mercredi 23 juillet 2014

Les capitaines : Dallas (et leurs ancètres)











Quand j'ai commencé ce projet des Capitaines, je savais que les Stars de Dallas représenteraient un défi particulier. La plupart d'entre vous savent que les Stars étaient auparavant situés au Minnesota et s'appelaient les North Stars avant de déménager aux Texas en 1994. Mais moins de gens savent qu'avant ce transfert, les North Stars avaient auparavant été "fusionnés" avec une autre équipe, les Barons de Cleveland, en 1978. Les Barons et les North Stars étaient à l'époque les canards boiteux de la LNH, surtout à cause de la présence de l'AMH dans le décor. La ligue décida de fusionner les deux franchises, ne gardant que celle de Minnesota mais avec les propriétaires des Barons comme propriétaires majoritaires. Ceci fait en sorte que plusieurs joueurs des Barons se retrouvèrent au Minnesota pour la saison 1978-79, donc je considère nécessaire d'inclure les anciens capitaines des deux équipes dans ce montage photo.

En plus de ça, les Barons n'eurent que deux saisons d'existence dans la ligue, eux qui étaient auparavant connus sous le nom des Golden Seals de Californie avant de déménager de Oakland à Cleveland en 1976. Je n'irai pas plus loin dans l'histoire des Seals/Barons, les lecteurs de ce blogue sont probablement déjà au courrant de ce sujet fétiche. Mais si vous voulez en savoir plus, voici quelques liens d'anciens articles passés.

http://pucktavie.blogspot.ca/2009/03/confessions-dune-ex-fan-des-barons-de.html
http://pucktavie.blogspot.ca/2011/09/le-richfield-coliseum.html
http://pucktavie.blogspot.ca/2011/02/comment-coacher-les-golden-seals.html
http://pucktavie.blogspot.ca/2009/02/gilles-meloche.html
http://topnethockey.blogspot.ca/2013/03/special-st-patrick-les-golden-seals-de.html

Je me concentrerai sur les capitaines de cette franchise, qui ici rassemblés dans ce montage, nous donnent droit à une belle pizza, ou plutôt une belle salade verte (à l'exception de quelques radis rouges). Ce fut un bon défi de faire ce montage, particulièrement pour la recherche photo. J'essaie toujours de trouver les photos des joueurs portant le "C" et c'est une denrée parfois très rare, surtout pour les Seals/Barons et les premiers capitaines des North Stars. Pour les deux premiers capitaines des Barons, j'ai du avoir recours à une petite photo d'équipe floue, seul vestige que j'ai pu trouver. J'ai aussi du faire preuve d'imagination pour placer tout ce monde de façon compréhensible. Il vous faudra d'ailleurs faire preuve d'imagination et imaginer une barrière invisible entre les joueurs des North Stars pré-fusion et ceux des Seals/Barons que j'ai identifié différemment (avec le suffixe B).

On retrouve donc, avant la fusion de 1978, sept capitaines chez les North Stars et huit capitaines chez les Seals/Barons. À partir du #8, on se retrouve en période "post-fusion" avec seulement les capitaines des North Stars (version 1.2).

Je crois finalement que ce projet complexe aurait quasiment eu plus sa place comme thèse d'étude universitaire.





NORTH STARS DU MINNESOTA (Pré-Fusion)

1:  Bob Woytowich - 1967-1968
Woytowich était un vétéran de plusieurs saisons dans les ligues mineures avant de jouer 3 saisons avec les Bruins de 1964 à 1967. Il fut réclamé par les North Stars lors du repêchage d'expansion et devint le premier capitaine de l'équipe. Il ne joua qu'une saison au Minnesota et fut échangé ensuite à Pittsburgh où il connût ses meilleures saisons. Après une saison avec les Kings en 1972, il fut tanné de jouer pour des équipes poches et signa avec les Jets de Winnipeg dans l'AMH.

2. Elmer Vasko - 1968-1969
Vasko était un des plus gros joueurs de sa génération à 6'2" et 200 livres. il est né à Duparquet en Abitibi et était un des premiers joueurs d'origine Slovaque dans la LNH. Il fut durant quelques années un des meilleurs défenseurs de la ligue avec Chicago où il joua 10 saisons de 1956 à 1966. Il remporta notamment la coupe en 1961 et fut un des finissants pour le trophée Norris en 1963 et 1964, étant également nommé sur l'équipe d'étoiles durant ces deux saisons. Il prit sa retraite en 1966 mais fut convaincu par les North Stars de revenir au jeu avec la jeune équipe d'expansion en 1967-68. Il fut nommé capitaine en 68-69 et se retira de nouveau après 3 matchs lors de la saison suivante.

3. Claude Larose - 1969-1970
Larose est plus connu pour son parcours avec les Canadiens où il joua le temps de 2 séjours (1963-1968, 1970-1074), gagna 6 coupes Stanley et aida à ajouter de la robustesse à l'équipe. Entre ces 2 séjours, il fut échangé aux North Stars où il joua l'espace de deux saisons avant d'être retourné à Montréal en 1970. En plus de son talent pour le jeu robuste, il était également un bon marqueur. Il obtint d'ailleurs sa meilleure saison offensive avec les North Stars en 1968-69 avec 62 points. Il termina sa carrière à St-Louis où il joua 4 saisons avant de prendre sa retraite en 1978.

4. Ted Harris - 1970-1974
Harris était également un vétéran de plusieurs saisons avec les Canadiens où il remporta 4 coupes Stanley et joua dans 3 matchs des étoiles avant de s'amener avec les North Stars en 1970 lors d'un repêchage intra-ligue. Il devint le premier capitaine à être en poste pour plus d'une saison avec les North Stars. Il termina sa carrière avec les Flyers en 1975 où il remporta une 5ème coupe Stanley.

5. Bill Goldsworthy - 1974-1976
La première grande star offensive de l'histoire de l'équipe, Goldsworthy était auparavant prisonnier du système des Bruins et du peu de postes disponibles durant les années des "Original 6". Il put enfin éclore avec les North Stars où il connut 7 saisons consécutives de 24 buts et plus, dont une de 48 buts en 1973-74. En 1976, alors que l'équipe était en reconstruction et que sa production déclinait entre autre à cause de problèmes d'alcool, Goldsworthy fut échangé aux Rangers où il joua une saison avant d'être échangé de nouveau, cette fois aux Racers d'Indianapolis de l'AMH (le premier joueur à avoir été échangé entre les 2 ligues). Il mourût du Sida en 1996, le premier joueur de hockey à avoir annoncé publiquement cette maladie. Les North Stars retirèrent son numéro peu avant leur déménagement à Dallas en 1992.

6. Bill Hogaboam - 1976-1977
Au début de la saison 76-77, les North Stars étaient alors une des équipes les plus mal en point de la ligue. Regardez simplement le line-up de l'équipe ici et vous verrez qu'on y retrouve pas beaucoup de membres du temple de la renommée. Hogaboam fut donc le choix par défaut pour le titre de capitaine. Il joua auparavant pour les Red Wings et les Flames d'Atlanta. Cette saison comme capitaine sera sa dernière avec les North Stars alors qu'il fut retourné aux Red Wings où il termina sa carrière dans leurs filières en 1983.


