Pronger et François Beauchemin. Les Ducks s’inclinèrent toutefois en première ronde et Schneider fut échangé aux Thrashers d’Atlanta au mois de septembre suivant. Il fit plus tard un bref retour à Montréal à la fin de la saison 2008-09 suite à quoi il joua une poignée de matchs à Vancouver et à Phoenix pour clore sa carrière en 2010. Il n’était qu’à deux équipes d’égaliser le record de 12 détenu par Mike Sillinger.

C'était donc mon Top 5 des joueurs les plus oubliés de l'histoire des Ducks d'Anaheim. Voici pour conclure quelques mentions honorables (nombres de matchs entre parenthèses):

Radek Dvorak (9), Ray Emery (10), Adam Oates (67), Sheldon Souray (44), Tomas Sandstrom (135), Dany Heatley (6), Tom Kurvers (22).


Dans la prochaine édition, les Bruins de Boston!


dimanche 20 août 2017

Une petite photo pour le plaisir #69 - Trevor Gretzky



Né à Los Angeles, Trevor Gretzky a choisi le baseball, plutôt que de suivre les traces de son célèbre père.  Il a été un choix de 7e ronde des Cubs en 2011.
 
Après avoir passé dans les réseaux des Cubs et des Angels, il s'est retrouvé dans l'uniforme des Capitales de Québec de la Ligue Can-Am en 2016.  Cet été, c'est avec les Aigles de Trois-Rivières de la même ligue qu'il poursuit sa carrière, où il peut jouer dans le superbe Stade Stéréo Plus.
 
 
Bien qu'il ne soit pas une vedette du club, il occupe une place importante dans le marketing de l'équipe.  Comme quoi Gretzky est encore un nom qui résonne beaucoup.
 
 

lundi 7 août 2017

Joueur oublié des 90's #10 - Craig Janney




Né à Hartford le 26 septembre 1967, Craig Harlan Janney joua tout d’abord son hockey universitaire avec Boston College. Lors de sa première saison il obtint 27 points en 34 matchs suite à quoi les Bruins de Boston pigèrent dans leur propre cour en quelque sorte en faisant de lui leur premier choix (13e au total) lors du repêchage de 1986. Un excellent fabricant de jeu, il explosa lors de sa deuxième saison dans la NCAA avec 28 buts, 55 passes pour 83 points en 37 matchs et aida son équipe à remporter leur championnat de division. Il opta de ne pas retourner à Boston College pour la saison 1987-88 pour plutôt s’enligner avec l’équipe olympique américaine où il obtint 70 points en 52 matchs. L’équipe américaine termina en 7e place aux jeux de Calgary mais Janney fit bonne figure avec 5 points en 6 matchs.

Après les jeux, les Bruins l’invitèrent à terminer la saison 1987-88 avec eux et il connut des débuts fracassants dans la LNH avec 16 points en 15 matchs en plus d’aider les Bruins à se rendre jusqu’en finale de la Coupe Stanley. Il termina au 5e rang des pointeurs des Bruins en série avec 16 points.





Il débuta ensuite sa première saison complète à Boston mais une blessure à l’aine le ralentit quelque peu. Jumelé au marqueur de puissance Cam Neely, il obtint tout de même un point par match en 1988-89 avec une fiche de 16 buts, 46 passes et 62 points en 62 matchs. Sa blessure le suivit la saison suivante où il ne put jouer que 55 matchs (encore une fois 62 points) et une fois de plus les Bruins s’inclinèrent en finale contre les Oilers. Cette fois Janney obtint 22 points en 18 matchs (dont seulement 3 buts).

Il connut une excellente saison 1990-91 avec 92 points et semblait en voie de répéter la saison suivante mais il fut plutôt échangé aux Blues de St.Louis en compagnie de Stéphane Quintal en retour d’un autre fabricant de jeu hors-pair, Adam Oates. Les Blues en étaient à une impasse contractuelle avec Oates et préférèrent trouver un autre complément à leur vedette offensive Brett Hull.




C’est avec les Blues que Janney obtint ses sommets en carrière lors de la saison 1992-93 avec 24 buts, 82 passes pour un total de 106 points, bon pour le premier rang des marqueurs des Blues et sa première et seule saison de 100 points. Cependant, ce n’est pas avec Hull que Janney cliqua offensivement mais plutôt avec un autre attaquant de puissance, Brendan Shanahan. Ce dernier deviendra d’ailleurs un de ses meilleurs amis et également le garçon d’honneur lors de son mariage.

