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jeudi 26 mai 2016

Le hockey à San Jose (et la baie de San Francisco)






Au moment d'écrire ces lignes, les Sharks de San Jose viennent de remporter leur série contre les Blues de St.Louis et se rendent donc en finale de la coupe Stanley pour la première fois de leur histoire. Pour l'occasion, pourquoi ne pas découvrir quelles sont les autres équipes de hockey professionnel à avoir fait partie de la région auparavant? Il faut dire qu'avant la venue des Sharks en 1991, aucune autre équipe n'avait évolué dans cette ville auparavant mais il en était autrement pour les villes avoisinantes de San Francisco et Oakland dont l'héritage de hockey remonte jusqu'aux années 20. Voici donc l'historique du hockey professionnel de la région de la baie de San Francisco.

California Hockey League (1925-1933)

La première ligue de hockey professionnel de l'ouest des États-Unis fut la California Hockey League qui débuta ses activités en 1925. Au départ on n'y retrouvait que des équipes à Los Angeles et en banlieue de cette dernière mais dès la saison 1927-28 les villes de Oakland et San Francisco y firent leur apparition. Les Sheiks d'Oakland et les Seals de San Francisco débutèrent donc cette année-là et restèrent en place jusqu'à la fin de la ligue en 1933. Les Seals changèrent toutefois de nom à plusieurs reprises, devenant les Black Hawks, les Tigers et ensuite les Rangers. En plus des Sheiks, une autre équipe évolua à Oakland en 1930-31 sous le nom des Checkers mais ne dura qu'une seule saison. La ligue termina ses activités en 1933 suite aux ravages de la grande dépression. Il ne restait à ce moment-là que trois équipes: les Sheiks, les Rangers et les Millionaires d'Hollywood.


Oakland/Spokane Clippers (PCHL)
1936-37

La PCHL (Pacific Coast Hockey League) a une histoire assez complexe. Originalement, la première version de la ligue fut fondée en 1928 par les frères Frank et Lester Patrick, deux des hommes les plus influents du hockey à l'époque. La ligue comprenait des équipes dans le nord-ouest nord-américain avec des équipes entre autres à Vancouver, Seattle et Portland. Cette ligue cessa toutefois ses activités en 1931 mais quelques-unes de ces équipes transférèrent dans la North West Hockey League (NWHL). En 1936, quelques-unes des équipes de la NWHL (et anciennement de la PCHL) se sont jointes à une nouvelle équipe à Oakland et reformèrent ainsi la PCHL. 

Les Clippers d'Oakland ramenèrent donc le hockey professionnel dans la "Bay Area" mais cette expérience dans cette nouvelle ligue ne fut qu'éphémère alors que les Clippers déménagèrent à Spokane dans l'état de Washington à la mi-saison. La ligue termina ses activités en 1941 principalement dû à la 2e guerre mondiale.


Oakland Oaks (PCHL)1944-1950
San Francisco Shamrocks (PCHL)1944-1950


Une troisième ligue nommée PCHL débuta quelques années plus tard, soit en 1944 et comprenait cette fois 10 équipes allant de Vancouver jusqu'à San Diego, dans l'extrémité sud de la Californie. La ligue méritait alors bien son nom de "Pacific Coast" Hockey League. Les Oaks d'Oakland et les Shamrocks de San Francisco constituaient la division "centrale" de la ligue alors qu'ils se trouvaient à mi-chemin entre les équipes plus au sud de la californie (San Diego, LA...) et celles au nord (Seattle, Vancouver, etc.).

Les deux équipes terminèrent leurs activités en même temps soit après la saison 1949-50 mais les Oaks ne terminèrent pas la saison au complet, se retirant après 29 matchs. 

En 1951, après le départ des Oaks et des Shamrocks entre autres, la PCHL ne comprenait plus que 6 équipes et fusionna avec les trois équipes de la Western Canada Senior Hockey League. Un an plus tard, cette nouvelle mouture changea de nom pour la Western Hockey League (WHL). 


San Francisco Seals / California Seals (WHL)
1961-1967

Cette nouvelle ligue comprenait à la base que des équipes dans le nord-ouest mais revint en Californie en 1961 avec l'ajout de deux franchises à Los Angeles (les Blades) et à San Francisco (les Seals). Cette incursion dans l'ouest par la WHL incita la LNH à vouloir également y implanter des équipes de peur que la WHL ne rivalise avec elle comme circuit majeur. Les Seals furent un succès à San Francisco, attirant de bonnes foules et remportant le championnat deux fois d'affilée en 1963 et 1964.

Durant ces années, il y avait des rumeurs que la WHL et la ligue américaine (AHL) avaient l'intention de fusionner et de rivaliser directement avec la LNH comme circuit majeur. Les deux ligues jouèrent d'ailleurs un calendrier inter-ligue en 1965-66. Mais la LNH ne resta pas en reste et annonça en 1966 les plans de sa grande expansion prévue pour la saison 1967-68 où elle avait l'intention de s'étendre jusqu'en Californie. San Francisco et Los Angeles furent sélectionnés comme nouveaux marchés par la LNH et cela signifiait la fin des Blades de Los Angeles ainsi que de cette version des Seals. Contrairement aux Kings de LA, les Seals n'étaient pas un club d'expansion lors de leur arrivée dans la LNH. L'équipe fut plutôt achetée au complet et transférée dans la LNH tout en gardant le même nom et même quelques-uns de ses meilleurs joueurs. 

En 1966-67, lors de leur dernière saison dans la WHL avant l'expansion, les Seals furent transférés de San Francisco à Oakland dans un aréna plus moderne en vue de préparer le terrain pour la future équipe dans ce marché.


