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dimanche 28 mai 2017

Une petite photo pour le plaisir #67 - La construction du Centre Molson

 
Alors que le secteur de la construction retient l'attention ces jours-ci, voici une photo que j'avais prise il y a maintenant plus de vingt ans, en été 1995.
 
Les Canadiens avaient terminé leur dernière saison complète au Forum, alors que leur nouveau domicile, le Centre Molson (Centre Bell aujourd'hui) était en construction.
 
Nous ne le savions pas encore, mais quelques mois plus tard, Serge Savard et Jacques Demers allaient être congédiés, remplacés par Réjean Houle et Mario Tremblay.  Cette décision allait entraîner l'échange de Patrick Roy aux anciens Nordiques (qui venaient tout juste de devenir l'Avalanche du Colorado), dans les circonstances qu'on connaît. 
 
C'est donc sans tout ce beau monde qu'a eu lieu l'inauguration du Centre Molson, le 16 mars 1996.

Une période agitée...


samedi 20 mai 2017

Joueur oublié des 90's #8 : Darren Turcotte






Bien qu’il soit né à Boston le 2 mars 1968, Darren Turcotte et sa famille s’installèrent à North Bay en Ontario et il commença à joueur au hockey dès l’âge de 5 ans. Il joua son hockey junior avec les Centennials de North Bay où il joua quatres saisons. Il fut repêché en 6e ronde (114e rang) par les Rangers de New York lors du repêchage de 1986 et débuta dans leur système après sa 4e saison junior.

Il débuta la saison 1988-89 avec les Rangers mais après quelques matchs sans éclats, il fut renvoyé dans la IHL avec les Rangers de Denver dans la IHL. Après une récolte de 49 points en 40 matchs à Denver, il fut rappelé par le grand club pour terminer la saison et il récolta 10 points en 20 matchs dont un tour du chapeau. Il connut ensuite sa meilleure saison lors de sa première année complète avec une récolte de 32 buts et 66 points en 76 matchs lors de la saison 1989-90.

Il reçut quelques votes pour le trophée Calder mais il avait beaucoup de compétition avec des joueurs comme Sergei Makarov (le gagnant), Jeremy Roenick et Mike Modano.

 


Il joua en tout quatres saisons complètes avec les Rangers, participant au passage au match des étoiles de 1991 et récoltant annuellement 25 buts et plus à chaque fois. Cependant il n’était pas un joueur très physique et lors de l’arrivée du terrible entraineur Mike Keenan en 1993, les jours de Turcotte à New York semblaient comptés. Keenan le trouvait trop mou et égoïste et le relégua sur la 4e ligne à quelques reprises. Après 19 matchs de la saison 1993-94, le directeur général Neil Smith continua de bâtir sa future équipe championne de la coupe en effectuant un échange à 3 équipes entre les Rangers, les Blackhawks de Chicago et les Whalers de Hartford.

Tout d’abord, les Whalers envoyèrent l’attaquant Patrick Poulin et le défenseur Eric Weinrich aux Blackhawks en retour de l’attaquant vedette Steve Larmer et de Bryan Marchment. Les Whalers envoyèrent ensuite Larmer à New York en compagnie du dur à cuire Nick Kypreos et du défenseur Barry Richter. En retour les Whalers obtenurent Turcotte et le défenseur James Patrick. Keenan, qui avait auparavant entrainé les Blackhawks, tenait vraiment à avoir Larmer dans sa nouvelle équipe.




Turcotte n’a jamais vraiment rebondi de cet échange. Il continua d’amasser sa part de points mais plusieurs blessures vinrent le ralentir davantage et il devint à ce moment-là une bonne monnaie d'échange lors de nombreuses transactions. Il ne joua que 2 saisons à Hartford avant d’être échangé aux Jets de Winnipeg. Il joua une demie-saison à Winnipeg et passa ensuite aux Sharks de San Jose qui l’échangèrent un an plus tard aux Blues de St.Louis qui eux l’envoyèrent à la nouvelle équipe des Predators de Nashville en 1998. En tout, Turcotte fit partie de 5 échanges en 6 ans.

