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mardi 20 février 2018

Père David Bauer


David Bauer est né dans une famille en vue de onze enfants de la région de Kitchener-Waterloo, en Ontario.  Celle-ci possédait une entreprise dans le domaine de la fabrication de pièces automobiles.  Parmi les enfants, plusieurs firent leur marque.  Frank fut maire de Waterloo pendant un moment.  Au niveau sportif, son grand frère Bobby s’illustra avec les Bruins, alors qu’il forma avec Milt Schmidt et Woody Dumart, deux autres joueurs d’origine allemande de la région de Kitchener, la fameuse Kraut Line, avant de se retrouver tous les trois dans l’armée pendant la Deuxième guerre mondiale.
 
David joua également au hockey.  En 1943-44, après que son équipe, les Majors du Collège St.Michael’s de Toronto, furent éliminés par les Generals d’Oshawa, ces derniers eurent le droit d’ajouter trois joueurs pour poursuivre leur parcours en finale de la Coupe Memorial.  Les Generals choisirent alors Ted Lindsay, Gus Morton et Bauer.  Oshawa alla jusqu’au bout et remporta la Coupe Memorial en défaisant les Smoke Eaters de Trail.
 
Bauer retourna avec les Majors l’année suivante, mais après un seul match, il se joignit à l’armée comme son frère, où il put continuer de jouer au hockey.
 
À la fin de la guerre, plutôt que de suivre les traces de Bobby et de jouer professionnellement, David choisit plutôt de suivre sa vocation et de devenir prêtre.
 
Il fut ordonné à l’âge de 29 ans et retourna ensuite à St.Michael’s, où il servit comme professeur et entraîneur de hockey.
 
En 1961, le Père Bauer retourna à la finale de la Coupe Memorial, mais cette fois comme entraîneur des Majors, avec sous ses ordres des joueurs comme Larry Keenan, Dave Dryden et Gerry Cheevers.  St.Michael’s permit alors à Bauer de remporter sa deuxième Coupe.
 
Jugeant difficile de conjuguer les exigences d’une équipe de ce niveau et les objectifs académiques, le collège décida se retirer.  Quant à Bauer, il fut assigné au Collège St,Mark’s de l’Université de la Colombie-Britannique, où il devint entraîneur des Thunderbirds et les mena à la finale nationale en 1962-63.
 
Jusqu’en 1963, le Canada envoyait les vainqueurs de la Coupe Allan pour le représenter aux championnats du monde et aux Olympiques, puisque les professionnels n’y étaient pas admis.  Pendant longtemps, cette formule a suffi pour dominer, mais avec la montée des pays de l’est, principalement l’Union soviétique et la Tchécoslovaquie, les résultats canadiens se mirent à chuter.  Le Père Bauer suggéra alors de former une équipe nationale et il en fut désigné l’entraîneur.  Pour la former, il sollicita alors l’aide de son frère Bobby, qui avait représenté le Canada en 1956 à Cortina d’Ampezzo et en 1960 à Squaw Valley, alors qu’il était entraîneur des Dutchmen de Kitchener-Waterloo.
 
En 1964, aux Jeux d’Innsbruck, en Autriche, l’équipe nationale subit son premier test.  Composée de joueurs amateurs pour la plupart assez jeune, elle offrit une performance respectable.  Par contre, elle fut victime d’une injustice lorsqu’un changement à la règle du bris d’égalité dix minutes avant la fin du match vint avantager la Tchécoslovaquie et la priver d’une médaille de bronze.  Il s’agissait de la première fois que le Canada était exclu du podium olympique.  Le résultat fut près d’être renversé en 2005, avant que l’IIHF n’y renonce.
 
Le Père Bauer continua ensuite de gérer l’équipe, mais il laissa sa place derrière le banc.
 
Après une autre quatrième place aux championnats du monde de 1965, c’est finalement en 1966, en Yougoslavie, que l’équipe du Père Bauer parvint à accéder au podium avec une médaille de bronze.  Le Canada conserva le même classement en 1967 en Autriche et en 1968 aux Jeux de Grenoble.
 
L’équipe nationale canadienne redescendit en quatrième place en 1969, avant d’être dissoute.  Les championnats devaient avoir lieu à Montréal et Winnipeg et finalement admettre les professionnels.  Lorsque la décision fut renversée, le Canada protesta en se retirant des championnats du monde et des Olympiques jusqu’en 1977.  Pendant ce temps, le Père Bauer se consacra à développer le hockey en Autriche et au Japon.
 
Lorsque le Canada réintégra le tournoi olympique en 1980, à Lake Placid, on confia la gestion de l’équipe au Père Bauer.  Le Canada y termina sixième.
 
Au cours de son implication dans le monde du hockey, il n’oublia jamais sa vocation, mais sans jamais l’imposer aux non catholiques.  Il célébra la messe dans une multitude d’endroits et réussit même à obtenir pour son équipe une audience auprès du Pape Paul VI après les Jeux d’Innsbruck.  Par contre, sa préoccupation principale était de préparer ses joueurs pour la vie, en leur inculquant de bonnes valeurs et en leur permettant de poursuivre leurs études.  Pour lui, le sport amateur était une façon d’y parvenir et il s’opposa toujours à la présence des professionnels aux Olympiques.
 
Sa philosophie ne l’empêcha toutefois pas d’être un bon vivant et d’apprécier le scotch.
 
Il reçut l’Ordre du Canada en 1967 et fut élu au Panthéon des sports canadiens en 1973. Un aréna utilisé lors des Jeux de Calgary en 1988 fut également nommé en son honneur. 
 
