Drop Down MenusCSS Drop Down MenuPure CSS Dropdown Menu

lundi 20 novembre 2017

Hal Winkler



Hal Winkler est né dans une communauté rurale du Manitoba, près du Dakota du Nord, où son père a été maire et député provincial.
 
Gardien de but, il s’est retrouvé dans la ligue senior de sa province et a entre autres joué pour une équipe militaire pendant dans la Première grande guerre. 
 
En 1918, son équipe a joué pour la Coupe Allan, mais elle s’est inclinée devant une équipe de Kitchener.
 
En 1921-22, il accéda au niveau professionnel, lorsqu’il se joignit aux Eskimos d'Edmonton de la nouvelle Western Canada Hockey League (WCHL).  À ce moment, les champions de cette ligue pouvaient aspirer à la Coupe Stanley.  Après avoir terminé en tête de la ligue, remporté les séries et vaincu les champions de la ligue du Pacifique (les Maroons de Vancouver), les Eskimos ont eu la chance d’affronter les champions de la LNH, les Senators d’Ottawa.  Ces derniers ont toutefois remporté deux duels à bas pointage, pour remporter une troisième Coupe en quatre ans.
 
Winkler joua une dernière saison à Edmonton avant de jouer les deux dernières saisons de la ligue avec les Tigers de Calgary.  Toutefois, le bateau de la WCHL coulait.  Pour rester à flot, des équipes vendaient leurs joueurs à leurs homologues de la LNH.  En 1926, le bureau des gouverneurs de la LNH décida alors de racheter tous les contrats de la ligue pour 258 000$ et de la dissoudre.  À partir de ce moment, seulement les équipes de la LNH purent jouer pour la Coupe Stanley.
 
Ce nouveau bassin de joueurs tombait à point nommé, puisque la LNH avait décidé de prendre de l’expansion aux États-Unis.  Après Boston en 1924 et les Americans de New York en 1926, on ajouta pas moins de trois équipes en 1926 : Détroit (en bonne partie une continuation des Cougars de Victoria), Chicago (en bonne partie une continuation des Rosebuds de Portland) et les Rangers.
 
Il fallait donc des joueurs pour remplir tous ces nouveaux uniformes et Winkler prit le chemin de New York.
 
Le 16 novembre 1926, les nouveaux Rangers firent leurs débuts, au Madison Square Garden, face aux champions de la Coupe Stanley, les Maroons de Montréal.
 
Bien que ce n’était pas ses débuts professionnels, il s’agissait tout de même des débuts dans la Ligue nationale de Winkler.  Malgré une glace de mauvaise qualité, les Rangers et Winkler furent à la hauteur de l’occasion.  Il blanchit les Maroons 1-0.
 
Les Rangers avaient toutefois débuté la saison avec deux gardiens, ce qui n’était pas courant à cette époque.  Malgré que Winkler avait des résultats potables (3-4-1, 2 blanchissages, moyenne de 1,87), New York décida finalement d’y aller avec Lorne Chabot.  Son contrat fut donc vendu aux Bruins pour 5 000$, où il alla remplacer Charles Stewart.
 
Winkler aida les Bruins à devenir la première équipe américaine à jouer pour la Coupe Stanley, mais comme lors de sa première présence en finale quelques années plus tôt, il dut baisser pavillon devant les Senators.
 
L’année suivante, Winkler eut une très bonne saison.  Au sein d’une bonne équipe, il joua tous les matchs des Bruins et montra une fiche de 20-13-11, avec une moyenne de 1,51.  Mais surtout, il mena la ligue, à égalité avec Alex Connell, avec pas moins de 15 blanchissages.
 
Question d’illustrer la féroce compétition pour le peu de postes de gardien disponibles à cette époque, cette performance ne suffit même pas à Winkler pour assurer son poste.  L’année suivante, on le remplaça.  Par contre, cette décision, à prime abord audacieuse, s’est avérée juste, puisque son successeur, Tiny Thompson, a mené les Bruins à leur première Coupe en 1928-29 et est devenu l’un des meilleurs de sa génération.  Ironiquement, Winkler n’a pas tout perdu dans tout ceci, puisque bien qu’il ait passé l’entièreté de la saison avec les Millers de Minneapolis de l’AHA, on inscrivit tout de même son nom sur la Coupe Stanley…
 
Winkler joua ensuite deux autres saisons dans les mineures, avant de prendre sa retraite.
 