Lors de son passage à San Jose, il fut victime d’une des blessures les plus inusités de l'histoire de la ligue lorsqu’il s’enfonça un coton-tige trop profondément dans l’oreille, ce qui endommagea son tympan et affecta son équilibre. Il manqua 13 matchs en tout. Il subit également une grave blessure à la jambe lors d’un match des Predators à Montréal, ce qui lui fit rater une demie-saison d'action.

Après 9 matchs au début de la saison 1999-00, il décida d’accrocher ses patins.




Il continua d’habiter au Tennessee après sa retraite mais revint finalement dans la région de North Bay et s’impliqua dans le hockey local premièrement au niveau Bantam et ensuite au niveau Universitaire comme entraineur en chef de l’équipe féminine des Lakers de l’Université Nipissing.
 
En 635 matchs dans la LNH, il récolta 195 buts, 216 passes et 411 points.


mercredi 17 mai 2017

Le vocabulaire évolue



Les journalistes et les commentateurs ont tous leur façon de décrire certaines situations dans un match, même si certains termes font à peu près l’unanimité.  Par contre, le vocabulaire évolue dans le temps.
 
Voici un article d’Horace Lavigne, publié dans La Patrie le 9 mars 1932, qui contient quelques expressions assez savoureuses.  Il y décrit un match entre le Canadien (les Canadiens de Montréal évidemment) et l’Américain (les Americans de New York).
 
Au fil du temps, j’ai vu plusieurs façons de décrire une pénalité : le banc des punitions, le cachot, deux minutes de réflexion, une infériorité numérique, etc.  Lavigne en utilise deux que je n’avais jamais vues : le repos forcé et ma préférée, le frigidaire.
 
Pour dire que deux joueurs s’étaient battus, il écrit qu’ils s’étaient talochés.  Une engueulade devient une joute oratoire.  Et finalement, lorsqu’il ne restait que quelques joueurs sur la patinoire, il n’en restait qu’une pincée.
 
Si un parent de Monsieur Lavigne nous lit, nous le saluons!

lundi 15 mai 2017

André "Moose" Dupont


En 1968-69, les Canadiens Junior représentaient une équipe redoutable qui attirait des foules considérables au vieux Forum.  Après avoir remporté la Coupe Memorial, elle a vu quatre de ses joueurs (sur treize) être repêchés en première ronde : Réjean Houle (1er) et Marc Tardif (2e) par les Canadiens, André Dupont (8e) par les Rangers et Jean-Pierre Bordeleau (13e) par les Black Hawks.
 
L’année suivante, ils remportèrent encore la Coupe Memorial, en plus de voir trois autres de leurs joueurs être choisis en première ronde, dont le premier au total, Gilbert Perreault.  Mais à ce moment, André Dupont n’y était plus.  Les Rangers l’avaient assigné aux Knights d’Omaha, où l’équipe de l’entraîneur Larry Popein remporta la Coupe Adams.
 
En 1970-71, les Knights remportèrent à nouveau la Coupe Adams, mais cette voie, ils étaient dirigés par Fred Shero.  Cette rencontre s’avéra marquante pour Dupont, puisque Shero apprécia grandement le jeu robuste du gros défenseur, nommé le meilleur de la ligue.  En seulement 54 matchs, Dupont accumula 306 minutes de pénalité.  Il eut également la chance de jouer 7 matchs avec les Rangers.
 
Son passage dans la Grosse pomme fut toutefois de courte durée, puisqu’en novembre 1971, il fut impliqué dans un échange à cinq joueurs qui l’envoya à St-Louis.  Cette transaction lui permit de se faire une place dans la LNH.
 
En 1972-73, Shero était devenu entraîneur des Flyers et il tâchait à se construire une équipe des plus intimidantes, qui comptait déjà Dave Schultz, Bob Kelly, Don Saleski et Gary Dornhoefer.  Il recommanda donc au directeur-gérant Keith Allen de faire l’acquisition de celui qu’on surnommait ″Moose″ depuis le junior, parce qu’il pouvait charger un adversaire au milieu de la patinoire.  Pour l’obtenir, Philadelphie dut céder Brent Hughes et Pierre Plante, deux joueurs appréciés dans le vestiaire.  L’accueil envers Dupont fut donc initialement un peu froid.  Toutefois, comme le style de Dupont cadrait parfaitement avec le reste de l’équipe, il ne mit pas de temps à s’intégrer.
 