California/Oakland Seals/Golden Seals (NHL)
1967-1976

Les Seals firent donc leur entrée dans la LNH en 1967 alors que la ligue doubla son nombre d'équipes. Cette franchise devint l'une des plus instables et des plus loufoques de l'histoire de la LNH. Je n'élaborerai pas davantage sur cette équipe qui est un des sujets fétiches de ce blog. Je préfère me concentrer sur les équipes hors-LNH de la région. Référez-vous plutôt à la section "Équipes défuntes" dans le menu déroulant pour y trouver d'anciens articles de toutes sortes à propos des Seals...

Après le départ des Seals en 1976 vers Cleveland, une autre équipe s'installa à San Francisco et reprit le nom des Shamrocks de San Francisco. Ces nouveaux Shamrocks évoluèrent dans la Pacific Hockey League (PHL), une ligue éphémère similaire à l'ancienne PCHL qui ne dura que deux saisons, soit de 1977 à 1979.


San Francisco Sharks (AMH)
1972

Lors de la création de l'Association Mondiale de Hockey (AMH) en 1972, une des équipes fondatrices fut les Sharks de San Francisco. Toutefois cette équipe ne joua pas un seul match alors que leurs propriétaires manquèrent de fonds monétaires pour débuter la saison et l'équipe fut transférée d'urgence à un groupe d'hommes d'affaire de la ville de Québec qui étaient également propriétaires des Remparts de Québec. La franchise se renomma les Nordiques de Québec et marquèrent l'histoire de l'AMH et du hockey québécois. La nouvelle franchise de Los Angeles dans l'AMH prit le nom et le logo des Sharks à leur place mais ne joua que deux saisons.


San Jose Sharks (NHL)
1991-

La LNH revint finalement dans la région de la baie de San Francisco en 1991 alors que les anciens propriétaires des Seals recurent une équipe d'expansion qui débuta lors de la saison 1991-92 sous le nom des Sharks de San Jose. L'équipe fut un succès au niveau marketing avec leurs uniformes qui ont fait et font toujours sensation. Mais l'équipe fut également un succès sur la glace, enregistrant quelques-unes des meilleurs foules de la ligue et sont demeurés généralement compétitifs au niveau hockey. Une victoire de la coupe Stanley est toujours attendue cependant. Serait-ce finalement l'année des Sharks?

Pour plus d'infos sur les débuts bizarres des Sharks, voir mon article sur l'héritage des Seals et de la naissance des Sharks publié il y a quelques mois.


San Jose State Spartans (PCHA - 3e division)1991-


Comme j'aime bien ratisser les fonds de tiroirs, pourquoi pas aller dans le hockey universitaire. Ici on ne parle pas de la NCAA mais plutôt de la Pacific Collegiate Hockey Association (ACHA). Les Spartans de l'université San Jose State évoluent dans cette division depuis 1991, soit en même temps que l'arrivée des Sharks. Les Spartans furent une des meilleures équipes durant les années 90, remportant le championnat 4 fois entre 1993 et 1997 mais jamais depuis.


Oakland Skates (RHI)
1992-1996


Aucune équipe professionnelle n'évolua à Oakland après le départ des Seals en 1976 jusqu'à l'arrivée de la mode des patins à roues alignées au début des années 90. Les Skates d'Oakland furent l'une des équipes fondatrices de la Roller Hockey International (RHI) en 1992 et restèrent en place jusqu'à la fin de la saison 1995-96 alors que la ligue passa de 18 à 10 équipes et que le rollerblade commença à diminuer en popularité.

Les Skates demeurent à ce jour la dernière équipe de hockey professionnelle à jouer à Oakland.


San Jose Rhinos (RHI)
1993-1999

Une autre équipe de la région joignit les rangs de la RHI et ce dans la nouvelle ville branchée de San Jose. Les Rhinos de San Jose évoluèrent à partir de la deuxième saison de la RHI et restèrent en place jusqu'à la fin de cette dernière en 1999. Ils remportèrent le championnat (la coupe Murphy) contre les Roadrunners de Montréal en 1994.



San Francisco Spiders (IHL)
1995-96

Les Spiders de San Francisco furent une équipe éphémère qui débuta comme équipe d'expansion dans l'ambitieuse International Hockey League (IHL) en 1995-96. Si l'existence des Spiders fut plutôt courte, ils étaient tout de même assez marquants. L'équipe était dirigée par l'ex-entraineur des Canadiens Jean Perron et un des assistants-entraineurs était l'actuel entraineur du Wild Bruce Boudreau. Les Spiders comprenaient également beaucoup d'anciens membres des Sharks de San Jose comme Dale Craigwell, Robin Bawa et l'inimitable Link Gaetz. L'ancien défenseur étoile Rod Langway (photo) y joua également une quarantaine de match en tant que joueur-entraineur (assistant). Sandis Ozolinsh, en dispute contractuelle avec les Sharks, y joua également deux matchs au début de la saison et marqua d'ailleurs le premier but de leur histoire. Les Sharks l'échangèrent finalement à l'Avalanche du Colorado. Les Spiders terminèrent leur seule et unique saison avec une bonne fiche de 40-32-10 et s'inclinèrent en première ronde des séries. Leur gardien Stéphane Beauregard (anciennement des Jets de Winnipeg) fut nommé le joueur le plus utile de la ligue lors de cette saison.

L'équipe peinait toutefois à attirer des partisans et les frais d'expansion étaient trop dispendieux, chose commune pour l'IHL à l'époque (voir texte du 28 janvier 2016). Les Spiders représentaient d'ailleurs parfaitement tous les problèmes des équipes de l'IHL à l'époque. L'équipe du déclarer faillite et fermer les livres à la fin de cette seule saison et ses joueurs furent dispersés à travers la ligue.


San Francisco Bulls (ECHL)
2012-2014

Les Bulls de San Francisco débutèrent leurs activités en 2012 et étaient la première équipe de hockey sur glace de la ville depuis la fin des Spiders en 1996. Ils étaient à l'époque le deuxième club-école des Sharks après les Sharks de Worcester dans la AHL. Comme beaucoup d'équipes de cette région, des problèmes d'assistance et d'ordre financier survinrent et l'équipe du suspendre ses opérations d'urgence à la mi-saison en 2013-14. Torrey Mitchell du Canadien joua quelques matchs avec les Bulls durant le lock-out de 2012-13.