7. Nick Beverley - 1977-1978
Beverley était un joueur vagabond qui joua entre autres plusieurs saisons dans le système des Bruins avant de passer aux Penguins et ensuite les Rangers. Il fut obtenu dans l'échange de Goldsworthy en 1976 et fut nommé capitaine de l'équipe la saison suivante. Après la fusion avec les Barons, il fut réclamé au ballotage par les Kings et signa par la suite avec les Rockies du Colorado où il termina sa carrière en 1980. Il sera plus tard entraineur avec les Maple Leafs après le congédiement de Pat Burns mais ne sera en poste que durant 15 matchs.


GOLDEN SEALS DE CALIFORNIE / BARONS DE CLEVELAND


1B. Bobby Baun - 1967-1968
Baun était un vétéran défenseur qui joua 11 saisons avec les Maple Leafs, remportant 4 coupes Stanley. Après la coupe de 1967 où il ne joua presque pas, et étant maintenant en froid avec la direction de l'équipe, il fut réclamé par les Seals lors du repêchage d'expansion et fut le choix logique comme premier capitaine. Mais étant un vieux de la vieille, il n'était pas heureux avec Oakland et demanda d'être échangé à une équipe des "Original 6". L'équipe exauça son voeu et l'échangèrent aux Red Wings. Il termina sa carrière avec un retour à Toronto où il joua 3 dernières saisons et prit sa retraite en 1973. Ancien texte de Benoit ici.

2B. Ted Hampson - 1968-1971
Hampson joua plus de 24 saisons professionnelles dans plusieurs ligues (WHL, AHL, CHL, AMH et LNH). Un habitué du ballotage, des repêchages intra-ligue et des échanges entre équipes poches, il fut le choix pour remplacer Baun. Il connut d'ailleurs sa meilleure saison offensive avec les Seals lors de sa première saison comme capitaine en 68-69 avec 75 points et gagna le trophée Bill Masterton. Les Seals l'échangèrent aux North Stars en 1971. Il termina sa carrière comme joueur-entraineur des Stars d'Oklahoma City dans la CHL en 1981.

3B. Carol Vadnais - 1971-1972
Vadnais était un produit des filières du Canadien où il joua quelques matchs de 1966 à 1968 et put avoir son nom sur la coupe de 68. Les Canadiens réussirent à le protéger lors du repêchage de 1967 mais ne purent en faire autant lors du repêchage intra-ligue de 1968 alors que les Seals le réclamèrent. Il connut 4 bonnes saisons offensives avec les Seals de 1968 à 1972 mais vers la fin de la saison 71-72, les Canadiens voulaient rapatrier leur ancien joueur pour les séries mais les Bruins offrirent davantage aux Seals pour faire son acquisition. Il passa aux Bruins et remporta la coupe cette année-là. Il accompagna plus tard Phil Esposito dans l'échange avec les Rangers et connut plusieurs autres bonnes saisons avec New York. Il termina sa carrière avec les Devils du New Jersey en 1983.

4B. Bert Marshall - 1972-1973
Marshall est le meneur de l'histoire des Seals pour le nombre de matchs joués avec 313, étant un des rares à ne pas avoir été que de passage avec l'équipe. Son dévouement fut probablement la raison pour laquelle il fut nommé capitaine suite au départ de Vadnais. Mais il ne termina pas la saison avec l'équipe, étant échangé aux Rangers pour les séries de 1973. Il joua ensuite avec les Islanders où il joua 6 saisons avant de prendre sa retraite en 1979.

5B. Joey Johnston - 1973-1975
Alors que l'équipe était décimé par l'arrivée de l'AMH et que plusieurs de ses meilleurs compteurs firent le saut dans la nouvelle ligue, une des seules pièces stables fut Johnston, qui mena l'équipe pour les buts en 1973 et 1974. Cependant, il perdit sa touche lors de la saison 1974-75 et fut échangé aux Blackhawks où il se retira en 1976.

6B. Jim Neilson - 1975-1977
Neilson était un vétéran défenseur de 12 saisons avec les Rangers avant d'être réclamé par les Seals en 1974. Son leadership lui permit de devenir co-capitaine des Seals et ensuite des Barons en compagnie de Bob Stewart. Il est probablement le premier capitaine d'origine amérindienne de l'histoire de la LNH (faudrait que je vérifie). Il termina sa carrière avec les Oilers d'Edmonton en 1978-79.

7B. Bob Stewart - 1975-1977
Co-capitaine avec Neilson, Stewart détient le titre peu enviable du pire joueur de l'histoire de la ligue au niveau des +/- avec un total en carrière de -260, résultat d'une carrière passée entièrement avec des équipes de bas de classement (Seals/Barons/Blues et Penguins) de 1972 à 1980. Il est important de noter que les +/- ne sont pas une science exacte et qu'ils ne furent pas toujours enregistrés dans les statistiques des joueurs.

8B. Al MacAdam - 1977-1978
Pour une raison que j'ignore, les Barons décidèrent de retirer le "C" à Neilson et Stewart au profit de MacAdam pour la saison 1977-78, la dernière de la franchise. Anciennement des Flyers où il ne joua que 6 matchs, mais dont l'un d'eux fut le dernier match victorieux de la coupe de 1974, il s'amena avec les Seals en retour de Reggie Leach pour la saison 1974-75. Il fut un des piliers de l'attaque des Seals et des Barons pour les derniers miles de l'équipe et continua ensuite sa carrière avec les North Stars où il connût d'excellentes saisons. Il termina sa carrière avec les Canucks pour une dernière saison en 1984-85.


NORTH STARS (POST-FUSION) et STARS DE DALLAS


8. Jean-Paul Parisé - 1978-1979
La carrière de J-P Parisé (père de Zach) est assez mélangeante mais est par contre très reliée à l'histoire des deux franchises, ce qui fait de lui un choix assez logique et ironique comme premier capitaine des North Stars version 1.2 (suite à la fusion avec les Barons). Originalement un produit des Bruins de Boston, il fut réclamé par les Seals lors du repêchage d'expansion de 1967 mais fut échangé aux Maple Leafs avant le début de la saison 1967-68, donc il ne joua jamais avec les Seals. Il fut échangé par la suite aux North Stars en décembre 1967 où il connut ses meilleures années avec son style hargneux. Il passa plus tard aux Islanders où il joua 4 saisons avant d'être échangé aux Barons au milieu de la dernière saison de l'équipe en 1977-78. Il retourna donc au Minnesota lors de la fusion et joua une dernière saison avant de prendre sa retraite après la saison 1978-79.

9. Paul Shmyr - 1979-1981
Shmyr était un des joueurs ayant abandonné les Seals pour se joindre à l'AMH avec les Crusaders de Cleveland en 1972-73. Il devint un des meilleurs défenseurs de l'AMH, gagnant le titre du défenseur de l'année en 1976. Il joua aussi avec les Mariners de San Diego et les Oilers d'Edmonton, avec qui il sera aussi capitaine. Lors de la fusion AMH-LNH, les North Stars détenaient ses droits (anciennement des Seals) et le réclamèrent. Il fut aussitôt nommé capitaine et mena l'équipe à la finale de la coupe de 1981 contre les Islanders. Il quitta pour Hartford où il joua une dernière saison en 1981-82 avant de prendre sa retraite.

