mardi 3 mars 2015

La patinoire Victoria








Aujourd'hui marque le 140ème anniversaire du premier match de hockey intérieur organisé. C'est en effet le 3 mars 1875 que de jeunes étudiants universitaires ambitieux jetèrent les bases sur ce qu'allait devenir le sport que l'on connait de nos jours. Ce premier match fut joué sur la glace de la mythique patinoire Victoria au centre-ville de Montréal, un lieu désormais oublié et reconverti en stationnement intérieur dans les années 20. J'ai déjà publié un article à ce sujet sur mon autre blog en 2012 mais comme plusieurs ne l'ont pas lu, je l'ai ré-édité ici pour l'occasion de ce 140ème anniversaire. À l'époque, je travaillais juste en face de ce stationnement glauque et chaque fois que je passais devant, je me considérais chanceux de savoir qu'il s'agissait en fait d'un lieu sacré, mais j'étais probablement un des seuls à le savoir. Désireux d’en savoir plus sur cette patinoire mythique, je me dirigeai donc vers Wikipedia et les internets mais je n’arriva pas à découvrir les détails sur les derniers jours de la patinoire et je voulais savoir pourquoi elle était ainsi tombée dans l’oubli collectif.

Regardez la photo qui suit. On dirait plus un immeuble désafecté de Détroit que le lieu de naissance du hockey...

Emplacement de l'ancienne patinoire Victoria, maintenant un stationnement intérieur
Entre les rues Stanley et Drummond, centre-ville de Montréal


La Victoria Skating Rink est le lieu d’origine du hockey organisé moderne et était un lieu de loisir et de tourisme important de la haute société Montréalaise (lire anglaise) durant la deuxième moitié du 19ème siècle. 

À l'époque, on assistait à un important développement au niveau des activités et des sports hivernaux. La raquette et le toboggan commencaient à se faire connaître en tant que loisirs à travers le pays mais c’est surtout au niveau organisationnel que Montréal innova dans le développement des sports nordiques. Les premiers clubs organisés de curling et de patinage artistique furent fondés à Montréal et on y organisa le premier carnaval d’hiver en Amérique du Nord. Le hockey existait déjà à l’époque, même que l’on peut remonter au 16ème siècle et même plus loin pour retracer l’origine du sport, mais le hockey organisé comme on le connait aujourd’hui a ses racines à Montréal et c’est ici que la patinoire Victoria occupe un rôle majeur dans l’évolution de ce sport. Elle fut construite en 1862, entre les rues Stanley et Drummond, au nord de René-Lévesque (anciennement Boulevard Dorchester) au centre de la communauté industrielle et universitaire anglaise de l’époque. Une des premières et plus grandes patinoires intérieures en Amérique du Nord, elle était aussi considérée comme l’une des plus belles patinoires couvertes au monde. Elle fut la première de plusieurs patinoires au Canada nommées en l’honneur de la reine Victoria.


"Fancy ball at the Victoria Rink" - 1865


L’intérieur de la batisse avait l’air très impressionnant à l’époque, avec son haut plafond supporté par de nombreuses arches et poutres qui s’étendaient sur l’ensemble de la structure. Comme nous sommes en 1862, il faut garder en tête que l’intérieur des lieux n’était pas chauffé, la glace étant naturelle et glacée seulement par la froideur de l’hiver. De grandes fenêtres ainsi que plus de 500 lampes à gaz permettaient d’éclairer les lieux. Ce fut d’ailleurs plus tard le premier bâtiment au Canada à avoir l’électricité. Le batiment servit d’abord aux clubs de patins montréalais, ainsi qu’aux festivals et carnavals hivernaux. En été, on y tenait des expositions d’horticulture et des concerts. La patinoire devint un attrait touristique majeur pour Montréal.


James Creighton
C’est en 1875 que le hockey organisé y apparut pour la première fois. Auparavant, le hockey ne se jouait que par plaisir, sur les lacs et les étangs, sans règles spécifiques ni d’équipes établies ou même de gardien de but. C'était avant tout un jeu chaotique où le but était de s'emparer de la rondelle, sans égard au positionnement ou à une stratégie quelquonque. Tout cela changea lorsque James Creighton, qu'on surnomma plus tard «le père du hockey» s’installa à Montréal en 1872 à l’age de 22 ans. Il joignit le club de football amateur de l'université McGill et également au Victoria Skating Club où il devint un patineur artistique de renom et par la suite juge des compétitions. Il faut ici faire une parenthèse pour mentionner que la ville d’origine de Creighton, Halifax, doit être à mon avis considérée comme le lieu d’origine officiel du hockey, ayant vu les premiers développement du sport sur la glace. C’est aussi à Halifax que furent conçus les premiers batons officiels de hockey, sculptés par des indiens Micmacs, ainsi que les patins «Starr», les premiers patins conçus spécialement pour le hockey. Lorsque Creighton jouait avec le club de football de McGill, il fut influencé par les règles et les stratégies du rugby et ce qui allait devenir le football américain. Il avait toutefois en tête d'adapter ce style de jeu sur la glace avec le sport qu'il adorait pratiquer en Nouvelle-Écosse mais qui demeurait pratiquement inconnu à Montréal. Creighton demanda donc à des amis de lui envoyer des batons et des patins Starr à Montréal pour qu’il puisse initier ses amis montréalais à ce sport. Ayant accès à la glace de la patinoire Victoria, il y organisa la première partie intérieure officielle de hockey sur glace, le 3 mars 1875, entre deux équipes composées de membres des clubs de patinage et de football ainsi que d'étudiants de l’université McGill. L'équipe de Creighton remporta la partie 2-1 et une page d'histoire fut écrite.


Article dans "The Gazette" le 4 mars 1875


Par première partie officielle, on implique les termes suivants; 2 équipes de 9 joueurs ayant des uniformes et des positions différentes, deux gardiens de buts, un arbitre, une rondelle, un éventail de règles prédéterminées et une durée officielle de 60 minutes avec un score final enregistré à la fin. Mais au delà de ces règles officielles, le sport se métamorphosa surtout grâce aux contraintes physiques de la patinoire. La dimension de la glace, plus petite et plus rectangulaire qu’un lac ou un étang, força le jeu à se limiter à neuf joueurs de chaque côté (ensuite 7 et maintenant 6). Avant la construction de cette glace, les patinoires intérieures et extérieures étaient plutôt de forme circulaire et non pas de forme rectangulaire aux coins arrondis comme maintenant. D’ailleurs, comme la patinoire se trouvait entre les rues Drummond et Stanley, les dimensions de la patinoire se limitaient  à l’espace maximum disponible entre ces deux rues, et les patinoires construites par la suite pour le hockey utilisèrent ces mêmes dimensions. Donc le sport du hockey fut grandement influencé par la configuration des rues de Montréal. Si il y avait eu plus d'espace entre les rues on aurait peut-être des patinoires de dimensions européenes en ce moment...


Vue arérienne du site 
Vous pouvez voir que la forme du site coincide
avec la forme des patinoires modernes


Aujourd’hui même, l’ensemble des patinoires en Amérique du Nord ont sensiblement cette même grandeur standard. La forme rectangulaire de la glace influença aussi grandement le développement du jeu dans le positionnement des joueurs ainsi que dans la vitesse et l’exécution du jeu. À noter aussi qu’à l’époque il n’y avait pas encore de bandes pour protéger les spectateurs ni de filets pour les buts, mais selon les règlements la rondelle ne devait pas quitter la patinoire. D’ailleurs la rondelle fut inventée pour remplacer l’usage de balles qui elles pouvaient quitter la surface et blesser des spectateurs.



