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mardi 21 février 2017

Elmer Vasko




Elmer Vasko est d’origine slovaque, mais c’est à Duparquet, en Abitibi, qu’il est né et qu’il a grandi.
 
En 1953, il se retrouva avec les Teepees de St.Catharines de la Ligue de l’Ontario.  Dès sa première saison, sous la gouverne de l’entraîneur Rudy Pilous, l’équipe remporta la Coupe Memorial en défaisant les Oil Kings d’Edmonton.
 
Vasko passa trois saisons à St.Catharines avant de graduer avec les Black Hawks de Chicago en 1956-57.  L’année suivante, il fut rejoint par Pilous, qui prit place derrière le banc des Hawks.  Cette année fut aussi un tournant à Chicago, une équipe qui était faible depuis plusieurs années, lorsque Bobby Hull et le gardien Glenn Hall se joignirent à l’équipe.  Stan Mikita fit ses débuts avec les Hawks la saison qui suivit.
 
Pour l’époque, Vasko était considéré comme un très gros défenseur.  C’est pourquoi on le surnommait ″Moose″.  Du haut de ses 6 pi 2, il pesait 210 livres à son année recrue.  Au cours de sa carrière, il fit osciller la balance jusqu’à 242 livres.  La question de son poids fut d’ailleurs un sujet sur lequel ses patrons revinrent constamment.
 
 
Au vieux Chicago Stadium, les joueurs devaient monter 26 marches pour accéder à la patinoire.  Lors d’un match, Vasko fut blessé et il dut être transporté péniblement vers le vestiaire.
 
Son passage à Chicago dura dix ans, qu’il passa toutes en formant un duo très stable avec un autre québécois, Pierre Pilote.  Ce dernier était un grand manieur de bâton qui se portait en attaque.  Il s’est d’ailleurs mérité trois fois le Trophée Norris (en 1963, 1964 et 1965).  Mais pendant que Pilote s’avançait, Vasko veillait au grain, en retrait.  Pilote aimait également se servir de son imposant partenaire comme écran avant d’y aller d’une solide mise en échec.  Le travail de Vasko fut d’ailleurs reconnu lorsqu’il fut nommé au sein de la deuxième équipe d’étoiles en 1963 et 1964.  Par ailleurs, la relation entre Vasko et Pilote ne se limitait pas à l’aréna, puisque leurs épouses étaient de grandes amies et se côtoyaient pendant que leurs maris étaient sur la route.
 
Par contre, même si Vasko était intimidant, il n’était pas nécessairement agressif.  Mais si on le provoquait, il pouvait répliquer sans problème, ce qui n’empêcha pas qu’il ne perdit aucune dent au cours de sa carrière.  Mais en dehors de la glace, Vasko était discret et fuyait les projecteurs.
 
C’est en 1960-61 que Vasko et ses coéquipiers se méritèrent la Coupe Stanley lorsqu’ils éliminèrent les Canadiens, à la recherche d’une sixième Coupe consécutive et qui avaient terminé premiers, avant de vaincre les Red Wings en finale.  Ce triomphe valut à Vasko et à chacun de ses coéquipiers un boni de 2 700$, qui lui permit de s’acheter une automobile.  Il s’agissait d’une première Coupe pour les Hawks depuis 1938.  Ce groupe talentueux aurait pu s’en mériter d’autres.  Il a d’ailleurs atteint la finale en 1962 et en 1965, mais sans remporter à nouveau les honneurs.  Il faudra aux partisans des Hawks attendre 49 ans, jusqu’en 2010, avant de revoir la Coupe défiler dans leur ville.
 
 
À la fin de la saison 1965-66, Vasko sentit que le cœur n’y était plus et prit sa retraite.  Par contre, après un an loin de la compétition, il fut approché par les nouveaux North Stars du Minnesota.  Il effectua donc un retour au jeu, qui lui permit de participer à un quatrième match des étoiles, en 1969.  L’année suivante, il ne joua toutefois que trois matchs avec les Stars, avant de terminer sa saison et sa carrière avec les Golden Eagles de Salt Lake City de la WHL.
 
En 786 matchs, il montre une fiche de 34-166-200.
 
Il retourna ensuite vivre dans la région de Chicago.  Un cancer du foie l’emporta en 1998, à l’âge de 62 ans.
 
Sources: “Vasko fondly remembers Uncle Moose” de Patrick Kennedy, 23 juin 2013, The Whig-Standard, (thewhig.com), hhof.com, wikipedia.org.

dimanche 19 février 2017

Joueur oublié des 90's #5: Byron Dafoe







La série "Joueur oublié" de RaySheppard m'a retournée dans ma nostalgie. Énormément de gardiens oubliés ont foulés les patinoires de la LNH pendant cette période, j'avais donc le choix parmi une très longue liste ... Voici donc, Byron Dafoe !


Né à Sussex en Angleterre, Byron Dafoe atterrit en Colombie-Britanique avec sa famille quelques mois après sa naissance. Il fait le saut dans la WHL en 1988, devenant le gardien partant des Winterhawks de Portland. Dafoe fit assez bonne impression dans les 59 matchs auxquels il prit part pour que les Capitals de Washington le repêche en 2e ronde du repêchage de 1989. Pourtant, Washington avait également jeté son dévolu sur un gardien lors de la première ronde, un certain Olaf Kolzig qui défendait le filet des Americans de Tri-City.

Dafoe continua son stage junior avec une dernière saison complète avec les Winterhawks (durant laquelle il participa à une bagarre contre Kolzig) avant de se faire échanger au Raiders de Prince Albert à l'automne 1990. En 1991-92, Dafoe obtint le rôle de gardien partant avec les Skipjacks de Baltimore, devant Kolzig, disputant 33 matchs. Il fut prêté pour quelques matchs aux Nighthawks de New Haven et joua également une dizaine de parties dans la ECHL avec les Admirals de Hampton Roads. Lors de la saison 1992-93, qu'il passa devant le filet des Skipjacks, Dafoe fut rappelé pour une première fois par les Capitals. Il vit une minute d'action, remplaçant Jim Hrivnak dans un match face aux Rangers de New-York. Dafoe devenait ainsi le premier gardien de but issue de l'Angleterre à fouler une patinoire de la LNH.


