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lundi 7 août 2017

Joueur oublié des 90's #10 - Craig Janney




Né à Hartford le 26 septembre 1967, Craig Harlan Janney joua tout d’abord son hockey universitaire avec Boston College. Lors de sa première saison il obtint 27 points en 34 matchs suite à quoi les Bruins de Boston pigèrent dans leur propre cour en quelque sorte en faisant de lui leur premier choix (13e au total) lors du repêchage de 1986. Un excellent fabricant de jeu, il explosa lors de sa deuxième saison dans la NCAA avec 28 buts, 55 passes pour 83 points en 37 matchs et aida son équipe à remporter leur championnat de division. Il opta de ne pas retourner à Boston College pour la saison 1987-88 pour plutôt s’enligner avec l’équipe olympique américaine où il obtint 70 points en 52 matchs. L’équipe américaine termina en 7e place aux jeux de Calgary mais Janney fit bonne figure avec 5 points en 6 matchs.

Après les jeux, les Bruins l’invitèrent à terminer la saison 1987-88 avec eux et il connut des débuts fracassants dans la LNH avec 16 points en 15 matchs en plus d’aider les Bruins à se rendre jusqu’en finale de la Coupe Stanley. Il termina au 5e rang des pointeurs des Bruins en série avec 16 points.




Il débuta ensuite sa première saison complète à Boston mais une blessure à l’aine le ralentit quelque peu. Jumelé au marqueur de puissance Cam Neely, il obtint tout de même un point par match en 1988-89 avec une fiche de 16 buts, 46 passes et 62 points en 62 matchs. Sa blessure le suivit la saison suivante où il ne put jouer que 55 matchs (encore une fois 62 points) et une fois de plus les Bruins s’inclinèrent en finale contre les Oilers. Cette fois Janney obtint 22 points en 18 matchs (dont seulement 3 buts).

Il connut une excellente saison 1990-91 avec 92 points et semblait en voie de répéter la saison suivante mais il fut plutôt échangé aux Blues de St.Louis en compagnie de Stéphane Quintal en retour d’un autre fabricant de jeu hors-pair, Adam Oates. Les Blues en étaient à une impasse contractuelle avec Oates et préférèrent trouver un autre complément à leur vedette offensive Brett Hull.




C’est avec les Blues que Janney obtint ses sommets en carrière lors de la saison 1992-93 avec 24 buts, 82 passes pour un total de 106 points, bon pour le premier rang des marqueurs des Blues et sa première et seule saison de 100 points. Cependant, ce n’est pas avec Hull que Janney cliqua offensivement mais plutôt avec un autre attaquant de puissance, Brendan Shanahan. Ce dernier deviendra d’ailleurs un de ses meilleurs amis et également le garçon d’honneur lors de son mariage.

C’est vers la fin de la saison 93-94 que les choses commencèrent à déraper pour Janney. Les Blues avaient auparavant signé Petr Nedved, qui était alors joueur autonome avec compensation et en dispute contractuelle avec les Canucks de Vancouver. En guise de compensation, un arbitre envoya Janney ainsi qu’une choix de 2e ronde aux Canucks en retour de Nedved. Cependant, Janney refusa de se rapporter à Vancouver et les Blues tentèrent alors de le rapatrier et payèrent le gros prix. Quelques jours après la transaction initiale, ils envoyèrent à Vancouver les défenseurs Jeff Brown et Bret Hedican en plus du centre Nathan Lafayette pour ravoir Janney. Ces trois joueurs viendront jouer des rôles importants dans le parcours des Canucks jusqu’à la finale de 1994.

En plus des quelques matchs ratés durant son refus de jouer à Vancouver, une blessure au genou lui fit perdre quelques matchs en 93-94 mais il obtint tout de même 84 points en 69 matchs. Cependant, durant ce temps Oates obtint de meilleures statistiques à Boston ce qui fit que la transaction fut généralement vue comme un échec par les partisans des Blues. En plus de ça le jeu frileux et unidimensionnel de Janney commençait à devenir prévisible aux yeux de ses adversaires.

