samedi 28 mars 2015

Les Capitaines : San Jose







Avant les Sharks, le hockey de la LNH avait été présent durant 9 saisons dans la région de San Fransisco alors que la terrible équipe des Seals/Golden Seals de Californie/Oakland évolua de 1967 à 1976 avant de déménager à Cleveland. Les Barons de Cleveland n'étaient pas mieux nantis et l'équipe fut fusionnée avec les North Stars du Minnesota en 1978. Les anciens propriétaires des Seals/Barons, les frères George et Gordon Gund firent partie des propriétaires des North Stars par la suite mais gardaient en tête leur rêve d'établir une franchise dans la région de San Fransisco. Ils voulaient y redémémager les North Stars vers la fin des années 80 mais la ligue annula leurs plans. Ils obtinrent toutefois la permission de vendre leurs parts dans l'équipe et d'obtenir une franchise d'expansion, ce qu'ils réalisèrent en 1991. La nouvelle équipe des Sharks débutèrent leurs activités dans la ligue pour la saison 1991-92 avec des nouveaux uniformes turquoises qui firent un tabac dans le monde du sport. Depuis ce temps, contrairement aux anciens Seals, les Sharks sont relativement bien gérés et les fans sont au rendez-vous, malgré leur perpétuelle réputation de "chokers" en séries. Le titre de capitaine est présentement source de distraction chez les Sharks, qui l'ont retiré à 2 joueurs durant les dernières années même si ces deux joueurs sont toujours avec l'équipe. Les fans des Jets s'en sont d'ailleurs donné à coeur joie récemment lors d'un match à Winnipeg.

Voici les capitaines de l'histoire des Sharks.



1. Doug Wilson 1991-1993
L'actuel directeur général des Sharks fut aussi le premier capitaine de l'histoire de la concession. Il évoluait auparavant comme défenseur avec les Blackhawks depuis 1977 et avait même remporté le trophée Norris en 1982, année où il récolta 85 points. Il fut acquis des Blackhawks en 1991 pour la saison inaugurale de l'équipe et aida à apporter du leadership à la jeune équipe. Il se retira au camp d'entrainement de la saison 93-94.

2. Bob Errey 1993-1995
Après avoir gagné 2 coupes Stanley à Pittsburgh, Errey fut échangé aux Sabres durant la saison 92-93. Il signa comme agent libre avec les Sharks la saison suivante et succéda aussitôt à Wilson. Il mena les Sharks à leur première participation aux séries cette année-là. Après le lock-out de 1994, les Red Wings firent son acquisition en février 1995. Les Sharks le réclamèrent au ballotage en 1997 pour terminer la saison. Il se retira en 1999 avec le Wolf Pack de Hartford après avoir joué aussi pour les Stars et les Rangers.

3. Jeff Odgers 1995-96
Jamais repêché, Odgers obtint un essai avec les Sharks en 1991 et joua 60 matchs durant leur première saison. Il était très populaire avec les fans par son jeu robuste et ses poings et était deuxième derrière Link Gaetz pour les minutes de pénalité. Il termina la saison 1995 comme capitaine et occupa le poste durant la saison 95-96 également. Il fut échangé ensuite aux Bruins contre un Al Iafrate sur le déclin. Il joua aussi avec l'Avalanche et les Thrashers jusqu'en 2003.

4. Todd Gill 1996-1998
Gill était un solide défenseur avec les Maple Leafs où il jouait depuis 1985 avant d'être échangé aux Sharks après la saison 95-96. Son expérience lui valut le "C" mais en mars 1998, en voie d'être exclus des séries pour la deuxième année de suite, les Sharks envoyèrent Gill à St.Louis. Il joua par la suite pour plusieurs équipes et retourna dans la ligue américaine en 2003. Il joua une dernière saison en allemagne en 2004 avant de prendre sa retraite.

5. Owen Nolan 1998-2003
Repêché par les Nordiques au 1er rang du repêchage de 1990, il fut échangé aux Sharks au début de la saison 1995-96 contre Sandis Ozolinsh. C'est avec les Sharks qu'il connaitra sa meilleure saison avec 84 points en 99-2000. Il ramena les Sharks en séries pour 5 saisons consécutives de 98 à 2002. La saison 2002-03 fut désastreuse pour les Sharks et les Sharks liquidèrent Nolan aux Maple Leafs en retour de Alyn McCauley et Brad Boyes. Nolan joua par la suite pour les Coyotes, les Flames et le Wild jusqu'en 2010.


Après le départ de Nolan, les Sharks décidèrent de jouer la première moitié de la saison 2003-04 en faisant une rotation des capitaines. Pour 40 matchs le "C" fut octroyé à 3 joueurs différents.

6. Mike Ricci 2003 (10 matchs)
Comme Nolan, Ricci jouait avec les Nordiques et l'Avalanche avant de s'amener aux Sharks par voie d'échange, cette fois en 1997. La saison 2003-04 fut toutefois sa dernière avec San Jose. Il signa avec les Coyotes après le lock-out de 2005. Il termina sa carrière avec Phoenix en 2007.

7. Vincent Damphousse 2003 (20 matchs)
Damphousse connut un regain de vie à San Jose après avoir quitté la misérable équipe qu'était les Canadiens de Montréal de 1999.  Il joua 5 autres saisons avec San Jose. Il signa avec l'Avalanche en 2004 mais la saison annulée l'empêcha de jouer avec eux et il prit sa retraite après le lock-out.

8. Alyn McCauley 2003 (10 matchs)

Obtenu contre Owen Nolan, McCauley profita du changement de décor pour s'établir comme un des meilleurs attaquants défensifs de la ligue tout en obtenant 20 buts pour la première fois de sa carrière en 2003-04. Il fut le dernier à porter le "C" lors de la rotation de la première moitié de la saison 03-04. Il signa avec les Kings en 2006 mais des blessures au genou mirent fin à sa carrière.

9. Patrick Marleau 2004-2009
Meneur dans l'histoire de l'équipe pour les matchs joués, les buts et les points, Marleau fut repêché 2ème au total en 1997 derrière son futur coéquipier Joe Thornton. Il obtint le "C" de façon permanente durant la deuxième moitié de la saison 2003-04. L'équipe lui retira toutefois le titre en 2009 après que l'équipe ait encore une fois été battu rapidement en séries. Marleau est toujours avec l'équipe malgré les nombreuses rumeurs de transactions annuelles à son sujet.

10. Rob Blake 2009-2010
Le nouvel entraineur Todd McLellan nomma le vétéran Rob Blake comme successeur à Marleau pour la saison 2009-10 qui fut sa dernière dans la ligue. Il s'était amené avec l'équipe comme agent libre en 2008.

11. Joe Thornton 2010-2014

Thornton est le seul joueur qui a remporté les trophées Hart et Art Ross durant une saison passée avec deux équipes. Il accomplit cet exploit lors de la saison 2005-06 alors qu'il passa des Bruins aux Sharks. Malgré ses talents offensifs, Thornton demeure un joueur controversé du fait qu'il est souvent remis en question au niveau du leadership et du caractère. Comme Marleau avant lui, l'équipe lui retira le "C" après la saison 2013-14 et l'équipe est sans capitaine depuis.

jeudi 26 mars 2015

Des lunettes... (1500e article!)