Dafoe déménagea pour la saison 1993-94, alors que les Capitals décidèrent d'établir leur club-école de la AHL à Portland. Partageant toujours le filet avec Olaf Kolzig, les Pirates remportèrent la coupe Calder, symbole de suprématie de la AHL. Dafoe et Kolzig se partagèrent également le trophée Harry Hap Holmes, remis au(x) gardien(s) ayant la plus faible moyenne de buts alloués. Dafoe put également disputer 5 matchs dans la grande ligue, récoltant du coup son premier gain dans la LNH.

Lors du lock-out de 1994 dans la LNH, il y avait congestion devant le filet des Pirates de Portland alors que 5 gardiens étaient disponible (Kolzig, Dafoe, Jim Carey, André Racicot et Mike Parson). C'est Carey qui obtint le rôle de partant, secondé par Racicot. Dafoe s'aligna donc avec les Roadrunners de Phoenix de la Ligue Internationale, afin de continuer à voir de l'action dans 49 matchs. Il retourna à Portland lorsque les Capitals rappelèrent Jim Carey (voir texte du 19 février 2016 (ben oui, il a déjà un an ce texte !)). Après 5 victoires en 6 matchs avec Portland, les Capitals firent également appel à ses services, lui donnant de l'action dans quelques matchs.

Avec l’émergence de Jim Carey et ne réussissant pas à s'établir définitivement à Washington, les Capitals l'échangèrent en août 1995 en compagnie de Dmitri Khristich aux Kings de Los Angeles, où il partagea la tâche devant le filet avec Kelly Hrudey, ne récoltant que 14 victoires en 47 matchs. La saison suivante, c'est aux côtés de Stéphane Fiset qu'il tenta de s'établir, disputant un peu plus de la moitié des matchs des Kings. N'ayant gagné que 13 des 40 matchs auxquels il participa, les Kings décidèrent de faire confiance à Fiset et au jeune Jamie Storr pour protéger leur filet. Ils échangèrent Dafoe aux Bruins de Boston à l'été 1997, encore en compagnie de Dmitri Khristich.

Dafoe retrouva celui qui l'avait sorti de Washington, alors que Jim Carey se retrouvait à Beantown après avoir perdu de son lustre la saison précédente. Dafoe éclipsa Carey, disputant 65 rencontres, dont 30 victoires et 9 nulles, devenant rapidement un favori de la foule. Les Bruins furent cependant éliminé dès le premier tour éliminatoire. Dafoe remit ça la saison suivante, récoltant 32 victoires, 11 nulles. Il réussit également 10 blanchissages lors de cette saison 1998-99, alors qu'il n'en avait que récolté 7 en carrière jusque-là. Il en vint également "aux coups" face à son ancien coéquipier Olaf Kolzig. Puisque les deux athlètes ont été le témoin de l'autre pour leur mariage respectif, la "bataille" fut plutôt amicale.

L'arrivée du nouveau millénaire ne fut pas de tout repos pour Dafoe. Il rata le début de la saison dû à une mésentente contractuelle avec la direction des Bruins, avant de rater le dernier quart de la saison suite à une opération au genou, le limitant qu'à 41 matchs des Bruins en 1999-2000. La saison suivante ne fut pas mieux côté blessures, alors que les tendons de ses genoux l'envoyèrent à l'infirmerie pour 24 matchs. De retour en pleine santé pour la saison 2001-02, Dafoe retrouva sa touche magique en saison, récoltant 35 victoires et 3 nulles en 64 matchs, avant de voir le Canadiens de Montréal éliminer Boston en 6 matchs.

Ayant perdu la confiance des dirigeants des Bruins, ces derniers ne renouvelèrent pas son contrat. Dafoe se retrouva du travail en novembre 2002 à Atlanta, dans le rôle de réserviste, derrière Pasi Nurminen. Après avoir disputé 35 matchs sur deux saisons avec les Thrashers, Dafoe décida de prendre une année sabbatique. De toute façon, la saison 2004-05 de la LNH fut annulée dû au lock-out. Dafoe tenta sa chance en Russie à l'automne 2005, mais le cœur n'y était plus et il confirma sa retraite après deux matchs.


De nos jours, Dafoe réside à Kelowna en Colombie-Britannique. Il gère "Diamante Custom Automation", une compagnie permettant d'automatiser tout ce qui est possible dans une maison, contrôlé à partir d'un téléphone intelligent. De plus, en compagnie d'Olaf Kolzig, il a fondé "Athletes' Against Autism", une fondation supportant les enfants autiste. Le fils de Dafoe ainsi que celui de Kolzig sont atteint de cette maladie.

Fiche dans la LNH : 415pj, 171v - 170d - 56n, 26 blanchissages

samedi 18 février 2017

NHL 2003 (Xbox) - Rétrospective NHL







Deuxième volet de la série NHL sur la console Xbox, NHL 2003 a beaucoup appris des défauts de son prédécesseur tout en gardant la majorité des innovations de ce dernier dont les "NHL Cards" qui permettent de booster des joueurs et de débloquer plusieurs facettes du jeu.





Notes supplémentaires:

- En plus du Xbox, le jeu est aussi sorti sur PS2, PC ainsi que pour la première fois sur la Gamecube de Nintendo.

- En plus d'apparaitre sur la pochette, Jarome Iginla fait aussi partie d'un vidéo démonstratif démontrant comment le jeu a été développé.


mercredi 15 février 2017

NHL 2002 (Xbox) - Rétrospective NHL






 On entre maintenant dans la 3e phase de cette grande rétrospective de la série NHL de EA Sports. La 1re phase (92 à 96) était sur Sega Genesis tandis que la 2e (97 à 2001) marquait le début de la série sur la première Playstation (et aussi NHL 99 sur N64).