Après la saison, les Blues engagèrent Mike Keenan, fraîchement couronné champion avec les Rangers, comme nouvel entraineur. Ironiquement, les Rangers reçurent Petr Nedved en compensation lorsque Keenan signa à St.Louis. Iron Mike détestait les joueurs du type de Janney et donc ce dernier ne joua que très peu pour les Blues par la suite, étant souvent laissé de côté lors de la reprise des activités après la grève de 1994. Il demanda d’être échangé et son vœu fut exaucé en mars 1995 lorsqu’il passa aux Sharks de San Jose en retour de Jeff Norton.


Janney et Shanahan en 1993


Un des secrets les moins bien gardés en ce qui concerne les potins de la LNH est l’histoire qui se tramait en coulisse entre Janney, sa femme et l’ancien garçon d’honneur de Janney, Brendan Shanahan. Ce dernier eut une aventure avec la femme de Janney en 1994 et apparemment que c’est ce qui aurait provoqué la transaction d’un des deux joueurs par la direction des Blues. Mais la situation ne se serait pas vraiment arrangé au niveau l’ambiance dans les vestiaire des Blues après le départ de Janney et c’est ce qui aurait poussé les Blues à échanger également Shanahan quelques mois plus tard aux Whalers de Hartford en retour de Chris Pronger. Shanahan est depuis marié à l’ancienne Mme. Janney.




En ce qui concerne Janney, les Sharks espéraient qu’il devienne la vedette principale de la jeune formation mais après ses histoires personnelles et son départ de St.Louis, Janney n’était plus le même. De plus on ne retrouvait par de Cam Neely ou de Brett Hull à San Jose, ce qui fait qu’il ne récolta pas autant de points que par le passé. Il récolta tout de même 62 points en 71 matchs en 1995-96 mais il eut également sa pire fiche défensive en carrière avec -35. Il fut échangé aux Jets de Winnipeg avant la fin de la saison.

Il ne joua que 13 matchs dans l’uniforme des Jets alors que ces derniers s’envolèrent vers Phoenix la saison suivante. Il continua de récolter sa part de points avec les Coyotes avec deux saisons identiques de 53 points, mais Janney commença à jouer de moins en moins, étant vraiment étiqueté comme un joueur peu enclin à jouer en défensive. Il fut échangé de nouveau après la saison 1997-98, cette fois au Lightning de Tampa Bay, une des pires équipes de la ligue qui ne le firent jouer que 38 matchs avant de l’envoyer aux Islanders de New York, une autre des pires équipes de l’époque pour terminer la saison. Quand les deux pires équipes de la ligue n’ont pas de place pour toi, je pense qu’il est temps de penser à accrocher ses patins, ce que Janney fit à la fin de la saison 1998-99 à l’âge de 30 ans seulement. Il souffrait également de caillots sanguins.


Fin de carrière à Long Island


En 760 matchs dans la LNH il obtint 188 buts et 563 passes pour 751 points et seulement 170 minutes de pénalités. Il obtint également 110 points en 120 matchs en séries. Sa moyenne de presque 1 point par match demeure un fait considérable et il est généralement considéré comme un des meilleurs fabricants de jeu de son époque mais son jeu unidimensionnel aura grandement nui à sa prospérité.

Il fut toutefois élu au temple de la renommée américain en 2016. 



Sources:
hockeydb
greatesthockeylegends
hboards
Wikipedia

lundi 31 juillet 2017

Score: A Hockey Musical



En 2010 est sorti ″Score : A Hockey Musical.″  Il s’agit d’une comédie musicale au sujet du hockey, mettant en vedette Olivia Newton-John.  Non, vous ne rêvez pas.  À l’époque, le fait qu’un tel film existe m’avait laissé complètement perplexe.  Pourtant, celui-ci a tout de même ouvert le festival de films de Toronto, mais cela ne m’avait pas empêché d’être entièrement sceptique.  Mais peut-être que ça avait à voir avec le fait que je ne suis pas un fan de comédie musicale.