De cette première partie officielle en 1875 jusqu’en 1881, il n’y avait toujours pas de ligue, malgré le fait que le sport commençait à se diffuser tranquilement à travers le pays. À la patinoire Victoria, on y jouait seulement des parties hors-concours, principalement entre les membres du club Victoria et des équipes universitaires comme McGill. Ensuite on assista à l’organisation de tournois entre ces mêmes équipes lors des festivals hivernaux. Ces tournois eurent beaucoup de succès et moussèrent l’intérêt à développer une ligue de championnat, ce qui arriva en 1886 lorsque la Amateur Hockey Association of Canada (AHAC) fut créée, encore une fois à la patinoire Victoria. La ligue comprenait surtout des équipes de Montréal mais aussi de Québec et d’Ottawa. C’est lors d’une partie à la patinoire Victoria en février 1889 que Lord Stanley of Preston, le gouverneur général du Canada, vit sa première partie de hockey entre les Victorias de Montréal et le Montreal Hockey Club. Lui et sa famille furent grandement imprésionné par ce sport et l’ambiance des lieux. Plus tard, les deux fils de Stanley lui suggérèrent de faire don d’un trophée officiel à être disputé entre les équipes championnes des ligues de hockey canadiennes. C’est donc en 1893 qu’il fit sa donation et que les premières séries de la coupe Stanley arrivèrent. La première équipe championne, le Montreal Hockey Club, remporta le premier match historique de finale de la coupe Stanley contre le Ottawa Hockey Club par un score de 3-1, toujours à la patinoire Victoria. Quand je vous dis que de voir qu’au même endroit, environ 120 ans plus tard, on ne retrouve qu’un parking à étage éclairé au néon ça me fait mal au coeur.


Match de hockey à la patinoire Victoria - 1893  
(possiblement durant les premières séries de la Coupe Stanley)

Montreal Hockey Club
Premier club champion de la Coupe Stanley en 1893

Après ce premier championnat de la coupe Stanley, le hockey et la patinoire Victoria continuèrent d’évoluer. On contruisit un balcon pour avoir plus de spectateurs, ainsi que des loges vitrées, précurseurs des loges corporatives d’aujourd’hui. En 1896, la patinoire fut connectée au télégraphe pour pouvoir transmettre simultanément les résultats de la finale entre Montréal et Winnipeg, devenant ainsi la première diffusion d’un match en temps réel.

Mais les bons moments à la patinoire s’estompèrent au tournant du siècle. D’autres patinoires plus modernes furent construites, notamment le Westmount Arena qui fut construit uniquement pour le hockey. La Victoria pour sa part, tombait en morceaux mais au lieu de rénover la patinoire, le Victoria Skating Club vendirent la batisse à J. William Shaw, un marchand de pianos qui planifiait d’en faire un aréna de concerts d’opéra mais ne put jamais réaliser ce souhait dû au coût élevé et le peu de profits prévus. Il continua donc de louer la patinoire pour le patin et le hockey tout en reconvertissant le batiment en stationnement de voitures durant l'été. Mais à cette époque, les meilleures équipes de la ville ne louaient plus la Victoria mais plutôt l’aréna de Westmount, plus adapté pour le hockey et plus moderne. Des ligues plus petites jouaient à la Victoria commes des ligues de garage, des ligues scolaires et autres ligues amateures. Lors des années 20, le batiment était devenu désuet et dangereux, ce qui força le proprio à vendre le terrain à la Stanley Realty Corporation pour construire un stationnement à étage. La dernière partie enregistrée à la patinoire Victoria fut un match de semi-finale de la Canadian National Railway Hockey League entre l’équipe du Car Department et celle du General Office le 3 mars 1925, soit 50 ans jour pour jour après le premier match de James Creighton et les étudiants de McGill. Il ne disputèrent même pas la finale à la Victoria mais plutôt au nouveau Forum, qui venait d’ouvrir cette année-là.




Aujourd’hui, il m’est impossible de savoir si une partie de l’édifice original existe toujours en dessous de cet ignoble stationnement. Probablement pas. Aucune info n’est disponible sur internet, ni sur le site du stationnement. J’ai envoyé un e-mail au bureau du Patrimoine de la ville de Montréal qui eux me renvoient aux archives de la ville mais comme je ne suis plus à Montréal je ne peux pas continuer mes recherches. Moi tout ce que je demande c’est qu’ils installent une plaque à l’extérieur, ou bien qu'ils renomment l'endroit "Stationnement Victoria" ou bien "Stationnement Creighton" ou quelque chose du genre. Ça serait au moins ça. Mais je ne suis pas seul à y penser. Plusieurs ont milité à travers les années pour racheter et restaurer le site. Ça serait génial de ramener la structure archée de l'ancienne patinoire. On pourrait y jouer des matchs de hockey à l'ancienne et y faire un musée sur l'histoire du hockey. Cela rajouterait un cachet historique et original au tourisme à Montréal. Mais tout ça coûterait un bras et enlèverait des places de stationnement au Centre Bell qui est ironiquement situé à deux blocs au sud, donc on oublie ça pour l'instant.


Hoboken - New Jersey


Au baseball, ils ont plus de respect pour ce genre de choses. À Hoboken au New Jersey, on retrouve une plaque commémorant l'emplacement du premier match de baseball organisé. Je crois qu'on devrait faire la même chose à Montréal pour le hockey.

Donc si jamais vous allez voir un match ou un spectacle au Centre Bell, faites un petit détour de 5 minutes, montez la rue Drummond entre le boulevard René-Levesque et la rue Ste-Catherine et allez voir ce lieu où tant de moments historiques se produisirent il y a de ça plus d'un siècle. Notez également que l'ancien hotel Windsor où fut fondée les LNH est également tout prêt.

Pour plus d'infos, vous pouvez regarder cet épisode de la série "Hockey: A people's history" qui met en scène ce premier match et les débuts du sport.

lundi 2 mars 2015

Bryan Watson


 
 Bryan “Bugsy” Watson était un défenseur au talent limité.  Ses principales contributions étaient d’accrocher et de retenir, en plus de jouer robuste, malgré qu’il n’était pas si grand (5’9’’ 170 lbs).  Il avait aussi le don d’exaspérer ses adversaires.

Il débuta dans l’organisation des Canadiens avec qui il joua quelques matchs.  Il eut même droit à une bague de la Coupe Stanley en 1964-65, même s’il n’avait pas joué suffisamment de matchs pour avoir droit à son nom sur la Coupe.  Il passa aussi du temps avec les As de Québec de la Ligue Américaine, où il joua avec Doug Harvey, en fin de carrière.

En 1965, suite au repêchage intra-ligue, il se retrouva avec les Red Wings, avec qui il joua un peu plus.

En 1967, il devenait un candidat typique pour le repêchage d’expansion.  Il fut effectivement choisi par les North Stars du Minnesota, mais il ne porta jamais leur uniforme.  Il retourna plutôt à Montréal par voie de transaction et y joua encore sporadiquement.  Par contre, il servit d’appât pour un autre tour de passe-passe de Sam Pollock.  Il fut échangé aux Seals d’Oakland pour leur premier choix au repêchage de 1972, donc quatre ans plus tard.  Ce choix, le cinquième au total, servit à acquérir Michel Larocque.  (voir texte du 7 avril 2014)
 
C’est alors que prit vraiment son envol sa longue carrière de joueur évoluant au sein de clubs faibles, ayant besoin d’un joueur robuste, faute d’être très talentueux.  Il faut dire que l’emphase sur le jeu physique du début des années 1970 lui convenait bien.  De plus, les expansions à répétition permirent à des joueurs comme lui de prolonger leur carrière.