On est donc maintenant rendu sur une nouvelle console, la première Xbox que j'ai du rapatrier de chez mon frère il y a quelques semaines pour continuer cette rétrospective. La première Xbox était une très bonne console quoique c'est un vrai bateau qui prends pas mal trop de place dans mon salon.

Quoiqu'il en soit, NHL 2002 marquait un nouveau chapitre dans la série tant au niveau de l'évolution des graphiques qu'au niveau des nombreuses nouvelles options de jeu qui ne font que se multiplier d'année en année.

Voici la rétrospective.




Notes supplémentaires:

- Le jeu mettait en vedette Mario Lemieux dans l'horrible chandail "robo-penguin" de Pittsburgh.

- En plus de la Xbox, le jeu est aussi sorti sur PC, Playstation 2 ainsi que sur Game Boy Advance.

- La version GBA est en fait une adaptation de NHL 96 sur SNES et est en fait la dernière version de la série avec des graphiques en 2D. Il n'y eut aucune version portable de la série par la suite jusqu'à NHL 07.

lundi 13 février 2017

Bill Goldsworthy


Au début des années 1960, le système des clubs affiliés était toujours en place, mais il tirait à sa fin.  Bill Goldsworthy s’alignait alors avec les Flyers de Niagara Falls, une équipe dans le réseau de Boston.  On y retrouvait des joueurs qui firent partie de la puissante équipe des Bruins de la fin des années 1960, comme Derek Sanderson et Donald Marcotte, ainsi que d’autres qui eurent de belles carrières ailleurs, comme Bernard Parent, Jean Pronovost, Doug Favell et Rosaire Paiement.  L’équipe fit la finale de la Coupe Memorial en 1963 et la remporta en 1965.
 
Goldsworthy parvint à jouer quelques matchs avec les Bruins, mais il ne put pas se faire une place définitive.  C’est finalement en 1967 qu’il eut sa chance, lorsque les North Stars du Minnesota le choisirent lors du repêchage d’expansion.
 
À sa troisième saison au Minnesota, en 1969-70, Goldsworthy établit le record d’équipe avec 36 buts.  Il les suivit avec des saisons de 34 et 31 buts.
 
Ces performances lui permirent d’être choisi pour représenter le Canada lors de la Série du siècle.  Il hérita du numéro 9 qui aurait normalement dû être porté par Bobby Hull, mais lorsque ce dernier signa avec l’AMH, il fut exclu.  Au repêchage de l’AMH, Goldsworthy avait été choisi par l’équipe du Minnesota, les Fighting Saints, mais il préféra demeurer dans la LNH avec les North Stars.
 
Goldsworthy eut un rôle de soutien dans l’équipe.  Il ne joua que trois matchs, mais il fut surtout remarqué pour sa performance lors du quatrième match, à Vancouver.  Au cours des six premières minutes du match, il écopa de deux pénalités.  Bien que Goldsworthy jugea que l’arbitre avait été sévère à son endroit, il demeure que Boris Mikhaïlov profita des deux occasions pour marquer et donner les devants à l’URSS.  Goldsworthy fut hué et bien qu’il marqua une fois et obtint une passe en troisième période (ses seuls points du tournoi), le mal était fait.
 
À la fin du match, une défaite du Canada de 5-3, on retint principalement le cri du cœur de Phil Esposito, mais d’autres joueurs, comme Stan Mikita et les frères Mahovlich, exprimèrent leur dépit devant la réaction des foules canadiennes.  Quant à Goldsworthy, il affirma tout simplement qu’il avait honte d’être canadien.
 
En 1973-74, les North Stars, une équipe qui n’avait été depuis sa fondation qu’au mieux moyenne, ratèrent les séries.  Toutefois, ceci n’empêcha pas Goldsworthy d’atteindre son sommet avec 48 buts, le cinquième total de la ligue.  Cette marque d’équipe tiendra jusqu’en 1981-82 chez les North Stars, alors qu’elle a été battu par Dino Ciccarelli.
 
 
Il en marqua 37 la saison suivante, mais ses performances allèrent ensuite en déclinant.  L’âge était peut-être un facteur, mais Goldsworthy avait de plus en plus de problèmes d’alcool.
 
En novembre 1976, le directeur-gérant des Rangers, John Ferguson, voulu secouer son équipe en expédiant Bill Fairbairn et Nick Beverley aux Minnesota pour faire l’acquisition de Goldsworthy.  À ce moment, il détenait pratiquement tous les records offensifs des Stars, en plus d’être le dernier joueur de l’édition originale toujours avec l’équipe.
 
Son passage dans la Grosse pomme fut sans éclat et de courte durée, puisque l’année suivante, il fut l’un des rares joueurs à être échangé de la LNH à l’AMH.  Les Rangers l’échangèrent ainsi aux Racers d’Indianapolis, qui en firent un joueur-entraîneur.  Les Racers ratèrent toutefois les séries et Goldsworthy quitta Indianapolis pour Edmonton, où il joua une dernière saison.
 
Il tenta sa chance par la suite comme dépisteur et comme entraîneur, mais ses problèmes d’alcool finissaient toujours par refaire surface.
 
En février 1992, les North Stars retirèrent tout de même son numéro 8.
 
En 1994, alors qu’il était entraîneur des Iguanas de San Antonio de la Ligue centrale, on lui diagnostiqua une infection au VIH.  Malgré l’annonce récente de Magic Johnson, le SIDA demeurait à ce moment une maladie principalement associée à la communauté gay et aux consommateurs de drogues injectées, ce qui indisposait Goldsworthy.  Il finit par faire son annonce publique, tout en indiquant qu’il avait contracté sa maladie à cause d’une trop grande promiscuité.
 
Goldsworthy accepta de s’impliquer et de parler de sa condition, avant de finalement retomber sévèrement dans ses problèmes d’alcool.  Il est décédé en mars 1996 des suites de sa maladie, à l'âge de 51 ans.
 