Un cancer du pancréas l’emporta en 1988, à l’âge de 64 ans.  À titre posthume, il fut admis au Temple de la renommée du hockey en 1989 et au Panthéon de la Fédération de hockey sur glace en 1997.
 
Sources :
 
Oliver, Greg, Father Bauer and the Great Experiment:  The Genesis of Canadian Olympic Hockey, ECW Press, 2017, chap.6,
 
“Décès du père Bauer”, PC, Le Devoir, 10 novembre 1988, p.24, “Fr. David Bauer was a man of the cloth, a priest of the rink” de Greg Oliver, 26 mars 2017, The Catholic Registrer (catholicregistrer.org), “Father David Bauer”, Panthéon des sports canadiens (sportshall.ca), hhof.com, wikipedia.org.

dimanche 18 février 2018

Canada vs. Corée en direct



Bienvenue à notre clavardage en direct du match Canada vs. Corée

Il s'agit d'une première expérience pour nous et on s'est dit qu'un match olympique un dimanche matin à 7h10 était la meilleure occasion de tester ça. Vous serez accompagné ici par nos collaborateurs qui se joindront peu à peu à la conversation au fur et à mesure qu'ils se lèveront et auront pris leur café.

Vous pouvez nous envoyer des questions ou des commentaires en direct, ils ne s'affichent pas sur la page mais nous les voyons et nous ferons notre possible pour y répondre.

Bon match!



samedi 17 février 2018

Joueur oublié des 90's #12 - Fredrik Olausson




Après Nicklas Lidström et Börje Salming, le troisième meilleur défenseur suédois de l’histoire de la LNH en terme de points est un peu moins connu que ces deux membres du temple de la renommée et il sera vraisemblablement dépassé prochainement par Erik Karlsson. Mais pendant quelques saisons, Karl-Gustav Fredrik Olausson était un des plus fiables défenseurs de la ligue mais au sein d’équipes moyennes ou carrément mauvaises.

Repêché par les Jets de Winnipeg au 81e rang du repêchage de 1985, Olausson termina son stage d'apprentissage en Suède de belle façon en gagnant le championnat de la ligue suédoise avec son club Färjestad BK en plus d'être nommé joueur junior de l'année. Il gagna ensuite la médaille de bronze avec son pays lors du championnat du monde de 1986.




Il fit ensuite le saut dans la LNH avec les Jets, où il connut immédiatement du succès au sein d'une bonne brigade défensive comprenant de bons mentors tels que Randy Carlyle, Mario Marois et Dave Ellett.  Il obtint 7 buts et 36 points en 72 matchs lors de cette première saison, en plus de 5 points en 10 matchs lors des séries de 1987 dans ce qui fut la dernière participation au-delà de la première ronde dans l'histoire des Jets de Winnipeg (1re version... et 2e aussi...). Lorsque les Jets de l'époque eurent de bonnes saisons, ils se butaient inévitablement à leurs éternels rivaux d'Alberta, les Flames ou les Oilers lors des séries de fin de saison.

Il continua son excellent travail avec les Jets durant six autres saisons, sa meilleure étant celle de 1991-92 où il obtint 20 buts et 62 points mais il eut également son pire différentiel en carrière avec -31 lors de la même année.

Éventuellement, les Jets tournèrent la page et il fut envoyé aux Oilers en décembre 1993 en compagnie d'un choix de 7e ronde (Curtis Sheptak). En retour les Jets eurent un choix de 3e ronde en 1994 qui ne devint qu'un joueur marginal, Tavis Hansen. Olausson pour sa part avait encore 10 saisons devant lui.

Les Oilers étaient toutefois en reconstruction et après deux saisons sans grande envergure, Olausson fut placé au ballottage et réclamé par les Mighty Ducks d'Anaheim en janvier 1996. Il termina la saison à Anaheim mais fut échangé de nouveau au début de la saison suivante. Ce court passage à Anaheim fut toutefois immortalisé de triste manière alors qu'il eut le malheur de porter cet horrible 3e chandail lors de la saison 95-96.




Lorsqu'on cherche ou mentionne cet uniforme sur internet, c'est souvent cette photo d'Olausson que l'on retrouve. Disons qu'il n'est pas à son meilleur non plus sur cette photo...

Il passa donc alors aux Penguins de Pittsburgh en compagnie d'Alex Hicks en retour de Shawn Antoski et Dmitri Mironov. Il joua ainsi deux saisons avec les Penguins, mais revint ensuite à Anaheim en tant qu'agent libre pour la saison 1998-99. Il connut une certaine renaissance offensivement lors de cette saison avec 16 buts et 56 points, ce qui pour un défenseur en ces années de trappe était assez impressionnant. Il était aussi aidé par le fait d'être réuni avec son ancien coéquipier avec les Jets, Teemu Selanne.

Après une autre bonne saison avec les Mighty Ducks, il décida de prendre une année sabbatique de la LNH en signant avec le club SC Bern dans la ligue Suisse pour la saison 2000-01. Un ancien coéquipier d'Olausson, maintenant à l'emploi des Red Wings de Détroit comme recruteur, le convainquit de revenir dans la LNH pour la saison 2001-02. Au sein d'une des équipes des plus "boostées" de l'histoire avec pas moins de 9 futurs membres du temple de la renommée (peut-être même 10 avec Pavel Datsyuk), Olausson put enfin faire partie d'un club assez compétitif pour aspirer à la Coupe Stanley. Il joua 21 matchs en séries en 2002 et contribua avec 2 buts et 4 passes pour enfin remporter sa 1re Coupe Stanley en carrière. Il était même sur l'alignement partant lors de la finale, étant jumelé avec son compatriote Lidstrom.