10. Tim Young - 1981-1982
Young était un bon contributeur offensif avec les North Stars durant la deuxième moitié des années 70. Il eut notamment une saison de 95 points en 1976-77 au sein d'une équipe assez faible. Il fut nommé successeur à Paul Shmyr comme capitaine pour la saison 1981-82 mais passa la moitié de la saison sur la liste des blessés. Il perdit le titre durant la saison 1982-83 et fut éventuellement échangé au Jets de Winnipeg.

11. Craig Hartsburg - 1982-1989
Hartsburg était un des défenseurs les plus sous-estimés des années 80, probablement parce qu'il fut blessé pour de longues périodes durant cette décennie. Il joua dans 3 matchs des étoiles et fut finaliste au trophée Norris en 1981-82. Il occupa le poste de capitaine pendant 7 saisons, un record pour la franchise au Minnesota. Mais les blessures le rattrapèrent et il prit sa retraite en 1989. Il devint entraineur avec les Blackhawks, les Ducks et plus récemment les Sénateurs en 2008-09.

12. Brian Bellows - 1984
Lors de la saison 1983-84, Hartsburg ne joua que 26 matchs à cause de blessures et l'équipe nomma Bellows comme capitaine par intérim. Il en était seulement qu'à sa deuxième saison et à l'âge de 19 ans et 4 mois il serait toujours considéré le plus jeune capitaine de l'histoire de la LNH (devant Gabriel Landeskog) mais comme il n'était que capitaine par intérim, il n'est pas considéré pour ce record. 2ème choix au total en 1982, il connut 10 bonnes saisons avec les North Stars avant de s'amener à Montréal en 1992 (contre Russ Courtnall) et remporta la coupe cette année-là. Il termina sa carrière en 1998-99 avec les Capitals.

13. Curt Giles - 1989-1991
Giles était un défenseur fiable au sein de la brigade défensive de l'équipe durant les années 80. Il s'ammena avec l'équipe en 1979 et y joua jusqu'en 1991, année où l'équipe retourna en finale de la coupe Stanley. Il ne joua cependant que 10 matchs lors des séries et c'est Neal Broten qui fut nommé capitaine par interim. Les North Stars l'avaient auparavant échangé aux Rangers en 1986 mais le ramenèrent un an plus tard. Il quitta l'équipe après la finale de 1991 pour jouer avec l'équipe nationale Canadienne et revint terminer sa carrière avec les Blues en 1992-93.

14. Mark Tinordi - 1991-1995
Mark Tinordi, père de Jarred, s'amena avec les North Stars suite à un échange avec les Rangers en 1988. Ce défenseur robuste aida grandement à mener l'équipe à la finale de 1991 où il obtint 5 buts et 6 passes en 23 matchs, ce qui pour un défenseur était très bon. Il fut le choix logique pour remplacer Giles pour la saison 1991-92. Il déménagea avec l'équipe à Dallas pour la saison 1993-94 mais ne joua qu'une saison au Taxas. Il fut échangé aux Capitals en 1995 contre Kevin Hatcher, le frère du futur capitaine de l'équipe, Derian Hatcher.

15. Neal Broten - 1995 (et finale de 1991)
Broten est un des meilleurs joueurs de l'histoire de l'équipe et du hockey américain. Il fut membre du Miracle sur Glace de 1980 et commença sa carrière dans la LNH peu après cette conquête olympique lorsqu'il joint les rangs des North Stars pour les séries de 1981. La saison suivante il obtint 98 points et en 1985-86 devint le premier américain à obtenir plus de 100 points en une saison (105). Il participa aux deux finales de la coupe Stanley des North Stars (81 et 91) et sera capitaine par intérim pour celle de 1991 en remplacement de Curt Giles. Il suivit l'équipe à Dallas et commença la saison 1995 comme capitaine mais après 17 matchs il fut échangé aux Devils où il remporta la coupe Stanley, 15 ans après sa médaille olympique. Il revint avec les Stars en 1997 où il termina sa carrière. L'équipe, respectant toujours l'histoire des North Stars, retira son numéro 7 la saison suivante.

16. Derian Hatcher - 1995-2003
Ce défenseur format géant (6'5") fut un des meilleurs défenseurs physiques de sa génération. Il débuta sa carrière avec les North Stars en 1991-92 et joua avec l'équipe jusqu'en 2003, suite à quoi il signa en tant qu'agent libre avec les Red Wings. Il succéda à Broten comme capitaine en 1995 et sous son règne, il mena les Stars au seul championnant de leur histoire en 1999. Il joua également avec les Flyers après le lock-out de 2005 où il sera également capitaine durant quelques saisons. Son numéro 2 n'a pas officiellement été retiré par l'équipe mais n'a pas été porté depuis son départ de Dallas. Il détient toujours le record de longévité comme capitaine dans l'histoire de la franchise.

17. Mike Modano - 2003-2006
Modano est le meilleur compteur et pointeur de l'histoire de l'équipe et également parmi tous les joueurs américains. À l'exception de sa dernière saison avec les Red Wings (2010-2011), il joua toute sa carrière avec les North Stars/Stars. Son règne comme capitaine ne fut cependant pas aussi reluisant. Après une élimination hâtive des séries en 2006, l'équipe fit plusieurs changements dont le changement de capitaine. Modano avala la pilule et continua de jouer à Dallas jusqu'en 2010 et au moment de sa retraite l'année suivante, il était le dernier North Stars toujours actif. Il est maintenant au sein de la direction de l'équipe.

18. Brendan Morrow - 2006-2013
Morrow débuta sa carrière avec Dallas en 1999-2000, la saison suivant la conquête de la coupe Stanley. Il s'établit rapidement comme jeune leader au sein de l'équipe. Pour la saison 2006-07, les Stars voulaient changer la dynamique de l'équipe et nommèrent Morrow comme successeur à Modano. Les Penguins firent son acquisition en 2013. Il joua ensuite pour les Blues la saison dernière et est maintenant membre du Lightning.

19. Jamie Benn - 2013-
Les Stars nommèrent Benn comme capitaine en septembre 2013. Il ramena les Stars sur le sentier de la victoire en les conduisant à leurs premières séries depuis 2008 et en connaissant sa meilleure saison jusqu'à date avec 79 points. Il fut également membre de l'équipe canadienne olympique à Sotchi.

lundi 21 juillet 2014

Les frères inégaux


Atteindre la Ligue Nationale, même pour une très courte période, est un exploit.  Par contre, lorsqu’on a un frère meilleur que soi, il est possible que ça porte un peu ombrage.  Mais lorsque le dit frère est l’un des meilleurs de la profession, l’exploit peut carrément passer inaperçu.
 