Sources : “Team Canada in bitter defeat”, Montreal Gazette, 9 septembre 1972, p.1, “Rangers Hasten House Cleaning”, AP, 12 novembre 1976, Observer-Reporter, p.4, “Bill Goldsworthy, Longtime N.H.L. star, dies”, AP, 30 mars 1996, New York Times (nytimes.com), “No Golden Years: Former North Star Goldsworthy Learned He Had AIDS, Then Drank Himself to Death” de Helene Elliott, 3 novembre 1996, Los Angeles Times (articles.latimes.com).

mardi 7 février 2017

Critique: The California Golden Seals Story






Hier, j’ai finalement pu regarder le documentaire “The California Golden Seals Story” qui vient juste de sortir sur iTunes. Si vous suivez notre page Facebook, vous avez peut-être vu passer quelques bandes-annonces de cet ambitieux projet dont j'ai suivi le parcours depuis plusieurs mois.




Le documentaire est le fruit du travail acharné d’un certain Mark Greczmiel qui a produit ce documentaire de A à Z et qui a été financé en partie par une campagne sur IndieGoGo. J’ai moi-même été un des “backers” du projet et j’attendais avec impatience de pouvoir enfin télécharger le film. Avec mon “forfait” j’avais aussi droit à 90 minutes d’entrevues supplémentaires qui n’étaient pas dans le projet final.

Donc comment c’était? Et bien pour quelqu’un qui en savait déjà beaucoup à propos des Seals, qui a écrit beaucoup sur le sujet et qui a pas mal fait le tour de ce qui est disponible sur internet, j’ai adoré et j'ai même appris de nouveaux trucs. Il faut dire que Greczmiel a fait des pieds et des mains pour obtenir le plus de matériel inédit possible et c’est mission accomplie alors qu’il y a beaucoup d’images et de vidéos que je n’avais jamais vu avant. Il faut dire que les Seals avaient peu de contrats télé donc les extraits de matchs sont assez rares. Il a surtout été aidé par la donation de plusieurs vidéos maisons filmés sur Super8 dont plusieurs étant ceux de sa propre jeunesse. J’ai particulièrement aimé certains extraits de conférences de presse dont celui de l'arrivée de Charlie O'Finley comme propriétaire.

Au départ, il y a beaucoup de choses qu'on s’attend à voir d’avance dans le film, je pense aux patins blancs, à l’échange avec les Canadiens qui mena à la sélection de Guy Lafleur, les uniformes et le nom de l'équipe qui changent tout le temps, etc. Mais il y eut quand même plusieurs révélations et interventions surprises dont la merveille Wayne Gretzky ainsi qu’une brève apparition de Larry Robinson qui raconte une des rares défaites des Canadiens contre les Seals. Je trouvais tout d'abord bizarre de retrouver Gretzky dans ce documentaire où il n'a à première vue aucun rapport mais il apporte plusieurs bons points sur la place des Seals dans l'histoire de la LNH et dans le développement du sport en Californie.


Greczmiel et Gretzky lors du tournage


Une des choses que j’ai le plus aimé était l’anticipation de voir et d’entendre parler de certains des personnages cultes de l’histoire des Seals. L’arrivée de Gilles Meloche entre autres est un excellent passage, de même que celle de Dennis Maruk. Losqu’on voit apparaître la moustache glorieuse de ce dernier je n’ai pu me retenir de lâcher un gros “Yeah” de satisfaction… Les entrevues avec les anciens joueurs, dirigeants et responsable médias des Seals demeurent le meilleur élément du documentaire alors que beaucoup de ces joueurs demeurent méconnus et c’était bien de les voir s’exprimer sans retenue sur leur passage à Oakland. Il en manque malheureusement quelques-uns comme le regretté Carol Vadnais ou bien d'autres joueurs importants comme Al MacAdam, Bob Stewart ou Jim Neilson mais on ne peut pas tout avoir. Au moins on retrouve certains joueurs cultes comme Gary "Suitcase" Smith et Gary Simmons.

Bien sûr ce documentaire n’est pas parfait. C’est un projet indépendant et ça se voit. Greczmiel a une certaine expérience en télévision mais il aurait certainement eu besoin d’un éditeur ou de quelqu’un d’autre pour la post-production. Il y a entre autres l’affichage textuel (les titres et noms des intervenants) qui sont particulièrement laids et cheap tandis que la musique est ultra générique. Mais ces quelques petits défauts sont bien mineurs et le sujet principal est tellement bien traité qu’au final ce n’est pas très grave. L’histoire des Seals est tellement étrange et ce documentaire réussit bien à faire transparaître l’ambiance moribonde et ridicule qui régnait à Oakland durant ces années difficiles. Il y a même un court passage sur le déménagement à Cleveland, chose qu’il aurait été impardonnable de ne pas adresser…



Je vous conseille donc d’y jeter un oeil. C’est tout de même rare de pouvoir regarder un documentaire de la sorte sur un sujet aussi peu glorieux que les Seals. C’est une bonne heure et demie remplie de souvenirs malaisants, d’espoirs déchus, d’incompétence crasse et d’humour malgré tout. Tout ça vous rappellera peut-être le film Slap Shot alors que plusieurs des mêmes thèmes sont présents.

Le documentaire est disponible seulement sur iTunes alors que la licence obtenu par Greczmiel par la LNH ne permet pas de sortie sur DVD pour l’instant, ce qui est un peu dommage. Mais c’est un bon 17,99$ ou 5,99$ en location virtuelle.

Vous pouvez cliquer ici pour aller vous procurer le documentaire.

lundi 6 février 2017

Cooney Weiland



Ralph Weiland se fit coller dès l’âge de 14 ans un surnom qu’il garda toute sa vie.  Alors qu’il jouait avec des joueurs plus vieux que lui, on lui donna du tabac à chiquer.  Weiland s’est donc mis à le chiquer, tellement que son visage devint noirci.  Les autres se mirent alors à l’appeler « Cooney », terme plutôt péjoratif pour désigner un noir.
 