Bay Area Seals (WSHL)
2012-13


Les Bay Area Seals faisaient partie de la Western States Hockey League (WSHL), une ligue junior de l'ouest américain. Ils portaient des uniformes rappelant ceux des anciens Seals dans les années 70. Ils eurent toutefois des problèmes d'horraire au vétuste Cow Palace de San Francisco et déménagèrent plutôt dans la ville de South Lake Tahoe, toujours en Californie. Dans les années 90, une autre équipe de cette ligue se nommait les Sharks Junior de San Jose.


San Jose Barracuda (AHL)
2015-

Pour terminer, une nouvelle tendance dans la LNH est d'avoir le club-école dans la même ville ou du moins de même état ou province que le grand club. Le Barracuda de San Jose a débuté ses activités cette saison après être déménagé de Worcester au Massachusetts où le club évoluait depuis 2006. Ce club-école des Sharks dans la AHL en est donc à sa 4e incarnation après les Thoroughblades du Kentucky (1996-2001), les Barons de Cleveland (2001-06) et les Sharks de Worcester (2006-15).


Donc en plus des Sharks et leur héritage grandissant, la région de la baie de San Francisco a pu voir toutes sortes de hockey depuis 1927 et ce dans plusieurs ligues, presque toutes les ligues d'ailleurs: PCHL, AHL, IHL, ECHL, WHL et bien sur dans la LNH (et presque l'AMH).


Sources:
wikipedia
hockeydb


lundi 23 mai 2016

Tom Rowe



Tom Rowe vient d’être nommé directeur-gérant des Panthers.  Il prend la relève de l’abitibien Dale Tallon, promu président.  L’occasion est donc belle pour en faire un portrait.
 
Rowe est né au Massachussetts, mais a joué son hockey junior en Ontario, avec les Knights de London.  En 1976, il fut un choix de troisième ronde des affreux Capitals de Washington.  Dès la saison suivante, il joua quelques matchs dans la grande ligue.  Il marqua d’ailleurs à sa première présence sur la glace et ce, contre l’équipe de son enfance, les Bruins, et Gerry Cheevers.  (voir texte du 31 janvier 2009)  Il se fit une place permanente en 1977-78.
 
 En 1978-79, Rowe marqua 31 buts.  Il s’agissait non seulement du sommet de l’équipe (à égalité avec Dennis Maruk), mais aussi d’un record pour un joueur né aux États-Unis (depuis battu).  Mais qu’ont fait les toujours faibles Capitals avec l’un de leurs rares joueurs offensifs?  Ils l’ont échangé aux Whalers d’Hartford, contre Al Hangsleben.  Par contre, ralenti par les blessures, Rowe n’a jamais été en mesure de répéter ses exploits.  Ses résultats allèrent en déclinant.
 
Il se mit ensuite à faire des allers retours dans la Ligue américaine.  Il fit un bref retour à Washington en janvier 1982, avant de jouer ses derniers matchs dans la LNH à Détroit en 1982-83.  C’est à ce moment qu’il rencontra Jim Rutherford (voir texte du 16 avril 2012), qui était son coéquipier, autant avec le grand club qu’avec les Red Wings d’Adirondack de la LAH.
 
En 1989, il retourna dans l’environnement des Whalers, alors qu’il travailla à la description de leurs matchs à la radio.
 
En 1994, Rutherford devint directeur-gérant des Whalers.  Rowe eut ainsi l’occasion de travailler avec son ex-coéquipier, comme dépisteur et comme adjoint.  Lorsque l’équipe prit le chemin de la Caroline en 1997, Rutherford et Rowe firent de même.
 
En 2001, toujours dans l’organisation des Hurricanes de la Caroline, Rowe devint assistant-entraîneur, puis entraîneur-chef des Lock Monsters de Lowell de la LAH.  Lorsque la Caroline déménagea son club-école à Albany, Rowe fit à nouveau ses valises.
 
En 2008, Rowe alla rejoindre le grand club en Caroline, comme entraîneur-adjoint.
 
C’est finalement en 2012 que Rowe mit fin à sa longue association avec Hartford / Caroline, lorsqu’il eut la difficile tâche de succéder à Brad McCrimmon derrière le banc du Yaroslavl Lokomotiv.  On se souviendra que ce dernier est décédé tragiquement avec le reste de l’équipe, l’année précédente.  (voir texte du 7 septembre 2011, 1ère et 2e partie et du 8 septembre 2011)  L’expérience russe de Rowe dura un peu plus d’un an.
 
À son retour en Amérique du Nord, Rowe se joignit à l’organisation des Panthers de la Floride, comme entraîneur-chef du club-école, puis comme adjoint au dg, Dale Tallon, avant de devenir directeur-gérant lui-même, en remplacement de ce même Tallon.
 
Sources : hockeydraftcentral.com, legendsofhockey.net, wikipedia.org.

dimanche 22 mai 2016

NHL Hockey (Sega Genesis) - Rétrospective NHL





Voici le premier volet d'une série rétrospective sur les jeux vidéos de la série NHL de EA Sports. J'ai comme but de jouer une partie de chaque édition de cette franchise de ces débuts jusqu'à la plus récente édition. Nous pourrons ainsi voir l'évolution de cette franchise qui fut marquante je crois pour beaucoup de gens et dont la popularité est toujours aussi forte. Pour cette ambitieuse aventure j'ai fait appel à mon ami Philippe qui occupera le rôle du deuxième joueur et co-analyste.

Retournons donc en 1991 pour la première édition de ce jeu révolutionnaire connu à l'époque sous le nom plus humble de "NHL Hockey" sur Sega Genesis.