Voici quelques exemples de joueurs dont on se souvient surtout de leur frère, membre du Temple de la Renommée.
 
René Joliat
 
Aurèle a connu une carrière remarquable avec les Canadiens. (voir texte du 11 décembre 2013)  Son frère René est venu le rejoindre dans l’uniforme bleu blanc rouge, mais pour un seul match.
 
 
Vic Howe
 
Pendant que Monsieur Hockey dominait et accumulait les honneurs avec les puissants Red Wings et ce, pendant de nombreuses années, son petit frère Vic a fait la navette entre les faibles Rangers et les mineures, en jouant 33 matchs sur trois saisons différentes.
 
 
Frank Bathgate
 
En 1952-53, la première année d’Andy Bathgate (voir texte du 31 octobre 2009) chez les Rangers, il y avait un deuxième Bathgate, son grand frère Frank, qui y joua ses deux uniques matchs dans la LNH.
 

Moe Robinson
 
Si les Canadiens ont longtemps eu « Big Bird » au sein de leur alignement, en 1979-80, le temps d’un match, ils en ont eu un deuxième, aussi grand que le premier.
 
 
Rocky Trottier
 
Avec le premier choix de leur histoire, suite à leur déménagement en provenance du Colorado, les nouveaux Devils du New Jersey veulent attirer l’attention.  Avec le huitième choix au total du repêchage de 1982, ils choisissent Rocky Trottier.  Il faut dire qu’à ce moment, son frère Bryan fait la pluie et le beau temps dans la Ligue avec ses coéquipiers des Islanders, l’équipe voisine.  Mais sa carrière dans la LNH se limitera à 38 matchs.
 
 
Brent Gretzky
 
Les deux frères Gretzky possèdent le record du plus grand total de points inscrits par un duo de frères avec 2861 : 2857 pour Wayne et 4 pour Brent.
 
 
Paul Messier
 
Mark Messier détient le deuxième plus haut total de matchs joués dans l’histoire de la Ligue Nationale, 1756, 1747 de plus que son grand frère Paul.
 
 
Mike Stevens
 
Les deux frères Stevens ont tous les deux jouer au hockey junior avec l’équipe de leur ville natale, les Rangers de Kitchener (mais pas ensemble).  Les deux ont ensuite connu de longues carrières, mais bien différentes. 
 
Scott, le robuste défenseur, connut une carrière tout étoile dans la LNH.   Mike, un ailier, se promena un partout en Amérique du Nord et en Europe, parvenant tout de même à jouer 23 matchs dans la grande ligue, avec quatre équipes différentes.
 
 
Stéphane Roy
 
Stéphane Roy, un centre, a été un choix de troisième ronde des North Stars du Minnesota, en 1985.  Son 51e rang au repêchage est le même que celui de son célèbre frère, l’année précédente.
 
Là s’arrête toutefois les similitudes.  La carrière dans la Ligue Nationale de Stéphane s’est limitée à 12 matchs.
 
Fedor Fedorov
 
Repêché initialement par Tampa Bay, puis Vancouver, Fedor Fedorov a d’abord parcouru l’Amérique, puis la Russie, avant de revenir en Amérique.  Dans la LNH, il a joué 18 matchs avec les Canucks et les Rangers.  En 2006, il retourna définitivement en Russie et fut rejoint par son grand frère Sergei dans la KHL en 2009.

 

samedi 19 juillet 2014

Un aréna au nom de Graeme Murray...














J'aime beaucoup quand on nomme un aréna du nom d'un joueur de hockey ayant connu une grande carrière. J'ai grandi dans l'ombre du Centre Sportif Jean-Claude-Tremblay à La Baie au Saguenay, chose qui m'a toujours rendu curieux à propos de ce grand défenseur. Je me suis renseigné sur ce dernier, j'ai beaucoup lu, j'ai même eu la chance il y a quelques années de jaser avec un de ses frères qui m'a montré ses bagues de la Coupe Stanley. Donc, de nos jours, je dois ma passion pour ce grand joueur natif de ma ville natale en quelque sorte au fait que j'ai donné mes premiers coups de patin dans un aréna portant son nom...

De nos jours, j'habite depuis une dizaine d'années dans Côte-des-Neiges à quelques rues d'un petit aréna nommé en honneur d'un autre grand oublié, le plus obscur des grands gardiens du Canadien, Bill Durnan. J'aime bien que le plus ténébreux des légendaires gardiens du Canadien (6 Vézina en 7 ans!) ait un aréna un peu perdu à son nom... Et si je peux rajouter une chose, j'aime beaucoup le fait que mon bureau à Côte-St-Luc ait une vue sur un terrain de baseball qui porte depuis l'an dernier le nom d'un célébrissime ancien habitant de la petite ville défusionnée, Gary Carter...

Ce que j'aime de ce genre de geste, ce n'est pas seulement que l'on rend hommage à une personne, mais du fait que ce soit la communauté qui souligne les prouesses d'un athlète local en plus de donner une personnalité à ce lieu... On préfèrera toujours le nom d'une personne à un Palais des Sports ou encore au nom d'une compagnie... Du moins, j'espère que vous êtes d'accord avec moi là-dessus...

Une bonne chose également est que de nos jours on ne rends plus seulement hommage au joueur local ayant connu du succès dans le monde du hockey professionnel à qui l'on nomme un aréna... J'apprécie cette chose parce que, tsé, y'a pas juste Canadien dans la vie, comme j'aime dire...

Par exemple...

J'ai appris cette semaine que la ville de Gravenhurst en Ontario nommera l'aréna local en honneur du   vétéran de hockey luge Graeme Murray, un natif de l'endroit. Murray a débuté très tôt à faire partie de l'équipe nationale, faisant partie de l'équipe olympique à 18 ans pour les jeux de Salt Lake City et a participé à tous les olympiques depuis, remportant l'or lors des jeux de Turin. Il a également remporté quelques autres championnats avec l'équipe canadienne dont le dernier en 2013 qui s'est tenu en Asie... 

J'aime beaucoup le hockey luge, un sport malheureusement sous-représenté dans les médias qui possède ses particularités qui en fait un sport fascinant. Je suis très heureux de voir qu'une communauté en Ontario ait fait le geste de nommer son aréna du nom d'un joueur de hockey luge, ce qui rend justice à ce sport tristement méconnu. J'espère du même coup que les jeunes qui donneront leurs premiers coups de patin dans cet aréna dans 15-20 ans seront curieux et s'informeront sur qui est Graeme Murray...

Et comme je disais tout à l'heure, j'aime toujours mieux qu'un aréna porte le nom d'un héros local qu'un morne nom comme celui du "Centennial Centre" qu'abandonnera ce lieu pour prendre le nom de Graeme Murray!

Respect!



Vous pouvez suivre Graeme sur facebook...

mercredi 16 juillet 2014

Les capitaines : Columbus










J'ai manqué de temps recemment pour écrire de nouveaux articles mais je compte m'y remettre dans les prochaines semaines. Pour l'instant, continuons avec le projet éternel de retracer tous les capitaines de l'histoire de la LNH avec une équipe toute jeune, les Blue Jackets de Columbus.