Malgré le prix relativement élevé payé par les pauvres Seals, il ne leur fut pas d’une grande utilité, puisqu’au mois de janvier suivant, il prit le chemin de Pittsburgh dans un échange à six joueurs.

Il passa quelques saisons avec les Penguins, où il connut sa meilleure saison offensive en 1971-72, avec 3 buts et 20 passes.  Au cours de la même saison, il fut le meneur de la ligue pour les minutes de pénalité, avec 212.

Après un bref passage à St-Louis, il se retrouva en 1973-74 avec une autre équipe faible de l’époque, en faisant un deuxième passage à Détroit.  (voir texte du 29 avril 2013)  C’est dans l’uniforme rouge et blanc qu’il atteignit un autre de ses sommets, lorsqu’il accumula 322 minutes de pénalité en 1975-76.  Il s’agissait du deuxième total de la ligue, derrière le "sympathique" Steve Durbano (voir texte du 22 janvier 2013), contre qui il avait été échangé par les Penguins aux Blues.

En 1976, il fut échangé aux misérables Capitals, contre Greg Joly, le décevant premier choix de leur histoire.  (voir texte du 30 décembre 2013)

Après avoir été libéré par Washington, il signa en mars 1979 un contrat avec les Stingers de Cincinnati de l’AMH.  À la fin de la saison, Watson termina sa carrière de joueur en même temps que l’équipe et la ligue mirent fin à leur existence.

En 878 matchs, Watson n’accumula que 17 buts et 135 passes.  Par contre, son total de punition se chiffre à 2212 minutes.  Encore aujourd’hui, il s’agit du 42e total de l’histoire de la LNH.  À noter qu’aucun autre des 41 joueurs qui le devancent n’a joué pendant la période des six équipes.  Watson est le plus âgé.

En 1980-81, les Oilers d’Edmonton, admis l’année précédente dans la LNH, décidèrent de promouvoir leur entraîneur Glen Sather au poste de directeur-gérant.  Watson devint alors entraîneur-chef de Gretzky et sa bande.  Par contre, suite à un mauvais de saison (4-9-5), Sather décida de retourner derrière le banc.  Watson termina l’année comme adjoint, avant de se retirer du monde du hockey.

Il est ensuite retourné dans la région de Washington, où il s’est ouvert un restaurant.

Sources:  bugsyspizza.com, legendsofhockey.net, wikipedia.org.

samedi 28 février 2015

Les capitaines : Islanders de New York










Les Islanders furent créés en 1972 alors que la ligue voulait rivaliser avec l'AMH en s'implantant dans des marchés que visait la nouvelle ligue rebèle. Il devinrent rapidement compétitifs et leur nombreux joueurs de talent propulsèrent l'équipe à une dynastie de 4 coupes Stanley consécutives de 1980 à 1983. La dynastie s'essoufla par la suite et l'équipe traversa une longue traversée du désert dans les années 90 et 2000 qui furent ponctués de problèmes financiers, de troubles légaux et de nombreuses décisions douteuses. Après des années de tentatives de construction d'un nouveal aréna, les Islanders déménageront finalement à Brooklyn à partir de la saison 2015-2016. Ils sont tranquilement en train de remonter la pente et l'équipe et leurs fans espèrent finalement remporter une ronde en séries, chose qu'ils n'ont pas réalisé depuis 1993.

Voici les capitaines de l'histoire des Islanders de New York.



1. Ed Westfall 1972-1977
Westfall était un attaquant spécialiste en défense qui fut une des pièces importantes des deux conquêtes de la coupe Stanley par les Bruins en 1970 et 1972. Il fut choisi par les Islanders lors du repêchage d'expansion et marqua le premier but de l'histoire de la concession. Il continua d'être un joueur efficace avec la jeune équipe et gagna le trophée Bill Masterton en 1977 suite à quoi il céda le "C" à Clark Gillies. Il termina sa carrière après la saison 1978-79.

2. Clark Gillies 1977-1979
Gillies était une partie intégrante de la dynastie des Islanders des années 80. Il apportait robustesse et attaque à l'équipe avec qui il connut 6 saisons de 30 buts. Il hérita du "C" à la place de Westfall mais l'offra plutôt à Denis Potvin après la saison 1978-79 car le rôle ne lui convenait pas. Il joua à Long Island jusqu'en 1986 et joua 2 dernières saison avec les Sabres. Son numéro 9 fut retiré par l'équipe en 1996.

3. Denis Potvin 1979-1987
Potvin arriva dans la ligue nationale en 1973 et était étiquetté comme étant le prochain Bobby Orr. Il gagna le trophée Calder en 1974 ainsi que 3 trophée Norris à la fin des années 70. Il sera capitaine durant l'entière dynastie des Islanders et fut nommé au temple de la renommé en 1991. Il est aussi un le seul avec Bryan Trottier à avoir joué 1000 matchs avec l'équipe. Son numéro 5 fut retiré en 1992, le premier dans l'histoire de l'équipe. Comme ses prédécesseurs, il abandonna toutefois le "C" vers la fin de sa carrière.

4. Bryan Trottier
Trottier remplaça Potvin à quelques reprises durant le règne de ce dernier. Trottier joua avec les Islanders de 1975 à 1990 suite à quoi l'équipe libéra le meilleur pointeur de son histoire suite à plusieurs saisons où sa production chuta drastiquement. Il gagna 2 autres coupes Stanley avec les Penguins de Pittsburgh en 1991 et 1992. Son numéro 19 fut retiré par l'équipe en 2001.

5. Mike Bossy
L'un des meilleurs marqueurs de l'histoire de la LNH, Bossy remplaça également Potvin à quelques reprises lorsqu'il fut blessé. Il ne joua que 10 saisons dans la ligue et dut prendre sa retraite prématurément en 1987 suite à des problèmes de dos persistants. Son numéro 22 fut retiré lui aussi en 1992.

6. Brent Sutter 1987-1991
Un des 6 frères Sutter à avoir joué dans la LNH, Brent fut repêché par les Islanders en 1980 et débuta sa carrière avec eux en 1981-82, les aidant à remporter les deux dernières coupes Stanley de leur dynastie. Il obtint le "C" suite au désistement de Potvin en 1987. Il fut échangé aux Blackhawks en 1991 contre Steve Thomas et était alors à ce moment de dernier membre de la dynastie toujours avec l'équipe. Il jouera avec Chicago jusqu'en 1998 et lors de sa retraite était également le dernier joueur actif de la dynastie des Islanders.

7. Patrick Flatley 1991-1996
Flatley commença sa carrière avec les Islanders durant la saison 1983-84. Il fut un joueur important lors des séries de 84, marquant 9 buts mais les Islanders ne purent remporter une 5ème coupe consécutive, étant éliminé par les Oilers. Ce fut la fin de la dynastie et Flatley ne remporta donc jamais la coupe. Il était toutefois un membre important de l'équipe durant plus de 10 saisons. C'est malheureusement lui qui eut le "C" lors de l'arrivée du chandail "Fisherman" mais par respect pour toutes ses années passées avec l'équipe je n'ai pas utilisé cette photo pour le montage.

8. Bryan McCabe 1997-1998
Après avoir passé la saison 1996-97 sans capitaine suite au départ de Flatley, les Islanders alors en pleine phase "Mike Milbury" nommèrent le jeune défenseur McCabe comme capitaine. Il ne joua que 56 matchs en tant que capitaine avant d'être échangé aux Canucks contre le suivant sur cette liste. Il joua dans la LNH jusqu'en 2011.