Il est ensuite retourné au Manitoba, où il mourut en 1956, à l’âge de 62 ans. 
 
Sources : « Maroons Beaten with New York in Opening Fixture », 17 novembre 1926, Montreal Gazette, p.16, legendsofhockey.net, wikipedia.org.

mercredi 15 novembre 2017

Le mystère René Corbet







Plus jeune, j'avais la carte de hockey (que j'ai soit échangé, soit égaré) de René Corbet. Je me rappelle avoir remarqué qu'il était indiqué qu'il était né à Victoriaville. Cool, un deuxième joueur de ma ville jouait présentement (à l'époque) dans la Ligue nationale, le deuxième étant le gardien Philippe DeRouville (3 matchs étalés sur 3 saisons).




Bien qu'il ne fut jamais un joueur de premier plan dans la LNH, Corbet a tout de même eu son numéro retiré avec son ancien club junior, les Voltigeurs de Drummondville. Repêché en 1991 par les Nordiques de Québec, il a fait la navette entre Québec et les Aces de Cornwall dans la AHL, avant de se faire rappeler par le grand club (maintenant au Colorado) en décembre 1995. Il termina l'année avec eux, inscrivant même 5 points dans les éliminatoires, aidant l'Avalanche a éliminer les Panthers en 1996 pour mettre la main sur le saladier de Lord Stanley. Il fut plus tard impliqué dans l'échange qui sortit Theoren Fleury de Calgary, alors que l'Avalanche mit la main sur le petit ailier à la date limite des échanges en 1999.

Après quelques saisons avec les Flames et les Penguins, Corbet s'envola vers l'Allemagne pour y disputer 8 saisons avec les Eagles de Mannheim dans la DEL avant d'accrocher ses patins au terme de la saison 2008-09

J'avais remarqué que Corbet n'avait aucune "reconnaissance" à Victoriaville. En fait, outre nos grands joueurs, Victoriaville ne pavoise pas vraiment ses héros sportifs.

Certes, la patinoire où évoluent "Les Tigres de Victoriaville" se nomme "l'Amphithéâtre Gilbert-Perreault", à l'intérieur du Colisée Desjardins. Jean Béliveau (quoique né à Trois-Rivières, mais ayant grandi à Victoriaville) a un aréna à son nom (le Pavillon Jean-Béliveau).

Jouant présentement pour le CH, Phillip Danault a une certaine exposure, possédant désormais un tournoi de golf annuel (la Classique Phillip Danault). Antoine Bibeau n'a disputé jusqu'à maintenant que deux matchs dans la LNH. Il évolue présentement avec le club-école des Sharks de San Jose. Pour ce qui de Réal Lemieux, premier Victoriavillois à jouer dans la grande Ligue, il a grandi à Sorel, ce qui en fait un héros oublié.

Je n'en ai jamais vraiment fait de cas, mais le 25 octobre dernier, Matthew Vachon du Journal La Nouvelle, publiait un palmarès des meilleurs joueurs de la région de Victoriaville. Dans cette liste, j'avais remarqué l'absence de l'ancien Nordiques. Voulant corrigé cette "injustice" et armé de tous les liens Web indiquant le lieu de naissance dudit Corbet (nhl.com, hockeydb, Wikipédia, Hockey-Reference), j'ai écris au journaliste pour lui faire part de son erreur.

La réponse de M. Vachon m'a surpris. Selon ses collègues et lui, le lieu de naissance de Corbet ferait l'objet d'une erreur, et ce depuis longtemps. Selon eux, il serait plutôt né à Drummondville. Non satisfait de ces réponses (tsé, Internet, ça ne dit QUE LA VÉRITÉ), et voulant fouiller plus loin, j'ai commencé à chercher les cartes de René Corbet sur Google. Toutes ses cartes pros indiquaient  "Victoriaville" comme lieu de naissance. J'ai trouvé cette carte de Corbet dans l'uniforme des Voltigeurs, dans la fameuse série de carte 7th Inning Sketch de 1991-92. Selon cette dite carte, notre non-victoriavillois serait né à St-Hyacinthe. Je ne savais pas qu'on pouvait changer de lieu de naissance entre le junior et le pro ...

Tout de même étonnant que la LNH et les 20 millions de compagnies de cartes de hockey se soient fait duper sur son lieu de naissance !