1. Lyle Odelein 2000-2002
Odelein était un des favoris de la foule de Montréal où il débuta sa carrière en 1990 et où il joua 7 saisons avant d'être échangé aux Devils contre Stéphane Richer en 1996. Il fut réclamé par les Blue Jackets lors du repêchage d'expansion de 2000. Parmi les candidats au poste de capitaine de la nouvelle équipe, on retrouvait entre autres Geoff Sanderson, Steve Heize et Kevin Dineen mais ce fut Odelein qui hérita du titre. Les Blue Jackets l'échangèrent aux Blackhawks en mars 2002 en retour de Jaroslav Spacek.

2. Ray Whitney 2002-2003
Repêché à l'origine par les Sharks en 1991, Whitney s'amena à Columbus lors de leur première saison en 2000-01 suite à un échange avec les Panthers où il évoluait lors des 3 saisons précédentes. Il était donc un habitué des équipes d'expansion. Il termina la saison 2001-02 en tête des marqueurs de l'équipe et fut nommé capitaine pour la saison suivante suite au départ d'Odelein. Il ne sera en poste qu'une seule saison puisqu'il signa avec les Red Wings pour la saison 2003-04.

3. Luke Richardson 2003-2005
Richardson était un vétéran défenseur de 17 saisons lorsqu'il fut nommé capitaine des Blue Jackets lors de la saison 2003-04. Il avait auparavant joué avec Toronto, Edmonton et Philadelphie. Il abandonna cependant le titre de capitaine en décembre 2005. Les Maple Leafs le ramenèrent à Toronto en mars 2006 par voie de transaction. Il termina sa carrière en 2008 avec les Sénateurs et est maintenant l'entraineur chef de leur équipe affilié dans l'AHL, les Senators de Binghamton.

4. Adam Foote 2005-2008
Au retour du lock-out de 2005, Foote signa avec les Blue Jackets et devint le 4ème capitaine de l'équipe suite au forfait du titre par Richardson. À la fin de son contrat de 3 saisons, les Blue Jackets le renvoyèrent à l'Avalanche où il évoluait de 1991 à 2004 et où il terminera sa carrière (également comme capitaine) en 2011.

5. Rick Nash - 2008-2012
Premier choix au total du repêchage de 2002, Nash fut le visage de la franchise pendant 9 saisons avant que l'équipe ne tourne la page en 2012 et l'échangea finalement aux Rangers. Depuis son départ, l'équipe n'a toujours pas nommé de remplaçant. À mon avis, son successeur devrait être Brandon Dubinsky, celui qui fut obtenu en retour de Nash et qui vient tout juste de signer une prolongation de contrat de 6 saisons avec l'équipe.

lundi 14 juillet 2014

Evel Knievel et le hockey








Evel Knievel est une icône de la culture populaire américaine des années 1970.   En enfourchant sa moto, il tenta d’innombrables sauts et cascades, au-dessus de divers véhicules et d’obstacles naturels, qui attirèrent l’attention.  Il en réussit de nombreux, mais pas tous.  Ses 433 os cassés au fil des années lui valurent d’ailleurs une mention dans le livre des records Guinness.

Au cours de sa carrière, il gagna plus de 60 millions de dollars (ce qui ne l’empêcha pas de faire faillite).  De 1972 à 1977, la compagnie de jouets Ideal vendit pour 125 millions de dollars de marchandises associées à son nom.

Mais avant d’être associé aux cascades en moto et de brûler la chandelle par les deux bouts, autant dans son travail que dans sa vie personnelle, Knievel pratiqua le hockey à un haut niveau.  À la fin des années 1950, il fit partie de l’organisation des Clippers / Checkers de Charlotte de la Eastern Hockey League (EHL).
En 1960, il démarra une équipe semi-pro dans son Montana natal, les Bombers de Butte.  Pour se faire de la publicité et générer des revenus, il proposa une rencontre amicale à l’équipe olympique tchécoslovaque, qui devait se rendre aux Jeux de Squaw Valley, en Californie.

Bizarrement, Knievel fut expulsé de la rencontre au début de la troisième période et quitta l’édifice.  À la fin de la rencontre, les autorités tchécoslovaques se rendirent compte que les recettes de la soirée avaient été volées par un motocycliste, qui s’est ensuite sauvé et qui ne fut jamais retracé.  Histoire d’éviter un incident diplomatique à la veille des Jeux, c’est finalement le comité olympique des États-Unis qui défraya les dépenses des tchécoslovaques.
En 1974, alors au sommet de sa gloire, il fut de nouveau lié au hockey, l’espace d’un événement.  Les Toros de Toronto de l’Association Mondiale de Hockey (AMH) cherchaient désespérément à attirer l’attention sur eux.  Leur propriétaire, John F. Bassett engagea donc Knievel pour se mesurer pendant l’entracte à Les Binkley, le gardien réserviste des Toros.  La foule se chiffra à plus de 16000 personnes, soit beaucoup plus que leur moyenne d’environ 10 000.  Knievel se présenta sur la glace avec son habituel costume bleu, blanc et rouge et son éternelle cap.  En bout de ligne, il marqua trois fois, mais les versions diffèrent au sujet de la manière.  Certains allèguent que Binkley parut plutôt complaisant, alors que Knievel prétend de son côté que Bassett avait tenté de diminuer ses capacités à l’aide de l’alcool…

Le mode de vie de Knievel finit éventuellement par le rattraper.  Son corps arriva à un point où il ne pouvait plus prendre tout ce qu’il lui faisait subir.  Sa condition et sa santé se détériorèrent. 
Habitant en Floride à la fin de sa vie, il conserva un intérêt pour le hockey et il lui arrivait d’assister à des matchs du Lightning de Tampa Bay.
En 2007, il fit une apparition remarquée dans une émission religieuse, où il fit état de sa conversion et demanda pardon pour sa vie remplie de péchés.  Il mourut peu de temps après, d’une maladie pulmonaire, à l’âge de 69 ans.
Sources :  « Hockey fan Evil Knievel walked it big » de Steve Ludzik, The Review, 3 mai 2013 (niagarafallsreview.ca), wikipedia.org.

samedi 12 juillet 2014

Los Nordicos











Je ne vous expliquerai pas comment je me suis rendu là, mais je suis tombé sur cette photo d'une équipe chilienne qui se nomme Los Nordicos...


Le logo me dit quelque chose...

Le plus surprenant, c'est que cette équipe vient de l'extrême sud du Chili, dans le détroit de Magellan, dans la ville avec un nom enchanteur pour tout bon fan de hockey : Punta Arenas!

Rien n'explique par contre pourquoi dans un des endroits les plus au sud de cette planète, une équipe se nomme "Los Nordicos"... Il faut croire que la nordicité est peut-ête plus un état d'esprit qu'une condition...

Vous pouvez lire un très intéressant article sur la genèse de cette équipe sur le site de la IIHF

Vous pouvez également supporter l'équipe sur Facebook!