9. Trevor Linden 1998-1999
Linden, ex-capitaine des Canucks, fut chassé de Vancouver par Mike Keenan et arriva à Long Island après les Olympiques de Nagano en février 1998. Il succéda à McCabe comme capitaine mais les Islanders, alors en pleine crise financière, échangèrent plusieurs de leurs meilleurs joueurs pour sauver de l'argent. Linden fut échangé aux Canadiens en mai 1999. Il joua également à Washington avant de revenir à Vancouver ou il joua de 2001 à 2008.

10. Kenny Jonsson 1999-2001
Jonsson était un jeune prospect prometteur des Maple Leafs (12è choix au total en 1993) mais servit de monnaie d'échange pour ramener Wendel Clark à Toronto en 1996. Il connut de bonnes saisons avec les Islanders malgré le chaos ambiant. Certains le considèrent même comme un des défenseurs les plus sous-estimés de son époque. Il n'était pas très communicatif par contre et il abandonna le "C" après la saison 2000-01. Il joua avec l'équipe jusqu'en 2004 et après le lock-out de 2005 décida de rester jouer en Suède jusqu'en 2009.

11. Michael Peca 2001-2004
L'ex-capitaine des Sabres (97 à 2000) était en dispute salariale avec son équipe et  fit la grève durant la saison 2000-01. Il fut donc échangé aux Islanders pour la saison 2001-02 et fut par la suite nommé capitaine. Il mena l'équipe à sa première participation au séries depuis 1994. Au retour du lock-out en 2005, il fut échangé aux Oilers.

12. Alexei Yashin 2005-2007
Yashin fut obtenu des Sénateurs en 2001 lors d'un des pires échanges de l'histoire de l'équipe (contre Zdeno Chara, Bill Muckalt et un choix de première ronde qui devint Jason Spezza). Il signa par la suite un des pires contrats (10 ans pour 87 millions). Donc peu de positif lors du règne de Yashin avec les Islanders. Il fut racheté par l'équipe en 2007. Il joua par la suite dans la KHL jusqu'en 2012.

13. Bill Guerin 2007-2009
Guerin signa en tant qu'agent libre lors de l'été 2007 et fut rapidement nommé capitaine suite au rachat de Yashin. Il fut échangé aux Penguins à la date limite des transactions en 2009 et gagna sa deuxième coupe Stanley ce printemps-là. Il se retira après la saison 2009-10.

14. Doug Weight 2009-2011
Un des meilleurs joueurs américains de tout les temps, Weight rejoignit son bon ami et ex-coéquipier Guerin en juillet 2008. Il passa les 3 dernières saisons de sa carrière avec les Islanders suite à quoi il fut nommé assistant entraineur et assistant au directeur général de l'équipe.

15. Mark Streit 2011-2013
L'ancien défenseur du Canadien signa un lucratif contrat avec les Islanders en 2008 et devint en 2011 le premier capitaine d'origine Suisse dans la LNH. Vers la fin de son contrat, il fut échangé aux Flyers où il joue présentement.

16. John Tavares 2013 -
1er choix au total en 2009, Tavares est le visage de la jeune franchise qui semble maintenant en voie de connaitre finalement plus de succès.

vendredi 27 février 2015

Mark Messier avec les Racers













La carrière de Mark Messier en fut une couronnée de succès. Qu'on l'ait aimé ou pas, on ne peut pas nier que ce joueur a laissé une marque indélébile dans l'histoire du hockey...

Mais savez-vous que cette carrière commença avec un essai de 5 matchs avec les Racers d'Indianapolis de la WHA?

C'était en 1978-79, dernière saison de la WHA... Les Racers étaient aux prises avec des problèmes financiers, ce qui avait poussé l'équipe à littéralement vendre le plus grand joueur de hockey aux Oilers d'Edmonton... Rappelons qu'à l'époque, la WHA avait ouvert ses portes pour les joueurs de 17 ans, ce qui avait attiré, en plus de Wayne Gretzky, une floppée de jeunes futures vedettes de la NHL comme Rick Vaive, Michel Goulet et Rod Langway...

Nous sommes donc quelques jours après le départ de Gretzky... Pat Stapleton, ancienne vedette alors directeur général des Racers, reçoit un coup de téléphone d'un ancien coéquipier, Doug Messier. Doug Messier et Stapleton ont joué ensemble au début des années 60 avec les Buckaroos de Portland de la vieille ligue de l'Ouest... En fait, Messier voulait que son vieil ami donne un essai à son fils Mark car ce dernier était un joueur très controversé dans la ligue avec lequel il évoluait, la Alberta Junior Hockey League, car trop physique... 


Stapleton exauça le voeu de son ami en offrant au jeune Mark Messier un contrat d'essai de 5 match. Apparemment que ce contrait était de 30000$. Le premier match de Messier fut le 5 novembre 1978 alors que les Racers affrontaient les Jets à Winnipeg. Après avoir joué des matchs à Cincinnati et à Québec, les Racers rendirent visite aux Oilers dans l'Alberta natal de Messier le 17 novembre. Après ce match, Messier fut retourné aux Saints de St.Albert . Messier fut rappelé par les Racers le 28 novembre afin de jouer son dernier match de son contrat face aux Oilers. Ces deux matchs auraient fait en sorte que Glen Sather aurait remarqué les talents potentiels de ce joueur qui, de la bouche de son directeur général Stapleton, était déjà à 17 du calibre professionnel...

Suivant ce match, Messier prit le chemin de Cincinnati où il termina la saison avec les Stingers de l'endroit...

De toute façon, à peine quelques jours plus tard, le 15 décembre 1978, les Racers fermèrent les livres... 

Apparemment que le seul chèque que Messier reçut de son contrat avec les Racers aurait rebondi...

Lorsqu'il prit sa retraite en 2004, Mark Messier était le dernier joueur à avoir joué dans la WHA encore actif...

À noter que Messier n'enregistra aucun point durant ces 5 matchs...


mercredi 25 février 2015

Les derniers joueurs actifs (3ème partie)









Voici la 3ème partie sur les derniers joueurs actifs des nombreuses équipes défuntes de la LNH. Cliquez ici si vous voulez lire ou relire la 1ère et la 2ème partie.


Maroons de Montréal (1924-1938) : Toe Blake (1948)

J'aimerais commencer par rectifier une erreur de ma part dans la 1ère partie. Un lecteur m'a fait part que contrairement à ce que j'ai écrit, ce n'est pas Herb Cain qui fut le dernier membre des Maroons mais bien le légendaire Toe Blake. Cain joua dans la ligue nationale jusqu'en 1946 mais Blake y joua jusqu'en 1948. Il commença sa glorieuse carrière non pas avec les Canadiens mais avec les Maroons avec qui il joua 8 match en 1934-35 avant d'être échangé aux Canadiens par la suite. Il joua avec les glorieux jusqu'en 1948, occupant les 8 dernières saisons comme capitaine. Il devint par la suite entraineur en remplacement de Dick Irvin en 1955 et gagna un record de 8 coupes Stanley comme entraineur en plus de ses 3 comme joueur. À noter qu'une de ses coupes gagnées comme joueur fut avec les Maroons en 1935. Malgré le fait qu'il ne joua pas durant les séries, son nom fut quand même inscrit sur la coupe. Merci donc à ce lecteur anonyme pour sa vigilance. J'espère croire qu'il n'y a pas d'autres erreurs de ma part mais libre à vous de me corriger si c'est le cas.

Écart entre la fin des Maroons et le dernier match de Blake : 10 ans.