Au début des années 1920, il joua au niveau junior avec les Greys d’Owen Sound.  En 1924, en tant que figure de proue de leur attaque, le petit avant les aida à se mériter la sixième Coupe Memorial.
 
Weiland prit ensuite la route des États-Unis, pour s’aligner avec les Millers de Minneapolis de la Ligue centrale, puis de l’American Hockey Association (AHA).  C’est là qu’il fut recruté avec Tiny Thompson par Art Ross, le directeur-gérant des nouveaux Bruins de Boston. 
 
En 1928-29, à leur quatrième saison, les Bruins déménagèrent dans leur nouveau domicile, le Boston Madison Square Garden.  (On éliminera le « Madison Square » plus tard, pour le réserver pour New York.)  De plus, aidés entre autres par leurs nouvelles recrues, ils remportèrent le titre de la division américaine, ainsi que leur première Coupe Stanley.
 
Lors de cette saison, Weiland montra une fiche respectable de 11 buts et 8 passes, mais qui n’a rien à voir avec sa performance de l’année suivante.
 
Pour la saison 1929-30, la LNH changea son règlement concernant le hors-jeu.  Il devint alors permis d’entrer en zone offensive avant la rondelle.  L’impact sur la production offensive fut hallucinant au niveau de la ligue, mais c’est à Boston que ce fut le plus visible.  Habile manieur de bâton (qu’il choisissait long pour mieux contrer l’adversaire), Weiland jouait avec Dit Clapper et Dutch Gainor sur la Dynamite Line et développa l’art d’aller immédiatement se positionner en zone offensive.  (Quand j’étais plus jeune, on disait « scéner ».)
 
Weiland passa de 11 à 43 buts, un de moins que le record de Joe Malone.  Clapper en compta 41 et Gainor 18.  À eux trois, ils marquèrent plus de buts que toute l’équipe l’année précédente (alors que les Bruins étaient en tête de la ligue).
 
Au niveau des points, en 44 matchs, Weiland en accumula 73, battant ainsi le record de 51 de Howie Morenz.  Cette performance aurait dû lui valoir le Trophée Art Ross, en tant que meilleur pointeur de la ligue, mais le trophée portant le nom de son patron n’existait pas encore…  Son record tiendra jusqu’en 1943-44, alors qu’il fut battu par Herb Cain.  (Doug Bentley l’avait égalé la saison précédente.)  Devant de tels résultats, la ligue dut changer le règlement au cours de la saison.
 
La performance de la Dynamite Line et compagnie permit aux Bruins de compiler la fiche exceptionnelle de 38-5-1, mais ils ne purent terminer le travail.  Ils se firent surprendre par les Canadiens en finale.
 
L’année suivante, dans des circonstances plus normales, Weiland accumula tout de même un respectable 25 buts, mais il ne s’approchera plus jamais de sa marque de 43.
 
En plus de s’illustrer sur la glace, Weiland avait un autre rôle au sein de l’équipe, il était le secrétaire de voyage d’Art Ross.  Mais après s’être brouillé avec celui-ci, il fut échangé aux Senators à l’été 1932.  Son passage dans la capitale fédérale fut toutefois de courte durée.  Après un peu plus d'une saison, l’équipe en difficulté financière dut l’échanger aux Red Wings contre Carl Voss et un montant d’argent.
 
 
On suppose que Ross et Weiland se sont ensuite réconciliés, puisque le premier a réacquis le deuxième en juillet 1935 avec Walter Buswell, contre Marty Barry et Arthur Giroux.
 
À sa dernière saison comme joueur, en 1938-39, Weiland se mérita une deuxième Coupe Stanley.  Il prit ensuite sa retraite pour prendre la place d’Art Ross derrière le banc des Bruins.  Ross demeura toutefois directeur-gérant.
 
À sa première saison comme entraîneur, les Bruins terminèrent premiers pendant la saison régulière, mais perdirent au premier tour contre les éventuels champions, les Rangers.
 
Les hommes de Weiland, avec entre autres la Kraut Line (Milt Schmidt, Woody Dumart et Bobby Bauer), se reprirent l'année suivante et remportèrent la Coupe Stanley.  Weiland en eut toutefois assez d’être constamment épié par Ross et décida de quitter.  Il prit plutôt le poste d’entraîneur des Bears de Hershey, dans la Ligue américaine.
 
En 1950, il retourna dans la région de Boston, en devenant entraîneur du Crimson de l’Université Harvard.  Il y restera pendant 21 ans et y montre une fiche de 315-173-17.  En 1960, lorsque l’équipe américaine se mérita l'or aux Jeux de Squaw Valley, quatre de ses joueurs faisaient partie de l’équipe.
 
En 1972, la LNH et USA Hockey lui décernèrent le Trophée Lester Patrick pour souligner sa contribution au hockey aux États-Unis.
 
Il est décédé en 1985, à l’âge de 80 ans.
 
Sources:  
 
DiBiase, Matthew, Bench Bosses: The NHL’s Coaching Elite, McClelland & Stewart, 2015, Toronto,
 
Zweig, Eric, Art Ross : The Hockey Legend Who Built the Bruins, Dundurn, 2015, chapitre 23,
 
« Sous la serpe du glaneur » d’Oscar Major, 5 février 1937, La Patrie, p.27,

hhof.com, wikipedia.org.

jeudi 2 février 2017

Joueur oublié des 90's #4 : Tony Hrkac





Dans la catégorie "joueur d'utilité vagabond au nom de famille qui aurait besoin de plus de voyelles", difficile de trouver mieux que le joueur d'aujourd'hui.

De descendance croate et ukrainienne, Anthony John Hrkac (prononcé Her-Kuss) est né à Thunder Bay le 7 juillet 1966. Il est un des rares joueurs de la LNH repêché d'une équipe de la OJHL, la ligue junior A de l'Ontario. Les Blues de St. Louis sélectionnèrent Hrkac au 32e rang du repêchage de 1984 après qu'il ait dominé la OJHL avec 106 points en 42 matchs.