4 membres du temple et ... Olausson

2002


En plus d'Olausson, la coupe de 2002 était aussi la première pour plusieurs vétérans de longue date qui ont eut des années fastes dans d'autres équipes. Particulièrement à la défense avec Steve Duchesne et Jiri Slegr. C'était aussi la première coupe pour des légendes comme Luc Robitaille et Dominik Hasek.

Auparavant, il participa également aux Olympiques de 2002 à Salt Lake City mais malheureusement, la Suède fut exclue du podium.

Suite à cette parfaite saison, Olausson décida de faire un dernier arrêt à Anaheim alors qu'il signa de nouveau avec les Mighty Ducks. Il passa alors près de gagner une deuxième coupe de suite mais il ne joua qu'un seul match en séries en 2003, son dernier en carrière dans la LNH, et les Mighty Ducks s'inclinèrent en 7 matchs lors de la finale contre les Devils.

Il n'avait pas encore dit son dernier mot pour autant, alors qu'il retourna jouer en Suède avec le club HV71 dans la 1re division suédoise. Il joua trois saisons avec le club avant de terminer sa carrière là où tout avait commencé pour lui, le club Farjestads BK lors de la saison 2006-07.

Il devint ensuite assistant entraîneur avec HV71 et ensuite le club légendaire MODO.

En 1022 matchs en carrière dans la LNH, il marqua 147 buts, obtint 434 mentions d'assistance pour un total de 581 points. Comme mentionné au début du billet, il n'est devancé que par son ancien coéquipier avec les Red Wings, Nicklas Lidstrom ainsi que par un autre ex-Red Wings en Borje Salming au niveau des points par un défenseur suédois. Erik Karlsson en a présentement 492.




Sources:

Elite prospects
Wikipedia

jeudi 15 février 2018

Cleon Daskalakis







Né à Boston en septembre 1962, Cleon Nicholas Daskalakis débuta sa carrière universitaire avec les Terriers de Boston University en 1980-81. En tant que recrue, il ne participa qu'à 8 matchs, récoltant une fiche de 4 victoires contre 2 défaites. Il fut tout de même appelé à se joindre à l'équipe des États-Unis pour le championnat mondial junior de 1981, tenu à Füssen, en Allemagne de l'Ouest.

De retour au sein de l'équipe de Boston University pour les trois saisons suivantes, Daskalakis répartit 49 victoires en 79 apparitions devant le filet des Terriers. Peu de temps après sa graduation, il se vit offrir un contrat par les Bruins de Boston. Il fut assigné à la AHL, aux Bears de Hershey pour la saison 1984-85, alors club-école des Bruins et des Flyers  de Philadelphie. Daskalakis partagea le filet principalement avec un "espoir" des Flyers, Darren Jensen, remportant la coupe Calder au passage. Ron Hextall disputa d'ailleurs 11 matchs avec les Bears cette saison-là. Daskalakis fut également appelé à disputer 8 parties dans la grande ligue, remportant 1 match en 4 décisions.

La saison suivante, les Bruins partagèrent leur club-école avec les Flames de Calgary. Daskalakis pris donc le chemin de Moncton afin d'être le gardien numéro 1 des Golden Flames. Sur 41 matchs, il en remporta 19, contre 14 défaites et 6 nulles. Il croisa également le chemin de Mike Vernon, qui y disputa ses derniers matchs en carrière dans la AHL, avant de définitivement faire le saut dans la LNH. Daskalakis, lui, ne participa qu'à deux matchs des Bruins de Boston, qu'il perdit. La situation fut la même pour la saison 1986-87, alors qu'il ne disputa que 27 matchs avec les Golden Flames et 2 avec Boston, ses deux dernières victoires dans la LNH.


Son contrat étant rendu à échéance, Daskalakis promena son sac de gardien un peu partout dans la AHL pour la saison 1987-88, disputant 3 matchs avec les Bears de Hershey, 6 avec les Whalers de Binghamton et 8 avec les Americans de Rochester, en plus de 9 matchs avec les Admirals de Milwaukee dans la IHL.

N'ayant plus de place pour lui en Amérique du Nord, Daskalakis voyagea outre-mer pour la saison 1988-89, alors qu'il s'aligna avec le Jokerit de Helsinki en Finlande, où il y cotoya un jeune Teemu Selanne. En 21 matchs, il aida le Jokerit à remporter le championnat en 2e division. Il se joint ensuite à l'équipe nationale des États-Unis pour le championnat mondial. Après le tournoi, n'y ayant joué qu'un seul match, Daskalakis décida d'accrocher ses jambières.

Depuis la fin de sa carrière, il est devenu agent de personnalités sportives, dont Milan Lucic et Rob Gronkowski. Il fait également parti de l'équipe d'Anciens des Bruins


Fiche dans la LNH : 3v - 4d - 1n

mercredi 14 février 2018

Les touristes olympiques



Si les Américains en seront à leur 23e participation au tournoi olympique (ils n'ont raté que celui de St.Moritz en 1928), les Canadiens et les Suédois en seront à leur 22e.  Le Canada refusa d'envoyer une équipe à Sapporo en 1972 et à Innsbruck en 1976, voulant protester contre l'interdiction des professionnels, alors que les Soviétiques et les Tchécoslovaques pouvaient contourner les règles en envoyant des "militaires" qui avaient tout des professionnels. 

Quant aux Suédois, ils ont raté Lake Placid en 1932 et imité le Canada en 1976 pour les mêmes raisons.

Par contre, d'autres n'ont fait que passer.  Étant le pays hôte, la Corée du Sud fera ses débuts à PyeongChang, mais autrement, elle n'y serait pas.

