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samedi 19 mai 2018

Morris Mott









Petit joueur de centre avec les Red Wings de Weyburn (affiliés à Détroit) de la Ligue junior de la Saskatchewan, Morris Mott se joignit au programme de l’équipe nationale du Père David Bauer en 1965-66.  L’équipe cherchait à assembler une équipe pour représenter le pays, mais elle cherchait également des joueurs sérieux, qui mettaient l’emphase sur leurs études.  Cette philosophie plaisait à Mott, qui avait envisagé de prendre la voie universitaire américaine.  Toutefois, comme les premières années (freshmen) n’avaient pas l’occasion de jouer immédiatement et devaient attendre leur tour, l’idée lui plaisait moins.  Avec l’équipe nationale, basée à ce moment à Winnipeg, non seulement il pouvait représenter le pays et voyager, mais il put aussi s’inscrire en histoire à l’Université du Manitoba.
 
Cette année-là, le programme, débuté en 1963-64, eut ses premiers succès.  En effet, le Canada retourna sur le podium aux championnats du monde après une absence de trois ans.  Dans un tournoi tenu à Ljubljana, en ex-Yougoslavie (aujourd’hui en Slovénie), les Canadiens s’accaparèrent de la médaille de bronze.
 
L’année suivante, à Vienne, Mott et ses coéquipiers rééditèrent leur exploit, préparant le terrain pour les Jeux Olympiques de Grenoble, prévus pour 1968.
 
Dans ce tournoi à la ronde, Mott marqua un but contre l’Allemagne de l’Ouest, avant de connaître un match exceptionnel le 9 février, lorsqu’il marqua 4 buts dans un massacre de 11-0 contre l’Allemagne de l’Est.
 
L’équipe canadienne s’en tira bien, parvenant même à battre les éventuels gagnants de la médaille d’argent, la Tchécoslovaquie.  Toutefois, une défaite en début de tournoi contre la Finlande est venue la hanter.  Les Canadiens ont tout de même quitté Grenoble avec le bronze olympique au cou.  Quant à l’or, il est revenu à l’Union soviétique, comme c’était l’habitude à cette époque.  Les Canadiens auraient en théorie pu se l’approprier en battant les Soviétiques lors du dernier match.  L’équipe nationale les avait d’ailleurs battus l’année précédente lors du tournoi du centenaire du Canada.  Mais dans ce cas-ci, il n’y eut pas de miracle.  Ce fut en bout de ligne une partie à sens unique et les Canadiens furent blanchis 5-0.   
 
En 1969, dans ce qui s’avéra la dernière année de cette version du programme national, le Canada termina quatrième à Stockholm. 
 
En 1970, il avait été initialement entendu que les professionnels seraient finalement admis aux Championnats du monde, ce qui rendait le programme national inutile.  Lorsque les plans furent changés, le Canada protesta en n’envoyant tout simplement pas d’équipe.
 
De son côté, Mott, qui avait terminé sa maîtrise à l’Université du Manitoba, s’inscrivit au doctorat à l’Université Queen’s de Kingston.  Il s’aligna également avec les Golden Gaels de cette institution pendant deux ans.
 
En 1972, la fondation de l’Association mondiale de hockey (AMH) créa une forte demande pour les joueurs de hockey.  Mott fut d’ailleurs repêché par Calgary, équipe qui fut remplacé par les Crusaders de Cleveland avant même de jouer un seul match.  Mott signa toutefois un contrat comme agent libre avec les Golden Seals de la Californie.
 
Le plan initial était de jouer avec le club-école, les Golden Eagles de Salt Lake.  Par contre, les déjà faibles Seals furent dévastés par les équipes de l’AMH.  Les nouveaux venus signèrent plusieurs de leurs joueurs comme Gerry Pinder, Bobby Sheehan, Wayne Carleton, Gary Jarrett et Tom Webster, ce qui créa des ouvertures.  Mott, qui arriva au camp déjà en forme (ce qui était loin d’être le cas de tout le monde à cette époque), impressionna et fit l’équipe immédiatement.
 
Bien qu’il passa quelques temps à Salt Lake, Mott fut un régulier à Oakland et y joua 70 matchs.  Employé surtout en désavantage numérique, il marqua 6 buts. 
 
Mott passa deux autres saisons à jouer sur le quatrième trio d’une des équipes des plus faibles de la ligue.  Il joua également quelques parties à Salt Lake, les aidant au passage à remporter la Coupe Adams de la CHL.  Aussi surprenant que cela puisse paraître, une équipe associée aux Seals a déjà gagné quelque chose!

Fait cocasse, bien qu'il n'ait jamais été une étoile, Mott s'est retrouvé à un moment avec un fan club à New York!  À ce moment, le responsable de l'affiche du Madison Square Garden avait pris un malin plaisir à se moquer des adversaires des Rangers en les annonçant en utilisant l'un de leurs joueurs moins connus.  Lorsque la Californie fut le visiteur, il annonça "Ce soir Morris Mott et les Golden Seals de la Californie".  À titre de dérision, un groupe d'adolescents de Long Island mit alors sur pied un fan club de Morris Mott...
 
En 1975, comme sa situation demeurait la même dans l’équipe, il préféra l’offre de Frolunda, une équipe de la ligue suédoise qui craignait être reléguée en deuxième division.  Elle fit donc appel à Mott et son frère Darwin (qui a joué dans les mineures et un match avec les Blazers de Philadelphie de l’AMH), ainsi qu’au défenseur américain Tom Mellor.  Les frères Mott furent les deux meilleurs pointeurs de l’équipe et Frolunda évita de justesse la relégation.
 
Mott a bien aimé son expérience en Suède, mais de ce côté-ci de l’Atlantique, l’Université Queen’s lui demanda de montrer du progrès dans sa rédaction de thèse, à défaut de quoi il serait exclu du programme.  Mott décida donc de revenir et de se consacrer à ses études.
 
Il n’avait toutefois pas fait son dernier tour de piste puisqu’au cours de la saison 1976-77, les Jets de Winnipeg, à ce moment dans l’AMH, eurent une série de blessés, incluant Bobby Hull et Anders Hedberg.  N’ayant pas de club affilié, ils firent appel à Mott.  Il joua alors deux matchs, qui s’ajoutèrent aux 199 qu’il a joués avec les Seals. 
 
Il termina ensuite son doctorat et se trouva du travail à l’Université du Manitoba.  En 1986, il obtint un poste de professeur permanent à l’Université de Brandon.  Pour ses recherches, il privilégia comme sujet l’histoire de l’ouest canadien… et l’histoire du sport.
 
Membre du Temple de la renommée du hockey du Manitoba, il est aujourd’hui à la retraite.
 
Sources : « Quick on the draw – Morris Mott », 10 février 2010, Westman Journal (westmanjournal.com), brandonu.ca, hhof.com, mbhockeyhalloffame.ca, wikipedia.org.

vendredi 11 mai 2018

Une petite photo pour le plaisir #75 - Jacques Plante en Oilers








Bien que ce ne soit pas un secret, il est toujours étrange de voir Jacques Plante en Oiler d'Edmonton. Mais cette photo comporte quelques anicroches qui ajoute à l'étrange de la chose.

J'aurais tellement mal au dos à utiliser un 

Alors que nous sommes plus habitués de voir des bâtons Sher-Wood lors des années 1970, Jacques Plante utilisait des bâtons "Sherbrooke" depuis son passage avec les Maple Leafs. Alors que Sher-Wood était basé à Sherbrooke, les bâtons "Sherbrooke" étaient plutôt fabriqué à St-Jean-sur-Richelieu. "Sherbrooke Sports" a par la suite été absorbé par Amer Group, tout comme "Canadien". (Merci d'ailleurs à KeithActon pour la recherche à propos de ces bâtons !)