Vous excuserez quelques "bugs" à  certains moments où l'image coupe sans raison apparente. Il faut dire que je fais ça de manière "old-school" en enregistrant l'action du jeu sur VHS pour ensuite faire le transfert sur ordinateur. Cela cause parfois des petits problème de capture. Mais dans l'ensemble ça s'est bien passé et j'ai très hâte de poursuivre avec les autres éditions. C'est à suivre...



vendredi 20 mai 2016

Les misères du sport professionnel à St-Louis



Pour demeurer dans le thème de la ville de St-Louis, voici un billet au sujet des misères du sport professionnel dans cette ville.
 
St-Louis est d’abord la ville des Cardinals.  Avec 19 titres de la Ligue nationale de baseball et 11 Séries mondiales (deuxièmes derrière les Yankees), les Cards prennent beaucoup de place dans une ville qui n’est pas si grande (60e au niveau de la population aux États-Unis).  Ceci en laisse donc peu pour les autres.  Si les Blues sont passés à un cheveu de la catastrophe à plus d’une reprise (voir texte du 19 octobre et du 23 juin 2011) et que les Eagles avant eux ont eu une très courte existence (une saison), ils ne sont pas les seuls à avoir eu des difficultés.
 
Les Browns (1902-53)
 
Les Browns ont existé de 1902 à 1953, où ils ont joué dans la Ligue américaine de baseball, dans l’ombre des Cards.  Ayant déjà appartenus à Bill Veeck (voir texte du 29 juillet 2013), ils ont entre autres embauchés Eddie Gaedel (voir texte du 5 juin 2010) pour attirer l’attention.  Il faut dire que ce n’est pas avec leurs performances sur le terrain qu’ils y parvenaient.  Éternels mauvais, ils n’ont jamais remporté la Série mondiale.  En plus de 50 ans d’existence, ils n’ont remporté qu’un titre de la Ligue américaine, en 1944, avant de s’incliner en Série mondiale… devant les Cards.
 
En 1954, ils sont devenus les Orioles de Baltimore.  Ils ont depuis fait sept présences à la Série mondiale et l’ont remporté en 1966, 1970 et 1983.
 
Les Hawks (1955-68)
 
Après avoir joué à Tri-Cities et à Milwaukee, les Hawks se sont retrouvés à St-Louis en 1955.  Menée par Bob Pettit, l’équipe a connu du succès.  Elle a entre autres remporté le titre de la NBA en 1958, dans une période dominée par les Celtics.
 
Par contre, ils finirent par se sentir à l’étroit dans le petit Kiel Auditorium.  Ne voulant pas devenir locataires des nouveaux Blues au St. Louis Arena et s’étant fait refuser un nouvel aréna par la ville, les Hawks prirent la direction d’Atlanta en 1968.
 
Les Spirits of St.Louis (1974-76)
 
Une des franchises bohémiennes de l’American Basketball Association (ABA) a abouti à St-Louis en 1974 pour jouer les deux dernières années de la ligue.  Née en 1967 à Houston sous le nom de Mavericks, l’équipe a déménagé en 1969 à Greensboro pour prendre le nom de Cougars de la Caroline, avant d’aboutir au Missouri.  On salue l’originalité du nom, qui fait bien sûr référence à l’appareil de Charles Lindbergh, avec lequel il a traversé l’Atlantique.  Les Spirits of St.Louis ont cumulé une fiche de 67-101 en deux ans.
 
Un peu comme ce sera le cas en 1979 avec la fusion LNH-AMH, la NBA finit par s’entendre avec une ABA à bout de souffle.  Et tout comme la LNH quelques années plus tard, la NBA n’accepta que quatre des six équipes restantes : les Pacers de l’Indiana, les Spurs de San Antonio, les Nets de New York et les Nuggets de Denver.  Les Colonels du Kentucky furent rachetés pour 3,3 millions $.  Quant aux Spirits, leurs propriétaires les laissèrent aller contre un pourcentage des droits de télé à perpétuité des équipes qui se sont jointes à la NBA.  Avec l’explosion des droits de diffusion, cette entente s’est avéré des plus lucratives.  Elle est d’ailleurs toujours en place, bien qu’elle ait été rachetée en partie par la NBA.
 
 
Les Cardinals (1960-87)
 
Ces Cards n’ont rien à voir avec ceux du Baseball majeur, puisqu’ils portaient déjà ce nom lorsqu’ils jouaient à Chicago.  Un des clubs fondateurs de ce qui est devenu la NFL en 1920, les Cardinals ont été dans la ville des vents jusqu’en 1959, avant de déménager dans la ville des autres Cards, à St-Louis.
 
Les nombreuses années de médiocrité à Chicago ont été à peine mieux à St-Louis.  En 28 saisons, l’équipe a montré une fiche de 186-202-14.  Elle n’a fait les séries qu’à trois reprises et n’a jamais remporté de match d’après-saison.
 
Elle prit le chemin de Phoenix en 1988.
 
Les Rams (1995-2015)
 
Devant l’impossibilité de se faire construire un nouveau stade, les Rams de Los Angeles sont déménagés à St-Louis en 1995.
 
L’équipe y a eu du succès, faisant deux apparences au Super Bowl, incluant une victoire en janvier 2000.  Mais suite à la saison 2015, il fut annoncé que leur propriétaire Stan Kroenke redéménageait l’équipe à Los Angeles et qu’il y ferait construire un nouveau stade.
 

mercredi 18 mai 2016

Le hockey à St. Louis






J'aime bien retracer l'historique des équipes de hockey de certaines villes et pas seulement leurs équipes de la LNH. L'autre jour j'ai parlé des équipes de Dallas avant l'arrivée des Stars (voir texte du 30 avril 2016) et maintenant passons à une autre ville dont l'équipe est présentement toujours en séries, St. Louis au Missouri.