 En 1973-74, Dupont ajouta à son palmarès déjà garni, lorsque les Broad Street Bullies imposèrent leur style intimidant pour devenir la première équipe d’expansion à remporter la Coupe Stanley.  Dupont y contribua entre autres en marquant le but égalisateur du match 2 de la finale, contre les Bruins, en toute fin de troisième période.  Il y alla ensuite de son classique ″Moose Shuffle″, alors qu’il semblait pédaler sur la glace.
 
 
L’année suivante, les Flyers remportèrent une deuxième Coupe, contre les Sabres et la French Connection cette fois, et il y avait des craintes que leur style agressif se propage.
 
En 1975-76, les Flyers connurent une autre très bonne saison, malgré l’absence prolongée de leur gardien Bernard Parent.  Une fois en séries, Philadelphie élimina d’abord les Maple Leafs, avant de faire face aux Bruins en demi-finale.
 
Le 6 mai 1976, lors du cinquième et décisif match, Reggie Leach se chargea d’éliminer les Bruins pratiquement à lui seul en marquant cinq buts dans une victoire de 6-3.  À la fin du match, Dupont y alla d’une déclaration à la télévision qui ne passa pas inaperçue :  « Cinq buts, c’est des buts en tab… »  Les Flyers perdirent ensuite la finale contre les Canadiens, où certains conclurent que la finesse avait finalement eu le dessus sur l’intimidation.
 
Une autre citation célèbre du ″Moose″ a un lien avec un match à Vancouver le 9 février 1973, où des joueurs des Flyers durent d’abord passer par la cour, pour leurs frasques lors d’un voyage précédent.  Ils y allèrent ensuite de leur stratégie habituelle pour battre les pauvres Canucks 10-5.  À la fin du match, Dupont, avec son accent francophone, y alla de la déclaration suivante : « Great trip for us.  We don’t go to jail.  We beat up dere chicken forwards.  We score 10 goals.  We win.  Now de Moose drink beer! »  (Bon voyage pour nous.  On ne va pas en prison.  On bat leurs avants peureux.  On compte 10 buts.  On gagne.  Maintenant, le Moose boit de la bière!)
 
En 1979-80, les Flyers connurent une séquence record de 35 matchs sans défaite.  Toutefois, la saison ne s’est terminée pas comme souhaitée.  En finale, les Flyers se sont inclinés devant les Islanders, qui se méritaient ainsi la première de leur quatre Coupes consécutives.
 
Cette défaite signifia la fin du passage de Dupont chez les Flyers.  L’équipe se rajeunissait et le ″Moose″ ne faisait plus partie des plans.  Par contre, on prit soin de lui faire signer un nouveau contrat de trois ans, avant de lui demander à quelle équipe il voulait être échangé.  Il choisit Québec, pour se rapprocher de son Trois-Rivières natal.  Les Nordiques donnèrent un choix de 7e ronde pour obtenir ses services.
 
À sa première année dans l'uniforme fleurdelysé, Dupont les aida les à accéder aux séries de la LNH pour la première fois.  D’ailleurs, lors de ses 12 saisons complètes dans la LNH, il ne rata jamais les séries, en plus de ses deux Coupes Stanley et de ses quatre finales (auxquelles on peut ajouter sa Coupe Memorial et ses deux Coupes Adams).
 
En 1981-82, Dupont devint capitaine et aida les Nordiques à non seulement faire les séries, mais à également éliminer les Canadiens pour la première fois.  Après avoir éliminé les Bruins, ils s’inclinèrent devant les éventuels champions, les Islanders.
 
À la fin de son contrat, après la saison 1982-83, Dupont s’en fit offrir un nouveau par les Whalers, mais il préféra plutôt prendre sa retraite et retourner à Trois-Rivières.  En 800 matchs, sa fiche est de 59-185-244 et 1986 minutes de pénalité.  Il devint alors entraîneur des Draveurs et eut entre autres Claude Lemieux sous ses ordres.
 
Après un peu plus de deux ans, Dupont se brouilla avec le propriétaire et démissionna.
 
Il opéra ensuite un magasin d’articles de sports, avant d’être embauché comme dépisteur par un ancien coéquipier chez les Flyers, Mel Bridgman, devenu le directeur-gérant des nouveaux Sénateurs.  Il y sera jusqu’à l’arrivée de Pierre Gauthier.
 