De plus, sur cette photo, comme plusieurs autres de Plante en studio avec l'uniforme des Oilers, il arbore le numéro 30 alors qu'en match, il portait le #1. Également, lors du passage de Plante à Edmonton, le logo des Oilers était sur fond orange sur le chandail blanc et le chandail orange n'existait plus, remplacé par la version bleue. Il faut croire que lors des photos en studio, les Oilers utilisèrent les chandails de la saison 1973-74 !

Ce que je ne savais pas par contre, c'est que Plante avait pris sa 2e retraite au terme de la saison 1972-73 après ses 8 matchs disputé dans l'uniforme Bruins. Il a passé la saison suivante en tant qu'entraîneur-chef des Nordiques de Québec dans l'AMH, avec une fiche respectable de 38v-36d-4n, mais ce ne fut cependant pas assez pour se qualifier pour les séries d'après-saison de l'AMH. Malgré un contrat de 10 saisons en poche avec le Fleurdelisée, Plante démissionna de son poste.

Il fit donc un retour sur la glace avec les Oilers (qui l'avaient repêché en 1973) pour la saison 1974-75 où il disputa les 40 derniers matchs de son illustre carrière.

Sources :
http://whauniforms.com/
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Plante_(hockey_sur_glace)

mercredi 9 mai 2018

Équipe All-Star des oubliettes #10 - Stars de Dallas



Re-bienvenue à cette interminable série sur ces joueurs vedettes dont le passage avec une équipe a été largement oublié. Nous en somme à notre 10e équipe donc on a le tiers de fait! Oui je sais qu'il y a 31 équipes maintenant mais je vais attendre quelques temps avant de faire les Golden Knights si vous me le permettez.

Je vous rappelle rapidement la formule, il s’agit de la meilleure équipe de tous les temps de la franchise mais composée des joueurs vedettes les plus oubliés à avoir porté leur uniforme, que ce soit par la longueur du séjour (généralement en bas de 100 matchs) ou par oubli collectif. Il s’agit de choix très subjectifs, basés selon ma propre mémoire et des fois, le terme “vedette” est assez subjectif également.

Comme d'habitude, lorsqu'on parle des Stars c'est toujours une bonne occasion de mentionner les ancêtres de la franchise, non seulement au Minnesota mais aussi à Cleveland et à Oakland. Mais ici je ne vais pas trop insister sur les Barons et les Seals alors que la majorité de leurs joueurs étaient éphémères ou bien... pas des vedettes. Concentrons nous donc sur les North Stars et les Stars.


ATTAQUANTS


Valeri Kamensky
24 matchs (2001-02)


Après 8 saisons passées avec l'organisation des Nordiques/Avalanche, Valeri Kamensky devint une de ces nombreuses acquisitions fort coûteuses des Rangers au tournant du millénaire. Il signa un contrat de 17 millions pour quatre ans à New York mais ne sut faire mieux que deux saisons parsemées de blessures et de faibles récoltes de 32 et 34 points respectivement, ce qui incita l'équipe à racheter son contrat après la saison 2000-01. 

Clairement sur la fin, il signa ensuite un contrat d'un an avec les Stars mais il ne joua que 24 matchs à Dallas, ne récoltant que 3 buts et 9 points. À la mi-janvier, il fut placé au ballottage et ensuite envoyé dans les mineures pour la première fois de sa carrière. Il n'y joua cependant jamais alors qu'il fut presque aussitôt échangé aux Devils où il termina cette saison et sa carrière dans la LNH. Il retourna en Russie mais après une pause d'une saison, il revint au jeu avec l'équipe de sa ville natale de Voskresensk dans la superligue Russe.


Eric Lindros
49 matchs (2006-07)


Un autre cas de carrière sur la fin. Le cas d'Eric Lindros était toutefois plus prématuré que Kamensky quoiqu'on l'avait vu venir depuis longtemps suite à ses nombreux problèmes de santé.  Après son départ de Philadelphie en 2001 et une saison sans jouer en dispute contractuelle, il joua trois saisons moyennes avec les Rangers et ensuite une saison plus que moyenne avec les Maple Leafs en 2005-06 où il ne joua que 33 matchs. 

C'est alors qu'il tenta un dernier coup avec les Stars pour la saison 2006-07 dans ce qui était un pari sans grand risque pour l'équipe texane. Mais il n'était alors qu'une pâle copie de ce qu'il avait déjà été et son cœur n'y était plus. Il ne récolta que 5 buts et 26 points en 49 matchs et sa carrière prit fin lors du 7e match de la série de première ronde des Stars contre les Canucks. Il déclara même qu'il était triste de voir les Stars éliminés mais de l'autre côté qu'il était content de mettre fin à sa carrière.


Sergei Makarov
4 matchs (1996)

La légende soviétique Sergei Makarov est davantage reconnu dans la LNH pour avoir fait changer la réglementation d'âge pour l'attribution du trophée Calder qu'il remporta à 31 ans au détriment d'un illustre Star, Mike Modano.

Il joua avec les Flames de 1989 jusqu'en 1993 suite à quoi l'équipe décida de le laisser aller car il avait du mal à comprendre la mentalité du "dump and chase" nord-américain et il eut plusieurs problèmes avec ses entraîneurs dans la LNH à cause de ça. À ses débuts à Calgary il aurait dit à l’entraîneur Terry Crisp: “Tikhonov? Bad guy, good coach. You? Good guy, bad coach.” Et il s'adressait à un entraîneur qui venait de gagner la Coupe Stanley...

Les Flames l'échangèrent tout d'abord en 1993 aux Whalers de Hartford contre un choix de 4e ronde. Cependant les Sharks voulaient Makarov afin de le réunir avec son ancien coéquipier Igor Larionov et il procédèrent à un échange majeur avec les Whalers en leur envoyant leur 1er choix (2e au total) en retour du 1er choix des Whalers (6e au total) en plus de deux autres choix de 2e et 3e ronde et Makarov comme bonus. Avec cet avancement au repêchage, les Whalers sélectionnèrent Chris Pronger tandis que les Sharks choisirent Viktor Kozlov au 6e rang. On voyait donc une très grande tendance russe à San Jose.

Il obtint 30 buts avec les Sharks (le premier Shark à franchir ce plateau) lors de la saison 1993-94 mais il commença à ralentir durant la saison écourtée de 1995. Les Sharks tentèrent donc de le convaincre de prendre sa retraite mais il refusa et l'équipe l'invita tout de même au camp suivant où il se présenta en mauvaise forme et avec un excédent de poids. L'équipe le retrancha mais comme son contrat était garanti, il profita alors d'une année sabbatique payée. Larionov était furieux du traitement réservé à son grand ami et il demanda d'être échangé.

Après cette saison sabbatique, Makarov tenta un retour avec les Stars à 38 ans pour la saison 1996-97 mais il fut retranché après seulement 4 matchs sans s'inscrire à la feuille de pointage. Apparemment qu'il était trop influençable auprès des jeunes joueurs des Stars et qu'il aurait eu des problèmes avec l’entraîneur Ken Hitchcock qui aurait fait pression auprès de Bob Gainey pour le renvoyer. Il tenta ensuite un dernier coup en Suisse avec le club Fribourg-Gotteron HC pour terminer la saison et sa carrière.

En me relisant je me dis que j'aurais peut-être mieux fait de l'inclure dans l'équipe des Sharks alors que j'avais pas mal plus de choses à dire sur son séjour à San Jose que celui à Dallas... J'ai même pas réussi à trouver une photo de lui en Star de Dallas... 