Ça m'a donné le goût de chercher les équipes qui ont joué quelques Jeux...

Voici donc les touristes des Jeux Olympiques :

Catégorie Bronze (Trois participations)

Hongrie (1928, 1936, 1964) - Qui dit hockey dit bien certainement Hongrie, c'est connu! D'ailleurs, en 1964, aux Jeux d'Innsbruck, le tournoi comptait un nombre record de 16 équipes et à cette dernière participation historique, les Hongrois terminèrent 16e sur 16 équipes! Plus rien depuis...


Belarus (1998, 2002, 2010) - Le pays des frères K fait partie de ces anciens pays soviétiques qui ont connu relativement du succès sur la scène internationale depuis l'explosion de l'URSS. Leur meilleure position fut lors des Jeux de Salt Lake City, à leur deuxième participation, alors qu'ils terminèrent 4e. Ceci qui constitue en quelque sorte l'une des meilleures positions de cette liste.

Catégorie argent (Deux participations) 



Kazakhstan (1998, 2006) Le pays d'Evgeni Nabokov et Anton Khudobin a participé à deux occasions aux Jeux Olympiques. Leur meilleure performance fut en 1998 avec une 8e place.

Slovénie (2014, 2018)  La Slovénie avait terminé 7e à Sotchi, ayant parvenu à remporter une victoire de 3-1 contre la Slovaquie en ronde préliminaire et une autre de 4-0 contre l'Autriche en ronde de qualification.  Mais que fera-t-elle à PyeongChang sans Anze Kopitar?

C'est l'ex-joueur de la LNH Craig Ramsay qui est leur entraîneur.

Catégorie or (Une seule participation) 

Australie (1960)   Avec des Jeux d'hiver en Californie (Squaw Valley), pourquoi se surprendre de retrouver l'Australie au tournoi de hockey?  Les résultats n'ont toutefois pas été impressionnants: 6 défaites, 10 buts pour, 87 buts contre. 

Ils ont évidemment terminé derniers (9e).  Durant la ronde consolation, les Japonais (avant-derniers), les ont battu 13-2 et 11-3.

Allemagne de l'Est (1968)  Dans un tournoi avec seulement huit équipes, c'est à Grenoble qu'eut lieu la seule fois en hockey olympique où se sont affrontées les deux Allemagnes.  Les deux équipes ont terminé à la queue, l'Ouest finissant avant dernière, suite à sa victoire de 4-2 contre l'Est. 

L'Est a perdu ses sept matchs, marquant 13 buts et en accordant 48, terminant huitième.

Bulgarie (1976)  Le tournoi d'Innsbruck comprenait tout de même 12 équipes, une de plus qu'à Sapporo (1972) et quatre de plus qu'à Grenoble (1968).  En plus, quatre équipes déclinèrent l'invitation.  Le Canada et la Suède refusèrent de s'y rendre pour les raisons mentionnés plus haut.  L'Allemagne de l'Est et la Norvège décidèrent également de ne pas envoyer d'équipe pour d'autres raisons.  Les Bulgares, 16e au monde, furent donc invités.

Le format du tournoi fit en sorte que les équipes du groupe B ne jouèrent qu'un seul match contre celles du groupe A.  Les Bulgares s'inclinèrent 14-1 devant la Tchécoslovaquie.

Jouant ses autres matchs contre des adversaires moins coriaces, la Bulgarie perdit néanmoins ses cinq parties, mais en parvenant tout de même à compter 19 buts et en accordant 38. 


Pays-Bas (1980)  Les Néerlandais n'ont pas à rougir de leur participation aux Jeux de Lake Placid.  Ils ont terminé 9e sur 12.  Ils ont d'ailleurs marqué 4 buts contre les Soviétiques (défaite de 17-4), annulé 3-3 contre le Japon et battu la Pologne par la marque de 5-3.

Ukraine (2002)  Le tournoi de Salt Lake City comprenait douze équipes.  Les meilleures équipes des groupes A et B accédaient alors à la deuxième ronde avec les quatre équipes du groupe C, préqualifiées.

Avec deux victoires et une défaite, l'Ukraine faillit passer au deuxième tour, mais perdit au bris d'égalité contre le Belarus.

En ronde consolation, elle s'est toutefois fait compter 6 buts en première période, pour perdre 9-2 contre la Lettonie.  L'Ukraine dut donc se contenter du 10e rang.

Sergeï Petrenko porte l'uniforme sans inscription devant Brad Schlegel et Sean Burke

Communauté des États Indépendants (1992) Disons que celle-ci ne compte pas... On est en 1992 et l'URSS venait d'exploser et ce qui formait cette puissance en décomposition se présenta aux Jeux d'Albertville sous le nom d'Équipe Unifiée avec le drapeau des Jeux Olympiques comme étendard. Branding vite fait, mêmes athlètes... L'équipe comptait encore un bon nombre de futures vedettes de la LNH évoluant encore dans la défunte URSS et ne fit qu'une bouchée de ses adversaires... Ce fut à ce jour le dernier triomphe russe aux Olympiques... Si on les inclut à juste titre dans cette liste, il s'agit du seul pays qui a remporté une médaille à sa seule participation... 

Nous avons cette année une situation un peu semblable, alors que les Russes compétionneront sous une autre appellation, les Athlètes olympiques de Russie, avec le drapeau olympique comme étendard.  Nous verrons s'ils auront autant de succès que l'Équipe unifiée. 

Sources: collectionscanada.gc.ca wikipedia.org.

lundi 12 février 2018

Jeu vidéo rétro: IKE! IKE! Nekketsu Hockey Bu




Voici après quelques mois d'absence un nouveau vidéo de mes explorations de jeux vidéo de hockey rétro. J'ai récemment eu plusieurs nouveaux jeux et je me devais de continuer ma mission.