Il travailla ensuite pour un bureau d’agents de joueurs.
 
En 2014, il a été victime d’un cambrioleur, qui lui prit l’une de ses deux bagues de la Coupe.  Aurait-il pris la chance de tomber face à face avec le ″Moose″ alors qu’il était au sommet de son art avec les Flyers?
 
Son fils Danny a été repêché par les Sénateurs et a également été entraîneur du Titan d’Acadie-Bathurst de la LHJMQ
 
Sources :
 
Jackson, Jim, Walking Together Forever, The Broad Street Bullies, Then and Now, Sports Publishing LLC, 2004, p.72 à 80,
 
« Reggie Leach compte cinq buts et se réfugie en haut d’un placard » de Pierre Foglia, 7 mai 1976, La Presse, p.B7, « André ″Moose″ Dupont, un homme heureux et comblé » de Ronald King, 23 juillet 2008, La Presse, (lapresse.ca), « André ″Moose″ Dupont s’est fait volé une bague de la Coupe Stanley », 17 octobre 2014, Radio-Canada (radio-canada.ca), hhof.com, wikipedia.org.

vendredi 5 mai 2017

Gagnants de la Coupe Stanley à Montréal et à Ottawa


Pour faire suite aux articles au sujet des joueurs qui se sont mérités les grands honneurs avec plus d’une équipe près de chez nous, en voici un autre au sujet des six joueurs qui ont remporté la Coupe Stanley à Montréal et à Ottawa.
 
Comme les Sénateurs (2e version) n’ont jamais gagné la Coupe et que leurs ancêtres l’ont remporté pour la dernière fois en 1927, on se doute bien que les joueurs en question sont loin d’être contemporains.
 
Le premier à réaliser cet exploit est Bruce Stuart.  Comme son frère Hod, il a joué avec Ottawa, les Bulldogs de Québec et avec Pittsburgh, dans l’une des premières ligues professionnelles.
 
Si Hod remporta la Coupe Stanley avec les Wanderers de Montréal en 1907, Bruce fit de même la saison suivante.  Il déménagea ensuite à Ottawa pour devenir capitaine et mener les Senators à la Coupe en 1909, 1910 et 1911, à une époque où le trophée de Lord Stanley pouvait encore faire l’objet de défi venant de différentes équipes.
 
Bruce Stuart a été admis au Temple de la renommée en 1961, peu de temps avant son décès à l’âge de 79 ans.
 
 Les trois suivants, Sprague Cleghorn, Clint Benedict et Punch Broadbent, ont joué ensemble avec les Sens et remporté la Coupe en 1920 et 1921.  Si Cleghorn a ensuite pris le chemin de Montréal pour s’aligner avec les Canadiens, Benedict et Broadbent ont remporté une autre Coupe à Ottawa en 1923.
 
Cleghorn s’est ensuite repris sur ses anciens coéquipiers en gagnant la Coupe Stanley à Montréal en 1924 et en devenant le seul à réaliser la combinaison Coupe à Montréal et à Ottawa avec les Canadiens.
 
Benedict et Broadbent ont alors rejoint Cleghorn à Montréal, mais pas au sein de la même équipe.  Ils ont ainsi tous les deux été échangés aux nouveaux rivaux des Canadiens, les Maroons, avec qui ils complétèrent le doublé Montréal-Ottawa en 1926.
 
Celui qui prit la place de Benedict devant le but d’Ottawa en 1924, Alec Connell, remporta la Coupe en 1927, tout comme Hooley Smith.  Ce dernier fut ensuite échangé aux Maroons, contre… Punch Broadbent, qui retourna à Ottawa.
 
En 1934, Smith fut rejoint avec les Maroons par son ex-coéquipier, Alec Connell.  Ensemble, ils ont remporté la Coupe Stanley en 1935, devenant ainsi les cinquième et sixième à réaliser le doublé Montréal-Ottawa.
 
Personne n’est même passé près de rééditer l’exploit depuis, puisqu’en plus de voir Ottawa disparaître de la LNH pendant plusieurs décennies, les deux équipes n’ont pas connu leurs moments forts aux mêmes périodes.  
 
Sources : legendsofhockey.net, nhl.com, wikipedia.org.