En bout de ligne, les critiques ont été plutôt sévères, mais je ne l’ai pas vu et j’ai fini par oublier son existence.

Puis il y a quelques mois, lorsque je suis allé à la vente de fermeture de HMV, j’en ai vu une copie disponible pour un maigre 1,88$.  Je n’ai donc pas pu résister et je l’ai acheté.  Le dvd est ensuite demeuré un moment sur une étagère, avant que je me décide finalement à le regarder.

En bout de ligne, ce fut tout à fait ce à quoi je m’attendais.  C’est tout un ovni…

D’abord, la prémisse de départ est absurde.  Un jeune de 17 ans a un talent exceptionnel, mais il ne joue qu’au parc avec ses amis.  Malgré sa grande passion pour le hockey, il n’a jamais joué au hockey organisé et ne connait pas Sidney Crosby.  Ceci est dû au fait que ses parents sont granoles au point d’en être caricaturaux et veulent en faire quelqu’un de spécial.  Sa mère, dont l’accent détonne, est jouée par l’ancienne gloire des années 1970 et 1980, Olivia Newton-John.

Par hasard, le propriétaire d’une équipe junior le découvre et le recrute pour son équipe.  Celui-ci est joué par Stephen McHattie, le pourtant très bon acteur qui joue Dick Irvin dans le film ″Maurice Richard″ de Charles Binamé.  Dans celui-ci, il chante, alors qu’il devrait plutôt s’abstenir.
 
Il est assez hallucinant d’ensuite voir l’entraîneur se mettre à chanter lors de son discours dans la chambre.  Les chansons contiennent d’ailleurs certaines strophes plutôt déroutantes comme ″I still have my front teeth″ ou ″Hockey without fighting is like Kraft Dinner without cheese″…  Quant aux chorégraphies, elles sont complètement surréalistes, particulièrement celles pendant les bagarres générales.

Ces mêmes bagarres générales et les autres manifestations de violence y occupent d’ailleurs beaucoup trop d’espace pour un film de 2010.  On se croirait plutôt dans un film des années 1970.  En fait, on peut pratiquement faire un parallèle avec Slap Shot.  Le personnage principal possède un talent fou et devient la coqueluche des amateurs de hockey.  Par contre, il refuse de se battre comme les autres.  Sauf qu’au lieu de se terminer sur un strip tease comme Slap Shot, le film se termine plutôt autour d’un énorme câlin...

Dans ce contexte, il est surprenant de voir certaines personnalités connues avoir accepté d’être associées à une telle bizarrerie.  George Stroumboulopolos y joue un descripteur.  On y voit également Walter Gretzky et Theo Fleury (qui chante!) faire un caméo et la chanteuse Nelly Furtado y jouer un rôle secondaire.

Peut-être est-ce moi qui n'aie pas l'esprit assez ouvert ou peut-être que ce film ne devrait pas se regarder à jeun…

dimanche 30 juillet 2017

Promo - Bee Hive



Peut-on imaginer une promotion qui dure 33 ans?  C’est pourtant ce qui est arrivé avec les photos Bee Hive.  De 1934 à 1967, lorsqu’on achetait du sirop de maïs Bee Hive, on pouvait envoyer par la poste une demande pour une photo de joueur à la compagnie St.Lawrence Starch Company de Port Credit (faisant aujourd’hui partie de Mississauga).  Celle-ci devait toutefois être accompagnée d’une preuve d’achat de leur produit.

Au début de la promotion, elle avait un rôle bien particulier.  Les gens écoutaient alors les matchs de hockey à la radio, mais ils ne voyaient pas les joueurs.  Les photos Bee Hive permettaient donc aux gens de mettre un visage sur un nom.  Son impact fut si grand qu’elle permit à Bee Hive de quadrupler ses ventes dans les années 1930 et de devenir la marque la plus populaire au Canada.

Pour les collectionneurs, la façon dont elles ont été distribuées a eu un impact particulier.  Lorsqu’on envoyait une demande, on pouvait spécifier quel joueur on voulait.  Ceci créa comme résultat que les meilleurs joueurs ne sont pas si difficiles à trouver.  Par contre, pour les photos très populaires, la compagnie devait parfois en faire réimprimer, ce qui pouvait créer des variations et compliquer la vie des collectionneurs d'aujourd’hui.