Mesdames et messieurs, voici le tant attendu 1500e article publié sur La Vie Est Une Puck! Je me suis demandé longtemps comment célébrer le tout et la seule référence à Al Arbour et cette bannière que l'on a hissé en 2007 au Nassau Coliseum afin de souligner son 1500e match dans la NHL...

Comme Al Arbour a été sujet de texte à maintes reprise depuis le 2009, il faut ainsi trouver une manière d'aborder à nouveau le sujet de monsieur Arbour... C'est avec le texte de la semaine dernière de Benoît AKA KeithActon sur Hal Laycoe que le tout m'a sauté aux yeux, pourquoi ne pas parler de ces étranges joueurs qui ont porté des lunettes dans la NHL... Vous ne serez pas surpris d'apprendre que peu de joueurs ont porté cet objet atypique durant leur carrière. De nos jours, la plupart des joueurs ayant des problèmes de vision ont recours à une chirurgie au laser afin de corriger ces défaut. À une autre époque, des joueurs comme Tim Horton ou Ken Dryden qui avaient une très faible vue, préféraient laisser leurs "barniques" au vestiaire et voir moins bien sur la glace...

Mais certains ont osé porter leur lunettes au jeu...



Russ Blinco : Russ Blinco est le plus ancien des joueurs que j'ai recensé ayant porté des lunettes dans la NHL. Cet ancien joueur des Redmen de McGill joua de 1933-34 où il remporta le Calder jusqu'à la saison 1937-38 avec les Maroons avec qui il remporta la Coupe Stanley en 1935. Suite à la saison 1937-38, les Maroons ne pouvant plus payer le salaires de ce joueur vedette l'échangèrent aux Black Hawks avec qui il joua une dernière saison. Il participa également au deuxième match des étoiles, le match bénéfice en hommage à Howie Morenz.



Charles Shannon : Joueurs très obscur, Charles Shannon n'a joué que 9 matchs dans la NHL, soit 5 matchs des séries éliminatoires de 1936-37 avec les Maroons et 4 matchs de saison régulière en 1939-40 avec les Americans de New York. Le gros de la carrière de ce défenseur à lunettes originaire de l'Ontario fut dans la AHL.



Clint Albright : Clint albright n'a joué qu'une seule saison dans la NHL, c'était en 1948-49. Après cette unique saison dans la NHL, cet ancien champion de la Coupe Allen décida de retourner dans son Manitoba natal afin de poursuivre ses études. Il devint ingénieur et poursuivit une longue carrière dans ce domaine... On le surnommait "Professor"... On s'imagine bien à quel point ce jeune joueur studieux devait "clasher" dans le vestiaire des Rangers...


Hal Laycoe : Comme nous l'avons vu il y a quelques semaines, le joueur à l'origine de la dispute qui aura fait en sorte que Maurice Richard soit suspendu en 1955 portait des lunettes.



Al Arbour : Al Arbour est de loins le plus connu des joueurs ayant porté des lunnettes en tant que joueur. Il a passé près d'une vingtaine d'années au niveau professionnel, notamment dans la NHL en tant que joueur, remportant 4 fois la Coupe Stanley avec trois équipes différentes (Detroit en 1955, Chicago en 1962 et Toronto en 1962 et 1964). Il est le dernier joueur à avoir porté des lunettes dans la NHL...


Mais...

Dan Lambert : Au début des années 90, l'ancien défenseur des Broncos de Swift Current Dan Lambert s'amena à Québec où il était réuni avec son ancien leader Joe Sakic avec les Nordiques. Ce dernier n'aura fait que passer, mais on se rappellera de lui pour sa drôle d'ammanchure de lunettes...


Karl Alzner : Récemment, lors du match de la Winter Classics, Karl Alzner a porté des verres fumés, étant du coup le premier joueurs à porter des vers fumés de l'histoire de la NHL...



lundi 23 mars 2015

Andy Hebenton

 
L’homme de fer de la Ligue Nationale est Doug Jarvis (voir texte du 17 septembre 2009), qui a disputé 988 matchs consécutifs.  Il avait battu la marque de Garry Unger, qui en avait disputé 914.  Unger avait lui-même battu la marque d’Andy Hebenton, qui du milieu des années 1950 au milieu des années 1960 en avait joué 630.  Ce total est encore aujourd’hui le septième plus élevé.

Il y a par contre une nuance à faire avec la marque de Hebenton.  Comme il a joué pendant la période des « Original Six », il n’était pas suffisant d’éviter les blessures.  Il fallait conserver son poste, pour lequel, à seulement six équipes, la compétition était féroce.

Originaire du Manitoba, Hebenton s’est établi en 1950 dans la PCHL (Pacific Coast Hockey League, qui deviendra plus tard la WHL, la Western Hockey League).  Il s’agissait d’une ligue professionnelle de très bon calibre, établie dans un territoire que ne couvrait pas à ce moment la LNH.  Les droits de Hebenton appartenaient aux Canadiens, mais ils n’avaient pas de place pour lui dans leur riche alignement.

Après avoir passé cinq saisons avec les Cougars de Victoria, ses droits furent vendus aux Rangers de New York.

Il passa en tout huit saisons dans l’uniforme des Blueshirts, où il atteint ses sommets en 1958-59.   Au cours de cette campagne, il amassa 33 buts et 29 passes au sein d’une équipe qui a raté les séries éliminatoires.  Il participa également au match des étoiles de 1960.  Par contre, il se fit principalement connaître pour son jeu propre et son endurance.

En 1956-57, il remporta d’ailleurs le Trophée Lady Byng (joueur le plus gentilhomme).

Pour ce qui est de l’endurance, il ne rata aucun match pendant tout son séjour à New York.  En 1963, il fut laissé sans protection.  Les Bruins le repêchèrent et le gardèrent une saison supplémentaire, au cours de laquelle Hebenton joua encore tous les matchs.  Au cours de sa carrière de neuf saisons dans la LNH, Hebenton n’a ainsi raté aucun match.  Il attribue son endurance au fait qu’il travaillait dans le domaine de la construction pendant l’été.  Selon lui, ce type de travail l’endurciçait.

Il retourna ensuite dans la WHL, d’abord avec les Buckaroos de Portland, puis avec les Maple Leafs de Victoria, avant de retourner à Portland.  Il joua ainsi dix autres saisons.  En 1974, il quitta Portland pour la simple raison que la ligue cessa ses activités.

Ce n’est qu’en octobre 1967 qu’il rata deux matchs, mais pas en raison d’une blessure.  Il dut s’absenter pour assister aux funérailles de son père.  Et comme il n’avait pas non plus raté de matchs à ses trois saisons dans la WHL avant de se joindre aux Rangers (de 1952 à 1955), Hebenton a ainsi disputé un record de 1062 matchs professionnels consécutifs et ce, dans des ligues où le jeu pouvait être assez robuste.
 

Il ne rata pas d’autres matchs au cours de ses sept autres saisons dans la WHL.  Donc, si le décès de son père n’était pas arrivé pendant la saison, sa séquence aurait été de plus de 1500 matchs consécutifs.