Seals de Californie/Barons de Cleveland (1967-1976) : Dennis Maruk (1988)

Le dernier joueur actif d'une des franchises favorites à LVEUP est aussi un de nos joueurs fétiches et un des plus sous-estimés de tous les temps, le grandiose Dennis Maruk. Il fut repêché par les Seals au 21ème rang en 1975 et il fit l'équipe pour la dernière saison de l'histoire des Seals en 1975-76 avant de déménager à Cleveland. Il termina premier compteur lors des 2 seules années d'existence des Barons suite à quoi l'équipe fut fusionnée avec les North Stars du Minnesota en 1978. Il commença donc la saison 1978-79 avec les North Stars mais fut échangé aux Capitals de Washington après seulement 2 matchs. C'est avec les Caps qu'il connaitra le plus de succès dont une saison magique de 60 buts et 136 points en 1981-82. Il se retrouve donc avec la 31ème meilleure saison par un joueur de la LNH au niveau des points. Consultez cette liste c'est assez impressionant d'y voir le nom de Maruk entouré de toutes ces légendes. Malheureusement, il ne fut jamais capable de reproduire de tels résultats. Sa production chuta à 81 points la saison suivante et en 1983 il fut aquis de nouveau par les North Stars où il joua jusqu'en 1988. Une blessure au genou mirent fin prématurément à sa carrière qu'il termina avec 878 points en 888 matchs.

Écart entre la fin de la franchise des Seals/Barons et le dernier match de Maruk : 12 ans.

À noter qu'un autre ex-Seal et ex-Barons, Charlie Simmer, joua dans la LNH jusqu'en 1987 et joua par la suite dans la IHL jusqu'en 1992. 


Pirates de Pittsburgh (1925-1930) : Cliff Barton (1940)

Les Pirates de Pittsburgh commencèrent leurs activités en 1925 et reçurent la permission de l'équipe du même nom au baseball pour pouvoir utiliser le surnom des Pirates. L'équipe connut 5 saisons de misère avant d'être forcé de déménager à Philadelphie à cause des difficultés économiques engendrées par le crash boursier de 1929 et la grande dépression qui s'en suivit. Le dernier joueur à avoir porté l'uniforme des Pirates fut Cliff Barton qui joua sa première saison professionnelle avec les Pirates en 1929-30 et une autre saison l'année suivante avec Philadelphie. Il retourna par la suite dans les ligues mineures pendant presque 10 ans avant de refaire un retour dans la LNH, cette fois avec les Rangers de New York où il joua 3 matchs durant la saison 1939-40. Il jouera dans les ligues mineures jusqu'en 1944.

Écart entre la fin des Pirates et le dernier match de Barton : 9 ou 10 ans, car je ne sais par s'il joua ses 3 matchs en 1939 ou en 1940...


Quakers de Philadelphie (1930-1931) : Syd Howe (1946)

Les Pirates déménagèrent donc à Philadelphie où il connurent encore plus d'ennuis avant de suspendre la franchise après une seule saison à Philly en 1930-31. Un des seuls bons éléments des Quakers fut le jeune Syd Howe, qui fut prêté par les Senators après la saison 1929-30. Howe connaitra éventuellement une carrière exceptionnelle avec les Red Wings de Détroit où il remporta 3 coupes Stanley entre 1934 jusqu'à sa retraite en 1946. Martin lui a déjà consacré un article plus complet que vous pouvez lire ici. Entretemps, il fallut attendre jusqu'en 1967 pour revoir Philadelphie et Pittsburgh dans la LNH.

Écart entre la disparition des Quakers et la retraite de Howe : 15 ans.


Jets de Winnipeg (1972-1996) : Shane Doan (encore actif)

Doan fut le premier choix des Jets en 1995 (7ème au total) et commença sa carrière lors de la dernière saison de la franchise à Winnipeg en 1995-96. Il suivit l'équipe lors du déménagement à Phoenix et y est toujours après plus de 1300 matchs. Avec les Coyotes, Doan connut 12 saisons de plus de 20 buts et est capitaine de l'équipe depuis 2003-04. Il est au premier rang de l'histoire des Jets/Coyotes pour le nombre de matchs joués et deuxième pour les points derrière Dale Hawerchuk. Il est également le seul joueur dans cette série d'articles à être encore actif dans la LNH, à l'exception des joueurs des Thrashers d'Atlanta, la plus récente équipe défunte.

Écart entre la fin des Jets et la fin de la carrière de Doan : 19 ans et ça continue...


Deron Quint
 
Un autre ancien Jets est toujours actif, cette fois dans la KHL. Deron Quint commença également sa carrière professionnelle lors de la dernière saison des Jets en 1995-96 et joua avec les Coyotes jusqu'en 2000. Il joua par la suite avec les Devils, Blue Jackets, Blackhawks, fit un retour avec les Coyotes et joua quelques matchs dans la ligue américaine au travers de tout ça avant de jouer son dernier match dans la LNH avec les Islanders en 2006. Il traversa ensuite l'atlantique afin de jouer dans la ligue allemande avec les Polar Bears de Berlin de 2006 à 2009 et fit le saut par la suite dans la KHL. Il est présentement membre du Traktor de Chelyabinsk à l'âge de 38 ans.


Whalers de Hartford (1972-1997) : Jean-Sébastien Giguère (2014)

Giguère fut repêché par les regrettés Whalers de Hartford au 13ème rang lors du repêchage de 1995. C'est durant la saison 1996-97 qu'il fit ses débuts dans la LNH, ne jouant que 8 matchs. Lors du déménagement de l'équipe en Caroline, il fut échangé aux Flames de Calgary en compagnie de Andrew Cassels en retour de Gary Roberts et Trevor Kidd. Les Flames ne lui donnèrent jamais une véritable chance de s'établir dans la LNH et l'échangèrent aux Mighty Ducks d'Anaheim en 2000 contre un choix de 2ème ronde. Il connaitra d'excellentes saisons à Anaheim, notemment en 2003 lorsqu'il mena l'équipe à une finale cendrillon contre les Devils. Il remporta d'ailleurs le trophée Conn Smythe, le dernier à remporter ce trophée lors d'une cause perdante. Il mènera finalement des Ducks à la conquête de la coupe en 2007. Il fut plus tard échangé aux Maple Leafs où il joua 3 saisons avant de terminer sa carrière en 2014 avec l'Avalanche. Il joua son dernier match contre les Ducks à Anaheim en même temps que le dernier match de son ancien coéquipier Teemu Selanne.

Écart entre la fin des Whalers et le dernier match de Giguère : 17 ans.


Michael Nylander

D'autres anciens Whalers sont toujours actifs en Europe, c'est le cas de Michael Nylander qui commença sa carrière avec Hartford en 1992-93 et qui joua par la suite pour plusieurs autres équipes durant sa carrière de plus de 900 matchs dans la LNH. Il joua notemment pour les Flames, le Lightning, les Bruins, les Blackhawks, les Rangers et finalement les Capitals où il joua pour la dernière fois en 2009. Il joua par la suite en Suisse et en Italie et joue présentement pour le AIK à Stockholm en première division dans son pays natal, la Suède. Le fils de Nylander, William, fut repêché par les Maple Leafs, 8ème au total en 2014.


Robert Petrovicky

Petrovicky fut un choix de première ronde des Whalers (9ème au total) en 1992. Comme Nylander, il ne joua que 2 saisons avec les Whalers avant de quitter l'équipe. Mais il ne put jamais s'établir comme joueur régulier dans la LNH. Il joua aussi pour les Stars, le Lightning, les Blues et les Islanders mais passa la plupart du temps dans la ligue américaine et ne joua plus dans la LNH à partir de 2001. Il fut le capitaine de l'équipe de la Slovakie au jeux olympique de 2002 et joua ensuite plusieurs années en Suisse, en Suède, dans la KHL et depuis quelques années dans la ligue de Slovakie.