À l’opposé, les joueurs plus obscurs sont plus difficiles à trouver, puisque peu de gens les demandaient.  En fait, il n’est pas clair combien de photos existent.  Il y avait bien des listes parmi lesquelles on pouvait choisir.  Par contre, certains de ces choix n’ont jamais été retracés.  Ces photos ont-elles vraiment existé ou sont-elles tellement rares qu’il n’en existe plus de copie?  On ne sait pas vraiment.  On sait toutefois qu’il y en a plus de 1000, divisées en trois groupes : de 1934 à 1944, de 1944 à 1963 et de 1963 à 1967, auxquelles on ajouta aux photos un cadrage avec un motif de bois.

La promotion a continué pendant la guerre, mais la compagnie a cessé de mettre à jour ses photos pendant cette période.  Elle a par contre recommencé après.

En 1967, la ligue a doublé ses cadres, passant de 6 à 12 équipes.  De plus, l’association des joueurs avait demandé une augmentation substantielle des droits et les coûts généraux de la promotion avaient augmenté énormément au fil des années.  Dans ce contexte, St.Lawrence décida d’y mettre fin.

Au milieu des années 2000, Upper Deck a réutilisé le nom Bee Hive pour certaines de ses séries avec un look voulant recréer les collections originales.

Sources : « Collecting ″Bee Hives″ » de Don Pillar (antique67.com).

jeudi 27 juillet 2017

Critique culinaire - Dilallo chez Meloche



Ceux qui nous lisent depuis un moment savent à quel point nous vouons un culte aux Golden Seals de la Californie, équipe pathétique des années 1970 et aux Barons de Cleveland, l’équipe aux superbes chandails qui leur ont succédée.  Et parmi les rares joueurs qui se sont illustrés dans leurs uniformes, on retrouve bien sûr le gardien Gilles Meloche.
 
Ce même Meloche possède avec d’autres membres de sa famille un restaurant dans le quartier St-Henri de Montréal.  Faisant partie de la petite chaîne Dilallo (4 sites), on peut aussi voir sur l’affiche de l’établissement situé au coin de Notre-Dame Ouest et Charlevoix l’inscription « Chez Meloche ».
 
Malgré l’affection particulière que nous avons pour Meloche, nous n’étions pourtant jamais allés à son restaurant.  La division montréalaise de LVEUP (Martin Itfor, Keith Acton et Pete Peeters) a donc décidé de corriger la situation et de faire une Marie-Claude Lortie (critique culinaire de La Presse) d’elle-même.
 
Dilallo fait sa renommée avec ses burgers servis à l’envers, avec un pain cuit vapeur.  On peut également sentir les influences italiennes de l’origine de la bannière (qui date de 1929) en voyant au menu des options avec de gros morceaux de piment fort mariné ou de capicollo dans votre burger.  On peut aussi choisir de recevoir son pain « wet », soit arrosé du jus de cuisson ou du jus de piment fort.  Personnellement, j’ai choisi le burger avec piment fort, servi « wet ».  La texture est différente et s’harmonise bien avec la viande, fraîche et bien juteuse.
 
On retrouve également au menu des sous-marins cuits « sur la plaque », par opposition à ceux de type sandwich (genre Subway).  Martin a bien aimé le sien, qui contenait du steak et du jambon italien, en plus des oignons frits et des légumes frais.
 
Oups... J'ai remis mon burger à l'endroit...
Pete a de son côté opté pour la poutine, faite avec des frites croustillantes, un peu plus épaisses que des juliennes.  La sauce était crémeuse et pas trop épicée.
 
Nous avons accompagné notre repas d’une bière en fût, puisque quelques produits Molson sont disponibles.
 