St.Louis Flyers (AHA-AHL)
1928-1942, 1944-1953


La première équipe de hockey professionnel de la ville de St. Louis débuta ses activités en 1928 dans la American Hockey Association (AHA). Les Flyers furent une des meilleures équipes de l'histoire de cette ligue, remportant le championnat de la AHA à 6 reprises entre 1933 et 1941. Les Flyers portaient à l'époque un chandail similaire au design des Americans de New York. La AHA suspendit ses opérations en 1942 et revint après la 2e guerre mondiale sous le nom de la USHL en 1945. Les Flyers retournèrent également à l'action mais un an plus tôt et cette fois-ci dans la Ligue Américaine (AHL) devenant la première (et jusqu'à ce jour la seule) équipe de St. Louis à évoluer dans la AHL. Durant leur existence, les Flyers furent également un des clubs affiliés aux Black Hawks de Chicago et aussi des Red Wings de Détroit.


Les Flyers avaient selon moi un des
meilleurs logos de hockey de l'histoire


La version AHL des Flyers ne connut pas autant de succès que celle de la AHA, ratant les séries 7 fois en 9 ans mais l'équipe avait toujours un bon soutien de la part des citoyens de St. Louis et attirait de bonnes foules. L'équipe cessa toutefois ses activités après la saison 1952-53. Un des meilleurs joueurs de l'histoire des Flyers est un joueur dont le nom est un des plus particuliers de l'histoire du hockey. Cliff "Fido" Purpur fut une des grandes vedettes du hockey à St.Louis, jouant pour les Flyers dans la AHA/AHL et également avec les Eagles en 1934-35. Il récolta en tout 300 points en 323 matchs avec les Flyers.


St. Louis Eagles (NHL)
1934-35


La première équipe de la LNH à St. Louis ne furent pas les Blues mais bien les Eagles qui n'évoluèrent qu'une seule saison soit en 1934-35. L'origine du club remonte à 1883 alors qu'il s'agissait en fait des Senators d'Ottawa aussi connus sous le nom du Ottawa Hockey Club et des Silver Seven d'Ottawa. Les premiers Senators étaient un des meilleurs clubs des premiers temps du hockey amateur et professionnel, remportant 11 fois la coupe Stanley. Mais ce club de petit marché avait peine à compétitionner financièrement à partir des années 20 et prit même une année de pause en 1931-32. Après leur retour la saison suivante et suite à de nouvelles difficultés financières, l'équipe dut vendre ses meilleurs joueurs pour survivre et les dirigeants des Senators durent se résigner sur leur avenir à Ottawa et optèrent de déménager dans un plus gros marché en 1934. La nouvelle équipe se renomma sous le nom des Eagles, en partie inspirée du logo de la brasserie locale Anheuser-Bush, cette brasserie à l'origine de la bière Budweiser.

Les débuts des Eagles furent controversés à St.Louis alors que les Flyers protestèrent leur arrivée auprès de la ligue. Ils prétendaient avoir un accord avec la LNH qui interdisait la venue d'une équipe de la LNH à l'ouest du Mississippi et ils menacèrent de poursuivre la grande ligue. Le président de la AHA intervint auprès des Flyers et les Eagles durent se résigner à occuper un autre aréna et laisser le plus grand St.Louis Arena aux Eagles.

Les Eagles ne firent pas long feu dans la LNH et les Flyers retrouvèrent leur aréna la saison suivante et on dut attendre plus de 30 ans avant de revoir la LNH à St.Louis. Pour plus d'information sur les Eagles, Martin a déjà écrit un article à leur sujet sur 25Stanley que vous pouvez lire ici.


St. Louis Braves (EPHL-CHL)
1962-1967


L'origine des Braves remonte à 1959 alors que le club était connu sous le nom des Thunderbirds de Sault. Ste-Marie et évoluait dans la Eastern Professionnal Hockey League (EPHL), une ligue sponsorisée par la LNH dont la mission était de développer des joueurs exclusivement pour la grande ligue. Il s'agissait de la même ligue où évoluaient les Royaux de Montréal, le club-affilié au CH à l'époque. Pour leur part, les Thunderbirds étaient affiliés aux Black Hawks de Chicago mais déménagèrent à Syracuse (NY) en 1962. L'équipe changea de nom pour les Braves mais ne resta pas longtemps à Syracuse, déménageant plutôt à St.Louis lors de la mi-saison en 1962-63. La EPHL cessa ses opérations à la fin de cette saison mais lors de la saison suivante, la LNH créa la Central Hockey League (CHL) qui avait la même mission que la EPHL. Les Braves (et les autres clubs de la EPHL) furent donc transférés dans la nouvelle ligue en 1963 et évoluèrent à St.Louis jusqu'en 1967 lors de l'arrivée des Blues. L'équipe fut transférée à Dallas (voir texte du 30 avril 2016) par la suite.

Durant leur courte existence, les Braves développèrent tout de même quelques joueurs de renom pour les Black Hawks dont Wayne Maki, Pat Stapleton, Dennis Hull et Dave Dryden (le frère de l'autre). Cependant, le joueur le plus célèbre à avoir joué pour les Braves fut le légendaire Phil Esposito qui débuta sa carrière avec les Thunderbirds en 1962 et joua ensuite à Syracuse et St.Louis avant de faire ses débuts avec les Black Hawks en 1964. C'est bien sûr suite à son échange aux Bruins de Boston (un des pires échanges de l'histoire) qu'il laissa sa marque dans l'histoire du hockey.