Il fut également un abonné de la Coupe Fred Hume (l’équivalent du Lady Byng pour la WHL).  Il le remporta à six reprises, incluant les cinq dernières fois où il fut remis (de 1970 à 1974).

En 1974-75, il joua quelques matchs dans la CHL (Central Hockey League) et quelques autres avec une version semi-pro des Buckaroos, avant de prendre sa retraite à 46 ans.

Au total, il a disputé 26 saisons comme professionnel, une marque qui ne sera battue que par Gordie Howe, avec 32.

Un autre fait d’armes de Hebenton est qu’il a joué au niveau professionnel en même temps que son fils.  En effet, pendant qu’il jouait sa dernière saison dans la WHL, son fils Clay a gardé les buts dans la CHL.  (Il a plus tard joué avec les Roadrunners de Phoenix de l’AMH.)  C’est également Gordie Howe qui a été le seul autre à réaliser cet exploit, lorsqu’il s’est joint aux Aeros de Houston de l’AMH.  Howe a toutefois la particularité d’avoir joué non seulement dans la même ligue, mais aussi au sein de la même équipe que ses fils (Mark et Marty), ce qui n’est pas le cas de Hebenton.

Il tenta par la suite de devenir entraîneur, mais il eut plus ou moins de succcès.

Sources :  « The Thousand and One Nights of Andy Hebenton » de Gary Ronberg, 24 avril 1967, Sports Illustrated (si.com/vault), halloffame.mb.ca, portlandbuckaroos.com, wikipedia.org.

samedi 21 mars 2015

Les Capitaines : Pittsburgh









Rarement on aura vu une franchise sportive être synonyme d'un seul joueur. C'est le cas des Penguins et Mario Lemieux. S'il avait été épargné des blessures et de la maladie, il aurait peut-être pu menacer les records de Wayne Gretzky. Et on retrouverait pas mal moins de capitaines dans ce montage. Selon mes recherches, 7 joueurs ont porté le "C" durant les nombreuses absences de Lemieux. Même si les Penguins sont pour toujours liés à la légende de Super Mario, on retrouvait quand même d'excellents joueurs pour prendre le relai du leadership. Avant son arrivée c'était autre chose cependant.

Voici les capitaines des Penguins.



1. Ab McDonald 1967-1968
McDonald remporta 2 coupes Stanley avec les Canadiens et les Black Hawks mais eut de la difficulté à garder son poste avec les Red Wings avec qui il joua de 1965 à 1967. Il fut le premier capitaine des Penguins mais ne joua qu'une saison avec eux. Il joua ensuite avec les Blues avant de faire le saut dans l'AMH avec les Jets en 1972 où il fut également leur premier capitaine.

2. Earl Ingarfield 1968-1969
Ingarfield était un vétéran de plusieurs saisons avec les Rangers avant d'être réclamé durant l'expansion de 1967. Il succéda à McDonald durant la saison 68-69 mais termina la saison avec les Seals d'Oakland. Il joua avec les Seals jusqu'en 1971 avant de prendre sa retraite.

3. Ron Shock 1973-1977
Les Penguins optèrent de jouer sans capitaine de 1969 jusqu'à la saison 1973-74 où ils portèrent leur choix sur Shock, un ancien des Blues et des Bruins qui était avec l'équipe depuis 1969. Après 2 saisons sans participer aux séries, Shock mena les penguins à la fameuse demi-finale de 1975 où les Islanders surmontèrent un déficit de 3-0 dans la série. Les Penguins retournèrent à la médiocrité par la suite et Shock fut échangé aux Sabres en 1977.

4. Jean Pronovost 1977-1978
Pronovost était une des seules vedettes offensives des Penguins durant les années 70. Il fut d'ailleurs le premier de l'histoire de l'équipe à obtenir 100 points lors de la saison 1975-76 qu'il termina avec 52 buts et 104 points. Mais la médiocrité de l'équipe lui pesa sur le moral et demanda d'être échangé. Son voeu fut exaucé en 1978, alors qu'il passa aux… Flames d'Atlanta, une autre équipe médiocre. Il ne fut capitaine que pour une saison.

5. Orest Kindrachuk 1978-1981
Kindrachuk était membre des Broad Steet Bullies depuis 1973 et participa aux deux conquêtes d'affilée des Flyers en 74 et 75. Il fut échangé aux Penguins en 1978 et devint aussitôt capitaine de l'équipe. Il ne joua cependant que 65 matchs lors des deux saisons suivantes et signa avec les Capitals en 1981. Il prit sa retraite après seulement 4 matchs cette année-là.

6. Randy Carlyle 1981-1984
Carlyle connut sa meilleure saison offensive en 1980-81 avec 83 points et termina premier pointeur chez les défenseurs de la ligue. Il reçut d'ailleurs le trophée Norris et fut nommé comme successeur à Kindrachuk. Il fit partie de la liquidation des Penguins au printemps 1984 afin de terminer dernier et de repêcher Mario Lemieux. Il passa aux Jets de Winnipeg contre un premier choix au repêchage (Doug Bodger). Il sera plus tard capitaine des Jets.

7. Mike Bullard 1984-1986
Bullard venait de connaître une saison de 51 buts en 83-84 au sein de la pire équipe de la ligue et fut le choix unanime pour succéder à Carlyle au début de la saison 1984-85. Il était avec l'équipe depuis 1981 et était un des rares contributeurs à l'attaque chez les Penguins. Après une autre bonne saison de 83 points en 85-86, il fut échangé aux Flames. Il joua dans la ligue jusqu'en 1992 avant de finir sa carrière en europe en 2003.

8. Terry Ruskowski 1986-1987
Le seul joueur à avoir été capitaine de 4 équipes de hockey professionnelles (Chicago, Pittsburgh, Los Angeles et Houston dans l'AMH), Ruskowski signa en tant qu'agent libre avec les Penguins en 1985. Il connut une de ses meilleures saisons en carrière en jouant sur la même ligne que Lemieux et son expérience lui valut le "C" pour la saison 1986-87 après le départ de Bullard. Il alla terminer sa carrière avec les North Stard de 1987 à 1989.

9. Dan Frawley 1987
Frawley est le capitaine oublié de l'histoire des Penguins, n'étant en poste que pour 47 matchs avant de subir une blessure et de céder le "C" à Lemieux pour de bon. Il était un joueur moyen, plus utile par ses poings et sa hargne. Il fut rétrogradé dans la IHL en 1989 et alla ensuite jouer dans la AHL avec les Americans de Rochester où il joua de 1990 à 1998. Il fut d'ailleurs élu au temple de la renommée des Americans.

10. Mario Lemieux 1987-1994, 1995-1997, 2001-2006
Un des meilleurs joueurs de l'histoire du hockey et synonyme des Penguins de Pittsburgh. Il sauva la franchise lors de son arrivée avec l'équipe et plus tard lorsqu'il en devint propriétaire. Il porta le "C" en trois étapes de sa carrière. Il devint capitaine en 1987 et le garda jusqu'en 1994 suite à quoi opta de prendre une année sabbatique en 94-95. Il le retrouva ensuite de 95 à 97 avant de prendre sa première retraite. À son retour en 2000, il dut attendre le départ de Jaromir Jagr avant de reprendre son titre. Plusieurs joueurs prirent sa relève durant ses nombreuses absences mais il demeure le joueur ayant porté le "C" le plus longtemps. Il se retira pour de bon en 2006.