Le décor est à l’image de l’endroit, simple et sans prétention.  On y retrouve quelques photos de Gilles Meloche, mais sans exagération.  Le tout demeure discret.  En fait, on en aurait pris un peu plus.  Par exemple, un chandail (des Barons de préférence!) aurait été bien.  D’ailleurs, l’an dernier, lorsque Gilles (maintenant dépisteur pour les Penguins) y a apporté la Coupe Stanley, il a évité de trop ébruiter la chose, pour éviter de créer la cohue.
Une photo au match des étoiles et une autre en début de carrière, avec les Black Hawks
En bref, il s’agit d’un bon petit resto de quartier, où on trouve des classiques, ainsi que des burgers avec de la personnalité.
 
Sources : « Ça sent la Coupe dans St-Henri » d’André Desroches, 31 octobre 2016, La Voix Pop Sud-Ouest (journalmetro.com), dilalloburger.ca.

Meloche est évidemment celui avec les jambières!

mercredi 26 juillet 2017

Phil Myre



Jouant pour les Bruins de Shawinigan, Philippe Myre a été un choix de 1ère ronde des Canadiens en 1966, à une époque où on n’accordait pas encore beaucoup d’importance au repêchage.  Par contre, dans la hiérarchie des gardiens à Montréal, il y avait devant lui les vétérans Charlie Hodge et Gump Worsley et le jeune Rogatien Vachon.  Il est donc retourné dans le junior, où il a aidé les Flyers de Niagara Falls à remporter la Coupe Memorial.
 
En 1969-70, Worsley en était à ses derniers matchs avec les Canadiens et Vachon était devenu le numéro un.  Myre eut ainsi l’occasion d’être rappelé et de jouer 10 matchs.
 
Suite au départ de Worsley pour le Minnesota, Myre est devenu le numéro 2 derrière Vachon. 
 
Le 15 octobre 1970, les nouveaux Sabres de Buffalo jouèrent leur tout premier match à domicile.  Les spectateurs restèrent toutefois un peu sur leur faim puisque leurs favoris furent blanchis par Myre et les Canadiens.  Sans vouloir rien enlever à l’exploit de Myre, il faut néanmoins mentionner que les Sabres se contentèrent de 14 petits tirs au but.
 
À la fin de la saison, un nouveau venu, Ken Dryden, est venu changer la donne en conduisant le tricolore à la Coupe Stanley.  Avec ses 31 matchs joués en saison, Myre se qualifiait pour avoir son nom gravé sur la Coupe, même s’il n’avait pas joué en séries.  Par contre, on ne l’inclut pas.  Il reçut tout de même une bague et fut inclus sur la photo d’équipe.
 
En 1971-72, Dryden prit toute la place.  Vachon fut échangé aux Kings et Myre ne joua que 9 matchs.  À la fin de la saison, un repêchage d’expansion eut lieu et le tout premier choix de celui-ci fut Myre, sélectionné par les nouveaux Flames d’Atlanta.
 
Sans être une puissance, les Flames devinrent rapidement une équipe respectable et le duo très stable que forma Myre avec Daniel Bouchard devant le but y joua un rôle important.  Pendant les cinq premières campagnes de l’équipe, aucun autre gardien que Myre ou Bouchard ne prit le filet.
 
C’est finalement en décembre 1977 que le duo fut brisé lorsque Myre fut échangé aux Blues.  C’est Yves Bélanger, obtenu de St-Louis dans l’échange, qui devint le troisième gardien de l’histoire des Flames.  De son côté, Myre devint le gardien numéro un des Blues pour un an et demi.
 
En juin 1979, Myre fut échangé aux Flyers contre Blake Dunlop et Rick Lapointe.  Il fut donc appelé à former un nouveau duo avec une recrue, Pete Peeters.  Philadelphie avait perdu Bernard Parent la saison précédente suite à une blessure, et avait décidé de repartir à neuf devant le filet en échangeant leur autre gardien, Wayne Stephenson.
 