C'est donc ce qui complète ce palmarès des derniers joueurs actifs. La dernière équipe à avoir déménagé furent les Thrashers d'Atlanta en 2011. On peut s'amuser à prédire qui sera le dernier joueur qui aura porté le splendide uniforme des Thrashers. Je mettrais un petit deux sur Evander Kane. Ou peut-être Zach Bogosian ?





dimanche 22 février 2015

Le match de 8 points des Šťastný







 
Le record pour le nombre de points en un match est de 10.  Il a été réalisé une fois, par Darryl Sittler des Leafs, le 7 février 1976.  (voir texte du 19 février 2012)
 
Personne n’a eu de match de 9 points, mais 15 joueurs en ont eu un de 8.  Le premier a été Maurice Richard, le 28 décembre 1944.  Le dernier a été Sam Gagner, le 2 février 2012.
 
Sans surprise, c’est pendant la période offensive des années 1980 qu’on en retrouve le plus, avec 10.  Trois appartiennent à Mario Lemieux (tous au cours de la saison 1988-89) et deux à Wayne Gretzky.  D’autres joueurs moins connus comme Tom Bladon (voir texte du 20 février 2012) y sont aussi arrivés.  Gagner est le seul qui y soit parvenu après la fin des années 1980.
 
Seulement deux recrues ont réussi l’exploit.  Et seulement un duo de frères y est parvenu.  Il s’agit bien sûr dans les deux cas des frères Šťastný, qui ont accompli ce fait d’armes ensemble, pendant le match du 22 février 1981.  Ils sont également les seuls à avoir réussi leur exploit sur une patinoire adverse.
 
Après une saison inaugurale dans la LNH assez difficile en 1979-80 (61 points), les Nordiques ont réalisé un coup fumant en aidant Peter et Anton Šťastný en août 1980 à faire défection de la Tchécoslovaquie.  (Marián suivra l’année suivante.)  Bien qu’ils étaient techniquement des recrues, ils avaient une expérience internationale non négligeable.  Leur impact s’est fait sentir immédiatement et donna aux Nordiques une crédibilité instantanée.  Et c’est au cours de ce match de 1981 qu’on en a eu une preuve irréfutable.
 
 
Peter marqua 4 buts et obtint 4 passes.  Anton en marqua 3, en plus d’obtenir 5 passes.  Les Nordiques écrasèrent alors les Capitals 11-7, deux équipes qui avaient pourtant une fiche similaire. 
 
Au moins un des frères Šťastný a obtenu un point sur 9 de ces 11 buts.  (Si on ajoute les 3 buts et la passe de Jacques Richard, voir texte du 1er octobre 2010, on constate que l’attaque de Québec au cours de ce match était concentrée sur peu de joueurs.)
 
C’est Mike Palmateer et Wayne Stephenson (voir texte du 27 mai 2013) qui ont été la cible des tirs des Nordiques, qui n’ont pourtant effectué que 33 lancers.  Devant le filet des fleurdelisés, on retrouvait Daniel Bouchard, acquis des Flames le mois précédent.
 
À Washington, seulement 10 346 spectateurs ont assisté à la performance des Šťastný.
 
À la fin de la saison, Peter a terminé avec 109 points, Jacques Richard avec 103 et Anton avec 85, les trois premiers compteurs de l’équipe.  Peter a remporté le Trophée Calder (recrue de l’année).

samedi 21 février 2015

Dans les petits pots les meilleurs onguents








Y a-t-il un lien entre la taille d'un joueur et sa capacité à « la mettre dedans »?

Les données sur le sujet sont plutôt surprenantes.

De 1917 à 2014, des milliers de joueurs ont eu l'honneur de grafigner les patinoires de la LNH.  Des joueurs de toutes les tailles.

Le plus petit : Roy Worters, 5 pieds 3 pouces.  Gardien de buts des années 1920-1930, Worters peut se targuer d'avoir plusieurs faits d'armes à son actif.  En 1929, il devint le premier gardien à se mériter le trophée Hart.  Il fallut attendre Chuck Rayner, une vingtaine d'années plus tard pour voir un autre gardien rééditer l'exploit.  Il a également remporté le trophée Vézina en 1931.



Par contre, cet article porte sur les buts comptés selon la taille.  Afin de ne pas fausser les statistiques, les gardiens ont été exclus.

Le plus grand : Zdeno Chara (6 pieds 9 pouces).  Chara est surtout connu du public québécois pour avoir étampé le visage de Max Pacioretty sur un poteau du Centre Bell et n'avoir reçu aucun match de suspension.  Mais sa force physique lui aura permis d'accomplir d'autres exploits franchement plus honorables.  En effet, il détient le record du lancer frappé le plus puissant jamais enregistré : 175,5 km/h.  L'exploit a été officialisé lors du concours d'habiletés entourant le match des Étoiles en 2012.



Voici donc un aperçu du croisement entre la taille des joueurs et le nombre de buts par match.  J'ai également indiqué le meilleur buteur de sa catégorie avec la saison où il a accompli l'exploit ainsi que le nombre de joueurs appartenant à la catégorie.  Le total des joueurs a été ventilé en 4 catégories :
- les petits (5 pieds 6 pouces et moins)
- les moyens (entre 5 pieds 7 pouces et 6 pieds)
- les grands (entre 6 pieds 1 pouce et 6 pieds 6 pouces)
- les très grands (6 pieds 7 pouces et plus)

Curieusement, on remarque que le nombre de buts par match décroît selon la grandeur.

5 pieds 6 pouces et moins
Meilleur buteur : Théoren Fleury, 1990-1991, 51 buts
Moyenne : 0,2333 but par match
Nombre : 60 joueurs

Entre 5 pieds 7 pouces et 6 pieds
Meilleur buteur : Wayne Gretzky, 1981-1982, 92 buts
Moyenne : 0,2060 but par match
Nombre : 3522 joueurs

Entre 6 pieds 1 pouce et 6 pieds 6 pouces
Meilleur buteur : Mario Lemieux, 1988-1989, 85 buts
Moyenne : 0,1536 but par match
Nombre : 2792 joueurs

6 pieds 7 pouces et plus
Meilleur buteur : Zdeno Chara, 2001-2002, 19 buts
Moyenne : 0,0668 but par match
Nombre : 18 joueurs

Peut-on conclure que cette fameuse maxime s'applique au hockey : Dans les petits pots, les meilleurs onguents?

À vous de juger...

vendredi 20 février 2015

Montréal, ville de hockey - De la ruelle à la légende











Petite plogue...

Voici quelques photos de l'exposition Montréal, ville de hockey - De la ruelle à la légende, qui se tient jusqu'au 14 mars dans le superbe hall de l'Hôtel de ville de Montréal... L'événement a été produit afin de souligner le 140e anniversaire du premier match de hockey organisé, match s'étant déroulé à l'Aréna Victoria de McGill le 3 mars 1875.

Comme vous pouvez voir, il y a plusieurs objets assez intéressants qui y sont présentés... Et c'est gratuit...

Cette exposition a été conçue par une ami muséologue. Elle m'a posé quelques questions lors de a conception, questions que je vous, lecteurs de La Vie Est Une Puck, ai relayé sur les médias sociaux afin de connaître votre précieuse opinion, sachant que vous êtes des petits futés. Donc quand je parlais d'un projet d'une amie dont je ne peux parler, c'était ça! Donc si vous avez répondu, il y a un peu de vous là-dedams!

Raison de plus pour y aller!








Moi je lui avait conseillé de parler de la victoire des Redmen de 2012,mais je crois qu'elle ne m'a pas écouté...