 

mardi 2 mai 2017

Gagnants de la Coupe Stanley à Montréal et de la Coupe Avco à Québec



Le texte d’hier traçait l’histoire de George "Goldie" Prodgers, le seul joueur de l’histoire à avoir gagné la Coupe Stanley à Québec et à Montréal.  Évidemment, Prodgers a joué avec les Bulldogs, en 1911-12, puisqu’il s’agit de la seule équipe basée à Québec à avoir remporté la Coupe Stanley.
 
Par contre, si les Nordiques n’ont jamais remporté la Coupe Stanley au cours de leur histoire, ils ont remporté la Coupe Avco, symbole de la suprématie de la défunte AMH, en 1976-77.  Et au sein de cette équipe championne, on retrouvait un certain nombre d’anciens Canadiens, incluant trois joueurs qui y ont remporté la Coupe Stanley.
 
Marc Tardif
 
Tardif a été le dernier joueur sur lequel les Canadiens ont mis la main en raison de l’exception culturelle.  En 1969, les Canadiens ont d’abord choisi Réjean Houle, puis Tardif, avant que les autres équipes puissent choisir.  Cette règle a été abolie en 1970.
 
 
Tardif a remporté la Coupe Stanley avec Montréal en 1971 et en 1973, avant de signer avec la nouvelle AMH et les éphémères Sharks de Los Angeles.  Il a ensuite déménagé à Détroit avec le reste de l’équipe lorsque celle-ci devint les Stags du Michigan.  Mais avant la fin de la saison, on l’expédia avec son important contrat à Québec, où il devint un pilier du fleurdelysé.
 
En 1976, celui qui deviendra le meilleur buteur de l’histoire de l’AMH a remporté le championnat des compteurs, mais sa saison s’est terminée de façon dramatique, lorsqu’il fut sauvagement attaqué par Rick Jodzio.
 
Capitaine de l’équipe, il se reprit de grande façon en 1976-77 en les menant à leur première et seule Coupe Avco.
 
Jean-Claude Tremblay
 
Tremblay a été un incontournable à la ligne bleue de la « dynastie oubliée » des Canadiens (Coupes de 1965, 1966, 1968 et 1969).  La fierté de Bagotville a ajouté une cinquième Coupe en 1971.
 
En 1972, il est devenu la première vedette des Nordiques, lorsqu'il s'est joint à eux à leurs débuts.  Il est aussi l'un des deux joueurs qui ont passé les sept saisons en entier de l’AMH dans leur uniforme.  (L'autre étant Richard Brodeur.)  Il faisait donc évidemment partie de l’équipe championne de 1976-77.
 
 
Christian Bordeleau
 
Bordeleau a fait ses débuts dans la LNH en 1968-69 lorsqu’il a été rappelé par les Canadiens.  Ses 13 matchs en saison et ses 6 en séries lui ont alors valu une Coupe Stanley.
 
Il passa une autre saison à Montréal, avant de passer par St-Louis et Chicago, pour finalement signer avec les Jets de Winnipeg de la nouvelle AMH.
 
En 1976-77, il fut l’un des trois joueurs des Nordiques avec plus de 100 points (les autres étant Tardif et Réal Cloutier), en plus de bien sûr remporter la Coupe Avco, où retrouvait également son frère Paulin.

lundi 1 mai 2017

George Prodgers


George Prodgers a eu un parcours plutôt nomade.  Pendant cette période, le professionnalisme était encore jeune et fragmenté.  Plusieurs équipes dans plusieurs ligues cherchaient à s'accaparer les joueurs les plus talentueux.  Ceux qui étaient prêts à écouter les offres pouvaient donc aller d’un endroit à l’autre.  Le fait que la durée de vie de certaines équipes pouvait être courte aidait aussi à faire des joueurs des globe-trotteurs.

Prodgers est originaire de London.  En 1911, il fit ses débuts avec les Colts de Waterloo de l’OPHL (Ontario Professional Hockey League), une ligue de quatre équipes qui en était à sa quatrième année.

Les Colts se rendirent en finale de la ligue avant de s’incliner devant les Professionnals de Galt.

L’année suivante, il se laissa convaincre de joindre les Bulldogs de Québec de la NHA (National Hockey Association).  Il fut l’un des nombreux joueurs à quitter l’OPHL.  Plusieurs autres prirent le chemin de l’ouest vers la PCHA (Pacific Coast Hockey Association), ou de l’est, vers la MPHL (Maritime Professional Hockey League).  En bout de ligne, l’OPHL s’effondra.