C’est vers la fin de la saison 93-94 que les choses commencèrent à déraper pour Janney. Les Blues avaient auparavant signé Petr Nedved, qui était alors joueur autonome avec compensation et en dispute contractuelle avec les Canucks de Vancouver. En guise de compensation, un arbitre envoya Janney ainsi qu’une choix de 2e ronde aux Canucks en retour de Nedved. Cependant, Janney refusa de se rapporter à Vancouver et les Blues tentèrent alors de le rapatrier et payèrent le gros prix. Quelques jours après la transaction initiale, ils envoyèrent à Vancouver les défenseurs Jeff Brown et Bret Hedican en plus du centre Nathan Lafayette pour ravoir Janney. Ces trois joueurs viendront jouer des rôles importants dans le parcours des Canucks jusqu’à la finale de 1994.

En plus des quelques matchs ratés durant son refus de jouer à Vancouver, une blessure au genou lui fit perdre quelques matchs en 93-94 mais il obtint tout de même 84 points en 69 matchs. Cependant, durant ce temps Oates obtint de meilleures statistiques à Boston ce qui fit que la transaction fut généralement vue comme un échec par les partisans des Blues. En plus de ça le jeu frileux et unidimensionnel de Janney commençait à devenir prévisible aux yeux de ses adversaires.

Après la saison, les Blues engagèrent Mike Keenan, fraîchement couronné champion avec les Rangers, comme nouvel entraineur. Ironiquement, les Rangers reçurent Petr Nedved en compensation lorsque Keenan signa à St.Louis. Iron Mike détestait les joueurs du type de Janney et donc ce dernier ne joua que très peu pour les Blues par la suite, étant souvent laissé de côté lors de la reprise des activités après la grève de 1994. Il demanda d’être échangé et son vœu fut exaucé en mars 1995 lorsqu’il passa aux Sharks de San Jose en retour de Jeff Norton.


Janney et Shanahan en 1993


Un des secrets les moins bien gardés en ce qui concerne les potins de la LNH est l’histoire qui se tramait en coulisse entre Janney, sa femme et l’ancien garçon d’honneur de Janney, Brendan Shanahan. Ce dernier eut une aventure avec la femme de Janney en 1994 et apparemment que c’est ce qui aurait provoqué la transaction d’un des deux joueurs par la direction des Blues. Mais la situation ne se serait pas vraiment arrangé au niveau l’ambiance dans les vestiaire des Blues après le départ de Janney et c’est ce qui aurait poussé les Blues à échanger également Shanahan quelques mois plus tard aux Whalers de Hartford en retour de Chris Pronger. Shanahan est depuis marié à l’ancienne Mme. Janney.




En ce qui concerne Janney, les Sharks espéraient qu’il devienne la vedette principale de la jeune formation mais après ses histoires personnelles et son départ de St.Louis, Janney n’était plus le même. De plus on ne retrouvait par de Cam Neely ou de Brett Hull à San Jose, ce qui fait qu’il ne récolta pas autant de points que par le passé. Il récolta tout de même 62 points en 71 matchs en 1995-96 mais il eut également sa pire fiche défensive en carrière avec -35. Il fut échangé aux Jets de Winnipeg avant la fin de la saison.

Il ne joua que 13 matchs dans l’uniforme des Jets alors que ces derniers s’envolèrent vers Phoenix la saison suivante. Il continua de récolter sa part de points avec les Coyotes avec deux saisons identiques de 53 points, mais Janney commença à jouer de moins en moins, étant vraiment étiqueté comme un joueur peu enclin à jouer en défensive. Il fut échangé de nouveau après la saison 1997-98, cette fois au Lightning de Tampa Bay, une des pires équipes de la ligue qui ne le firent jouer que 38 matchs avant de l’envoyer aux Islanders de New York, une autre des pires équipes de l’époque pour terminer la saison. Quand les deux pires équipes de la ligue n’ont pas de place pour toi, je pense qu’il est temps de penser à accrocher ses patins, ce que Janney fit à la fin de la saison 1998-99 à l’âge de 30 ans seulement. Il souffrait également de caillots sanguins.


Fin de carrière à Long Island



En 760 matchs dans la LNH il obtint 188 buts et 563 passes pour 751 points et seulement 170 minutes de pénalités. Il obtint également 110 points en 120 matchs en séries. Sa moyenne de presque 1 point par match demeure un fait considérable et il est généralement considéré comme un des meilleurs fabricants de jeu de son époque mais son jeu unidimensionnel aura grandement nui à sa prospérité.

Il fut toutefois élu au temple de la renommée américain en 2016. 



Sources:
hockeydb
greatesthockeylegends
hboards
Wikipedia