Le jeu d'aujourd'hui est une espèce d'anomalie japonaise qu'on a jamais pu voir ici.

Je vous présente donc le magnifique jeu IKE! IKE! Nekketsu Hockey Bu
 



Cliquez ici pour découvrir d'autres jeux de hockey sur des vieilles consoles.

samedi 10 février 2018

Roger Bourbonnais



Roger Bourbonnais est originaire de Rivière Qui Barre, un hameau qui fait maintenant partie d’Edmonton.

Alors qu’il était capitaine de l’équipe junior de sa ville, les Oil Kings, il remporta la Coupe Memorial de 1963, avec ses coéquipiers qui incluaient entre autres Glen Sather et Pat Quinn.

Suite à cette victoire, il s’inscrivit en droit à l’Université de la Colombie-Britannique, en plus de se joindre à la nouvelle équipe nationale du Canada.  Auparavant, c’était l’équipe gagnante de la Coupe Allan (champions canadiens au niveau senior) qui représentait le Canada aux championnats du monde et aux Jeux Olympiques (qui faisaient office de championnats du monde lors des années olympiques). 

Pendant longtemps, cette formule a suffi pour s’imposer au niveau mondial.  Par contre, lorsque les Soviétiques et les Tchécoslovaques se mirent sérieusement au hockey, la situation a changé.  Il faut dire également que leurs joueurs, bien qu’officiellement amateurs (une obligation pour les Olympiques à cette époque), ils avaient tout des professionnels.  Toutefois, bien qu’ils s’entraînaient à temps plein, ils étaient payés par l’armée et donc pas officiellement des professionnels.  Pour faire face à cette situation, il fut donc décidé de former une équipe nationale canadienne.

Dès l’année suivante, Bourbonnais eut l’occasion de représenter le pays aux Jeux d’Innsbruck.  Dans un tournoi très serré, le Canada eut un résultat crève-cœur.  À l’époque, il n’y avait pas de ronde des médailles, seulement un tournoi à la ronde.  À la fin, la Tchécoslovaquie et le Canada avaient la même fiche.  Par contre, la règle du bris d’égalité a été changée 10 minutes avant la fin du dernier match, et les Tchécoslovaques se sont retrouvés sur le podium.  Abasourdis, les Canadiens se sont retrouvés quatrièmes.  Il s’agissait de la première fois que le Canada était exclu du podium aux Olympiques.

Bourbonnais continua ensuite avec l’équipe nationale, même si le programme déménagea à Winnipeg.  Bourbonnais poursuivit alors ses études à l’Université du Manitoba.  Sur la patinoire, il remporta des médailles de bronze en 1966 et en 1967 aux championnats du monde. 

Suite à l’expansion de 1967 dans la LNH, des postes se créèrent.  Des membres de l’équipe nationale, comme Seth Martin, firent leurs débuts professionnels.  Bourbonnais, de son côté, reçut une offre des Red Wings, qu’il refusa.  Il préféra plutôt continuer ses études et son parcours avec l’équipe nationale.
 
Sa persévérance fut récompensée aux Jeux de Grenoble en 1968.  En sept matchs, le centre au coup de patin efficace marqua quatre buts et obtint deux passes, pour aider le Canada à remporter la médaille de bronze.

Bourbonnais participa une dernière fois aux championnats du monde en 1969 à Stockholm, avant de terminer ses études.  Avocat et maintenant âgé de 75 ans, il pratique toujours le droit commercial et immobilier à Vancouver, en plus d'assister des directeurs-généraux de la LNH dans leurs négociations.
 
En 1999, il a fait son entrée au Temple de la renommée de l’IIHF en 1999 et à celui du hockey de l’Alberta en 2011.
 
Sa petite fille Jaime a joué avec l’équipe nationale féminine U18 en 2016.
 
Sources : “Russia Hockey Winner Canada Finishes Fourth”, CP, 10 février 1964, Montreal Gazette, p.17, “Roger Bourbonnais: A man who knows the burden of carrying a country’s hopes” de Tom Hawthorn, 22 février 2010, The Globe and Mail (theglobeandmail.com), “Bourbonnais To Be Inducted Into Alberta HOF”, 25 janvier 2011 (oilkings.ca), « Following in Her Grandfather’s Footsteps » de Wendy Graves, 14 août 2014 (hockeycanada.ca), ahbl.ca, wikipedia.org.

jeudi 8 février 2018

Découvrez quelques olympiens




Pour ces Olympiques de 2018, on sait tous que le tournoi de hockey ne sera pas à la hauteur des éditions précédentes en ce qui concerne le talent brut. Il est certain que contrairement aux autres disciplines, on n'aura pas droit aux meilleurs athlètes de la planète mais moi, j'ai décidé de me résigner et j'anticipe avec une grande hâte ce tournoi des mal-aimés et des has-been. Je trouve même qu'on était trop gâtés lors des tournois précédents, alors que le Canada dominait presque tous ses adversaires et la victoire semblait acquise d'avance dans trop de suspense (j'exclus 2006 de cette argumentation).

Alors pour 2018, on retrouve cette fois des has-been, des jeunes joueurs junior et collégiaux, des expatriés en Europe, des joueurs des mineures et quelques futurs choix au repêchage en juin prochain. Si seulement la KHL s'était aussi rétractée ça aurait été parfait. La plupart des projecteurs seront donc tournés vers les Russes ou des joueurs comme Rasmus Dahlin, mais moi je vais plutôt décortiquer les sites de statistiques lorsque je vais revoir d'anciens noms familiers pour voir où ils sont rendus dans leur carrière ou bien quel joueur de la Slovénie est le plus proche parent de Anze Kopitar.