Mais tant pis, ma liste des Sharks est déjà prête. Passons plutôt aux défenseurs.


Mentions honorables:
Valeri Bure (13 matchs 2003-04), Shayne Corson (17 matchs 2003-04), Claude Lemieux (32 matchs 2002-03, Jaromir Jagr (34 matchs 2012-13), Bobby Rousseau (63 matchs 1970-71), Mike Gartner (80 matchs 1988-90), Russ Courtnall (84 matchs 1992-93).


DÉFENSEURS

Jyrki Lumme
15 matchs (2001)

Un autre dont je n'ai pas trouvé de photo avec les Stars. Je me suis dit que celle-ci à ses débuts dans la LNH avec le Canadien conviendrait.

Le finlandais Jyrki Lumme n'était pas une super vedette, du moins ailleurs qu'à Vancouver où il fut un de leurs meilleurs défenseurs pendant 9 saisons. Mais il était un solide défenseur offensif pendant presque 1000 matchs dans la LNH. Il joua aussi avec les Coyotes pendant trois saisons jusqu'à ce que ces derniers l'envoient aux Stars avant la saison 2001-02. Ses débuts avec sa nouvelle équipe furent difficiles alors qu'il éprouvait des problèmes familiaux. Sa famille était  supposée venir le rejoindre à Dallas pour la saison mais suite aux attentats du 11 septembre, son épouse ne voulait pas voler vers les États-Unis. Il débuta donc la saison sur cette mauvaise note et éprouvait également des problèmes avec Ken Hitchcock. Il obtint un congé de Bob Gainey à la fin octobre pour aller passer quelques temps en Finlande mais à son retour, comme son jeu ne convenait toujours pas aux yeux de Hitchcock, il fut placé au ballottage, sans trouver preneur.

Quelques temps après, son ancien entraineur à Vancouver, Pat Quinn, l'amena à Toronto. Les Maple Leafs envoyèrent à Dallas le défenseur Dave Manson en retour de Lumme. Les Leafs n'avaient que très peu utilisé Manson et donc les deux équipes s'échangèrent leurs vétérans défenseurs problématiques. Quelques mois plus tard, après d'autres échanges et liquidations (dont Kamensky), les Stars traînaient toujours de la patte et Gainey décida donc de congédier Hitchcock.

Lumme termina la saison à Toronto et y joua une autre saison en 2002-03 avant de clore sa carrière. Après deux ans sans jouer, il revint au jeu avec le club de Tampere (sa ville natale) dans la ligue finlandaise. Il se retira pour de bon en 2007.



Larry Murphy
(121 matchs 1989-90)

Membre de six équipes durant sa longue et glorieuse carrière en plus d'être le seul joueur à avoir gagné quatre Coupes Stanley durant les années 90 (2 avec les Penguins et 2 avec les Red Wings), Larry Murphy est quelque peu oublié en tant que North Star. 

À la date limite des transactions de 1989, dans un échange impliquant trois futurs membres du temple de la renommée, Murphy et Mike Gartner furent obtenus des Capitals en retour de Dino Ciccarelli et Bob Rouse. Aucun des joueurs impliqués dans cet échange ne resta très longtemps avec sa nouvelle équipe, Ciccarelli étant le dernier à évoluer avec les Capitals en 1992. Je ne sais pas pourquoi les North Stars n'ont pas été plus patients avec leur nouvelles acquisitions mais Gartner fut envoyé aux Rangers en mars 1990 tandis que Murphy y joua légèrement plus longtemps, étant envoyé aux Penguins en décembre 1990 lors d'un autre échange grandiose aidant à construire la double équipe championne de Mario Lemieux et compagnie. Ironiquement, les finalistes de la Coupe Stanley de 1991 furent les North Stars qui s'inclinèrent en 6 matchs. Qui sait ce qui se serait produit avec Murphy (et peut-être Gartner) de leur côté?

En tout, son séjour au Minnesota s'étendit sur trois saisons mais seulement une complète. Il obtint en tout 18 buts et 75 passes pour 93 points en 121 matchs.


Mentions honorables:
Lyle Odelein (3 matchs 2002-03), Rob Ramage (34 matchs 1991-92), Teppo Numminen (62 matchs 2003-04), Sheldon Souray (64 matchs 2011-12), Sergei Gonchar (2013-15)


GARDIEN

Arturs Irbe
(35 matchs 1996-97)

Joueur culte des Sharks (1991 à 1996) et des Hurricanes (1998 à 2004), Artūrs Irbe connut une légère période d'instabilité entre ces deux étapes de sa carrière. Ayant été mordu par son chien durant l'été 1994, il eut recours à plusieurs chirurgies pour réparer les tendons de sa main. Il mit du temps à retrouver sa vitesse et ses réflexes, ce qui fit qu'il perdit graduellement le poste de gardien numéro un chez les Sharks au profit de Chris Terreri lors de la saison 1995-96 et les Sharks le laissèrent aller à la fin de son contrat. 

Il signa donc avec les Stars en 1996 et partagea le filet avec Andy Moog durant cette seule saison suite à quoi les Stars laissèrent aller Moog et Irbe au profit de leur nouvelle acquisition, Ed Belfour. Moog signa à Montréal pour la saison 1997-98 (on devrait d'ailleurs le revoir éventuellement dans la liste de Montréal) tandis que Irbe signa avec les Canucks pour un an. Il s'amena éventuellement avec les Hurricanes et redevint un gardien numéro un avec eux et un des grands responsables de leur présence en finale en 2002.

Étrangement, Irbe était originalement un choix des North Stars (196e au total) en 1989. Il ne joua cependant jamais avec eux (avant le déménagement au Texas) alors qu'il fut réclamé par les Sharks lors de l'étrange repêchage de dispersion de 1991 lors de la création de la nouvelle équipe des Sharks...


Mentions honorables:
Jim Craig (3 matchs 1983-84), Tim Thomas (8 matchs 2013-14), Ron Tugnutt (43 matchs 2002-04), Mike Smith (44 matchs 2006-08), Roman Turek (55 matchs 1996-99)


Sources:
Rangers dismiss Kamensky, Taylor - New York Daily News - 1er juillet 2001
Eric Lindros is worried about everyone's concussions but his own - Sports Illustrated - 29 juin 2017
Sergei Makarov speaks very sofftlt but carried a huge stick - The Hockey News - 21 mars 2015 
Whalers acquire Makarov - Hartford Courant - 21 juin 1993 
Makarov's election to Hall of Fame somewhat bittersweet - The Mercury News - 27 juin 2016 
Hockey Draft Central 
Leafs acquire Lumme - CBC Sports - 22 novembre 2001 
Assistant Wilson named interim head coach - ESPN - 25 janvier 2002 
Devs get Kamensky...and Daneyko rumor heats up - New York Post - 17 janvier 2002 
Arturs Irbe Helped Hurricanes' Stability - The hockey Writers 4 mars 2018

mardi 8 mai 2018

Une petite photo pour le plaisir #74 - Décathlon








Depuis quelques semaines, la chaîne Décathlon, une grande surface spécialisée en articles de sport, a fait son entrée chez nous.  Pour le moment, il n'y a qu'un site, au Mail Champlain de Brossard.
 
L'endroit est vaste et on compte même des aires où on peut tester certains produits.
 
Parmi les nombreux articles disponibles, on y retrouve entre autres des crosses de hockey.  Si vous ne le saviez pas déjà, vous aurez donc probablement deviné qu'il s'agit d'une chaîne française...
 