Respect!

mercredi 9 juillet 2014

Un oeil au beurre noir sur une photo #2






 
 
Il n'y a pas seulement Wayne Rutledge qui a montré un œil au beurre noir sur une photo promotionnelle.  (voir texte du 14 juin 2014) 
 
Voici une photo d'équipe des Canadiens de 1964-65 pour Molson. 
 
Bien que Toronto avait gagné la Coupe Stanley l'année précédente, l'équipe avait tout de même remporté le Trophée Prince-de-Galles, qui était décerné à ce moment aux champions de la saison régulière.
 
Jean Béliveau avait aussi remporté le Trophée Hart (joueur le plus utile à son équipe).
 
Charlie Hodge avait quant à lui mis la main sur le Vézina (à ce moment pour le gardien ayant conservé la meilleure moyenne de buts contre).
 
On voit aussi le Trophée Calder (recrue de l'année), qu'avait remporté le jeune Jacques Laperrière.  Par contre, si on se fie à la photo, ce cher Lappy l'avait payé cher...


lundi 7 juillet 2014

Connie Dion








La guerre interrompit des carrières de joueurs qui durent aller au front, mais se faisant, elle créa aussi des opportunités pour d’autres.  Dans une ligue à six équipes où la notion de gardien auxiliaire n’existait pas encore (voir texte du 6 mai 2013), les postes étaient rares. 
 
Le départ de Johnny Mowers vers le front, après un Trophée Vézina, une sélection au sein de la première équipe d’étoiles et une Coupe Stanley (voir texte du 12 mai 2014) créa bien sûr un grand vide devant le filet des Red Wings.
 
Quatre gardiens prirent le relais pour la saison 1943-44, ce qui était très inhabituel dans cette époque où il était commun qu’un seul joue tous les matchs.  On sortit même le vétéran Normie Smith de sa retraite, lui qui n’avait pas joué depuis 1938-39. 
 
Parmi les trois autres, il y avait Conrad Dion.  Après avoir joué dans la Ligue Senior du Québec, il avait appartenu à l’organisation des Canadiens, mais n’y a jamais joué.  En janvier 1944, les Wings firent appel à ses services et le signèrent comme agent libre.  Malgré sa petite taille (hockeydb.com l’inscrit à 5’6’’ 145 lbs, hockey-reference.com à 5’4’’ 140 lbs), il réussit à se faire un chemin vers la Ligue Nationale.
 
Dion ne prit pas de temps à passer à l’histoire.  Le 23 janvier, il signa son premier (et son seul) blanchissage dans la LNH.   Pour y parvenir, il n’eut pourtant qu’à faire neuf arrêts.  Ce soir-là, Détroit écrasa les misérables Rangers (fiche de 6-35-9 cette année-là) 15-0.  Encore aujourd’hui, il s’agit d’une marque qui tient toujours : la pire défaite par blanchissage.  Malgré les 15 buts accordés, incluant un tour du chapeau de Syd Howe (voir texte du 30 septembre 2011) dans la seule troisième période, le gardien des Rangers, Ken McAuley, réalisa tout de même 43 arrêts.
 
En bout de ligne, c’est Dion qui joua le plus (26 matchs, 17-7-2, 3,06) et c’est lui qui prit le filet pour les séries.  Les Wings perdirent alors au premier tour contre Chicago.
 
L’année suivante, Dion joua 12 matchs, mais on lui préféra éventuellement Harry Lumley, avec qui il alterna à Détroit et avec les Capitals d’Indianapolis de la Ligue Américaine.
 
Il s’établit ensuite dans la AHL, principalement avec les Bisons de Buffalo.  En 1949-50, il se mérita même le Trophée ˮHapˮ Holmes, en tant que gardien ayant conservé la meilleure moyenne de la ligue.
 
Il revint au Québec pour jouer la saison 1952-53 avec les Saints de Sherbrooke de la Ligue Senior, avant de passer la saison suivante dans les Maritimes.
 
Il retourna ensuite dans sa région natale de l’Amiante, où il s’impliqua beaucoup au niveau du hockey mineur.  Il travailla aussi pour doter son coin d’un aréna couvert.  Ouvert en 1954-55, l’aréna d’Asbestos porte aujourd’hui le nom d’Aréna Connie Dion.  Le tournoi de hockey de la municipalité porte aussi son nom.
 
 Grand amateur de golf, il a également participé à la conception du terrain d’Asbestos.
 
Sources : « Détroit annéantit (sic) les Rangers par 15-0, hier soir », La Patrie, 24 janvier 1944, p.19, « The 15 Worst Shutout Defeats in NHL History » de Brad Kutzberg, 26 février 2013 (bleacherreport.com), « 21e édition du Tournoi Connie Dion » de Nathalie Hurdle, Les Actualités, 20 janvier 2012 (hebdosregionaux.com), « Connie Dion… une légende du golf québécois », 28 mai 2003 (rds.ca), ahmasbestos.com, hockeydb.com, hockey-reference.com, wikipedia.org.

samedi 5 juillet 2014

Repêcher un défenseur...



Lorsque j'ai vu que les Panthers ont décidé de repêcher Aaron Eklblad la semaine dernière, je me suis mis à me poser des questions sur le fait de repêcher des défenseurs en premier. Je me suis demandé qu'est-ce qui poussait une équipe à faire le choix atypique, c'est arrivé que 13 fois en 50 ans pour un pourcentage de 26%, de prendre un défenseur à l'occasion d'un premier choix. J'en ai lancé l'hypothèse, après une petite réflexion, que le fait de choisir un défenseur était de 3 natures : soit ledit défenseur était un joueur exceptionnel, soit l'équipe a passé à côté de la ou les perles du repêchage en termes d'attaquant ou encore quand le repêchage était faible en attaquants exceptionnels. Partant avec cette typologie pas très scientifique, je me suis donné comme tâche de revoir tous les premiers choix en omettant Ekblad afin d'essayer de donner une étiquette à chacun de ces 12 défenseurs.


1- 1966 - Barry Gibbs - Bruins de Boston - Avant de chanter dans les Bee Gees, Barry Gibbs (le gars Bee Gees prend pas de "s") a été le choix de première ronde du repêchage de 1966. C'était une époque où le vieux système perdurait, celui où les jeunes signaient tôt avec des équipes de la NHL, donc une époque où les meilleurs étaient déjà la propriété d'équipes. Toutefois, comme Brad Park a été choisi au 2e rang, bien que Gibbs connut une carrière respectable, disons qu'on peut dire que ce choix fait partie de la deuxième catégorie, celle des choix qui ont passé à côté de la perle, bien que cette perle fut également un défenseur... (2)

2 - 1967 - Rick Pagnutti - Kings de Los Angeles - Un autre cas difficile à classifier puisque Pagnutti n'a jamais joué dans la NHL et que le maigre repêchage de 1967 où seuls 18 joueurs ont été sélectionnés et où seuls 3 joueurs ont joué dans la NHL n'a pas passé à l'histoire. Mais disons que si ce repêchage n'a pas eu de joueurs d'exception, on va le mettre dans la catégorie du repêchage faible. À noter que Pagnutti a été le dernier joueur à avoir été sélectionné en premier à n'avoir jamais joué dans la NHL. (3)