Le pari des Flyers paya de façon inespérée lorsque Myre, Peeters et le reste de l’équipe furent invaincus du 14 octobre au 6 janvier.  En 35 matchs, ils en remportèrent 25 et annulèrent 10 autres fois.  Ce record tient toujours aujourd’hui.  Cette merveilleuse saison, où les Flyers affichèrent la meilleure fiche de la ligue (48-12-20), ne se termina toutefois pas comme souhaité, puisqu’ils perdirent la finale face aux Islanders.
 
Malgré ses résultats, le duo Myre-Peeters ne dura pas.  Peeters prit le haut du pavé et Myre, dépassé par Rick St.Croix, fut envoyé aux Rockies du Colorado.
 
Partageant le filet avec Glenn ″Chico″ Resch, Myre a fait ce qu’il a pu avec cette équipe faible. 
 
En 1982-83, il fut engagé par son ancien entraîneur Scotty Bowman (devenu directeur-gérant des Sabres) comme joueur-entraîneur du club-école, les Americans de Rochester.  Avec comme entraîneur-chef un certain Mike Keenan, les Amerks remportèrent la Coupe Calder.  Quant à Myre, il joua également avec les Sabres ses cinq derniers matchs dans la LNH, pour un total de 439.
 
Par la suite, Myre a été entraîneur-adjoint, entraîneur des gardiens et dépisteurs pour plusieurs équipes (Kings, Red Wings, Blackhawks, Panthers, Sénateurs et Canadiens).
 
Il tient également un blogue.
 
Sources : « Cournoyer bags limit on Buffalo hunt » de Pat Curran, 16 octobre 1970, Montreal Gazette, p.17, philmyretalkshockey.com, hockeydraftcentral.com, legendsofhockey.net, wikipedia.org.

samedi 22 juillet 2017

Histoire de cartes - Canadiens / Nordiques (2e partie)



Si les joueurs du billet précédent ont joué autant à Montréal qu'à Québec dans la LNH, voici ceux qui, en plus de jouer avec les Canadiens, ont joué avec les Nordiques, mais seulement dans l'AMH.

Le passage de Balon à Québec s'est lìmité à 9 matchs en 1973-74. 

Son passage à Montréal a été bref (51 matchs), mais il lui a permis de gagner la Coupe Stanley.  À Québec, il a remporté la Coupe Avco.

Il n'a joué que sept matchs avec les Canadiens, connaissant plutôt ses meilleures années avec les Canucks.  Par contre, en fin de carrière, il a remporté la Coupe Avco avec les Nordiques.  Il a plus tard été dépisteur des Canadiens.

Avant de devenir un Nordique de la première heure en 1972, "Boom Boom" Caron avait joué deux matchs avec les Canadiens en 1968-69.  Il a aussi joué avec les Jaros de la Beauce.

Gendron a joué plus de 800 matchs dans la LNH, mais seulement 43 avec les Canadiens.  À Québec, il était là au tout début, avant de devenir leur entraîneur.

Premier choix du repêchage de 1969, Houle a passé trois ans dans l'AMH avec les Nordiques, avant de revenir avec les Canadiens.  

Jean-Claude Tremblay a été un élément essentiel de la dynastie oubliée à la fin des années 1960, avant de signer avec les Nordiques et devenir l'un des rares joueurs à passer toutes les saisons de de l'AMH (1972-79) avec la même équipe

Dan Geoffrion fait aussi partie de la liste, mais il n'a qu'une carte dans l'uniforme des Jets de Winnipeg.

Quant à Maurice Richard (1972) et Jacques Plante (1973-74), ils ont joué à Montréal et été entraîneur-chef à Québec.

vendredi 21 juillet 2017

Histoire de cartes - Canadiens / Nordiques (1ère partie)



Au fil des années, plusieurs joueurs ont fait des arrêts autant à Montréal qu'à Québec.  Voici donc une une occasion de faire une histoire de cartes.

Dans ce billet, il s'agit des joueurs qui ont joué avec les Nordiques dans la LNH.  (Évidemment, certains peuvent avoir également joué dans l'AMH.)


Son passage à Montréal lui a permis de gagner la Coupe Stanley.  Celui à Québec a eu lieu pendant les années de misère.

Entre Montréal et Québec, Gilbert Delorme est passé par St-Louis. 