11. Bob Errey (intérim)
Errey débuta sa carrière avec les Penguins en 1983 et y joua jusqu'en 1993. Il porta le "C" pendant quelques matchs en 88 ou 89. Il joua ensuite avec les Sabres, Sharks, Red Wings, Stars et Rangers jusqu'en 1998.

12. John Cullen (intérim)
Cullen était le deuxième meilleur joueur de l'équipe après Mario Lemieux et prit le relai à l'attaque lors des saisons 89-90 et 90-91 alors que Lemieux ne joua que 59 et 26 matchs respectivement. Mais il fut utilisé comme monnaie d'échange avec les Whalers lors de la méga transaction de Ron Francis en 1991.

13. Paul Coffey (intérim)
Désirant mieux entourer Lemieux, les Penguins commencèrent à faire l'acquisition de meilleurs joueurs. Ils mirent la main sur Coffey, double récipiendaire du trophée Norris avec les Oilers, en 1987. Il connut 2 autres saisons de 100 points avec les Penguins et les aida à remporter la coupe de 1991. Il fut cependant échangé aux Kings la saison suivante.

14. Bryan Trottier (intérim)
Croyant qu'il était sur le déclin, les Islanders libérèrent Trottier après la saison 89-90. Il est vrai qu'il n'était plus une grande menace à l'attaque mais son expérience et son leadership furent très utiles aux Penguins qu'il aida à remporter les deux coupes en 91 et 92. Il se retira après la coupe de 1992 mais revint jouer une dernière année en 93-94.

15. Joe Mullen (intérim)
Mullen venait de connaitre une saison décevante avec 69 points et les Flames croyaient que ses meilleures années étaient derrière lui. L'entraineur des Penguins Bob Johnson, qui l'avait dirigé à Calgary, influença le DG des Penguins pour faire son acquisition en 1990. Il fut lui aussi une pièce importante des deux conquêtes de la coupe et remplaça Lemieux durant sa rémission du cancer lors de la saison 92-93. Il prit sa retraite en 1997 et était alors le meilleur joueur américain de l'histoire de la LNH.

16. Ron Francis 1995, 1997-1998
Un des meilleurs fabricants de jeu de l'histoire, Francis s'amena à Pittsburgh lors du fameux échange de 1991 avec les Whalers.  Il remplaça Lemieux à deux reprises comme capitaine. La première fois lors de la saison écourtée de 1995 alors que Lemieux prit une année sabbatique. La deuxième fois en 1997-98 après la première retraite de Mario. Il signa en tant qu'agent libre avec les Hurricanes en 1998 et termina sa carrière en 2004 avec les Maple Leafs.

17. Jaromir Jagr 1998-2001
Après la retraite de Lemieux et la carrière de Wayne Gretzky qui s'achevait, Jagr était considéré comme le meilleur joueur au monde. En tant qu'un des derniers joueurs des 2 conquêtes de la coupe, il succéda à Francis comme capitaine en 1998. Lors du retour de Lemieux en 2000, il conserva le "C" mais la majorité des gens considéraient Lemieux comme le vrai ambassadeur de l'équipe. On rapporte qu'il s'était développé une tension entre les deux légendes. De toute manière, son contrat expirait en 2001 et les Penguins ne pouvaient pas se permettre de le re-signer. Il l'échangèrent aux Capitals en juillet 2001.

18. Martin Straka (intérim)
Straka fut repêché par Pittsburgh en 1992 mais après 3 saisons il fut échangé aux Sénateurs. Il joua par la suite avec les Islanders et les Panthers avant de faire un retour avec les Penguins en 1997. Il devint un des meilleurs joueurs de la ligue durant ce 2ème séjour et il remplaça Jagr comme capitaine lors de la saison 1999-2000 alors que ce dernier manqua une vingtaine de partie. Straka resta avec l'équipe jusqu'en 2003 alors que l'équipe était en difficulté financière une fois de plus et il fut liquidé aux Kings. Il se retira en 2008 avec les Rangers et joua dans la ligue Tchèque jusqu'en 2014.

Après le départ de Jagr, Lemieux reprit le "C" mais il ne joua jamais une saison complète jusqu'à sa retraite définitive en 2006. Lors de la saison 2003-04, Mario ne joua que 10 matchs et l'équipe était tellement faible et futile qu'ils ne choissisèrent pas de remplaçant pour porter le "C". Une exception fut faite pour un match en janvier 2004 contre les Canadiens où les chandails furent remis à la fondation "Hockey Fights Cancer"...

19. Steve McKenna (intérim)
McKenna fut donc l'héritier du "C" pour ce seul match. Même si l'équipe était faible, il y avait pourtant des choix plus logiques comme Alexei Morozov ou des vétérans comme Mike Eastwood et Kelly Buchberger. Quoiqu'il en soit, McKenna était un joueur vagabond ayant joué sporadiquement pour les Kings, le Wild et les Rangers avant d'arriver à Pittsburgh en 2002. Il joua en tout 373 matchs dans la LNH avant de partir jouer en europe et en asie après la saison du lock-out de 2005.

20. Sidney Crosby 2007-
Comme en 1984, les Penguins purent choisir au premier rang lors du repêchage de 2005 et sauver leur concession une fois de plus. Les Penguins optèrent de ne pas choisir de capitaine lors de la saison 2006-07 après la retraite de Lemieux. Crosby hérita du "C" au début de la saison 2007-08 et mena les Penguins à la finale contre Détroit cette année-là. Ils remportèrent la coupe Stanley en 2009 et Crosby demeure le visage de la franchise et de la LNH depuis maintenant 10 ans.

vendredi 20 mars 2015

La fois où Ron est arrivé en retard...










C'était en janvier 1983, le 15 pour être plus exacte... Une tempête sévissait en Nouvelle-Angleterre, ce genre de tempête qui fait la renommée de la région. Ce soir-là, les Whalers de recevaient dans leur légendaire centre d'achat (démoli depuis...) les Devils du New Jersey...



À l'approche du match, seul un officiel, le juge de ligne Ron Foyt, était présent à l'aréna. Voyant que les deux autres officiels, le juge de ligne Dan Marouelli et l'arbitre Ron "Salut Mon" Fournier, étaient manquants, Foyt fouilla dans le vieux livre des règlements de la NHL afin de savoir ce que ce Code prévoyait lorsque des officiels étaient manquants...

La Grand Grimoire de la NHL prévoyait à cet effet que lorsque deux officiels étaient porté-disparus, on pouvait demander à chacune des équipes de prêter un joueur afin d'officier la partie. Foyt se donna ainsi le titre d'arbitre et alla quémander à chacune des équipes un joueur. Les deux équipes acquiescèrent à cette étrange demande en prêtant des joueurs blessés ne pouvant pas jouer. Les Whalers désignèrent Mickey Vulcan et les Devils désignèrent Gary Howatt...