3 - 1973 - Denis Potvin - Islanders de New York - Sans contredit un joueur de la première catégorie. D'ailleurs, il est le seul francophone de la liste... (1)

4 - 1974 - Greg Joly - Capitals de Washington - Considérant que 3 joueurs membres du Temple de la Renommée, Mark Howe, Clark Gillies et Bryan Trottier, ont été sélectionné par la suite, on le mettra dans la deuxième catégorie. (2)

5 - 1976 - Rick Green - Capitals de Washington - Pour la deuxième fois en trois ans, les Capitals avaient le premier choix en 1976 et, pour la deuxième fois en trois ans, les Caps repêchèrent un défenseur. Quelques joueurs remarquables comme Bernie Federko (seul membre du Temple de la Renommée), Mike Liut, Randy Carlyle et Réal Cloutier furent sélectionnés, mais force est d'admettre que ce repêchage n'était pas de la cuvée exceptionnelle. J'ai hésité longtemps à noter ce repêchage, mais comme Bernie Federko est l'un des plus obscurs Hall Of Famer de sa génération, j'ai opté pour la typologie 3, que le repêchage était faible en attaquants exceptionnels. (3)

6 - 1979 - Rob Ramage - Rockies du Colorado - Les Rockies, pour ceux qui ne les ont jamais vu jouer comme moi, sont vénérés de nos jours pour leur uniforme exceptionnel, mais, pour ceux qui ont connu cette période, sont un exemple de médiocrité. Bien qu'une entourloupette ait fait que Wayne Gretzky ne devint pas disponible pour ce repêchage, contrairement aux autre jeunes joueurs de la WHA, ce dernier avait les autres jeunes prospect de la défunte ligue : Mike Gartner, Rick Vaive, Michel Goulet, Mark Messier et Glenn Anderson (que j'ai pris la peine d'inclure bien qu'il ne joua pas dans la WHA), les deux derniers d'ailleurs respectivement en deuxième et troisième ronde. De plus, le plus grand défenseur de sa génération, Raymond Bourque, était disponible. Donc les fameux Rockies qui avaient d'ailleurs déjà échangé leur premier choix de la saison suivante dès 1976 au Canadien, passèrent à côté de bien des joueurs qui auraient pu pimper le hockey au Colorado, donc... (2)


7 - 1982 - Gord Kluzak - Boston Bruins - Gord Kluzak devint, en 1982, le joueur le plus souvent considéré comme le plus grand "draft bust" de l'historie de la NHL lorsque les Bruins le préférèrent à Brian Bellows... Bien que l'on considère ce choix de 1982 comme un des pires, force est d'admettre que ce repêchage n'en fut pas un exceptionnel, les seuls attaquants remarquables étant le susnommé Brian Bellows, Pat Verbeek et le seul attaquant membre du Temple de la Renommée de l'encan, Doug Gilmour. À ce nombre on peut considérer le seul et unique Scott Stevens, un autre joueur dont l'intronisation au Temple de la Renommée a laissé perplexe... Donc bien que ce choix fut un désastre, j'invoquerait ici la faiblesse des attaquants pour ce choix, mais ça laisse place à débat... (3)

8 - 1992 - Roman Hamrlik - Lightning de Tampa Bay - On se souvient tous du jour où Phil Esposito a décidé de prendre ce défenseur qui plus tard allait rencontrer une ex-lofteuse comme pierre d'assise de son équipe devant Alexei Yashin. On invoque souvent la faiblesse de ce repêchage pour ce choix et donc... (3)

9 - 1994 - Ed Jovanovski - Panthers de la Floride - Les Panthers semblent bien aimer repêcher des défenseurs comme premier choix... Mais si on considère que les meilleurs attaquant repêchés lors de ce repêchage furent Milan Hejduk, Patrik Elias et Daniel Alfredsson, tous repêchés loin, et que repêcher des européens tôt était encore considéré comme une mauvaise chose, on peut se dire que ça aurait pu être pire pour les Panthers, ce repêchage était pas mal faible en joueurs exceptionnels repêchés en première ronde... Donc... (3)



10 - 1995 - Bryan Berard - Senators d'Ottawa - Bryan Berard a la particularité d'être le seul défenseur repêché en premier à avoir remporté le Calder. Jarome Iginla étant le seul attaquant vraiment remarquable sélectionné en première ronde, on peut invoquer que le fait que Berard eut un impact immédiat avant d'avoir son accident à l'oeil à un âge bien avant l'âge de maturité normal d'un défenseur comme poids pour dire que ce repêchage ne fut pas exceptionnel en attaquants comme raison du choix. Mais compte tenu qu'Iginla fut un des meilleurs joueur de sa génération, on peut peut-etre le mettre dans l'autre catégorie, mais j'irais avec la troisième catégorie... (3)

11 - 1996 - Chris Philips - Senators d'Ottawa - C'est peut-être signe que l'on vivait dans l'âge sombre du hockey offensifs, mais en 1996, pour la quatrième fois en 5 ans, un défenseur fut sélectionné premier au total. Comme Dainius Zubrus et Daniel Brière sont probablement les meilleurs attaquant sélectionnés durant la première ronde de ce repêchage et que Zdeno Chara repêché pas mal plus loin fait figure de meilleur joueur de l'encan de 1996... Donc aisément, on le mettra dans la troisième catégorie... (3)


12 - 2007 - Erik Johnson - Blues de St-Louis - Personnellement, je considère Erik Johnson comme un mauvais choix de première, ronde, j'ai même écrit à cet effet sur 25 Stanley il y a longtemps à cet effet. Mais on a juste à dire Claude "Dr Bootygrabber" Giroux, Jonathan "Mister Canada" Toews et Phil Kessel pour invoquer le fait de mettre Johnson dans la seconde catégorie. Enlevons la saison perdue de Johnson, il est clair que ce dernier n'a pas encore eu d'impact dans la NHL comme ces joueurs, même s'il est un défenseur. Des Doughty, Subban et Karlsson plus jeunes ont déjà des impacts plus significatifs pour permettre de voir à quel point Erik Johnson n'est pas non plus un des meilleurs défenseurs de sa génération... Repêcher un Erik avec un "k", on le savait tous que c'était douteux... (2)


Donc, vous pouvez peut-être contester mon classement pour certains repêchages, mais si on fait le décompte, on voit donc avec une évidence marquée que repêcher LE grand défenseur est une chose assez rare. Outre le choix unanime de Denis Potvin en 1973, aucun des grands défenseurs depuis 50 ans, ces Raymond Bourque, Larry Robinson, Niklas Lidstrom ou autres Scott Niedermayer, ne furent de ces choix. En fait, justement, Denis Potvin fut le seul de cette liste de défenseurs à avoir mis la main sur le trophée Norris... 

Et bien que cette liste est assez disproportionnée parce que beaucoup de ces défenseurs choisis en premier le furent à une époque où le hockey offensif n'était pas à la mode, au milieu des années 90, on peut noter qu'à 7 reprises (vous me pardonnerez encore mon opinion à propos de Bernie Federko et Doug Gilmour...), ces choix de défenseurs furent en raison de la faiblesse générale du repêchage, ce qui fait qu'à 4 reprises selon moi on a repêché des défenseurs en passant à côté d'attaquants d'exceptions (d'un défenseur, Brad Park, dans le cas de Barry Gibbs)...