Les capitaines : Nashville



Pour cet autre chapitre de la série des capitaines, nous voici avec une équipe encore toute jeune. Les Predators de Nashville furent choisis comme équipe d'expansion après que plusieurs investisseurs aient tenté de déménager les Devils du New Jersey lors des années précédentes. Les Predators commencèrent donc leurs activités lors de la saison 1998-99, une saison avant les Thrashers d'Atlanta et deux saisons avant le Wild du Minnesota et les Blue Jackets de Colombus.

Comme à chaque repêchage d'expansion, la plupart des joueurs choisis furent des joueurs marginaux et peu de grandes vedettes établies composèrent la première édition des Predators. Quoique l'équipe aurait pu être très différente s'ils n'avaient pas acceptés des offres de "protection" des autres équipes. En effet, en échanges de joueurs et de considérations futures, les Predators acceptèrent de ne pas repêcher des joueurs non protégés comme Mike Richter, Tony Granato, Garry Galley, Peter Popovic et Paul Coffey. Coffey aurait alors probablement été nommé comme premier capitaine de l'équipe mais ce ne fut évidemment pas le cas.

Plus de 15 ans se sont écoulés depuis l'arrivée des Predators et l'équipe est maintenant première au classement général. Voici les 5 joueurs ayant porté le "C" avec Nashville.


1. Tom Fitzgerald - 1998-2002
Choix de première ronde (#17) des Islanders en 1986, Fitzgerald joua avec eux sporadiquement de 1988 à 1993 suite à quoi il fut réclamé par les Panthers au repêchage d'expansion. Ce spécialiste défensif aida l'équipe à se rendre à la finale cendrillon en 1996. Il joua ensuite au Colorado avant d'être réclamé encore une fois au repêchage d'expansion, cette fois par les Predators. Son expérience et son leadership lui valurent le "C" qu'il porta jusqu'en 2002 alors qu'il fut échangé aux Blackhawks. Il termina sa carrière en 2006 avec les Bruins.

2. Greg Johnson - 2002-2006
Johnson débuta sa carrière avec les Red Wings en 1993. Il fit partie de l'échange avec Pittsburgh qui amena Tomas Sandstrom avec Détroit en 1997. Il joua ensuite à Chicago avant d'être réclamé à l'expansion de 1998. En tant que capitaine, il mena les Predators à leurs deux premières participations aux séries en 2004 et 2006. Il signa de nouveau avec les Red Wings pour la saison 2006-07 mais après avoir eu des résultats inquiétants durant des tests cardiovasculaires lors de la présaison, il décida de prendre sa retraite.

3. Kimmo Timonen - 2006-2007
Les Kings envoyèrent Timonen à Nashville en compagnie de Jan Vopat en échange de la garantie qu'ils ne prennent pas le défenseur Garry Galley lors du repêchage d'expansion. Ce fut un très bon choix pour Nashville alors que Timonen fut un des piliers de la défense de l'équipe pendant 8 saisons. Il succéda à Johnson comme capitaine pour la saison 2006-07 mais fut échangé aux Flyers l'été suivant. Ce fut d'ailleurs un très mauvais échange des Predators puisqu'ils échangèrent également Scott Hartnell, tout ça en retour du premier choix des Flyers, un certain Jonathon Blum qui ne devint pas un joueur régulier dans la LNH. Timonen connut de bonnes saisons à Philadelphie mais son avenir est maintenant incertain suite à un diagnostic de caillots sanguins.

4. Jason Arnott - 2007-2010
Anciennement des Oilers, des Devils et des Stars, Arnott signa comme agent libre avec Nashville lors de la saison 2006-07. Il succéda à Timonen alors qu'il en était à sa 16ème saison dans la ligue et avait à son palmarès une conquête de la coupe en 2000 avec New Jersey où il marqua d'ailleurs le but gagnant de la finale contre les Stars. Il retourna avec les Devils en 2010 et joua également avec les Capitals et les Blues avant de prendre sa retraite en 2012.

5. Shea Weber - 2010 -

Weber joua sa première saison complète avec les Predators en 2006-07, soit lors de la dernière saison de Timonen avec l'équipe et la première de Arnott. Quatre fois nommé au match des étoiles et double médaillé olympique, Weber devrait être avec l'équipe pendant longtemps, lui qui a signé un contrat de 14 ans de 110 millions en 2012, après que les Flyers lui aient fait une offre de contrat mirobolante que les Predators durent égaler pour garder l'un des meilleurs défenseurs de la ligue.

mardi 17 février 2015

Les derniers joueurs actifs (2ème partie)




Voici la deuxième partie des derniers joueurs actifs des équipes défuntes de l'histoire de la LNH. Si vous avez manqué la 1ère partie vous pouvez la lire en cliquant ici.

Je croyais pouvoir terminer cette série en seulement 2 parties mais il y en aura finalement une troisième car il y a ici beaucoup d'informations. Allons-y donc.

North Stars du Minnesota (1967-1993) : Mike Modano (2011)

Modano fut le dernier joueur à porter le N étoilé des North Stars. Il suivit l'équipe lors du déménagement à Dallas pour la saison 1993-94 et restera avec la franchise jusqu'à la fin de la saison 2009-10 suite à quoi il fit un Martin Brodeur de lui-même et joua une dernière saison dans la ligue avec les Red Wings de Détroit. Il détient les principaux records offensifs de l'histoire des Stars/North Stars et est aussi le meneur pour les buts et les points chez les attaquants d'origine américaine. Il fut capitaine de l'équipe de 2003 à 2006 et les mena à la conquête de la coupe en 1999. Il fut introduit au temple de la renommée en 2014.

Écart entre la fin des North Stars et le dernier match de Modano : 18 ans.

Mike Craig

J'ajoute ici le nom de Mike Craig, qui est officiellement le dernier joueur professionnel (hors-LNH) à avoir porté les couleurs des North Stars. Craig fut repêché par l'équipe au 28ème rang en 1989 et joua durant les 3 dernières saisons au Minnesota et une autre saison à Dallas. Il joua ensuite à Toronto durant 3 autres saisons avant d'ensuite faire la navette dans la IHL et la AHL pendant quelques années et joua aussi quelques matchs avec les Sharks. En 2002 il marqua le but vainqueur du Canada lors de la finale de la coupe Spengler contre le HC Davos. Je crois qu'il aima ce séjour en Europe car il joua par la suite en Suisse et en Autriche jusqu'en 2012 et joua une dernière saison en Italie en 2013.

Écart entre la fin des North Stars et le dernier match de Craig : 20 ans.


Passons maintenant à une franchise qui connut plusieurs difficultés sous 4 incarnations :

Bulldogs de Québec (1878-1920) : Dave Ritchie (1926)

Les Bulldogs, doubles champions de la coupe Stanley en 1912 et 1913, furent une des 4 équipes fondatrices de la LNH en 1917 mais ne purent cependant disputer aucun match avant la saison 1919-20, faute de financement. Il ne jouèrent donc qu'une seule saison misérable (fiche de 4-20-0) dans la LNH suite à quoi l'équipe déménagea à Hamilton. Le dernier Bulldog fut Dave Ritchie qui joua de 1914 à 1917 avec l'équipe avant d'être transféré aux Wanderers, aux Sénators et aux Arenas de Toronto pendant que l'équipe était en suspens. Il revint finalement à Québec pour la seule saison de l'équipe dans la LNH. Il ne joua cependant pas pour les Tigers par la suite, étant plutôt échangé aux Canadiens pour la saison 1920-21. Il ne joua que 6 matchs à Montréal suite à quoi il prit sa retraite pour devenir arbitre. Il fit toutefois un retour dans la ligue avec les Canadiens pour 5 matchs en 1924-25 et 2 matchs en 1925-26. Il joua donc pour pour toutes les équipes originales de la LNH (Canadiens, Wanderers, Bulldogs, Senators et Arenas).