Les deux joueurs désignés furent les joueurs de ligne durant la première période et les deux arbitres portés disparus étant finalement arrivés, les deux joueurs furent remerciés...

Ce soir-là, les Whalers l'emportèrent par la marque de 2 à 1...

Ce fut la seule fois dans les temps récents de la NHL que des joueurs furent utilisés comme officiels...

Mickey Vulcan...

mardi 17 mars 2015

Y a-t-il un gardien dans l'aréna ?, 1ere partie







À l'époque des "Original Six", chacune des équipes de la LNH avait à leur disposition un gardien de but qu'il pouvait utiliser ou prêter à l'équipe adverse en cas de blessure à leur cerbère. Par contre, depuis la saison 1965-66, chaque équipe doit avoir deux gardiens habillés pour le match et c'est ce qui a amené la disparition des gardiens d'urgence.

Jusqu'en 2013-2014, si une équipe voyait un de ses gardiens se blesser avant un match et qu'elle était dans l'impossibilité de rappeler un gardien de leur club-école à temps, l'équipe devait se trouver un gardien substitut, n'ayant aucune expérience professionnelle ! Je vous présente la première partie d'une liste pas si courte ...



Brett Leonhardt

Eh oui, Upper Deck lui a vraiment fait une carte !

Brett Leonhardt est un des producteurs du site Web des Capitals de Washington, s'occupant principalement du contenu vidéo. Mesurant 6'7'' et ayant de l'expérience comme gardien de but avec les Knights de Newman College, Leonhardt avait déjà participé à quelques pratiques des Capitals afin que les gardiens réguliers de l'équipe puissent avoir des journées de repos. Cependant, quelques heures avant le début d'un match en décembre 2008 contre les Sénateurs, José Théodore dut déclarer forfait à cause d'une blessure. Brent Johnson se retrouvait donc sans gardien substitut. Semyon Varlamov, gardien du club-école et rappelé de toute urgence, ne pouvait arriver à temps pour le début du match, car il se trouvait à San Antonio. N'ayant d'autres choix, les Capitals firent donc appel à Brett Leonhardt. Ce dernier participa à l'échauffement d'avant-match et regarda une partie de la première période du bout du banc, jusqu'à ce que Varlamov soit prêt à le remplacer.

Leonhardt et les Capitals ont remit ça en novembre 2013 ! Michal Neuvirth s'étant blessé pendant la période d'échauffement, précédent un match contre le Canadien, Leonhardt dû enfiler les jambières et prendre place au bout du banc une nouvelle fois pour tout le match, en renfort à Braden Holtby.


Tom Fenton


Fenton a bien failli ne pas vivre le rêve de plusieurs ... Lorsque Ilya Bryzgalov attrapa une grippe l'empêchant de participer au match de décembre 2010 contre les Rangers à New-York, les Coyotes durent se trouver un gardien d'urgence, car leur club-école était à San Antonio (encore !). Le recruteur en chef des Coyotes pensa alors à son voisin à Purchase, NY. Tom Fenton, qui avait joué pour l'American International College pendant 4 ans, n'avait pourtant pas rejoué à un haut niveau depuis 2 ans. Fenton rata l'appel car il était chez le coiffeur, afin d'être beau pour passer les vacances de Noël avec sa famille en Ontario. Lorsqu'il prit le message, il cru d'abord à une farce de ses copains. Il réalisa rapidement qu'il avait là, la chance de vivre, ne serait-ce qu'une soirée, un rêve d'enfance ! Fenton prit son équipement et se rendit au Madison Square Garden afin de seconder Jason LaBarbera. Il participa à l'échauffement d'avant-match et regarda le match à partir du meilleur siège.



Paul Deutsch

Ce n'est pas parce qu'on a 51 ans qu'on ne peut pas jouer avec une équipe de la LNH. Devenu gardien de but à 37 ans parce qu'il manquait un gardien dans son équipe de ligue de garage, Paul Deutsch fit quelques pratiques avec le Wild afin de reposer les gardiens numéro 1. (L'avantage de connaître l'entraîneur-adjoint !) Mais, lorsque Nicklas Backstrom dû s'absenter pour des raisons personnelles et que Matt Hackett (du club-école) risquait de ne pas être à l'aréna à temps, le Wild fit de nouveau appel à Deutsch ! Il rejoignit l'équipe, eut le temps de participer à l'échauffement d'avant-match, mais ne put prendre part à la partie. Malheureusement pour lui, Hackett a été prêt à temps pour le début du match.


Alexander Pechurski

Lui aussi a sa carte !
L'histoire de Pechurski est intéressante: Un choix de 5e ronde du repêchage de 2008 par les Penguins de Pittsburgh, le joueur russe ne s'est pas entendu avec eux sur un contrat. Il a commencé la saison 2009-2010 avec le Metallurg de Magnitogorsk dans la KHL, avant d'être libéré et de se joindre aux Americans de Tri-City dans la WHL en décembre 2009.

En janvier 2010, les Penguins jouent contre les Canucks à Vancouver. Malheureusement pour eux, leur gardien partant, Marc-André Fleury, se casse un doigt la veille durant une victoire contre les Oilers d'Edmonton. Brent Johnson, le gardien substitut habituel de Fleury, était déjà blessé et Pittsburgh durent faire confiance à John Curry. Pour le seconder, il appelèrent Pechurski qui était à Tri-City et lui firent signer un contrat amateur d'une journée. Pechurski n'avait joué que 6 matchs dans la WHL, récoltant une fiche de 4-1-1. Il dut même porter les jambières de Fleury car les siennes (des Itech) n'étaient pas approuvé par la LNH.

Après que Curry ait accordé 5 buts en seulement 14 tirs après moins de 5 minutes de joué en 2e période, l'entraîneur Dan Bylsma envoya Pechurski dans la mêlée ! Il se débrouilla fort bien, arrêtant 12 des 13 lancers auxquels il fit face et fut nommé la 3e étoile du match. Il joua donc dans deux ligues professionnelles de haut niveau au cours de la même saison. Il joue présentement pour le Amur de Khabarovsk dans la KHL.


Chris Levesque

Reculons cette fois en décembre 2003. Lorsque le gardien partant des Canucks Dan Cloutier se blessa dans la pratique du matin alors que le club-école était en voyage dans l'est de l'Amérique, ils durent appeler la University of British Colombia. Malheureusement pour eux, les 2 gardiens réguliers de l'équipe n'étaient pas éligible dû à leur passé professionnel. Les Canucks ont donc dû se tourner vers le 3e gardien, Chris Levesque, qui avait une fiche de 0-4-1 ! Il n'y avait qu'un problème : il était introuvable ! Ayant un examen de géographie à préparer pour le lendemain matin, Levesque s'était presque caché dans une des bibliothèques afin d'étudier. Ses coéquipiers de l'Université se sont mit à sa recherche et le retrouvèrent vers la fin de l'après-midi. Réalisant après plusieurs minutes que ce n'était pas une blague, Levesque fit le chemin jusqu'au Rogers Arena, participa au réchauffement d'avant-match et prit place au bout du banc afin de seconder Johan Hedberg dans un match contre les Penguins.