 

dimanche 6 mai 2018

La Coupe Allan à Victoriaville








Si vous suivez le blogue depuis un certain temps, vous devez connaître la coupe Allan, coupe qui représente la suprématie du hockey senior canadien. À l'époque des 6 équipes dans la LNH, le championnat de la coupe Allan était vue en très haute estime, surtout que c'était les champions de cette coupe qui représentaient le pays pour les Jeux Olympiques, de 1920 jusqu'à ceux de 1960.

En 1968, la coupe Allan fut remporté par les Tigres de "mon" Victoriaville.

À l'époque, la Ligue Provinciale Sénior du Québec regroupait 6 équipes : les Castors de Sherbrooke, les Aigles de Drummondville, les Gaulois de St-Hyacinthe, les Vics de Granby, les Tigres de Victoriaville et les Nationals de Hull. Cette dernière équipe servait d'équipe de réserve pour l'Équipe Nationale Canadienne (un peu comme un club-école) et n'était pas éligible pour les éliminatoires.

Quatre équipes accédaient aux séries d'après saison. La première ronde, en format 4-de-7, opposait les Castors aux Aigles. La série fut remportée par Drummondville 4 matchs à 1. De leur côté, les Tigres affrontèrent les Gaulois. La série fut très corsée, Victoriaville sortant vainqueur après sept matchs.

Les Tigres 1967-68 (oui, un chandail des Tigres en vert et rouge, c'est laid !)

La finale de la Ligue Provinciale Sénior du Québec allait donc opposer les champions en titre de la coupe Allan, les Aigles de Drummondville, aux Tigres de Victoriaville. Les deux premiers matchs furent l'affaire des Tigres. Lors du troisième match, les Aigles réduisirent l'écart dans la série grâce à un gain de 3-1. Cependant, les Tigres ne laissèrent plus de chances aux Aigles, remportant les deux dernières parties par les marques de 6-4 et 4-3. 

Étant champions de la seule ligue dans la province, ils accédèrent au championnat de l'Est du Canada. En demi-finale, ils croisèrent le fer avec les Royals de Corner Brook, de Terre-Neuve. Les deux premiers matchs de la série 3-de-5 se déroulèrent à Victoriaville. Devant leur partisans, les Tigres ridiculisèrent les Royals par la marque de 15 à 1 lors du premier match, avant de l'emporter 9-2 lors du second. Croyant probablement que la série était dans la poche, les Tigres furent surpris au compte de 6-1 lors du troisième duel, alors que la série s'était déplacée à Corner Brook. Avec un jeu plus soutenu, Victoriaville remporta la 4e partie par la marque de 3-0, se méritant un billet pour la finale, face aux Marlboros de Toronto. Cette fois, la machine victoriavilloise ne fit qu'une bouchée des Torontois, marquant 21 buts et en accordant que 8 en 4 matchs !

La finale de la coupe Allan allait donc se disputer à Winnipeg, entre les Tigres et les Mohawks de St-Boniface (aujourd'hui un quartier principalement francophone de Winnipeg).  Les Mohawks avaient remporté le championnat de l'Ouest du Canada, disposant des Miners de Drumheller (Alberta) en 3 matchs.
    
Les deux équipes s'échangèrent les politesses lors des deux premiers matchs, alors que les Tigres l'emportèrent tout d'abord au compte de 6 à 2. Les Mohawks répliquèrent avec une victoire de 5 à 1. Les Tigres remportèrent ensuite les 3 matchs suivants, dont le dernier par blanchissage, au compte de 2-0, il y a exactement 50 ans aujourd'hui même !

Weeee are the champiooons, my friend !

Les nouveaux champions de la coupe Allan comptaient quelques noms intéressants dans leur alignement. Tout d'abord, Joe Hardy, mieux connu pour son passage avec les Jaros de la Beauce à la fin des années 1970. Il se joignit aux Tigres après avoir terminé son stage junior avec les Marquis de Jonquière, suivi d'une saison professionnelle avec les Blades de New Haven dans la Eastern Hockey League. En 1966, voulant se faire voir par les équipes de la LNH, il décida de poursuivre ses études à Victoriaville tout en jouant avec les Tigres. La conquête de la coupe Allan lui permit d'obtenir un essai dans l'organisation des Seals d'Oakland, alors qu'il débuta la saison 1969-70 avec les Reds de Providence dans la AHL. Son parcours inclua deux saisons dans la LNH avec Oakland, ainsi que trois saisons au sein de quatre équipes de l'AMH.

Brian Elwell disputa la saison suivante avec les Oilers du Tulsa dans la CHL.

John Mentis n'a probablement jamais réussi à avoir sa place dans la LNH dû à sa couleur de peau. Après avoir été repêché par les Bruins de Boston et joué pour les As de Québec (alors un de leurs clubs-écoles) pendant quelques saisons, Mentis se joignit aux Tigres lors de la saison 1965-66. Il était assistant-capitaine lors de la conquête de la coupe Allan.

Le gardien Claude Hardy disputa deux saisons dans la AHL, avec les Kings de Springfield et les Americans de Rochester suite à la conquête de la coupe Allan.

André Bessette - Très démonstratif
André Bessette était également un excellent lanceur gaucher au baseball. Un ancien du Verdun Junior, il signa un contrat avec l'organisation des Phillies de Philadelphie en 1956. Il fut intronisé au "Temple de la renommée du baseball québécois RDS" en 2008.

Les Tigres retournèrent en finale de l'Est du Canada l'année suivante, s'inclinant aux mains des Hornets de Galt en Ontario. Suite à la saison 1969-70, la LPSQ ferma les livres, laissant les Tigres comme seule équipe sénior au Québec, ce qui les amena directement aux finales de l'Est. Ils s'inclinèrent de nouveau, cette fois face aux Terriers d'Orillia en Ontario.

Sources :
https://www.lanouvelle.net/un-souvenir-ca-ne-se-vend-pas/
https://www.pressreader.com/canada/le-journal-de-montreal/20080820/282617438538446
http://shgv.ca/150ans/150-03.htm
http://icehockey.wikia.com/wiki/1967-68_PSHL;http://icehockey.wikia.com/wiki/1967-68_Eastern_Canada_Allan_Cup_Playoffs;http://icehockey.wikia.com/wiki/1967-68_Allan_Cup_Final
http://www.estrie.golf/2016/06/07/rapido-mardi-a-lassociation-cantons-de-lest/
http://kkkimo.tripod.com/jhardy.htm
http://sonahrsports.com/the-way-it-was-black-players-locked-out-of-the-nhl-from-p361-129.htm

vendredi 4 mai 2018

Une petite photo pour le plaisir #73 - Patrick Roy & André Racicot dans le 7 Jours








En fouillant sur les Ebay et Kijiji de ce monde, on peut trouver de vraies petites perles, comme ces mini-posters de "Casseau" et de "Red Light", dans le magazine 7 Jours.


Je m'ennuie de ces photos promotionnelles, un peu boboche, prises dans des positions fixes, tout comme les cartes du Tournoi Pee-Wee de Québec.