Écart entre le dernier match des Bulldogs de Québec et celui de Ritchie : 6 ans.


Eddie Oatman

J'accorde une mention spéciale ici à Eddie Oatman qui fut officiellement le dernier Bulldog actif professionnelement. Il eut une carrière phénoménalement longue de 32 ans (1907 à 1939) et était un des meilleurs marqueurs dans toutes les ligues où il a pu jouer. Il joua 2 saisons avec les Bulldogs en 1911 et 1912, aidant l'équipe à remporter la coupe de 1912. Il joua par la suite plusieurs saisons dans la ligue de l'ouest avec les Cougars de Victoria et les Rosebuds de Portland. Il joua d'ailleurs dans la finale de la coupe contre les Canadiens en 1916 (la première coupe de l'équipe). Il disputa une autre fois la finale de la coupe en 1924 en tant que membre des Tigers de Calgary encore une fois contre les Canadiens (qui gagnèrent leur 2ème coupe). Il joua par la suite plusieurs saisons dans des circuits mineurs dans le nord-est des États-unis jusqu'en 1939.

Écart entre la fin des Bulldogs et le dernier match de Oatman : 19 ans.


Tigers d'Hamilton (1920-1925) : Billy Burch (1933)

Les Bulldogs déménagèrent donc à Hamilton pour la saison 1920-21 et connurent 4 premières saisons difficiles avant de finalement devenir compétitifs durant la saison 1924-25. Il terminèrent la saison en première place mais leurs joueurs firent une grève (la première de l'histoire de la ligue) en protestation contre leurs conditions salariales. La ligue avait augmenté le nombre de matchs de 24 à 30 et les joueurs n'étaient pas plus payés. Les Tigers refusèrent donc de jouer en finale de la coupe Stanley et ce sont les Canadiens qui disputèrent la finale cette année-là contre les Cougars de Victoria. Les Tigers ne revinrent jamais dans la LNH alors que les droits des joueurs furent achetés par un promoteur de New York, Bill Dwyer, qui instaura une nouvelle équipe, les Americans de New York en 1925. Dwyer augmenta d'ailleurs le salaire des joueurs pour l'occasion. Billy Burch s'amena donc à New York et fut d'ailleurs le premier capitaine de l'équipe, lui qui avait gagné le trophée Hart la saison précédente. Il marqua aussi le premier but de l'histoire de l'équipe. Il joua avec les Americans jusqu'en 1932 suite à quoi il fut échangé aux Bruins pour la saison 1932-33. Il termina toutefois la saison avec les Black Hawks et prit ensuite sa retraite. Il fut introduit au temple de la renommée en 1974.

Écart entre le dernier match des Tigers et la retraite de Burch : 8 ans.



Americans de New York (1925-1941) : Pat Egan (1951)

Les Americans furent la première équipe de la LNH à New York, alors qu'ils débutèrent leurs activités en 1925, un an avant les Rangers. Ils furent toutefois moins populaires que leurs voisins et l'équipe décida de se renommer les Americans de Brooklyn pour la saison 1941-42. Ils ne jouèrent toutefois pas un seul match à Brooklyn, faute d'aréna adéquat. La franchise suspendit ses activités en 1942 en attendant que la 2ème guerre mondiale se termine. Mais les Americans ne revinrent jamais dans le décor et la fin de l'équipe coincide avec le début de la période des "Original 6". Le dernier joueur à avoir porté un uniforme des Americans de New York fut Pat Egan qui joua durant 2 saisons et demie avec l'équipe avant de s'enrôler dans l'armée en 1942. Il revint en 1944 avec les Red Wings mais ils l'échangèrent rapidement aux Bruins de Boston avec qui il connaitra les meilleurs années de sa carrière, étant notemment nommé au match des étoiles de 1949. Fait amusant, il fut échangé des Red Wings aux Bruins contre Flash Hollett, également le dernier joueur actif des anciens Senators d'Ottawa. Il joua également 2 autres saisons avec les Rangers avant d'être renvoyé dans les mineures en 1951. Il joua toutefois 9 autres saisons dans les ligues mineures dont plusieurs comme joueur-entraineur avec les Reds de Providence (AHL) et les Cougars de Victorina (WHL). Il deviendra plus tard entraineur chef des Indians de Springfield qu'il mena à un record de 3 coupes Calder consécutives.

Écart entre la fin des Americans (de New York) et le dernier match de Egan : 10 ans.


Americans de Brooklyn (1941-1942) : Ken Mosdell (1959)

Egan fut officiellement le dernier American de New York mais Mosdell fut le dernier American de Brooklyn car il commença sa carrière lors de la saison 1941-42, la seule saison de l'équipe à Brooklyn (même s'ils ne jouaient pas à Brooklyn en tant que tel). Il serait donc le dernier joueur actif de la franchise (tout dénominatif confondus). Il s'amena à Brooklyn après avoir attiré l'attention lors de la coupe Memorial de 1941 en marquant 10 buts en 10 matchs. Après la fin des Americans, il joua pour l'équipe de la Canadian Royal Air Force durant deux saisons avant de s'amener avec les Canadiens en 1945. Il devint un spécialiste en défense avec Montréal et remporta 4 coupes Stanley et devint un ami très proche de Maurice Richard, l'aidant notemment à améliorer son anglais. Il fut vendu aux Blackhawks en 1956 mais prit sa retraite après 25 matchs avec les Black Hawks et revint à Montréal pour être proche de sa famille. Il joua ensuite dans des ligues séniors mais fit un retour avec les Canadiens pour 2 matchs lors des séries de 1959 où il remporta sa 4ème coupe Stanley avant d'accrocher ses patins pour de bons. Il fut donc le dernier joueur actif ayant joué pour les Americans de Brooklyn et également le dernier à avoir joué avec une équipe qui n'était pas dans les "Original 6".

Écart entre la fin des Americans (de Brooklyn) et le dernier match de Mosdell : 17 ans.


Wanderers de Montréal (1904-1918) : George Gerran (1926)

Les Wanderers étaient une des meilleures équipes professionnelles avant la fondation de la LNH en 1917. Ils gagnèrent 4 coupes Stanley entre 1906 et 1910. Leurs succès diminuèrent rapidement par la suite après leur entrée dans la NHA (ancètre de la NHL). À l'exception de leur première saison dans la NHA où ils remportèrent la coupe, il ne firent les séries qu'une seule fois en 1915. Leur séjour dans la LNH ne dura que 6 matchs suite à quoi un incendie détruisit leur aréna en janvier 1918 et l'équipe fut par la suite dissoute. Le dernier joueur à avoir joué pour les Wanderers fut Gerran, lui qui fut également le premier américain à jouer dans la LNH. Il joua 4 des 6 matchs des Wanderers avant l'incendie suite à quoi il retourna jouer aux États-Unis, participant d'ailleurs aux jeux olympiques en 1920 où les américains gagnèrent la médaille d'argent. Il ne revint pas dans la LNH avant 1925, lorsqu'il s'aligna avec les Bruins de Boston pour 33 matchs. Il joua une autre saison dans les mineures en 1926-27 avant de prendre sa retraite. Un autre joueur déjà mentionné plus haut, Dave Ritchie joua également avec les Wanderers lors de leur saison maudite et joua également jusqu'en 1926 mais seulement pour 2 matchs contrairement à Gerran qui joua toute la saison.

Écart entre le dernier match des Wanderers et celui de Gerran : 8 ans.


Dans la prochaine partie j'ai gardé les meilleurs : les Seals, les Barons, les Whalers etc... c'est à découvrir bientôt...