Au cours du match, Hedberg fut impliqué dans une course pour la rondelle avec l'attaquant Konstantin Koltsov. La collision fut inévitable. Hedberg tomba sur la glace et son masque virevolta dans les airs. Il resta étendu de longues minutes sur la glace. Levesque, réalisant qu'il devrait peut-être prendre place devant le filet, cachait mal sa nervosité. Heureusement pour Levesque, Hedberg se releva et put finir le match ... avec un poignet cassé ! Car, sachant qu'il n'avait pas vraiment un gardien de calibre pour le remplacer, il joua malgré la douleur. Après toutes ces émotions, Chris Levesque retourna à ses études et réussi son examen haut la main.

Sources : hockeydb.com, ingoalmag.com

lundi 16 mars 2015

Escapade à Uniondale








J’ai eu l’occasion samedi dernier d’aller voir les Canadiens remporter une victoire de 3-1 contre les Islanders à Uniondale.  Il s’agit de la dernière saison au Nassau Coliseum.
 
Sur place, il y avait une bonne foule, bien qu’il y avait quand même quelques bancs vides.  Par contre, il y avait dans le groupe un nombre important de partisans du tricolore.  Sans eux, les gradins auraient été un peu dégarnis, malgré une bonne saison de l’équipe locale.  Il faut néanmoins dire que les partisans des Islanders n’ont pas été choyés depuis de nombreuses années et ce, après des années fastes.
 
Les Islanders sont nés en 1972, alors que la LNH voulait couper l’herbe sous le pied de la nouvelle AMH.  Elle décida donc d’octroyer une franchise pour occuper l’aréna qu’on construisait au milieu de nulle part sur Long Island avant que l’AMH ne le fasse.
 
L’équipe, très bien gérée par Bill Torrey et dirigée par Al Arbour derrière le banc, devint compétitive très rapidement.  Dès sa troisième saison, elle se retrouva en demi-finale.  Elle atteint d’ailleurs au minimum ce stade neuf fois en dix ans, période qui culminera bien sûr avec les quatre Coupes Stanley consécutives, de 1980 à 1983.
 
Les Islanders eurent ensuite une normale baisse de régime, mais ils eurent tout de même un minimum de succès.  Par contre, il y eut ensuite une fracture drastique en 1994, période qui correspond au départ d’Al Arbour.  Mais c’est surtout l’arrivée de Mike Milbury comme directeur-gérant en 1995 qui fit d’eux une organisation complètement grotesque.
 
Depuis ce temps, l’équipe a raté les séries 14 fois en 19 ans.  De son côté, Milbury, avec l’équipe jusqu’en 2006, s’est distingué avec une multitude d’échanges absurdes.  Mentionnons entre autres le fait de littéralement donner Roberto Luongo aux Panthers, pour faire de la place à Rick DiPietro, repêché premier devant Dany Heatley et Marián Gáborík en 2000.  Histoire de ne pas s’arrêter en si bon chemin, Milbury lui accorda plus tard un affreux contrat de 15 ans.  DiPietro ne vit pas la fin du contrat, puisque l’équipe le laissa aller en 2013.
 
Mentionnons également l’échange de deux jeunes joueurs, Todd Bertuzzi et Bryan McCabe, contre un Trevor Linden qui ralentissait.  Jean-Pierre Dumont a quitté Long Island contre presque rien.  Mais c’est sans doute avec l’acquisition de l’éternel insatisfait Alexeï Yashin que Milbury s’est surpassé.  Pour l’obtenir, il offrit Zdeno Chára et un choix qui devint Jason Spezza.  Ai-je besoin de rappeler que l’horrible contrat de dix ans (87,5M$) accordé à Yashin a été racheté en 2007 pour la bagatelle de 17,63M$?
 
La mauvaise gestion ne s’arrête pourtant pas là.  L’imprévisible propriétaire Charles Wang a travaillé longtemps sur un ambitieux projet immobilier qui aurait permis aux Islanders de quitter le désuet Nassau Coliseum.  Comme le projet ne verra finalement pas le jour, il a donc dû se résigner à devenir locataire du Barclays Center, le nouveau domicile des Nets de Brooklyn de la NBA.  Par contre, comme Wang, trop occupé avec son projet immobilier, ne s’est jamais mêlé de l’élaboration des plans, l’amphithéâtre n’a pas été prévu pour le hockey.  Les Islanders se retrouveront donc avec un aréna presque neuf, mais peu adapté à leurs besoins.  Il présentera l'une des plus petites capacités de la ligue (15 795 places), avec certains sièges inutilisables pour cause de vue obstruée.
 
En se rendant voir un match des Islanders et en observant les chandails que portent les partisans, on peut voir les différentes époques de l’histoire de l’équipe.  On retrouve évidemment beaucoup de chandails des bons jeunes joueurs qu’on retrouve finalement avec l’équipe, John Tavares en tête.
John Tavares
 
Kyle Okposo
 
Travis Hamonic
 
 
On en retrouve encore des années glorieuses, bien que ceux qui les portent grisonnent.
 
Mike Bossy
 
 
Denis Potvin
 
 
Billy Smith
 
On en retrouve aussi des années de transition.
 
Pierre Turgeon
 
 
Mike Peca
 
Malgré les années de misère, certains continuent de porter les chandails des joueurs qui symbolisent cette période noire.  Admettons qu’on puisse presque prendre en pitié le fragile DiPietro, mais Yashin?  En plus d’être impossible à satisfaire, il a coûté une fortune à l’équipe, autant en talent qu’en argent et ce, pour des résultats au mieux en dents de scie.  Il est la figure emblématique de tout ce qui ne va pas avec les Islanders.  C’est pire qu’un partisan des Canadiens qui porterait un chandail de Gomez…
 
Rick DiPietro
 
Alexeï Yashin
 
Même l'éphémère Thomas Vanek (47 matchs avec les Isles), qui a coûté un choix de 1ère ronde et un de 2e au prochain repêchage
 
Par contre, il faut croire qu’il faut une bonne dose d’autodérision pour être partisan d’une équipe aussi bouffonne qui, après avoir été la risée de la ligue, vend encore aujourd’hui des chandails avec le logo du capitaine
 
 

samedi 14 mars 2015

Les Capitaines : Philadelphie







Après une première tentative ratée d'implanter une équipe de hockey de la LNH en pleine dépression économique (Les Quakers en 1930-31), Philadelphie eut une deuxième chance lors de la grande expansion de 1967. Après 2 premières saisons difficiles où l'équipe fut constamment déclassé physiquement, le propriétaire Ed Snider exigea au directeur général d'aquérir des joueurs plus gros et plus costauds. Ce changement de mentalité mena au repêchage et à l'aquisition des joueurs tels que Dave Schultz et Bobby Clarke et à la formation d'une des équipes les plus craintes de la ligue. Les "Broad Street Bullies" et leur style de jeu intimidant menèrent l'équipe à deux conquêtes de la coupe Stanley en 1974 et 1975, devenant ainsi la première équipe de l'expansion à remporter le fameux trophée et la première qui n'était pas des "Original Six" depuis les Maroons de Montréal en 1935. L'équipe demeura compétitive durant la majeure partie de son histoire depuis ce temps, se rendant souvent en finale de la coupe Stanley (76, 80, 85, 87, 97 et 2010) mais ne pouvant jamais ramener le trophée à Philadelphie. Malgré tout, l'équipe en orange et noir demeure au deuxième rang derrière les Canadiens pour le pourcentage de matchs gagnés avec 57.8%.