Prodgers connut un lent début, mais le joueur de centre s’est finalement acclimaté à sa nouvelle équipe et Québec connut du succès.  Menés par Joe Malone, les Bulldogs finirent en tête de la NHA, avant d’affronter les champions de la MPHL, les Victorias de Moncton.  (Ceux-ci étaient essentiellement composés de la défunte équipe de Galt de l’OPHL, que Moncton avait presque entièrement dépouillé.)  Québec remporta les deux matchs et par le fait même, la Coupe Stanley.
 
Toujours sous contrat, Prodgers semblait en voie de s’installer à Québec, puisqu’il y avait passé l’été à travailler chez un armurier et à jouer au baseball.  Par contre, la rivalité entre les différentes ligues reprit de plus belle.  Lorsque les Wanderers de Montréal firent signer un contrat Harry Hyland, le meilleur buteur de la PCHA et toujours sous contrat, la guerre éclata.  La PCHA, qui l’avait d’ailleurs déjà fait, se mit à solliciter activement les joueurs de la NHA.  Pour 2500$, Prodgers accepta donc de renier sa signature sur le contrat qu’il avait signé avec Québec.  Il prit plutôt le chemin de Victoria, pour s’aligner avec les Aristocrats.
 
Après une saison frustrante sur la côte ouest, Prodgers décida de revenir à Québec en 1913-14.  Mais encore une fois, ce fut de courte durée.  Il demanda à être transféré aux Wanderers, où il passa la saison 1914-15.
 
La saison qui suivit, Prodgers demeura à Montréal, mais il changea à nouveau d’adresse lorsqu’il se retrouva avec les Canadiens.
 
Avec une fiche de 16-7-1, ils terminèrent en tête de la NHA et remportèrent leur première Coupe O’Brien.  Ils jouèrent alors pour la Coupe Stanley, en affrontant les Rosebuds de Portland de la PCHA.  Prodgers fut peu utilisé, mais il marqua à 8:15 de la troisième période le but gagnant du cinquième et décisif match.  Les Canadiens remportèrent ainsi la première Coupe de leur histoire. 
 
Du même coup, Prodgers devint le premier et le seul à ce jour à remporter la Coupe Stanley avec Québec et avec Montréal.  (Joe Malone l’a remporté en 1912 et 1913 avec les Bulldogs.  Il faisait aussi partie des Canadiens en 1923-24, mais comme il n’a pas joué durant les séries, son nom n’apparaît pas sur la Coupe.)
 
Prodgers changea alors à nouveau d’adresse.  La guerre faisait rage et il s’enrôla.  Il se retrouva ainsi à Toronto, avec le 228e bataillon.  Il y fut le temps que dura l’aventure, se classant comme deuxième meilleur compteur de l’équipe, avant d’aller combattre en Europe.
 
À son retour de la guerre, ses droits furent assignés à Québec, mais il refusa de s’y rapporter.  Il fut alors échangé à Montréal, qui le refila presque immédiatement aux St.Patricks de Toronto, avec qui il joua la saison 1919-20.
 
C’est finalement en 1920-21 qu’il se stabilisa un peu, lorsqu’il fut échangé aux faibles Tigers d'Hamilton, où il retrouva Joe Malone.  Il y passa cinq saisons, où il alterna entre l’avant et la défense.
 
Lorsque le club prit le chemin de New York en 1925, pour devenir les Americans, Prodgers préféra prendre sa retraite.
 
Il retourna alors dans sa ville natale de London, pour devenir entraîneur du club de la nouvelle CPHL (Canadian Professional Hockey League).  L’aventure dura deux ans.  Il géra également l’aréna local.
 
Celui qu’on surnommait « Goldie » est décédé d’un arrêt cardiaque en 1935, à l’âge de 44 ans.
 
Sources :
 
Durand, Marc, La Coupe à Québec, Les Bulldogs et la naissance du hockey, Éditions Sylvain Harvey, 2012, p.80 à 103,
 
« Le Canadien est enfin champion du monde », 31 mars 1916, Le Canada, p.2, « George Prodgers Dead », CP, 26 octobre 1935, Montreal Gazette, p.18, hhof.com, londonsportshalloffame.com, wikipedia.org.