Plutôt que de continuer son apprentissage dans la OJHL ou même dans la OHL, il s'aligna dans la NCAA avec les Fighting Sioux de l'Université du Dakota du Nord pour la saison 1984-85 où il connut une bonne première saison avec 54 points en 36 matchs. Il opta cependant de jouer la saison suivante avec l'équipe internationale canadienne mais revint avec les Fighting Sioux pour la saison 1986-87.


Hrkac (à gauche) avec les Fighting Sioux de UND


C'est durant cette saison que Hrkac devint une légende de la NCAA. En compagnie de ses compagnons de trio Bob Joyce (le capitaine sur la photo) et Steve Johnson en plus de la jeune sensation Ed Belfour dans les buts, les Fighting Sioux dominèrent la conférence de l'Ouest de la NCAA en 1986-87 avec une récolte de 40 victoires et seulement 8 défaites et aucun match nul. Hrkac domina la NCAA avec une récolte de 116 points, un record offensif toujours inégalé. Le joueur le plus récent à s'en être approché fut Paul Kariya qui récolta 100 points en 1993. Signe de la domination de Hrkac, les Fighting Sioux de 1986-87 furent surnommés le "Hrkac Circus" (ça rime) en raison de leur incroyable jeu très offensif et divertissant. Ils remportèrent le championnat national contre Michigan State et Hrkac remporta également le trophée Hobey Baker remis au meilleur joueur collégial américain. 

Le Hrkac Circus fut aussi immortalisé dans un vidéo musical très particulier, le Heavy Metal Hockey où l'on peut entendre une chanson composée par un certain Mr. Placebo... Je vous avertis que le "Heavy Metal" est ici très subjectif mais on peut y voir beaucoup des prouesses de Hrkac, Belfour et compagnie.




♪ ♫   Heavy Metal Hockeyyyyy  ♪ ♫
 

Suite à cette saison de rêve, il opta de renoncer à ses deux années d'éligibilité restantes dans la NCAA et signa un contrat pour terminer l'année avec les Blues qui employèrent Hrkac durant les séries de 1987. Il joua ses trois premiers matchs dans la LNH sans récolter de points.

Il débuta ensuite à temps plein dans la LNH en 1987-88 et connut une bonne première saison (48 points en 67 matchs et 7 points en 10 matchs en séries). Il récolta des statistiques similaires la saison suivante mais lors de sa 3e saison, il fit partie d'un échange controversé entre les Blues et les Nordiques de Québec qui envoyèrent le populaire défenseur Jeff Brown à St.Louis en retour de Hrkac et du gardien Greg Millen (ce dernier refusa initialement de se reporter à Québec et demanda plus tard d'être échangé de nouveau). Les Nordiques, qui traversaient alors leurs années de misère, employèrent Hrkac sporadiquement et l'envoyèrent même jouer une vingtaine de matchs dans la AHL. La saison suivante, Hrkac vit plus d'action avec les Nordiques et termina au 3e rang des compteurs derrière Joe Sakic et Mats Sundin avec 48 points, ce qui égalait sa meilleure saison offensive lors de sa première année à St. Louis. Il fut toutefois échangé aux nouveaux Sharks de San Jose lors du repêchage d'expansion de 1991 en retour de Greg Paslawski.





Il se blessa toutefois sérieusement lors du camp d’entraînement des Sharks et au final il ne joua que très peu pour eux lors de leur saison inaugurale, seulement 22 matchs, avant d'être échangé aux Blackhawks de Chicago en février 1992. Avec Chicago, il put retrouver son vieux comparse des Fighting Sioux, Ed Belfour. Les Blackhawks s'inclinèrent en finale de la Coupe Stanley contre Pittsburgh et Hrkac ne joua que très peu durant ce court parcours à Chicago.

Les années suivantes continuèrent d'être très précaires pour Hrkac. Sans contrat pour la saison 1992-93, il opta de jouer dans la IHL (toujours une bonne option monétaire dans les années 90) avec le Ice d'Indianapolis. Il brûla la ligue avec une récolte de 45 buts et 132 points suite à quoi les Blues retentèrent le coup avec lui en le signant comme agent libre. Il n'obtint toutefois que 11 points en 36 matchs avec les Blues qui le renvoyèrent dans la IHL.




Désirant plus de stabilité et davantage de temps de glace, il décida alors de rester dans la IHL et signa avec les Admirals de Milwaukee où il joua 3 excellentes saisons et où il fut un des favoris de la foule. Après une saison supplémentaire dans la IHL avec les K-Wings du Michigan, il retenta ensuite le coup dans la LNH avec les Stars de Dallas en 1997-98 mais ces derniers ne l'utilisèrent que très peu et le placèrent au ballottage en janvier 1998. Les Oilers d'Edmonton le réclamèrent alors pour terminer la saison.

On se passa ensuite Hrkac comme une patate chaude. Les Oilers l'échangèrent tout d'abord aux Penguins de Pittsburgh. Incapable de le protéger, les Penguins le perdirent lors du repêchage d'expansion de 1998 alors qu'il devint la propriété des nouveaux Predators de Nashville. Ces derniers l'échangèrent cependant aux Stars de Dallas quelques semaines plus tard, ce qui fait qu'il fut la propriété de quatre équipes (dont deux fois Dallas) en l'espace de sept mois.

Son deuxième séjour à Dallas fut toutefois plus fructueux alors qu'il joua la saison entière avec l'équipe en plus d'être employé sporadiquement comme joueur d'utilité pendant cinq matchs lors des séries de 1999 où les Stars remportèrent leur première Coupe Stanley. Pour la deuxième fois dans sa carrière, Hrkac remporta un championnat avec Ed Belfour comme coéquipier.


Coupe Stanley de 1999


Il signa ensuite avec les Islanders de New York mais fut échangé rapidement une fois de plus, cette fois-ci aux Mighty Ducks d'Anaheim après seulement 7 matchs à Long Island au début de la saison 1999-2000.