Voici cinq joueurs que j'ai hâte de voir (ou de revoir) en action. Vous avez probablement tous analysé l'équipe canadienne, alors je ne vais pas en inclure ici.


Alex Plante (D)
Corée du Sud

J'avais remarqué que l'équipe coréenne comprenait quelques joueurs à la double citoyenneté canadienne et sud-coréenne, mais voici un joueur qui selon son parcours aurait probablement pu faire l'équipe canadienne. Alex Plante est un ancien projet avorté des Oilers d'Edmonton qui l'ont repêché au 15e rang du repêchage de 2007. Je le connais surtout parce que je jouais souvent avec les Oilers en mode Franchise à NHL 11 et NHL 12 et Plante faisait partie de ma relève dans les mineures. Mais à l'instar du joueur dans le jeu, il n'a jamais su s'imposer dans la LNH, seulement 10 matchs avec les Oilers en trois saisons ou il obtint deux maigres mentions d'assistance.

Quand son contrat avec les Oilers fut échu, il signa en Autriche durant l'été 2013. Il joua une autre saison en Norvège et décida en 2015 de s'enligner dans la Asia League Ice Hockey (ALIH). Il est à noter qu'il est le plus grand et le plus lourd joueur actif de cette ligue à 6' 5'' et 229 livres. Son club, Anyang Halla est le plus vieux club de hockey de l'histoire de la Corée du Sud (formé en 1994) et il compte d'ailleurs sur trois autres canadiens d'origine (et maintenant à double citoyenneté) qui seront aussi aux Olympiques dont le gardien partant Matt Dalton.


Michael Swift (C)
Corée du Sud

Plante était le seul joueur de l'équipe coréenne qui m'était familier mais en fouillant davantage, je me suis intéressé au parcours d'un autre canadien naturalisé en Corée du Sud, Michael Swift.

Cet ancien capitaine des Ice Dogs de Niagara n'est nul autre que le meilleur joueur de l'histoire de la ligue asiatique avec 503 points en 286 matchs. Seulement deux joueurs (tous deux originaires du Japon) le devancent de quelques points seulement dans l'histoire des pointeurs de la ligue, mais ils ont cependant joué 200 matchs de plus que le Gretzky de la ALIH. Après son stage junior avec Niagara et quelques saisons dans le système des Devils et des Sharks, ce petit attaquant (5' 9'') s'est joint au club coréen Gangwon High1 ou il joue depuis la saison 2011-12.

Lui et les quelques autres expatriés canadiens devraient former la première ligne d'attaque des Coréens qui seront dirigés par deux ex-joueurs de la LNH originaires de Séoul, Jim Paek (champion de la coupe Stanley avec les Penguins dans les années 90) et Richard Park. J'estime qu'après le Canada, l'équipe sud-coréenne sera celle que je suivrai le plus.

En passant, aucun membre de l'équipe hôtesse ne provient de la Corée du Nord.


Ladislav Nagy (AD)
Slovaquie

Ladislav Nagy est un exemple typique d'un joueur semi-vedette qu'on oublie graduellement au fil des années. Un joueur qui jadis semblait prometteur avec les Coyotes de Phoenix, il a souvent été ralenti par les blessures et il est subtilement disparu du radar nord-américain depuis. Il fut originalement un produit issu des Blues de St. Louis mais il fit partie de l'échange impliquant Keith Tkachuk en 2001 et il s'amena donc en Arizona. Il fut un joueur productif avec près d'un point par match durant quelques saisons, mais les Coyotes l'envoyèrent aux Stars de Dallas en 2007, une expérience qui fut sans succès pour les Stars. Il signa ensuite avec les Kings mais ne joua que 38 matchs avec eux en 2007-08, passant le reste du temps sur la liste des blessés.

Il joua ensuite dans la KHL et dans la ligue de Suède. Il est depuis deux ans le capitaine du club HC Kosice de la ligue slovaque ou il continue à 39 ans d’amasser les points. Il sera le plus vieux membre de l'escouade slovaque.


Björn Krupp (D)
Allemagne

On retrouve quelques ex-joueurs de la LNH avec l'équipe allemande comme Marcel Goc, Christian Errhoff et l'entraîneur Marco Sturm. Mais moi, celui qui a capté mon attention a lui aussi une double citoyenneté car son père est l'illustre joueur allemand et ex-Nordique Uwe Krupp. Né à Buffalo lorsque Uwe était membre des Sabres, Björn Krupp quitta l’Amérique en 1996 lorsque ses parents se séparèrent et il quitta pour l'Allemagne avec sa mère. Il revint vivre avec son père lorsque ce dernier évoluait avec les Red Wings de Détroit vers la fin de sa carrière et c'est à se moment que Krupp fils commença à jouer au hockey.

Il joua plus tard pour l'équipe américaine des moins de 16 ans et des moins de 17 ans et alla ensuite faire son stage junior avec les Bulls de Belleville dans la OHL. Moins doué offensivement que son père, Björn a toutefois un physique imposant. Il joue dans la ligue allemande depuis 2011.


Patrick Thoresen (AG)
Norvège

Si l'équipe de la Corée du Sud m'intrigue particulièrement avec ses nombreux faux-coréens, l'équipe de la Norvège me captive tout autant mais il en a toujours été ainsi, car je me suis toujours demandé pourquoi la Norvège n'était pas au même niveau que plusieurs de ses voisins scandinaves en terme de hockey. Seulement 8 joueurs nés en Norvège ont joué un match dans la LNH. Le seul encore actif et le meilleur Norvégien de tous les temps est l'attaquant des Rangers, Mats Zuccarello. Il y aurait aussi l'ex du CH Andreas Martinsen qui est techniquement sous contrat avec les Blackhawks mais jusqu'à maintenant, il a passé toute la saison dans la ligue américaine.