Blues de St.Louis (NHL)
1967 -


Les Braves laissèrent donc le champ libre pour le retour de la LNH à St. Louis en 1967 et les Blues y évoluent toujours jusqu'à maintenant malgré quelques périodes instables. Je n'élaborerai pas davantage sur les Blues, je préfère parler des équipes plus obscures de cette ville. Pour en savoir davantage sur l'histoire des Blues, voici quelques liens vers d'anciens articles:

La naissance des Blues
L’absence des Blues au repêchage de 1983
Les Capitaines: St.Louis
Le premier chandail des Blues de St.Louis


St. Louis Vipers (RHI)
1992-1999


Suite à la venue des Blues en 1967, aucune équipe professionnelle ne joua à St.Louis si ce n'est que quelques équipe semi-pro obscures dans les années 70. En 1992 on vit toutefois apparaître une nouvelle ligue, la Roller Hockey International qui essaya de capitaliser sur la popularité des patins à roues alignées. Les Vipers furent une des équipes fondatrices de la ligue en 1992 et restèrent en place jusqu'à la fin des opérations de la RHI en 1999, terminant même au sommet en tant que les derniers champions de la Murphy Cup (en l'honneur du fondateur de la RHI et ancien dirigeant de la WHA Dennis Murphy). Le gamin de 11 ans que j'étais en 1993 aimait bien le Roller Hockey et je n'ai presque aucune honte à l'avouer. Je devrais y consacrer un article futur.

Quelques joueurs des Vipers avaient auparavant joué dans la LNH dont les plus connus furent Greg Paslawski, Doug Evans et Perry Turnbull. Malade.


St. Louis Sting (NAHL)
1996-2001


Histoire de ne rien laisser traîner et de ratisser davantage les fonds de tiroirs, voici une autre équipe de St. Louis, le Sting, qui évolua dans la North American Hockey League de 1996 à 2001. Au départ je croyais qu'il s'agissait de la LNAH dont l'acronyme est le même en anglais. Je trouvais bizarre qu'une équipe de la LNAH ait évolué au Missouri mais il en était bien sûr autrement. Cette NAHL est en fait une ligue Junior A des États-Unis qui est d'ailleurs la plus vieille ligue junior américaine toujours active, étant en place depuis 1975. Le Sting pour sa part n'y évolua que 5 saisons avant de déménager à Springfield (toujous au Missouri) en 2001. Trois joueurs du Sting ont réussi à se rendre dans la LNH; Cam Janssen, David Moss ainsi que Yan Stastny. Ce dernier y commença sa carrière junior en 1999, probablement suite au séjour de son célèbre père Peter dans la même ville où il termina sa carrière en 1995. Yan joua plus tard d'ailleurs aussi pour les Blues de 2007 à 2010. Rick Zombo, également un ancien joueur des Blues, occupa le poste d’entraîneur avec le Sting durant trois saisons.


St. Louis Bandits (NAHL)
2006-2012


La NAHL revint à St. Louis en 2006 sous la forme des Bandits de St.Louis. Le premier entraineur de l'équipe fut d'ailleurs Jon Cooper, l'actuel entraineur du Lightning. L'ancien défenseur des Blues et des Nordiques, Jeff Brown, fut également leur entraineur lors des dernières années des Bandits qui cessèrent leurs activités en 2012 après avoir remporté le championnat de la NAHL. Patrick Maroon (Oilers), Keith Kinkaid (Devils) et Chris Wideman (Senators) sont quelques-uns des joueurs des Bandits à s'être taillé une place dans la LNH.

En terminant, une autre équipe junior américaine, les Heartland Eagles, évolua également à St. Louis, cette fois dans la USHL le temps d'une seule saison en 2003-04.



Sources:
St.Louis Game Time
25Stanley
Wikipedia
Hockeydb

lundi 16 mai 2016

Trêve de hockey #83 - Tito Landrum contre Floyd Rayford



Tito Landrum n’a jamais été repêché, mais il a signé comme joueur autonome avec les Cardinals de St-Louis en 1972.  Il a ensuite fait son chemin dans leur réseau de filiale.  C’est finalement en juillet 1980 qu’il a été rappelé et joué son premier match dans les majeures.

Joueur réserviste et frappeur suppléant, il a fait sa place avec les Cards mais en demeurant un joueur marginal.

En 1982, Landrum a participé à 79 matchs.  Il n’a pas joué au cours des séries, mais il a fait partie de l’équipe championne de la Série mondiale, lorsque les Cards ont remporté leur premier titre depuis 1967.

En juin 1983, St-Louis fit l’acquisition du troisième but et receveur réserviste Floyd Rayford des Orioles, contre un joueur à être nommé plus tard.  Tout comme Landrum, il a fait ses débuts dans les majeures en 1980 et il était réserviste.  Rayford a la particularité d’avoir été le joueur qui a laissé sa place à Cal Ripken, lorsqu’il a débuté son historique séquence de 2632 matchs consécutifs en 1982.  Mais en 1983, ce n’était pas encore d’actualité. 

En août, on annonça finalement que le joueur à être nommé plus tard serait Landrum.

Ce dernier joua finalement 26 matchs avec Baltimore, qui remporta le titre de la division est de la Ligue américaine.  Cette fois, il vit de l’action en séries et frappa même le coup de circuit décisif lors du dernier match de la Série de championnat contre les White Sox.

Pour une deuxième année consécutive (avec deux équipes différentes), Landrum fit partie de l’équipe championne de la Série mondiale, lorsque les Orioles battirent les Phillies de Philadelphie.  Il s’agissait de leur premier titre depuis 1970 et ils ne l’ont pas remporté depuis.

Le séjour de Landrum à Baltimore a toutefois été de courte durée, puisque les Orioles l’ont retourné aux Cards pendant le camp d’entraînement de 1984, contre Oscar Brito, un joueur qui n’a finalement jamais joué dans les majeures.  Mais il était là au bon moment. 

Quelques jours plus tard, ce fut au tour de Rayford de retourner à son point de départ, lorsque les Orioles rachetèrent son contrat des Cards.

Landrum est retourné à la Série mondiale en 1985, mais les Cards se sont inclinés devant les Royals.

Il est demeuré à St-Louis jusqu’en 1987.  Il aurait pu se rendre à nouveau en Série mondiale, mais puisque les Cardinals l’ont libéré en juillet, il n’était plus là lorsqu’ils se sont inclinés devant les Twins.  Landrum a plutôt terminé la saison avec les Dodgers, avant de passer une dernière année dans les majeures en retournant avec les Orioles en 1988. 