Il joua deux saisons à Anaheim et signa ensuite avec les Thrashers d'Atlanta où il joua également deux saisons. Les Predators de Nashville le signèrent par la suite pour la saison 2003-04 mais l'envoyèrent dans les mineures. Le club-école des Predators à ce moment-là était les Admirals de Milwaukee, son ancien club dans la IHL qui avait joint la AHL suite à la dissolution de la IHL en 2001. En tant que joueur culte des Admirals, il mena l'équipe à la conquête de la coupe Calder de 2004. Hrkac pouvait donc ajouter la Coupe Calder à son palmarès et est un des joueurs sélects à avoir gagner la Coupe Stanley, la Coupe Calder en plus du championnat universitaire de la NCAA. Il joua une saison supplémentaire avec Milwaukee avant de prendre sa retraite après la saison 2004-05.


Retour au jeu à 42 ans


En 2009, à l'âge de 42 ans, il fit un retour sur la glace avec les Aeros de Houston dans la AHL pour leur fin de saison 2008-09. Un peu rouillé mais toujours très utile comme leader, il récolta 14 points en 19 matchs alors que les Aeros s'inclinèrent en finale de conférence de la AHL. Il revint la saison suivante mais se retira pour de bon après 17 matchs à l'âge vénérable de 43 ans.

En 2007, alors qu'il en était à sa première retraite, il devint le premier entraîneur de l'équipe de 3e division de l'Université Concordia Wisconsin de Milwaukee, poste qu'il garda jusqu'en 2012. Comme il est difficile d'implanter un nouveau programme de hockey universitaire, sa fiche comme entraineur fut peu reluisante avec seulement 10 victoires et 102 défaites.

Sa fiche dans la LNH fut de 132 buts, 239 passes et 371 points en 758 matchs.
Sa fiche dans la IHL fut de 147 buts, 309 passes et 456 points en 340 matchs.
Sa fiche dans la AHL fut de 50 buts, 94 passes et 144 points en 197 matchs.
Sa fiche dans la NCAA fut de 64 buts, 106 passes et 170 points en 84 matchs.

Il joua en tout pour 9 équipes différentes dans la LNH,  4 dans la IHL et 3 dans la AHL.

Son numéro 26 fut retiré en 2008 par les Admirals de Milwaukee. Il fait également partie du temple de la renommée des Fighting Sioux du Dakota du Nord.

Le numéro retiré de Hrkac à Milwaukee




Sources:

mercredi 1 février 2017

Mark Hardy




Si Mark Hardy est le premier joueur de la LNH né en Suisse, il n’en est pas citoyen comme les Mark Streit, Roman Jusi et autres de nos jours.  Son père Lea, originaire de Dorval, jouait au hockey en Grande-Bretagne dans les années 1950.  Sa mère, Barbara Wyatt, est une britannique, patineuse artistique.  Elle se méritera d’ailleurs deux fois la médaille de bronze au championnat européen, en plus de terminer septième au Jeux olympiques d’Oslo, en 1952.
 
C’est alors que son père fut engagé comme entraîneur de l’équipe de St-Moritz que naquit Mark, en 1959.  La famille est toutefois venue plus tard s’établir à Montréal.  Mark a par la suite joué dans la LHJMQ, avec le Junior de Montréal, avec qui il s’est mérité le Trophée Émile Bouchard, remis au meilleur défenseur de la ligue, en 1978.
 
En 1979, Hardy est choisi en 2e ronde, au 30e rang, par les Kings.  Dès l’année suivante, en plus d’un passage à Binghamton, dans la Ligue américaine, il accéda à la LNH.
 
 
C’est en 1980-81 qu’il fit définitivement sa place à Los Angeles, devenue la seule équipe du sud des États-Unis suite au déménagement des Flames d’Atlanta vers Calgary.  De plus, l’équipe dirigée par Bob Berry était relativement isolée de tous ses adversaires.  Aucun match à l’extérieur n’était vraiment proche.  Au moins, les Canucks étaient dans le même fuseau horaire.  En 1982, les Rockies du Colorado, leurs plus proches voisins, déménagèrent au New Jersey.  Les voyages étaient donc exténuants.
 
Les Kings vivaient alors au rythme de la Triple Couronne (Marcel Dionne, Charlie Simmer et Dave Taylor).  L’équipe a connu certaines bonne saisons, d’autres moins bonnes, mais elle n’avait pas de succès en séries éliminatoires.  Durant les huit saisons que passa Hardy avec les Kings, il ne remporta qu’une série, en 1982, contre des Oilers largement favoris et à la veille de devenir dominants.  C’est au cours de cette série que les Kings effectuèrent une remontée remarquable, surnommée le « Miracle on Manchester » (le Forum d’Inglewood était situé sur le boulevard Manchester) et Hardy y a joué un rôle clé.
 
Au troisième match de la série trois de cinq, les Oilers avaient pris une avance de 5-0 après deux périodes, avant que les Kings ne se mettent en marche.  Hardy obtint d’abord une passe sur le deuxième but des Kings et marqua le quatrième.  Et puis, avec cinq secondes à faire en troisième, alors que les Oilers avaient un joueur en punition et que Los Angeles avait retiré le gardien Mario Lessard, Hardy obtint, tout comme Marcel Dionne, une passe sur le but égalisateur de Steve Bozek.
 
Daryl Evans a finalement tranché en faveur des Kings en prolongation.  Les Oilers ont ensuite gagné le quatrième match, mais les Kings sont allés à Edmonton pour éliminer les Oilers dans l’ultime rencontre.  Ils se sont ensuite inclinés au deuxième tour devant les Canucks, en route vers la finale.
 
Même si ce n’était pas sa spécialité, comme on vient de le voir, Hardy pouvait contribuer offensivement.  C’est en d’ailleurs en 1984-85 qu’il atteignit son sommet, avec 14 buts et 53 points, des statistiques tout de même respectables, même dans les offensives années 1980.
 