Voici les capitaines des Flyers.



1. Lou Angotti 1967-1968
Le premier capitaine des Flyers débuta sa carrière professionnelle avec les Rangers en 1964 après 2 ans dans les mineures et 4 ans à l'université Michigan Tech. Il passa aux Blackhawks en 1966 et fut réclamé au repêchage d'expansion par les flyers l'année suivante. Il ne joua qu'une saison à Philadelphie où il connut sa meilleure saison offensive avec 49 points. Il termina sa carrière dans l'AMH en 1975.

2. Ed Van Impe 1968-1973
Ce défenseur débuta sa carrière avec les Black Hawks en 1966-67 et termina deuxième dans la course au trophée Calder (derrière Bobby Orr). Ce trophée ne lui permit cependant pas d'être protégé par les Black Hawks et il fut repêché durant l'expansion. Il joua 8 saisons avec les Flyers dont 5 comme capitaine. Il fut échangé aux Penguins en 1976 mais n'y joua que 22 matchs avant de prendre sa retraite.

3. Bobby Clarke 1973-1979, 1983-1984
Clarke fut nommé capitaine en remplacement de Van Impe en janvier 1973, quelques mois après sa participation à la série du siècle. Il était à 23 ans le plus jeune joueur à ce moment-là à être nommé capitaine. Le chef des Broad Street Bullies mena l'équipe à deux coupes Stanley consécutive en 1974 et 1975. En 1979, il fut nommé assistant entraineur tout en restant joueur actif. Il dut donc renoncer à son titre de capitaine à cause des règles de la ligue à cet effet. Il retrouva le "C" pour la saison 1983-84 suite à quoi il prit sa retraite et devint le directeur général de l'équipe. Son numéro 16 fut retiré par l'équipe et il fut introduit au temple de la renommée en 1987.

4. Mel Bridgman 1979-1981
Bridgaman commença sa carrière avec les Flyers en 1975-76. Il était un bon centre défensif et robuste capable d'amasser son 50 points par saison. Il succéda à Clarke en 1979 et garda le titre jusqu'en 1981 alors qu'il fut échangé aux Flames de Calgary contre leur capitaine Brad Marsh, ce qui devint le premier échange capitaine contre capitaine.

5. Bill Barber 1981-1983
Barber était un joueur complet qui mena l'attaque des Flyers pendant 12 saisons. Il demeure le meilleur marqueur de l'histoire des Flyers avec 420 buts (Clarke est meneur pour les points). Il succéda à Bridgman pour 1 saison et demie avant de redonner le titre à Clarke en 1983. Il prit sa retraite après la saison 1983-84, en même temps que Clarke.


Après les départs de Barber et Clarke après la saison 1983-84, l'équipe était supposé donner le titre de capitaine à Darryl Sittler, ancien capitaine des Maple Leafs qui s'amena avec l'équipe en 1982. Au début de la saison 1984-85, lors de la journée où sa nomination devait être annoncée, le nouveau directeur général des Flyers (Clarke) annonça à Sittler qu'il était plutôt échangé aux Red Wings. Sittler dira plus tard qu'il s'agissait de la pire déception de sa carrière, lui qui en avait vu quand même des pas pires avec les Maple Leafs d'Harold Ballard.


6. Dave Poulin 1984-1989
L'équipe porta son choix sur Poulin, joueur non-repêché qui joua sa première saison complète l'année précédente à l'âge de 25 ans. Il formait un trio redoutable avec Brian Propp et Tim Kerr. Il mena l'équipe à deux participation à la finale en 1985 et 1987, perdant toutefois aux mains des Oilers à chaque fois. Son jeu diminua vers la fin de la décennie et il fut échangé aux Bruins en 1989, un mois après s'être fait enlevé le "C". Il termina sa carrière avec les Capitals en 1994.

7. Mark Howe (Intérim)
Le légendaire fils du légendaire Gordie Howe s'amena d'Hartford en 1982 et fut un des piliers de la défense des Flyers durant les années 80. Il remplaça Poulin à quelques reprises vers la fin de la décennie alors qu'il était souvent blessé. L'équipe était toutefois sur le déclin au tournant de la décennie et il fut échangé aux Red Wings en 1992. Ancien texte de Martin ici.

8. Ron Sutter 1989-1991
Un des 5 frères Sutter à avoir joué dans la LNH, Ron et son frère jumeau Rich était les plus jeunes.  Ron sera le dernier des frères Sutter actif dans la LNH, terminant sa carrière en 2001 avec les Flames. Il succéda à Poulin pour le reste de la saison 1989-90 mais les Flyers ratèrent les séries les deux années suivantes, suite à quoi il fut échangé aux Blues en 1991.

9. Rick Tocchet 1991-1992
Tocchet était un attaquant de puissance qui accumulait points et minutes de pénalités avec les Flyers depuis la saison 1984-85. Il fut nommé comme nouveau capitaine au début de la saison 1991-92 mais il fut échangé aux Penguins en février dans un blockbuster (Tocchet, K.Samuelsson et Ken Wregget contre Mark Recchi, Brian Benning et un choix de 1ère ronde). Il remporta la coupe Stanley ce printemps-là. Il fit un retour à Philadelphie vers la fin de sa carrière (2000 à 2002).

10. Kevin Dineen 1993-1994
Les Flyers passèrent la saison 1992-93 sans capitaine et ratèrent les séries une fois de plus. La saison suivante ils nommèrent Dineen, anciennement des Whalers comme nouveau capitaine. Ce ne fut que temporaire alors que l'équipe attendait le bon moment pour nommer le suivant sur la liste. Dineen joua avec les Flyers jusqu'en décembre 1995 suite à quoi il fut retourné aux Whalers.

11. Eric Lindros 1994-2000
Malgré que les Nordiques sortirent gagnants de la méga transaction de Lindros, ce dernier fut dominant durant ses premières années avec l'équipe et il était logique de lui remettre le "C". Lui et la "Legion of Doom" menèrent les Flyers à la finale de 1997 mais sa relation avec l'équipe se détériora par la suite. Après plusieurs querelles dans les médias avec le directeur général Bobby Clarke, plusieurs commotions cérébrales et des disputes salariales, l'équipe lui enleva le "C" et Lindros opta de ne pas jouer la saison 2000-01 suite à quoi il fut échangé aux Rangers en août 2001.

12. Rod Brind'Amour (Intérim)
Brind'Amour fut obtenu des Blues en 1991 contre l'ex-capitaine Ron Sutter. Il était un des meilleurs centres défensifs de sa génération et remplaça Lindros comme capitaine lors des blessures fréquentes de ce dernier. Il fut échangé aux Hurricanes en 2000 contre Keith Primeau et sera leur capitaine lors de leur conquête de la coupe en 2006.

13. Eric Desjardins 2000-2001
Desjardins s'amena à Philadelphie en 1995 dans l'échange de John Leclair contre Mark Recchi et il fut la pierre angulaire de la défense des Flyers pendant plus de 10 saisons. Il succéda à Lindros en mars 2000 mais il abandonna le titre au début de la saison 2001-2002.