Donc, selon mon très subjectif classement, on repêche plus souvent qu'autrement des défenseurs lorsque les années de repêchages sont faibles en joueurs remarquables, on se trompe assez souvent en faisant de la sorte, laissant souvent de futurs attaquants membre du Temple de la Renommée se faire repêcher par la suite et on peut presque dire que repêcher une légende de la ligne bleue se fait de manière anecdotique...

Tenez-vous le pour dit, Panthers, si on fait le geste assez discutable de se fier au passé, vous avez probablement pas un futur membre du Temple de la Renommée entre les mains...

La prochaine fois, on parlera de repêcher des gardiens en premier...

vendredi 4 juillet 2014

La tournée Five Hole for Food














L'été passé j'ai participé à la tournée Five Hole For Food qui s'arrête dans chaque grande ville canadienne depuis quelques années afin d'organiser des matchs de hockey-balle en échange de denrées non-périssables au profit de différentes banques alimentaires locales. La tournée revient à Montréal encore cette année et je vous invite à m'y joindre. C'est le mardi 8 juillet, de 16h à 19h à Place-Vertu, au fin fond de la ligne orange. Je sais c'est un peu loin, je suis un peu fâché d'ailleurs car l'an passé c'était dans le parc de la Place du Canada au centre-ville, à deux pas de ma job donc ça fittait mieux pour moi mais bon, si tout va bien je devrais y être quand même cette année car c'est très amusant et c'est pour une bonne cause.

Le principe est simple, pas besoin de s'inscrire ou de débourser quoi que ce soit, si ce n'est que d'apporter au moins une denrée non-périssable pour avoir le droit de jouer. Les denrées sont ensuite remises à l'organisme Moisson Montréal, partenaire de l'événement. Il y a deux équipes, qui sont déterminées par le merveilleux processus démocratique qu'est le splittage des batons. Et on joue environ trois heures à tour de rôle dans la chaleur humide de juillet. L'an passé il y avait même quelques joueuses des Stars de Montréal qui s'étaient jointes au groupe. Je vous y invite donc en grand nombre, que ce soit pour y participer, regarder ou simplement amener vos dons.

Pour terminer, voici un vidéo de l'édition de l'an passé. On peut m'y voir vers les 14 secondes au début. J'ai comme l'air de faire un clin d'oeil mais en fait c'est que je suais tellement comme un porc que j'avais de la sueur dans les yeux...

http://www.fiveholeforfood.com/

mardi 1 juillet 2014

Changer de nominatif géographique...

















Les Coyotes de Phoenix ont décidé, pour des raisons qui leur sont propres, de changer de nominatif géographique cette saison et de se nomme les Coyotes de l'Arizona. Ils ont bien le droit de le faire, mais personnellement, je me dis que ça ne changera pas grand chose. Si on se fout pas mal du hockey dans le désert de l'Arizona, on va pas plus s'y intéresser si l'équipe change de nominatif... J'ai d'ailleurs toujours l'impression que ce geste est toujours une sorte de geste très gauche qui montre des faiblesses soit dans le branding de l'équipe ou dans un désir un peu désespéré d'étendre son publique...

On sait tous donc que le nominatif géographique dans le sport professionnel est une chose propre au propriétaires de l'équipe, lorsqu'une équipe est fondée, il importe qu'aux décideurs de donner le nom de la ville ou d'une région ou d'un état ou même de noms assez imprécis comme Nouvelle-Angleterre ou Golden State. Donc il n'y a pas de règles précises pour nommer le lieu de provenance d'une équipe, donc il n'y a donc pas de règle pour garder ce nom. Ainsi, si vous voulez le changer en plein milieu, vous le pouvez...

Mon exemple préféré est celui des Angels au baseball. Au départ, les Angels se nommaient les Angels de Los Angeles, suivant la longue lignée d'équipes ayant existé depuis le début du siècle portant ce nom. Lors du déménagement de l'équipe à Anaheim en 1965, l'équipe prit alors le nom de Angels de la Californie. Lorsque Disney s'est porté acquéreur de l'équipe, en 1997, l'équipe prit le nomd'Angels d'Anaheim et, sous une nouvelle direction, prit la nomination plus que douteuse actuelle, les Angels de Los Angeles d'Anaheim, afin d'attirer plus de fans de la ville de Los Angeles. J'ai toujours trouvé personnellement, que ça donnait un gros manque de personnalité dans cette équipe, les fait qu'ils ont changé de nom très souvent, donnant souvent l'impression que cette équipe est dans l'ombre des légendaires Dodgers... 

C'est donc ce que je me demande, pourquoi changer son nominatif géographique si votre équipe va bien? Poser la question, comme on dit en démagogie, c'est y répondre...

C'est arrivé seulement deux fois dans l'histoire de la NHL qu'une équipe change de nominatif géographique sans déménager, et dans les deux cas, c'était pas un signe de santé...



La première fois fut en 1941 lorsque les Americans de New York, alors une équipe sous respirateur, changea de nominatif pour Brooklyn. Bien que les Amerks jouaient toujours au Madison Square Garden, ils avaient pris ce nom dans le but potentiellement de déménager dans ce borough. Par contre à l'époque, aucun aréna capable de supporter une équipe de la NHL. Après une saison à évoluer toujorus au MSG tout en portant le nom d'Americans de Brooklyn, la franchise fut suspendue pour la durée de la Guerre avant d'être officiellement annulée en 1946. 



Le deuxième changement de nominatif géographique dans la NHL fut en 1970 lorsque les Seals d'Oakland devinrent les Golden Seals de la Californie. À cette époque, le flamboyant propriétaire des A's d'Oakland Charles O. Finley devint le propriétaire de cette équipe jouant devant des bancs vides et pour des raisons de marketing, désirant multiplier la base de fans potentielle, nomma l'équipe au nom de Californie au lieu d'Oakland. C'est d'ailleurs durant cette saison que les Seals adoptèrent les couleurs des A's en plus d'avoir des patins blancs peinturés pour ressembler à des joueurs de baseball, aidant à leur crédibilité... Comme l'équipe était sensée jouer à l'origine à San Francisco et que, faute d'aréna, elle se retrouva à Oakland lors de ses début, le nom Californie avait été proposé dès le départ bien que le Oakland fut privilégié... D'ailleurs, les Seals de San Francisco de l'ancienne WHL avaient fait le déménagement vers Oakland en 1966 et se sont nommés le temps d'une saison les Seals de la Californie. Mais faute de succès tant aux guichets et sur la glace, les Golden Seals prirent le chemin de Cleveland 6 ans plus tard...

À noter que c'est à la même époque que les Warriors de San Francisco déménagèrent à Oakland et devint les Warriors de Golden State...

Donc les deux exemples de changements de nominatifs géographiques n'augurent rien de bien positifs...