Bref, la Norvège n'a jamais été une puissance. Aux Olympiques, leur meilleur résultat fut une 8e place en 1972 aux Jeux de Sapporo au Japon. La plupart des membres de l'équipe norvégienne à Pyeongchang évolue dans la ligue suédoise ou dans d'autres ligues européennes. On en retrouve quelques-uns dans la ligue norvégienne de moins bon calibre. Le seul olympien qui a déjà joué dans la LNH et leur seul membre actif en KHL est Patrick Thoresen.

Le plus vieux membre de l'équipe a 34 ans.  Thoresen est un habitué de la scène internationale. Son père Petter, qui est l’entraîneur de l'équipe, est également un des meilleurs joueurs de l'histoire du pays, ayant fait partie de l'équipe olympique de 1980 à 1994. Pour sa part, Patrick opta de faire son hockey junior dans la LHJMQ avec le Drakkar de Baie-Comeau (l'équipe parfaite pour un Norvégien) et les Wildcats de Moncton. Il retourna ensuite en Europe dans la ligue suédoise mais signa comme agent libre avec les Oilers d'Edmonton en 2006 et à la surprise générale, il obtint un poste dans le grand club pour la saison 2006-07. Il ne fit pas long feu dans la LNH, seulement 24 points en 106 matchs avec les Oilers et les Flyers suite à quoi il revint en Europe, d'abord dans la ligue suisse et ensuite dans la KHL.

Je gage un petit deux qu'il sera nommé capitaine des Norvégiens et je prédis que la Norvège va terminer au plus haut rang de son histoire aux Olympiques avec une....7e place.





Bon tournoi à tous! Ça s'annonce pour être plus palpitant que de regarder le CH en tout cas...

mercredi 7 février 2018

Brian Heaton







Dans mon article "De pads de cuir à aujourd'hui", j'ai volontairement omis de mentionner le nom de Brian Heaton, car son histoire méritait plus qu'un simple paragraphe.


Né en 1950, Brian Heaton joignit les rangs de Cooper Canada en 1972 après sa graduation du Ontario College of Arts. Bien qu'il n'ait jamais joué à la position de gardien de but, Heaton créa durant son passage de 12 ans chez Cooper la gamme d'équipement de gardien Cooper's Durasoft, ainsi l'inoubliable système Cooperall. On pense souvent à tort que les Cooperalls n'étaient que des pantalons de hockey avec un look horrible, alors qu'en réalité, ça représentait tout un système de protection, des épaules jusqu'aux chevilles. D'ailleurs, les culottes d'aujourd'hui ressemblent énormément à la coquille des Copperalls. Heaton se bâti ainsi une excellente réputation dans le monde du hockey.

En 1984, il quitta Cooper pour se spécialiser dans l'équipement de gardien de but. Il créa  "Brian's Hockey" avec un partenaire du nom de Sonny Stomp. "Brian's" était différent de ses compétiteurs, offrant des équipements colorés (ce qui était encore très rare à l'époque), un service de personnalisation hors-norme et des produits haut de gamme. Surnommé "The Goalie Guru", Brian était à l'écoute de ses clients et modifiait leur équipement selon leurs désirs et besoins. Il fut racheté quatre ans plus tard par son partenaire. La compagnie Brian's continua de prospérer et fut très populaire grâce à ces innovations et à ses looks. Comment ne pas oublier Ed Belfour avec ses jambières Brian's Air, ou Trevor Kidd avec son malheureusement célèbre look damier?

Brodeur avec l'équipement Heaton
Il démarra alors la compagnie "Heaton Hockey". Continuant dans la même veine, il travailla avec plusieurs gardien, dont Martin Brodeur. Il aida également d'autres compagnies à développer de l'équipement de gardien, dont Louisville qui fut racheté en 2004 par Karhu Canada, déjà dépositaire, entre autres, des marques Koho et Jofa.

Alors que son ancienne compagnie "Brian's" avait des problèmes financiers, il tenta de la racheter. Son offre n'étant pas accepté, il repartit une nouvelle entreprise d'équipement de gardien, "BHG" (Brian Heaton Goalie).

Grand amateur d'équitation, Brian Heaton décéda en septembre 2008 des suites d'une crise cardiaque qu'il eut pendant une compétition.

L'héritage de Brian Heaton est encore aujourd'hui très présent aujourd'hui. Brian's est le chef de file en fait de motif "custom", en plus d'être porté par plusieurs gardiens de haut niveau.

Sources :
http://www.pressreader.com/canada/montreal-gazette/20080912/282063387770763
https://elitegoaltending.wordpress.com/2008/09/12/the-goalie-guru-passes-away/
http://www.njdevs.com/forums/index.php?/topic/14837-sean-burke-makes-bid-for-brians/
https://tenderslounge.wordpress.com/2008/09/11/sad-loss-in-the-tenders-world/

jeudi 1 février 2018

Les cartes de Martin




Durant le temps des fêtes, j'ai reçu ce message de mon collègue Martin ITFOR qui était de passage dans sa famille au Saguenay. Comme il devait plus tard passer par le Lac-St-Jean voir des amis, il m'a envoyé ce message.