En retournant fouiller sur Internet, j'ai trouvé l'article que Jonathan Habashi, du Journal L'Express, a réalisé suite au retrait du numéro 25 de Corbet par les Voltigeurs. Selon cet article, Corbet serait bel et bien né à St-Hyacinthe. Je me dis que si l'info vient d'une conversation one-on-one entre le journaliste et Corbet, l'info doit être vraie. J'ai relégué le lien à Matthew Vachon, qui a depuis ajouté une note concernant Corbet à son article.

René, si tu es un lecteur de ce blogue, peux-tu nous shipper une copie de ton acte de naissance svp ? Ça éclaircirait le dossier. Merci !

Sources :
http://www.lanouvelle.net/sports/hockey/2017/10/25/survol-de-quelques-uns-des-meilleurs-hockeyeurs-de-la-region.html

http://www.journalexpress.ca/rene-corbet-na-rien-perdu-de-sa-touche-magique/

https://www.nhl.com/fr/player/rene-corbet-8458538

lundi 13 novembre 2017

Peter Marsh



Peter Marsh est originaire d’Halifax.  Par contre, à cette époque, il n’y avait pas d’équipe junior dans les Maritimes.  Il dut donc prendre le chemin de la LHJMQ pour s’aligner avec les Castors de Sherbrooke, qui étaient sur une lancée. 

À sa deuxième saison, en 1974-75, les Castors ont été frappés par une tragédie.  Le 24 novembre, dans le parc des Laurentides en chemin vers Chicoutimi, leur autobus a eu un accident.  Marsh avait l’habitude de s’asseoir au même endroit, mais comme il avait un problème d’abcès à la bouche, il avait raté le voyage, puisqu’il devait aller chez le dentiste.  C’est son coéquipier Gaétan Paradis qui avait pris sa place.  Paradis a été éjecté du véhicule et a perdu la vie.  Fernand Leblanc, Alain Bélanger et le dépisteur des Crusaders de Cleveland Roger Roy ont également été blessés dans l’accident.

Malgré cette catastrophe, l’équipe a réussi à se regrouper.  Menés par Michel Brisebois à l’attaque, mais aussi Jere Gillis, Richard Mulhern et Bobby Simpson, les Castors ont terminé premiers dans la LHJMQ, avant de remporter la Coupe du Président.  Les choses ne se sont toutefois pas déroulées comme prévu lors du tournoi de la Coupe Memorial, alors qu’ils ont perdu tous leurs matchs.  Ce sont finalement les Marlboros de Toronto qui ont mis la main sur le précieux trophée.

L’année suivante, les Castors ont même réussi à améliorer leur déjà impressionnante fiche, passant de 109 à 111 points.  De son côté, Marsh a grandement contribué à cette saison remarquable.  S'appuyant sur son bon coup de patin et son tir frappé, il marqua 75 buts et amassa 156 points.  Par le fait même, il remporta le Trophée Michel-Brière, remis au joueur le plus utile à son équipe dans LHJMQ.  Une fois  en séries, les Castors se sont toutefois fait surprendre par les Remparts de Québec en finale.

La performance de Marsh lui valut d’être repêché en deuxième ronde (29e au total) par les Penguins de Pittsburgh en 1976.  Il fut également sélectionné au 2e rang par les Stingers de Cincinnati au cours de l’encan de l’AMH.

Marsh choisit finalement le circuit maudit et se retrouva dans une équipe comprenant entre autres Blaine Stoughton, Dennis Sobchuk et l’actuel adjoint de Marc Bergevin, Rick Dudley.

À sa saison recrue, Marsh marqua 23 buts dans une équipe plutôt moyenne.  À sa deuxième, sous les ordres de Jacques Demers, il en marqua 25.  Par ailleurs, en décembre 1977, dans l’autre ligue, ses droits furent échangés.  En effet, les Canadiens firent son acquisition pour compléter la transaction qui envoya Pete Mahovlich à Pittsburgh et Pierre Larouche à Montréal. 

Finalement, en 1978-79, à la dernière saison du circuit, il en marqua 43, le cinquième plus haut total de la ligue.  Mais la fin de l’AMH signifia également la fin des Stingers, puisqu’ils ne firent pas partie des quatre équipes absorbées par la Ligue nationale (Edmonton, Hartford, Québec et Winnipeg).  Ses droits furent donc retournés à Montréal.