Les photos datent probablement de la saison 1990-91, alors que Racicot partageait son temps entre Montréal et Fredericton. Les deux gardiens ne portent pas la "patch" du 75e anniversaire de la Ligue de 1992, ni celle du Match des Étoiles de 1993 présenté à Montréal, ni celle du 100e anniversaire de la coupe Stanley, lors de la saison 1992-93. De toute façon, pour cette saison, les deux gardiens avaient des équipements aux couleurs tricolore, Roy en Koho et Racicot en Vaughn.

mercredi 25 avril 2018

Les coupes oubliées - Les Royals dans la LHJMQ








En 1996, lorsque les Prédateurs de Granby ont mis la main sur la coupe Memorial, plusieurs médias indiquaient qu'ils étaient les premiers représentant du Québec à la remporter, depuis les Remparts de Québec de Guy Lafleur en 1971. Pourtant, la LHJMQ a mis la main à trois reprises sur la précieuse  coupe entre 1971 et 1996. Par contre, les représentants de la LHJMQ étaient basés à Corwall, en Ontario et s'appelaient les Royals !


Orval Tessier porté en triomphe par ses joueurs
Une équipe déjà existante depuis 1961 dans la Central Junior A Hockey League (aujourd'hui la Central Canada Hockey League), les Royals ont tenté de se joindre à la OHL. Voyant leur demande d'admission rejetée, ils ont alors décidé de se joindre à la LHJMQ lors de la création de la ligue en 1969. Après deux années moribondes, les Royals connurent une excellente saison 1971-72, défaisant en finale de la coupe du Président les champions défendant de la coupe Memorial, les Remparts de Québec, en 6 matchs. Alors sous les instructions de l'entraîneur Orval Tessier et avec Richard Brodeur devant les filets, les Royals se dirigèrent à Ottawa pour disputer la coupe Memorial aux Petes de Peterborough et aux Oil Kings d'Edmonton. C'était la première année que les champions des trois ligues junior canadienne s'affrontaient dans une formule "Tournoi à la ronde". Ce ne fut qu'à partir de 1983 que la ville hôtesse fut également invitée au tournoi de la coupe Memorial.

Les Royals baissèrent pavillon devant les Petes avant de battre les Oil Kings dans le tournoi à la ronde. N'ayant remporté aucune partie, les Oil Kings furent écarté de la finale qu'allait se livrer Cornwall et Peterborough. Les Royals remportèrent le match au compte de 2-1 pour mettre la main sur une deuxième coupe Memorial consécutive pour la LHJMQ.

La saison suivante, ce fut au tour de Ron Racette de diriger les Royals, qui passèrent près de retourner au tournoi de la coupe Memorial, mais ils s'inclinèrent en 7 matchs face au Remparts de Québec, maintenant dirigé par ... Orval Tessier.

De 1973 à 1979, les Royals firent partie des bonnes équipes de la LHJMQ, mais ne purent jamais dépasser la 2e ronde des séries. C'est en 1980 que les Royals retournèrent au tournoi de coupe Memorial. Ils avaient dans leurs rangs des noms connus des amateurs de hockey : Dale Hawerchuk, Marc Crawford, Scott Arniel, Fred Arthur ainsi que le fils du Golden Jet (mais n'ayant pas le talent de son frère Brett) Bobby Hull JR. Dirigé par Doug Carpenter, les Royals se frottèrent aux Pats de Regina ainsi qu'aux Petes de Peterborough dans un tournoi à la ronde où chaque équipe allait s'affronter à deux reprises. Les Royals s'en sortirent avec une fiche de 2 victoires contre 2 défaites, dont une dégelée de 11-2 face aux Pats de Regina qui savourèrent ainsi leur seule victoire du tournoi. La finale allait donc opposer Cornwall à Peterborough, comme 8 ans auparavant. Encore une fois, la finale se décida par un seul but, alors que les Royals parvinrent à déjouer Rick Laferrière lors de la période de prolongation afin de remporter leur deuxième coupe Memorial, au compte de 3-2.


Avec le même noyau de joueurs que l'année précédente, plus l'ajout d'un jeune Doug Gilmour, les Royals maintenant dirigé par Bob Kilger dominèrent une fois de plus la LHJMQ. En finale, ils affrontèrent les Draveurs de Trois-Rivières qui avaient fini 3 points derrière eux au classement. Trois-Rivières ne parvint pas à vaincre Cornwall, qui remporta la série en 5 matchs pour se diriger à une deuxième participation consécutive au tournoi de la Coupe Memorial. Cette fois, le tournoi avait lieu à Windsor et les Royals allaient affronter les Cougars de Victoria et les Rangers de Kitchener, entraîné par l'ancien entraîneur des Royals, Orval Tessier. Les Royals finirent premier du tournoi à la ronde, n'échappant qu'un match contre les Rangers, qu'ils retrouvèrent en finale. Lors de ce match, les Royals ne firent qu'une bouchée des Rangers de Kitchener, l'emportant au compte de 8-2, remportant ainsi une deuxième coupe Memorial consécutive, la 4e en 11 saisons pour la LHJMQ.


Suite à se triomphe, les Royals quittèrent la LHJMQ pour joindre les rangs de la OHL. Le changement irrita plusieurs partisans de l'équipe qui se trouvaient à la frontière entre les deux provinces et les assistances aux matchs de l'équipe allèrent en déclinant, tout comme les résultats de l'équipe qui ne parvint jamais plus à percer le troisième tour des séries éliminatoires. Suite à la saison 1991-92, les Royals déménagèrent à Newmarket. Après deux saisons, l'équipe fut acheté et déménagé à Sarnia pour devenir le Sting.

En 1996, les médias et la ligue parlaient peu des conquêtes de la coupe Memorial de la LHJMQ par une équipe qui n'était pas basée dans la province. Maintenant, les Royals ont un chapitre à eux dans l'histoire de la LHJMQ sur le site internet de la ligue. De toute façon, en ajoutant les coupes remportés par les Sea Dogs de St-John's (2011) et les Mooseheads d'Halifax (2013), le pourcentage de coupes remportées par des équipes hors-Québec est de 50%. Pas le choix de les reconnaître !

mardi 24 avril 2018

Combien de temps avant de remporter une série?








Décidément, ces séries sont riches en premières. 

D’abord, les Golden Knights n’ont pas seulement accédé aux éliminatoires à leur première saison, mais ils ont également remporté leur première série.  Ce faisant, ils ont ainsi rejoint les Blues et les North Stars.  Par contre, tel que mentionné précédemment, ces derniers l’avaient fait dans des conditions plus que favorables, puisque comme les six nouvelles équipes de 1967 avaient été regroupées dans une même division, il était assuré que certaines d’entre elles se qualifieraient immédiatement, et en s’affrontant entre elles, il y en aurait forcément qui remporteraient la série.

D’autres eurent plus de difficulté.  Comme par exemple, les Seals/Barons n’y sont jamais parvenus au cours de leur existence de neuf ans.

Quant aux Flames, bien qu’ils formaient une équipe potable, ils n’ont jamais eu de succès au printemps tant qu’ils ont été à Atlanta.  Il a fallu qu’ils déménagent à Calgary pour finalement éliminer un adversaire (à leur première année en Alberta).  Dans la même veine, les Scouts et les Rockies n’ont jamais remporté de duel.  Il a fallu que l’équipe devienne les Devils du New Jersey avant de remporter une série, 13 ans après l’entrée de l’organisation dans la LNH.

Mais ce sont vraiment les équipes de la vague d’expansion de la fin des années 1990 qui ont connu le plus de difficulté.  Seul le Wild, dirigé à l’époque par Jacques Lemaire, a eu du succès rapidement.  En fait, avant le début des présentes séries, en plus des Golden Knights, il n’y avait que deux autres équipes qui n’avaient jamais prévalu en éliminatoires : les Thrashers/Jets et les Blue Jackets.

Les Jets ont finalement mis fin à leur séquence gênante de 18 saisons (incluant le lock out) avant de finalement remporter une série, en éliminant Minnesota.