Il a ensuite joué au niveau senior, avant de retourner aux études et de devenir physiothérapeute.

Pendant ce temps, Rayford a joué à Baltimore jusqu’en 1987.  Il a ensuite joué dans le réseau des Phillies, mais sans retourner dans les majeures.  Il a donc passé l’entièreté de sa carrière de sept saisons avec les Orioles, à l’exception de la saison 1983, la seule année en une génération où l’équipe a remporté la Série mondiale.

Sources : baseball-reference.com, wikipedia.org.

lundi 9 mai 2016

Léo Lamoureux



Léo Lamoureux est originaire d’Espanola, dans le nord de l’Ontario.  Après avoir joué dans son coin de pays, il se dirigea dans le sud de la province, avant de jouer la saison 1938-39 en Grande-Bretagne.
 
Ce fut ensuite les Royals de Cornwall de la Ligue senior du Québec, puis Hamilton, dans la Ligue senior de l’Ontario.
 
En 1941-42, il gradua finalement dans la Ligue américaine, après avoir signé avec les Canadiens.  Il fut assigné aux Lions de Washington, un éphémère club-école du tricolore.  (voir texte du 5 août 2015)  Il eut également l’occasion de jouer un match avec le grand club.  Il avait dû donc attendre à l’âge de 25 ans avant d’atteindre la LNH.
 
À partir de la saison suivante, l’habile défenseur connut une rare période de stabilité dans sa carrière de hockeyeur.  Il passa cinq saisons avec le bleu blanc rouge.
 
Il connut sa meilleure saison en 1943-44, alors que Montréal domina complètement la ligue avant de remporter la Coupe Stanley.  De son côté, Lamoureux obtint 8 buts et 23 passes en 44 matchs.  Il connut une saison moins remarquable en 1945-46, mais il remporta tout de même une deuxième Coupe.
 
L’année suivante, Lamoureux perdit son poste à la ligne bleue de Montréal, alors qu’un jeune défenseur, Doug Harvey, y prenait place.
 
Lamoureux passa un an dans la Ligue américaine, avant de mettre le cap sur Shawinigan.  Les Cataractes de la Ligue senior connaissaient par contre des moments difficiles.  Au milieu de la saison 1948-49, l’entraîneur Redvers MacKenzie fut congédié.  Le vétéran Lamoureux devint alors joueur-entraîneur.  On retenta l’expérience la saison suivante, mais les résultats ne furent guère mieux et Lamoureux quitta la Mauricie.
 
Il reprit alors son baluchon et joua dans les Maritimes, le nord de l’Ontario et avec Détroit dans l’IHL. (voir texte du 28 janvier 2016)
 
Après une pause de deux ans, il revint au hockey en 1955-56, alors qu’il devint joueur-entraîneur des Chiefs d’Indianapolis de l’IHL.  En 1956-57, son équipe se rendit en finale, mais dut s’incliner contre les Mohawks de Cincinnati. (voir texte du 2 août 2011)  Indianapolis se reprit l’année d’après, alors que Lamoureux mena les siens à la Coupe Turner, malgré une fiche ordinaire en saison.  Son meilleur pointeur était Marc Boileau, un futur entraîneur des Nordiques. (voir texte du 18 mars 2013)
 
Lamoureux passa alors deux autres campagnes loin des patinoires avant qu’on le convainque de reprendre son poste derrière le banc des Chiefs.  Il débuta la saison 1960-61, mais en novembre, il eut une sévère crise d’hépatite qui le força à renoncer à son poste.
 
Sa condition dégénéra et en janvier, la maladie l’emporta, à l’âge de 44 ans.
 
Pour l’honorer, la ligue remplaça le Trophée Wilkinson, remis au meilleur pointeur, par le Trophée Léo Lamoureux.  C’est plutôt ironique, surtout lorsqu’on considère que Lamoureux était un défenseur et qu’il n’accumula pas des tonnes de points au cours de sa carrière.  En fait, à sa meilleure saison, il en obtint 31.
 
Ce trophée fut remis jusqu’en 2001, alors que cette version de l’IHL cessa ses activités.
 
Sources: “Former Hab Lamoureux Dies At 45”, UP, 12 janvier 1961, Montreal Gazette, p.26, legendsofhockey.net, wikipedia.org.

samedi 7 mai 2016

Rick Hampton






Dans les années 70, une des tendances au repêchage amateur était le modèle “Bobby Orr”.

Orr avait totalement changé le hockey à ses débuts et était probablement le meilleur joueur sur terre à partir de la fin des années 60. Suite aux deux victoires de la coupe Stanley par les Bruins en 1970 et 1972, plusieurs équipes tentèrent eux aussi de construire leur équipe à partir d’un défenseur étoile. Les Islanders furent une des premières équipes à emboîter le pas avec la sélection de Denis Potvin au premier rang en 1973. C’est toutefois l’année suivante en 1974 que la tendance “Bobby Orr” fut la plus exploitée. Malheureusement pour beaucoup de joueurs et d’équipes, les résultats furent plus que mitigés, les Orr et Potvin de ce monde étant effectivement des perles rares...

Parmi les 3 premiers choix du repêchage de 1974, deux furent des défenseurs. La première sélection fut celle de Greg Joly par les nouveaux Capitals de Washington. Joly n’était pas supposé être repêché au premier rang, étant classé plutôt au 7e ou 8e rang par la majorité des recruteurs, mais les Capitals espéraient réussir le grand coup avec leur propre Bobby Orr, ce qui n’arriva évidemment pas pour cette pauvre équipe d’expansion du milieu des années 70 (voir texte du 30 décembre 2013).

Au deuxième et troisième rang de ce repêchage, on vit apparaître deux joueurs provenant des Black Hawks de St.Catharine de la OHL, l’attaquant Wilf Paiement, repêché par les Scouts de Kansas City, et le défenseur Rick Hampton, repêché par les pauvres Golden Seals de la Californie. 