Lors du repêchage d’expansion, les joueurs de l’AMH durent d’abord être retournés à l’équipe de la LNH à laquelle ils appartenaient, à l’exception de trois sélections prioritaires par club.  Le tout a été suivi d’un repêchage d’expansion traditionnel, alors que les équipes de la LNH pouvaient protéger un certain nombre de joueurs et que les équipes d’expansion (celles de l’AMH) choisissaient parmi ceux non-protégés.

Certaines équipes ont donc négocié au préalable quels joueurs prioritaires prendre ou ne pas prendre et quels joueurs prendre ensuite au repêchage d’expansion.  Parmi les équipes actives à ce niveau, il y avait les Nordiques, qui ont réussi à conclure des ententes pour conserver leurs piliers comme Tardif, Bernier et Cloutier.  Quant aux Canadiens, ils ont pu exposer sans crainte des joueurs comme Rod Langway, Pierre Larouche et Rick Chartraw car ils avaient pris des ententes pour que les Whalers prennent Al Hangsleben, les Oilers prennent Cam Connor, les Nordiques prennent Alain Côté et que les Jets prennent Peter Marsh, qui fut le tout premier choix du repêchage.

Marsh n’a donc jamais porté l’uniforme des Canadiens et a fait ses débuts dans la LNH avec Winnipeg.

Les Jets ayant moins bien protégés leurs joueurs avant le repêchage, ils en perdirent plusieurs et connurent des débuts difficiles.  De son côté, Marsh ne tarda pas à obtenir son premier point dans la Ligue nationale, puisqu’il obtint une mention d’aide sur le premier but de l’histoire des Jets dans la LNH, compté par Morris Lukowich.  À la fin de la saison, il avait compté 18 buts et amassé 20 passes.

L’année suivante, en 1980-81, les choses empirèrent pour les Jets, devenus la pire équipe de la ligue.  En décembre, ils voulurent brasser les choses en envoyant Marsh à Chicago, en retour de Doug Lécuyer et Tim Trimper.
 
Souvent blessé, Marsh ne put par contre jamais accumuler plus de 10 buts au cours des saisons qui suivirent.  En 1983-84, il fut même rétrogradé dans la Ligue américaine, avant d’être libéré par les Black Hawks à la fin de la saison.

Il retenta sa chance avec les Jets la saison suivante, mais voyant qu’il ne parvenait pas à se tailler un poste, il préféra prendre sa retraite.  À ses 91 buts et 76 passes en 230 matchs dans l’AMH, il a ajouté 48 buts et 71 passes en 278 matchs dans la LNH.

Établi à Chicago, il y a géré pendant plusieurs années une entreprise de fournitures de bureau.  C’est également à Chicago qu’est né son fils Adam, qui s’aligne présentement avec les Islanders de Charlottetown de la LHJMQ.  Ce dernier a été un choix de 7e ronde des Red Wings en 2015 et souhaite suivre les traces de son père.

Sources : « Tout allait bien pour les Castors… et c’est la tragédie » de François Béliveau, 25 novembre 1974, La Presse, p.B3, « Coalition Aubut-Grundman » de Réjean Tremblay, 11 juin 1979, La Presse, p.C2, « De beaux et de mauvais souvenirs pour Peter Marsh » de Jérôme Gaudreau, 23 janvier 2017, La Tribune (latribune.ca), hockeydraftcentral.com, hhof.com.

vendredi 10 novembre 2017

Une petite photo pour le plaisir #71 - Le Gardien de but


Si vous allez à la Place Montréal Trust (quadrilatère Ste-Catherine, McGill College, Maisonneuve et Mansfield) à Montréal, au niveau métro, vous pourrez voir la sculpture « Le Gardien de but ».  Il s’agit d’un bronze moulé de l’artiste Robin Bell, qui représente Ken Dryden grandeur nature dans sa pose caractéristique, le menton sur le bout de son bâton.  D’une hauteur de 196 centimètres et d’un poids de 400 kilos, l’œuvre en impose.
 
Elle avait d’abord été commandée par Immeubles Cambridge pour la Place Vertu, mais depuis août 2011, on la trouve à la Place Montréal Trust, une autre propriété d’Ivanhoé Cambridge.
 
On retrouve sa représentation sur le trophée Ken Dryden, remis au meilleur espoir chez les gardiens de but dans la Ligue midget AAA.