On a initialement cru que les Blue Jackets feraient de même en éliminant les Capitals, mais ils ont finalement échappé leur avance de 2-0 contre la bande d’Ovechkin.

Tant que Seattle ne rejoindra pas la ligue, Columbus sera donc maintenant l’unique équipe à n’avoir connu aucun succès en séries.






 

dimanche 22 avril 2018

L'ADN d'un but #3 : McDavid, Sheppard, Acton et autres



J'ai commencé à publier plusieurs autres "ADN d'un but'' ou ''GoalDNA" sur Facebook ces dernières semaines car je trouvais que mon ancienne formule était trop exigeante, tant au niveau de la recherche et de la conception qu'au niveau de la lecture. J'ai donc décidé d'adopter la formule plus brève de son créateur original sur Twitter, @SuicidePass.

Mais comme à mon habitude, j'aime beaucoup élaborer davantage. J'aime bien ce concept et celà semble en intéresser plusieurs d'entre vous. C'est d'ailleurs assez difficile d'arrêter une fois qu'on se lance dans le processus de retracer ces statistiques. Mais j'ai commencé à trouver quelques failles dans le système. Alors j'ai pensé republier ici quelques-uns de mes récents "GoalDNA" originalement publiés sur Facebook afin de pouvoir ajouter des informations pertinentes et de discuter du processus. Aussi ça permet à ceux qui les ont raté sur Facebook de pouvoir les lire.

En passant je ne sais toujours pas si je préfère appeler ça "ADN d'un but" ou bien garder le terme anglais "GoalDNA" qui sonne pas mal mieux à mon avis. Je suis ouvert aux suggestions.

Cliquez sur les images pour une plus grande résolution. 







Voici une ADN classique d'un joueur récent dont les racines de son premier but remontent au premier match de la LNH. Lorsqu'on découvre le concept et qu'on voit qu'une ADN remonte aussi loin, on est étonné. Mais on se rend compte rapidement que la plupart des joueurs de la LNH ont une ADN tout aussi longue. En fait, je dirais que le 3/4 des ADN que j'ai fait m’emmènent soit à Georges Vézina ou soit à Joe Malone, tous les deux membres du Canadien aux débuts de la LNH le 19 décembre 1917. 

Cela demeure tout de même étonnant et intéressant mais ne voulant pas toujours trop répéter la même chose, je suis constamment à la recherche d'autres racines. Il y avait tout de même un autre match à l'affiche (entre les Wanderers et les Arenas de Toronto) lors de la première soirée d'activité de la LNH mais je ne suis pas encore tombé dessus.

La faille majeure dans ce concept est qu'il y a bien sûr beaucoup moins de gardiens que d'attaquants dans la LNH et plus on revient dans le temps, plus on diminue la quantité d'équipes et on retrouve donc moins de joueurs disponibles, ce qui fait que les possibilités s'amenuisent au fur et à mesure qu'on recule dans le temps.

Tout de même, j'étais content de celle de McDavid car on y retrouve Pavel Bure qui eut la distinction de marquer son 50e de la saison en 2000-01 et ce 50e but était le 1er but accordé par Johan Hedberg.





Voici le GoalDNA de mon avatar. On peut voir qu'il aboutit aux mêmes "ancêtres" que McDavid par la voie du gardien Harry Lumley. J'étais tout de même heureux de retrouver un Golden Seal dans cette chaîne en Dick Redmond

On retrouve également quelques joueurs cultes comme Eddie Shack, Denis Herron et Syd Howe en plus de plusieurs équipes défuntes comme les Seals, les Americans de New York et les Pirates de Pittsburgh.





Après avoir fait celui de mon avatar, je me devais de faire celui de mes collègues du blog. Pour sa part, Keith Acton fait partie d'une autre lignée très populeuse, soit les ancêtres de Joe Malone, celui qui marqua le premier but lors du même match du 19 décembre 1917. 

Une fois les ADN terminées, J'aime beaucoup recenser les membres du temple de la renommée à travers ces ADN et dans ce cas-ci on en retrouve 8; Billy Smith, Yvan Cournoyer, Alex Delvecchio, Chuck Rayner, Gordie Drillon, Newsy Lalonde, Clint Benedict et Joe Malone

Du lot, trois d'entre eux font partie du récent Top 100 de l'histoire de la LNH: Smith, Cournoyer, et Delvecchio. Je trouve un peu injuste qu'on n'ait pas inclut Malone ou Lalonde dans ce Top 100 d'ailleurs. On parle quand même des premiers joueurs vedette de la ligue. On leur a préféré des joueurs plus récents comme Mats Sundin, Duncan Keith et Jonathan Toews. Mais pas beaucoup de représentants des années 10, 20 et 30...






J'avais le goût ici de faire différent (et de me compliquer la vie) avec l'ADN respective des frères Sedin, fraîchement retraités. Lorsque je me suis rendu compte qu'ils croisaient tous les deux ce que j'appelle la "Route Maniago", j'ai décidé de les combiner ensemble. Ce bon vieux Cesare Maniago est en effet très commun dans la généalogie des joueurs de la LNH. Beaucoup d'entre eux ont profité de ses largesses lors de son séjour avec les faibles North Stars dans les années 70 pour marquer leur premier but. Il m'arrive souvent de commencer une ADN, d'être excité par les joueurs que j'y retrouve pour ensuite tomber sur Maniago et de laisser tomber. Dans le cas des Sedin, on recroise Maniago à deux étapes de sa carrière, soit à ses débuts en 1961 avec les Maple Leafs et 10 ans plus tard avec les North Stars.

En plus de la "Route Maniago", on retrouve aussi le "Boulevard Sawchuk" ou "L"autoroute Harry Lumley".




En voici un dont j'étais particulièrement fier. Non seulement il ne se terminait pas en 1917 mais on y retrouve une quantité impressionnante de membres du Temple de la Renommée. Si ce n'était de la présence de l'avatar de mon autre collègue Pete Peeters, on aurait une chaîne de 7 joueurs membres du temple consécutifs .

Sûrement qu'il s'agit d'un record (même avec 5 joueurs) mais je le saurai plus tard. Genre lorsque j'aurai fait l'ADN de tous les joueurs de l'histoire... On s'en reparle en 2056.




Pour terminer, en voici une "short and sweet" pour Noah Juulsen que j'ai fait le lendemain de son premier but en mars dernier. On y retrouve quelque chose que j'adore, soit un joueur qui n'a disputé qu'un seul match avec une équipe; Tomas Vokoun, un des projets avortés du Canadien.

C'est donc ce qui conclue ce billet à propos des GoalDNA. J'espère que vous aimez comme moi le concept. N'hésitez pas à me faire part de vos demandes spéciales. J'ai toutefois peur que ça devienne redondant mais restez à l’affût sur Facebook, je vais essayer de vous en dégoter des nouveaux avec différentes racines mais ne vous surprenez pas si on aboutit souvent à Joe Malone ou Georges Vezina...

mercredi 18 avril 2018

Jeu de hockey rétro: Mutant League Hockey




Voici enfin à la demande générale le fameux jeu Mutant League Hockey sur Sega Genesis.

Paru en 1994 par la même compagnie qui a publié la série NHL, Mutant League Hockey est en fait un dérivé de Mutant League Football, un jeu très similaire où l'on retrouve quelques-unes des mêmes races de monstres qui s'affrontent cette fois-ci au hockey.

Le jeu est désormais devenu un jeu culte et est d'ailleurs assez onéreux si vous le voulez en version complète dans sa boite...

Bonne écoute!


lundi 16 avril 2018

Je veux juste une victoire ...