Les Black Hawks de St.Catharine étaient une des meilleures équipes junior du Canada au début des années 70 et plusieurs de ses joueurs semblaient destinés à de grandes carrières dans la LNH. Lors de la saison 1973-74, les Black Hawks dominèrent la OHL avec trois de leurs attaquants dans le top 10 des compteurs de la ligue. Ils remportèrent ensuite le championnat avant de s’incliner en demi-finale de la Coupe Memorial contre les Remparts de Québec. Leur noyau était cependant encore jeune et on s’attendait à ce que les Black Hawks dominent encore plus le hockey junior la saison suivante avec des joueurs d'élite comme Paiement, Dave Gorman, Rick Adduono et aussi Hampton, leur capitaine et général à la défense. Tous ces joueurs étaient encore éligibles à deux autres années comme joueurs junior et un championnat de la Coupe Memorial était presque écrit dans le ciel. Cependant, le repêchage de 1974 vint changer considérablement la suite des choses pour les Black Hawks et ses joueurs alors que plusieurs d’entre eux furent repêchés par des équipes de la LNH et de l'AMH. Hampton et plusieurs de ses coéquipiers débutèrent donc rapidement dans les grandes ligues à l’âge de 18 ans seulement. Sans surprise, Paiement fit immédiatement le saut avec les Scouts tandis que Gorman signa un lucratif contrat avec les Roadrunners de Phoenix dans l’AMH.

Hampton pour sa part débuta lui aussi immédiatement avec les Seals et vit beaucoup d’action lors de sa première saison en 1974-75 à la pauvre défense des Seals. Il joua 78 matchs et termina la saison avec 8 buts et 25 points, ce qui pour un défenseur de 18 ans est très respectable. Avec ces 25 points, il demeure d’ailleurs toujours au 7e rang de l’histoire de la LNH pour un défenseur de 18 ans derrière des noms comme Phil Housley, Orr, Petr Svoboda et Scott Stevens entre autres. Il termina cependant cette première saison avec une fiche peu enviable de -40. Sa saison suivante fut nettement meilleure alors qu'il récolta 51 points et une fiche améliorée de -12, ce qui au sein des Seals était plus que respectable. Il était alors le meilleur défenseur offensif des Seals et il garda cette distinction suite au départ de l’équipe à Cleveland en 1976. Il continua d'être le principal défenseur de la défense des Barons jusqu’à la fusion avec les North Stars en 1978 mais à travers tout ça, il était clair qu'il ne serait jamais Bobby Orr ou Denis Potvin, surtout au sein d'une équipe en pleine crise financière (voir texte du 20 février 2016). Il fit ensuite partie de la liste de protection des Barons lors de cette fusion (voir texte du 28 février 2016) mais il ne joua cependant jamais avec les North Stars. Durant l’été suivant la fusion, les North Stars signèrent l’agent libre avec compensation Gary Sargent (texte du 27 mai 2012) des Kings de Los Angeles et ces derniers reçurent Hampton ainsi que Steve Jensen et Dave Gardner en guise de compensation.



Il joua donc la saison 1978-79 avec sa nouvelle équipe mais suite à des blessures il ne joua que 49 matchs, récoltant 20 points au passage. Ces blessures le suivirent lors de la saison suivante alors qu’il joua encore moins, seulement 3 matchs en 1979-80 durant laquelle il joua ses premiers matchs en carrière dans la ligue américaine avec les Dusters de Binghampton où il séjourna le temps de 19 matchs.

Il ne revint plus jamais dans la LNH par la suite. Les blessures et le surplus d’effectifs à la défense des Kings signalèrent la fin de sa carrière dans la grande ligue. Il débuta la saison 1980-81 avec le club-école des Kings, les Apollos de Houston dans la Central Hockey League (CHL). Cette équipe instable au sein d’une ligue instable dut cependant cesser ses activités au milieu de la saison et Hampton et les autres espoirs des Kings furent transférés chez les Hawks du Nouveau-Bruswick dans la ligue Américaine. En tout, Hampton connut tout de même une bonne saison 80-81 avec 24 points en 33 matchs avec Houston et 27 points en 36 matchs avec les Hawks. Il traversa en Europe pour les deux saisons suivantes qu’il passa avec le club Ambri-Piotta de la ligue Suisse. Il tenta par la suite un retour en amérique en 1983-84 avec les Americans de Rochester avec qui il ne joua que 21 matchs avant de prendre sa retraite à seulement 27 ans.


Après sa retraite il devint directeur de l’aréna de sa ville natale de King City en Ontario. Il déclara plus tard qu’il regretta d’avoir débuté trop rapidement sa carrière professionnelle et qu’il aurait été préférable pour lui de rester dans le junior avec les Black Hawks et que la pression de devoir devenir le sauveur à la défense d’une équipe instable à un si jeune âge aura finalement grandement affecté sa confiance. Il fut également une autre victime du terrible Alan Eagleson, son agent lors de ses débuts professionnels. Eagleson (également l’agent de Bobby Orr) lui dénicha un lucratif contrat de 100 000$ par année avec les Seals en 1974 et Hampton confia l’investissement de ses gains à Eagleson qui ne lui laissait que 400$ par semaine. Eagleson dilapida son argent, ne laissant que des miettes à Hampton lors de sa retraite. Il fournit plus tard de la documentation servant au procès criminel de Eagleson mené par plusieurs de ses ex-clients en 1994.

En terminant, voici une bande-annonce d'un documentaire sur les Seals dont je ne me peut plus d'attendre la sortie. On peut y voir (à 2:45) un bref aperçu de Hampton qui parle de son expérience au sein des Seals et des attentes démesurées envers lui. J'ai vraiment hâte de voir le produit final il va sans dire...




Sources:
Legends of hockey
hockeydraftcentral.com
hockeydb
Greatest Hockey Legens
Wikipedia