Comme vous voyez par ma réponse, j'étais plus qu'excité par cette perspective de recevoir un nouveau shitload de cartes! Martin sait que j'adore les cartes des années 90 même s'il s'agit de cartes communes sans grande valeur. De toute façon, avec les cartes que j'ai en double ou qui ne m'intéressent pas, je fais des projets artistiques (j'en ai d'ailleurs plusieurs en tête en ce moment). 

Il est donc venu faire un tour chez moi entre Noël et le jour de l'an et il m'a légué ceci en me disant "tu es fait"...




Effectivement il avait raison. J'étais fait. J'avais en tête de prendre mes deux semaines de vacances du temps des fêtes pour faire plein de projets genre aller dehors, faire du sport, voir mes amis ou bien de filmer d'autres vidéos de jeux de hockey...

Mais non, après avoir reçu cette cargaison, je n'avais d'autres choix que de déballer cette boite (avec trois étages de cartes) et de classer toutes ces cartes comme un craqué mental. Nous sommes présentement à la fin janvier et j'ai finalement terminé de classer et d'intégrer ces nouveaux arrivants à ma collection. Il faut dire que j'avais beaucoup de pain sur la planche alors que plusieurs cartes que j'avais déjà en double se retrouvaient désormais en quadruple...

Donc histoire de ne pas être égoïste et de rendre hommage aux parents de Martin pour avoir conservé ces cartes pendant tant d'années, je vous partage aujourd'hui un petit échantillon des meilleures cartes que j'ai pu trouver dans ce splendide cadeau de Noël de Martin que je remercie encore.



Donc on retrouvait beaucoup de cartes du début des années 90 dans cette boîte. Mais il y avait plusieurs cartes d'une série que j'adore, celle de Score 1992. J'en avais seulement une trentaine auparavant mais Martin l'avait presque au complet. Je crois qu'il ne m'en manque désormais qu'une dizaine pour compléter la série.




J'aime particulièrement celle-ci de Fredrik Olausson, un de mes joueurs cultes, surtout grâce au figurant en arrière qui me dit quelque chose...



Parmi mes cartes préférées des années 90, celles des équipes d'expansion figurent au sommet. Encore plus si les joueurs ont un mullet. J'adore celle-ci de Laurie Boschman, premier capitaine des nouveaux Sénateurs d'Ottawa (comme on voit c'était avant d'être nommé capitaine). 




Bien sûr, toute carte de mon avatar m'est très chère et il y avait ces deux cartes de Ray que je n'avais pas encore dans ma collection. C'était aussi ma première carte de Ray Sheppard dans l'uniforme des Sabres. Il ne me manque plus qu'une carte de lui en tant que membre des Hurricanes pour avoir toute sa carrière en cartes!




Quand j'ai vu cette carte de Steve Yzerman, j'ai capoté pendant quelques millisecondes. Martin m'avait bien dit qu'il garderait les cartes des années 80 en baissant mais j'espérais bien qu'il en laisse passer quelques-unes. Mais j'ai bien vite repris mes esprits car quelque chose clochait avec cette carte qui avait l'air beaucoup trop en bonne condition et qui était pleine d'anachronismes avec une photo d'Yzerman plus vieux (avec le C sur la grande photo) et son vernis lustré. De plus je savais que cette série datait environ de 1984 ou 1985 et Yzerman n'eut le C que quelques années plus tard.




Donc Martin m'a bien eu ici. Pour un instant je croyais que j'allais être plus riche de 56$ (en 1992) mais il s'agissait bien sûr d'une reproduction (en quelque sorte). C'est tout de même le fun d'avoir ce genre de carte dans ma collection. Ça fite bien dans mon cartable des années 90 car c'est assez représentatif de l'époque.




On ne me l'a fait pas deux fois...




D'autres cartes agaces...




Une des seules vraies cartes des années 80 qui s'est faufilé dans le tas est cette carte de Dave Andreychuk de 1986. NICE! Une carte du co-joueur de la semaine du 6 au 12 février 1984!




Il y avait aussi celle-ci un peu plus vieille des meilleures moyennes de gardiens. Je suis content car je n'avais pas beaucoup de cartes de cette année-là (ou celle d'Andreychuk) dans ma collection. J'ai comme un gap entre 1982 et 1989 où je n'ai que quelques cartes ici et là...




Il y avait également cette étrange petite carte de Shawn Burr de 1987 (comparez le format avec l'autre carte à côté). Je n'avais jamais vu cette série auparavant et c'était d'ailleurs la seule carte de cette série dans tout le lot...




Il y avait également plusieurs cartes provenant de compagnies alimentaires comme Kraft ou Jell-O. Ça c'est vraiment de la nostalgie et on remonte vraiment dans notre enfance avec ce genre de cartes. Mais dans ce cas-ci je remonte dans l'enfance de Martin et c'est un peu weird car je l'imagine découper ces boîtes de carton avec des ciseaux du haut de ses 9-10 ans...




D'autres cartes purement 80-90 des gâteaux Vachon et des céréales Kellogs. Ça devait vraiment être le fun d'emmener Martin à l'épicerie dans le temps...

Je termine ici avec d'autres cartes nutritives de sac de chips et autres promotions de Kraft...(Qu'est-ce que c'était donc des Kraft Spirals?)




C'est donc ce qui complète ce petit échantillon de l'enfance de Martin... J'ai environ 3000 cartes de plus que je pourrais vous montrer mais je vais me limiter à ceci pour l'instant. Il m'a aussi légué plusieurs cartes de baseball, football, basketball et même de soccer en plus de d'autres anomalies des années 80 que je vous montrerai peut-être un jour.

Mais pour l'instant je compte tout d'abord reprendre un train de vie normal avant que mon épouse ne me quitte...