Un nombre incalculable de gardiens ont foulé les patinoires de la LNH depuis sa création en 1917. Certains furent de super-vedettes, d'autres des "one-season wonders", il y a eu d'éternels 2e gardien, etc. Il y a aussi eu ceux qui, réussissant à toucher à leur rêve d'atteindre la LNH, ne désirait qu'une chose de plus : gagner un match qu'ils avaient débuter ! Plusieurs ont réussi, d'autres .. non. En fait, il y a 48 gardiens qui font partie de la 2e catégorie. 

Randy Exelby - 0-1 en 2 matchs
De ces 48 gardiens, il y en a 29 qui n'ont eu droit qu'à un seul départ pour tenter de remporter une victoire. Des gardiens comme Randy Exelby qui, après avoir remplacé pendant presque 3 minutes un Patrick Roy qui devait aller alléger sa vessie en janvier 1989, eu droit à un départ avec les Oilers d'Edmonton, en février de la saison suivante. Malheureusement pour Exelby, il accorda 5 buts aux Penguins de Pittsburgh qui l'emportèrent au compte de 6-3. Il ne foula plus jamais de patinoires de la LNH, se promenant entre la IHL, la Ligue américaine et la ECHL avant de mettre fin à sa carrière au terme de la saison 1990-91. Encore aujourd'hui, Randy Exelby ne parle presque jamais de sa défaite avec les Oilers, préférant son match où il arrêta le seul lancer auquel il fit face, en remplacement de Roy.

Yutaka Fukufuji - 0-3 en 4 matchs
Yutaka Fukufuji, fut le premier gardien Japonais à être repêché dans la LNH. Après deux bonnes saisons dans la ECHL avec les Condors de Bakersfield et le Royals de Reading, Fukufuji fut rappelé par les Kings. La première fois qu'il vit de l'action dans la LNH, fut le 13 janvier 2007, remplaçant Barry Brust en troisième période, alors que les Kings tiraient de l'arrière 5-4. Il accorda 1 but sur 5 lancers. Malheureusement pour lui, ce 6e but des Blues de St-Louis fut le but vainqueur, puisque les Kings réduisirent par la suite l'écart à 6-5. Premier match, première défaite. Son premier départ eut lieu 3 jours plus tard.  Mais après avoir accordé 3 buts en 9 lancers, l'entraîneur des Kings sortit le crochet et ce fut la fin du seul départ de Fukufuji dans la LNH. Il fit deux autres présences dans ce mois de janvier 2007 avant de disparaître des radars de la LNH. 

Neil Little - 0-2 en 2 matchs
Neil Little a attendu 10 ans avant que les Flyers de Philadelphie lui demande de se joindre au gros club. Une fois cette tâche accomplie, il a dû attendre 43 matchs au bout du banc, sans voir d'action, avant d'obtenir un tout premier (et seul) départ, en mars 2002. Il accorda quatre buts aux Hurricanes dans une défaite de 4-1. Sa seule autre présence, 2 ans plus tard, fut en remplacement de Robert Esche qui se blessa dans un match opposant Philadelphie au Lightning. Little accorda les deux buts du Lightning dans ce match, une deuxième défaite, cette fois au compte de 2-1. Il resta dans l'organisation des Flyers après sa carrière, comme entraîneur des gardiens et comme recruteur. Il a depuis créé Pro Hockey Launch, une compagnie de consultant désirant aider les jeunes joueurs d'élite.

Marek Schwarz - 0-2 en 6 matchs
L'histoire de Marek Schwarz est également particulière. Il fit son entrée dans la LNH avec les Blues de St-Louis en décembre 2006, alors que les Blues lui confièrent le filet face aux Blackhawks. La victoire lui échappa malheureusement, encaissant une défaite au compte de 3-2. Il fit 5 autres apparitions dans la LNH, mais toujours comme substitut. Toutefois, le 25 octobre 2008, il partagea un jeu blanc avec Ben Bishop. Affrontant alors les Predators de Nashville, Bishop dû quitter le match en début de 3e période, n'ayant toujours pas accordé de but. Schwarz prit donc place devant les poteaux des Blues, effectuant 5 arrêts. Il ne fut malheureusement pas crédité de la victoire de 4-0. À la fin de la saison, il retourna en République Tchèque, où il joua cinq saisons avant sa retraite.


Drew MacIntyre, 0-2 en 6 matchs
L'ancien #00 des Castors de Sherbrooke 2ieme incarnation, Drew MacIntyre, fut repêché en 2001 par les Red Wings de Détroit. Après quelques aller-retour entre la ECHL et la AHL, MacIntyre se retrouva dans l'organisation des Canucks de Vancouver, où il eut son baptême de la LNH en décembre 2007, alors qu'il prit la relève de Curtis Sanford à la mi-match. Le mois suivant, le même scénario arriva. Cependant, Drew accorda le but de trop, dans une défaite de 4-3 face à Dallas. Par la suite, il quitta Vancouver, pour arriver dans l'organisation des Thrashers. Après que ces derniers l'aient échangé au CH en février 2011 contre Brett Festerling (ouais, moi aussi je ne me souviens pas de lui), il réapparut dans la LNH la saison suivante, alors qu'il signa avec les Sabres de Buffalo. Il fit deux apparitions au mois de novembre, chaque fois en remplacement de Jhonas Enroth. Après un court séjour infructueux dans la KHL et un essai avec les Marlies de Toronto, il signa comme agent libre avec les Maple Leafs de Toronto à l'été 2013. Il fut rappelé des Marlies en fin de saison. Après avoir remplacé James Reimer pendant 33 minutes dans une défaite face aux Devils, il obtint finalement son premier départ dans la LNH. Malheureusement, il s'inclina au compte de 4-2 face aux Panthers. Après deux autres saisons dans la Ligue américaine avec l'organisation des Hurricanes, Drew MacIntyre accrocha finalement ses jambières.

Sami Aittokallio, 0-1 en 2 matchs
Parmi ceux qui ont eu plus d'une chance de ce faire valoir, on retrouve des gardiens comme le choix de 4e tour de l'Avalache du Colorado au repêchage de 2010, Sami Aittokallio. Après deux saisons dans les ligues junior de Finlande, Aittokallio arriva en Amérique du Nord avec les Monsters de Lake Erie de l'AHL pour la saison 2012-13. Il fut rappelé par le grand club en avril 2013, ayant l'occasion de débuter son premier match dans la LNH, face aux Kings à Los Angeles. Probablement nerveux, Aittokallio accorda deux buts aux Kings en moins de 8 minutes. Il se ressaisit par la suite, arrêtant tout les tirs auxquels il fit face ... jusqu'à la mi-troisième période, où il dût déclarer forfait à cause de crampes aux jambes. Malheureusement pour lui, l'Avalanche échappa le match en tirs de barrage. Il eut une seconde chance 9 mois plus tard, face au Lightning de Tampa Bay. Trois buts sur 18 tirs en deux périodes plus tard, il fut assigné au bout du banc pour regarder Semyon Varlamov terminer le match, qui se solda par un revers de 3-2. Après une dernière saison disputé entre la ECHL et l'AHL, il disparu des radars de la LNH. Il est toujours actif en République Tchèque.