14. Keith Primeau 2001-2006
Obtenu des Hurricanes contre Brind'Amour, Primeau s'établit en leader avec les Flyers durant la première moitié des années 2000, surtout durant les séries de 2004. Mais les choses se gâtèrent par la suite. Après seulement 9 matchs en 2005-06, il fut victime d'une commotion cérébrale qui mit éventuellement fin à sa carrière. Après plusieurs symptômes post-commotion, il se retira pour de bon en septembre 2006.

15. Derian Hatcher 2006
L'ancien capitaine de longue date des Stars de Dallas signa avec les Flyers au retour du lock-out de 2005. Il remplaça Primeau comme capitaine durant la saison 2005-06. Il se retira en 2009.

16. Peter Forsberg 2006-2007
Incapables de re-signer avec l'Avalanche au retour du lock-out, Forsberg signa avec l'équipe qui l'avait originalement repêché en 1991 avant de l'inclure dans l'échange d'Eric Lindros avec les Nordiques. Il fut nommé comme nouveau capitaine de l'équipe au début de la saison 2006-07 mais cette saison fut désastreuse pour les Flyers qui finirent avec seulement 56 points, leur pire saison de l'histoire. Forsberg, souvent blessé, fut échangé aux Predators en février 2007.

17. Jason Smith 2007-2008
Les Flyers rectifièrent rapidement le tir après leur saison de merde en 2006-07. Il terminèrent avec 96 points et se rendirent en finale de conférence. Une partie du crédit revient à Smith, ancien capitaine des Oilers, qui aida à remettre l'équipe sur les rails avec son leadership. Ce fut toutefois sa seule saison avec les Flyers. Il signa avec les Sénateurs en 2008-09 et termina sa carrière cette année-là.

18. Mike Richards 2008-2011
Richards s'établit comme leader à l'attaque des Flyers durant la saison 2007-08 et certains le comparaient à l'ancien capitaine Bobby Clarke. L'équipe opta de choisir le jeune joueur au lieu de prendre un vétéran comme les 3 précédents (Hatcher, Forsberg et Smith). L'équipe était redevenue compétitive et il mena les Flyers à la finale de 2010 contre les Blackhawks. Richards et Jeff Carter furent échangés en même temps pour faire de l'espace sur la masse salariale pour signer Ilya Bryzgalov. Richars gagna la coupe avec les Kings en 2012 mais sa production a drastiquement chuté depuis et il a récemment été rétrogradé dans la ligue américaine.

19. Chris Pronger 2011-2013
Pronger succéda à Richards au début de la saison 2011-2012 mais plusieurs blessures limitèrent son rendement et sa carrière fut mise en suspens suite à des symptômes post-commotion. Il céda le titre de capitaine mais n'a toujours pas confirmé sa retraite. Maintenant agé de 40 ans, il est peu probable qu'on le revoit sur la glace.

20. Claude Giroux 2013-
Giroux débuta avec les Flyers en 2008 et devint le premier centre suite aux départs de Richards et Carter. Depuis il est un des meilleurs pointeurs de la ligue.

Mont-Saint-Louis 1927-28







Un de mes amis m'a récemment écrit pour me dire qu'il a trouvé cette photo dans une vieille boîte à son chalet :


Il s'agit d'une photo datant de la saison 1927-28 de l'équipe du Mont St-Louis, une école privée de Montréal...

Splendide photo, n'est-ce pas?

Si vous avez des photos de la sorte venant de votre coin de pays, n'hésitez pas à me les envoyer...

vendredi 13 mars 2015

Hal Laycoe


 
Il y a 60 ans aujourd’hui, s’est passé un événement qui est passé à l’histoire, et auquel Hal Laycoe a été étroitement lié.  C’est lui qui, le 13 mars 1955, s’est engagé dans un violent combat de coups de bâton avec Maurice Richard.  Le juge de ligne Cliff Thompson tenta de faire cesser le tout en retenant Richard.  Laycoe en profita pour cogner le Rocket.  Ce dernier voulut se déprendre en assenant un coup de poing à Thompson.  Le président de la ligue, Clarence Campbell, répliqua en suspendant Richard pour le reste de la saison et les séries.  S’en suivit, évidemment, l’émeute, mais aussi, la perte du championnat des compteurs du Rocket (qu’il ne remporta finalement jamais), un point derrière Bernard Geoffrion et la défaite en sept matchs des Canadiens en finale.  À noter que cette défaite de justesse en finale a été suivie par les cinq Coupes consécutives, un record qui tient toujours et qui aurait pu, en théorie, être augmenté à six.

Pourtant, la carrière de Laycoe ne se résume pas à cette seule soirée.
 
Au début des années 1940, il jouait au niveau junior en Saskatchewan.  Son rêve de jouer dans la Ligue Nationale se heurta par contre à des enjeux beaucoup plus grands.  La Deuxième Guerre mondiale éclata et Laycoe servit dans la Marine.  Il continua de jouer, mais au sein d’équipes militaires.
 
Ce n’est qu’à la fin de la guerre, en 1945-46, qu’il put finalement se joindre à la LNH, avec les Rangers.  Défenseur portant des lunettes, il n’avait pourtant pas la réputation d’être si belliqueux et n’amassa pas de grands totaux de minutes de pénalité.  Il était solide, mais discipliné.

En août 1947, il fut échangé aux Canadiens.  Il joua plus ou moins régulièrement lors de son passage à Montréal.  Il disputa au total 95 matchs en trois saisons et demi, passant une bonne partie de son temps avec le club affilié de la Ligue américaine, les Bisons de Buffalo.  Par contre, lorsqu’il était à Montréal, il eut aussi la distinction d’être… le partenaire de tennis de Maurice Richard!

Ce n’est qu’en février 1951, lorsqu’il fut échangé aux Bruins, que Laycoe devint un joueur régulier.  Il y sera jusqu’en 1956, soit un an après la fameuse émeute.

En 532 matchs dans la LNH, il accumula 25 buts, 77 passes et 292 minutes de pénalité.
 
Il devint par la suite entraîneur dans la Western Hockey League (WHL), une ligue professionnelle de bon calibre.  Il a été derrière le banc à New Westminster, Victoria et surtout, à Portland, avec les Buckaroos.

En 1969, il obtint sa chance dans la Ligue Nationale, lorsqu’il devint entraîneur-chef des Kings de Los Angeles.  Les résultats ne furent toutefois pas au rendez-vous et l’expérience se limita à 24 matchs.

En 1970, il devint le premier entraîneur de l’histoire des Canucks de Vancouver.  Par contre, peut-on demander des miracles à un entraîneur d’une équipe d’expansion?  Après deux saisons, il céda sa place.  Il servit également comme directeur-gérant en 1973-74.
 
Il fut par la suite entraîneur-chef de l’équipe nationale des Pays-Bas et dépisteur pour les Islanders de New York.

Il est décédé en 1998, à l’âge de 75 ans.    

Sources : notrehistoire.canadiens.com, legendsofhockey.net, wikipedia.org.