Beaucoup plus un Nordique qu'un Canadien puisque Fiset n'a joué que deux match avec le Tricolore.

Son dernier match, dans l'uniforme des Canadiens, a été joué contre ses anciens coéquipiers des Nordiques, lors d'un triste Vendredi saint.

Il a joué à Montréal au début des années 1970, avant de rejoindre les Nordiques dans l'AMH.  Il a aussi fait partie du passage à la LNH en 1979.

Ses premiers matchs dans la LNH avec les Canadiens.  Ses derniers avec les Nordiques, avant de connaître une triste fin.

Son passage à Montréal a été bref, suite à l'échange de Patrick Roy.


Après ses années de gloire à Montréal et une fin amère, Lafleur a pu boucler la boucle à Québec, lui qui avait connu un stage junior remarquable avec les Remparts.

Il n'a joué qu'un an à Québec avant de déménager avec le reste de l'équipe au Colorado.

Bien qu'il soit passé par Québec et Montréal, il a surtout joué avec les Panthers.

En onze ans, il a passé une demi-saison à Montréal et une saison à Québec.

Picard avait failli faire ses débuts dans l'AMH avec les Nordiques, mais il s'était repris en 1985.  Entre temps, il a joué à Montréal. 

Plasse s'est promené (St-Louis, Kansas City, Pittsburgh, Colorado), mais il a aussi passé par Montréal et Québec. 
Un autre qui s'est amené à Montréal dans l'échange de Patrick Roy.

Sévigny est l'un des deux à être passé directement d'un bout de la 20 à l'autre dans la Ligue nationale, l'autre étant Jean Hamel.  Il est toutefois le seul à l'avoir choisi.  (Il a signé comme agent libre, alors que Hamel a été réclamé au ballottage.) 

Choix au repêchage élevé des Canadiens, il est devenu l'un des joueurs des plus prolifiques de l'AMH, avant de refaire le saut dans la LNH avec les Nordiques. 

Lui aussi a fait partie de l'échange de Patrick Roy.  Il est celui qui a eu la difficile tâche de le remplacer.

Tugnutt a non seulement joué avec les Nordiques et les Canadiens, mais aussi avec les Sénateurs (en plus de plusieurs autres équipes).

Il a débuté à Montréal et il a conclu sa carrière à Québec, mais entre les deux, il a surtout joué avec les Rockies et les Sabres. 
 
 
Pour ce qui est de Claude Julien, il a joué à Québec et été entraîneur-chef à Montréal. 

lundi 17 juillet 2017

Pierre Foglia, jeune débutant



Pierre Foglia a été un chroniqueur marquant.  Intellectuel de gauche à la plume acérée, il pouvait autant couvrir des sujets de haut niveau, qu’il pouvait écrire des chroniques au sujet de ses chats.
 
Ses positions de gauche le mettait souvent près du peuple mais pourtant, il pouvait se montrer méprisant envers ses lecteurs, surtout lorsqu’il était question de littérature ou de cyclisme.
 
Si on se souvient surtout de ses chroniques publiées dans La Presse jusqu’en 2015, certains se souviendront peut-être qu’il y avait été auparavant journaliste sportif.  Et en reculant un peu plus, il avait également travaillé au Montréal-Matin, et avant, à La Patrie.
 
Il est d’ailleurs intéressant de constater qu’à La Patrie, Foglia avait un style assez différent de l’intellectuel chroniqueur de La Presse. 
 
Voici deux exemples d’articles qu’il a écrits dans l'édition du 16 juin 1968.  Surprise, ils affichent un style très « people », en plus de faire appel aux sentiments.
 
Dans le premier, on y discute du deuxième mariage de Camille Henry, suite à son divorce d’avec sa première épouse, la comédienne Dominique Michel.





 
Le deuxième aborde les états d’âme de la mère de Carol Vadnais, qui venait de passer aux Golden Seals de la Californie.



 
Disons que nous sommes loin des billets au sujet de la vie et de l’œuvre de Louis-Ferdinand Céline…
 
Sources : Google News Archives