David Littman - 0-2 en 3 matchs
David Littman, un choix de 7e ronde des Sabres de Buffalo en 1987, se joigna au club école de Rochester après ses quatre saisons avec les Terriers de Boston College. Suite à des blessures survenues aux partants Clint Malarchuck et Daren Puppa en janvier 1991, Littman fut rappelé pour seconder Darcy Wakaluk. C'est à ce moment  qu'il vit de l'action de la LNH, venant en relève à Wakaluk, dans un revers de 8-3 face aux Blues. Ce fut plus d'un an plus tard, en mars 1992 que les Sabres lui confièrent le filet pour affronter les Islanders de New York. La commande fut trop lourde pour Littman, qui accorda 4 buts sur 29 lancers, en route vers une défaite de 4-1. Il signa à la fin de la saison avec le Lightning de Tampa Bay qui, après lui avoir fait passé la saison dans la IHL avec les Knights d'Atlanta (et Manon Rhéaume), Littman eu droit à un départ dans la grande ligue face aux Devils du New Jersey. Quarante-cinq minutes et 5 buts plus tard, le crochet fut sorti pour Littman, laissant Pat Jablonski aller accorder 4 autres filets dans une dégelée de 9-3 (ouin, le Lightning d'expansion n'était pas ce qu'il est aujourd'hui). Après un vagabondage de deux saisons, Littman posa ses pieds à Orlando pendant 5 saisons avec les Solar Bears de l'IHL. Lorsqu'il accrocha ses jambières, il débuta une carrière dans les jeux vidéos avec EA Sports. Depuis 2003, il fait partit de l'équipe de production de la série NHL !

Tom Askey - 0-2-2 en 7 matchs
(dont 1 défaite en séries)
Tom Askey fut sélectionné au repêchage de 1993 par les Mighty Ducks d'Anaheim, suite à sa première saison universitaire avec Ohio State. Près de cinq années plus tard, il se retrouva à Anaheim pour seconder Mikhail Shtalenkov, suite à une blessure au gardien titulaire des Mighty Duck, Guy Hebert. Après lui être venu en relève à trois reprises, Asky obtint son premier départ le 5 avril 1998 contre les Flames de Calgary. Il fit bonne figure, n'accordant que 3 buts sur 35 lancers, soutirant un match nul. Il remit ça huit jours plus tard (ayant remplacé Shtalenkov une fois de plus), alors qu'il fut d'office face à l'Avalanche du Colorado. Encore une fois, Askey se montra à la hauteur, arrachant un 2e match nul en autant de départ. Il ne s'en tira pas aussi bien leur du dernier match de la saison, subissant un revers face aux Blues de St-Louis. Après avoir disputé toute la saison suivante avec les Mighty Ducks, mais de Cincinnati dans l'AHL cette fois, Askey fut rappelé pour secondé Guy Hebert lors de leur série face aux Red Wings. Dès la première partie, il remplaça Hebert à la mi-match. Il accorda malheureusement les 2 buts qui firent la différence dans le match, récoltant donc la première défaite de la série, qui allait se terminer à l'avantage de Detroit 4-0. Après deux autres saisons dans l'organisation des Mighty Ducks, Askey atterit dans le giron de Sabres de Buffalo pour cinq saisons, avant de s'expatrier en Finlande pour deux saisons. Il fit un retour en Amérique du Nord avec les Wings de Kalamazoo de la défunte UHL, avant d'aller terminer sa carrière en Europe.

Mike Sands - 0-5, 6 matchs
Mike Sands, un choix de 2e tour des North Stars en 1981, gradua de son stage junior avec les Wolves de Sudbury, en plus de représenter le Canada lors du championnat mondial junior 1983. Le fait intéressant, c'est qu'il a disputé 5 matchs au championnat, 1 de plus que l'autre gardien de l'équipe, Mike Vernon. Après deux saisons dans les filiales de North Stars, Sands commença la saison 1984-85 avec le grand club. Il disputa son premier match en octobre, face aux Canadiens au Forum, où il sortit de la patinoire dans les patins du perdant. Trois jours plus tard, il débuta le match alors que les North Stars recevaient les Flyers de Philadephie. Il accorda 4 buts, avant d'être remplacé par Don Beaupre, dans une défaite de 7-2. Il fut retrogradé dans l'AHL avec les Indians de Springfield, où il disputa quelques matchs, avant de retourner avec Minnesota. Il débuta le match du 3 janvier 1985 face aux Red Wings, mais après avoir accordé 6 buts, son entraîneur le remplaça au profit de Roland Melançon. Il passa toute la saison 85-86 à Springfield, avant de revenir dans l'alignement des North Stars en novembre 1986. Il y disputa trois autres matchs, qui se soldèrent tous par des défaites. Sands retourna à Sprinfield pour terminer la saison. Ne voulant pas se rapporter au club-école, qui était devenu les Skipjacks de Baltimore,  à la fin du camp d'entraînement de 1987, Sands fut suspendu indéfiniment par les North Stars. Il se dirigea vers Kalamazoo dans la IHL pour terminer la saison. En 88-89, il rejoignit l'équipe nationale canadienne, avant de prendre sa retraite. Il est aujourd'hui recruteur pour les Coyotes de l'Arizona, après un passage dans le même rôle avec les Flames de Calgary. Il serait celui qui aurait découvert Mark Giordano.

Mike O'Neill, 0-9-2 en 21 match
La palme revient toutefois à un natif de Lasalle, près de Montréal : Mike O'Neill. Un ancien des Lions du Lac St-Louis Midget AAA, O'Neill prit le chemin de l'université de Yale, où il fut découvert par les Jets de Winnipeg qui en fit leur choix de 1ere ronde lors du repêchage supplémentaire de 1988. Suite à sa dernière saison à Yale, il partit faire ses classes une saison en Finlande, avant de rejoindre les clubs-école des Jets, les Komets de Fort Wayne de l'IHL et les Hawks de Moncton de l'AHL. Il fit sa première présence dans la LNH en décembre 1991, alors qu'il remplaça Stéphane Beauregard pour les 13 dernières minutes de jeu d'une défaite aux mains des Flames. Après avoir passé la première moitié de la saison 1992-93 avec les Hawks de Moncton, O'Neill fut promu au poste de gardien #2 avec les Jets. Après avoir prit la relève de Bob Essensa dans un match contre Boston à la fin janvier 1993, il eut droit à son premier départ le 1er février 1993, à Ottawa, contre les Senators. Il s'en sortait pas si mal, jusqu'en troisième période, alors qu'une collision lui disloqua l'épaule. Il quitta le match (une nulle de 4-4) et dût se faire opérer à l'épaule, ratant le reste de la saison. Il revint à son poste de gardien substitut avec les Jets en janvier 1994. En trois mois, il disputa 17 matchs, dont 11 départs, mais ne parvint jamais à remporter une victoire .. Suite à cette saison disons, désolante, il ne foula plus une patinoire de la LNH avant décembre 1996 où, alors avec les Mighty Ducks d'Anaheim, il remplaça Mikhail Shtalenkov à mi-chemin d'une défaite face aux Penguins de Pittsburgh. Après des séjours en Autriche et en Angleterre, O'Neill accrocha ses jambières au terme de la saison 2000-2001, probablement en jalousant André Racicot qui a remporté 28 matchs dans la grande Ligue et qui a son nom gravé sur le saint Graal de la LNH ...

Tout ça, c'est également sans oublier Ken Holland, l'actuel DG des Red Wings, qui n'est sorti vainqueur d'aucun de ses deux départs. Tout comme Steve Janaszak, le gardien substitut du "Miracle On Ice", qui ne put connaitre la victoire en deux départs avec les défunts North Stars et les défunts Rockies.

Présentement, il y a Spencer Martin, un espoir de l'Avalanche, qui n'a remporté aucun de ses trois départs en 2017. Souhaitons-lui de trouver la victoire rapidement !

Sources : http://hockeygoalies.org ; goaliesarchive.com ; http://www.thehockeynews.com/news/article/david-littmans-blog-going-from-hockey-player-to-video-game-producer