En 1986, alors que les Kings étaient éliminés des séries, Hardy fut choisi pour représenter le Canada aux championnats du monde, à Moscou.  Il en repartit avec une médaille de bronze au cou.
 
C’est en février 1988 que Hardy fut échangé aux Rangers contre le chevelu Ron Duguay.  Il alla alors rejoindre Marcel Dionne, qui avait été échangé aux Blueshirts un an plus tôt.  Il fut ensuite échangé de nouveau en juin, aux North Stars.  Son passage au Minnesota ne dura toutefois 15 matchs, avant d’être retourné aux Rangers.
 
Hardy vint ensuite terminer sa carrière dans la Ligue nationale avec l’équipe qui l’avait repêché, à temps pour participer à la première finale des Kings, maintenant dans l’ère Gretzky.  Cette finale de 1993 fut bien sûr perdue face aux Canadiens.
 
Après un passage dans l’IHL, il débuta une longue carrière d’entraîneur adjoint dans l’IHL, la ECHL, les Kings et les Blackhawks.  Il a aussi été entraîneur-chef des Blades de Los Angeles au roller hockey.
 
Il est présentement entraîneur-adjoint des Roadrunners de Tucson, le club-école de la Ligue américaine des Coyotes de l’Arizona.
 
Sources : eliteprospects.com, legendsofhockey.net, wikipedia.org.

samedi 28 janvier 2017

Jeux de hockey rétro: NHL Stanley Cup / Pro Sport Hockey





Voici deux jeux dont j'espérais beaucoup de plaisir et dont j'avais espoir qu'ils puissent briser un peu la routine que j'ai avec ma rétrospective de la série NHL. L'autre jour j'avais décidé de faire un grand coup et j'ai filmé NHL 2002 à 2005 en plus de deux autres jeux sur XBox. Le processus d'enregistrement est quand même fatigant, surtout avec des consoles plus complexes.

J'ai alors pensé faire plus simple en revenant en arrière sur Super Nintendo avec ces deux jeux. Je croyais que ça me permettrait de décompresser un peu et de bien finir cette séance d'enregistrement.

Il y a en premier lieu NHL Stanley Cup...






Et ensuite Pro Sport Hockey...





Avertissement de langage vulgaire

mercredi 25 janvier 2017

NHL 2001 (Playstation) - Rétrospective NHL







Sorti en septembre 2000, NHL 2001 était le 10e jeu de la série d'EA Sports. Le jeu n'est sorti que sur trois consoles soit sur Playstation, PC ainsi que sur la nouvelle Playstation 2.

La série commençait à stagner aux yeux de plusieurs qui trouvaient qu'il n'y avait pas assez d'innovations d'une année à l'autre. NHL 2001 est effectivement très similaire aux deux années précédentes. La seule nouvelle option du jeu est la barre de "momentum" qui change selon l'action du jeu. Mais je n'ai pas trouvé beaucoup d'utilité à cette dernière.

Ce jeu marque la fin de ma deuxième phase dans cette retrospective alors qu'il s'agit du dernier jeu que je ferai sur Playstation et les éditions suivantes seront toutes sur Xbox. On peut entendre avec le peu d'entrain dans ma voix que j'avais bien hâte que cette phase sur Playstation soit terminée.

lundi 23 janvier 2017

Dave Trottier



Dave Trottier est né à Pembroke, en Ontario, mais c’est dans la Ville Reine qu’il alla parfaire sa formation, d’abord avec les Majors du Collège St.Michael’s, puis avec l’Université de Toronto.  L’équipe senior des Varsity Blues eut d’ailleurs beaucoup de succès en 1926-27 et se mérita la Coupe Allan.
 
Pendant cette période, lors des années précédant une Olympiade, un titre de la Coupe Allan assurait à l’équipe de représenter le Canada aux Jeux.  Trottier et ses coéquipiers se retrouvèrent donc à St-Moritz, en Suisse.
 
L’équipe canadienne, dirigée par Conn Smythe, était tellement favorite qu’elle fut exemptée du premier tour.  Au deuxième, elle a écrasé chacun de ses trois adversaires, les déclassant au total par 38-0, et ainsi se mériter la médaille d’or.  Quant à Trottier, il fut le meilleur pointeur du tournoi, avec 12 buts et 3 passes en 3 matchs.
 
Suite à cette performance, les Maple Leafs, qui l’avaient sur leur liste de négociation, voulurent s’assurer de ses services.  Par contre, Trottier insista pour se joindre aux Maroons, eux qui avaient déjà mis sous contrat d’autres olympiens au cours des années précédentes, Dunc Munro et Hooley Smith.  Ceux-ci échangèrent donc deux joueurs, en plus d’une somme de 12 000$, pour les droits sur Trottier.  Comme ils lui consentirent également un contrat de 3 ans à 10 000$ par an et un boni à la signature de 5 000$, on le surnomma le ″$50,000 Kid″.  (Le compte n’y est pas tout à fait, mais c’est un détail…)
 
Le sort faillit venger les Leafs lorsqu’à son premier match dans la Ligue nationale, justement contre Toronto, Trottier reçut un dangereux coup de patin près de la jugulaire de Happy Day, qui aurait pu mettre fin à sa carrière.  Trottier a tout de même eu besoin de 19 points de suture.
 
Ce n’est que l’année suivante, en 1929-30, qu’il put pleinement contribuer aux succès des Maroons.  Son coup de patin gracieux et fluide l’aida à marquer 19 buts en 41 matchs.  Toutefois, c’est en 1931-32 qu’il connut ses meilleurs moments, avec 26 buts et 44 points, des sommets chez les Maroons.
 
Il fut par la suite ralenti par les blessures et la maladie dans sa famille.  Mais il contribua tout de même à la dernière Coupe Stanley de l’histoire des Maroons en 1935, où ils ne perdirent aucun match en séries.  Trottier était malade, mais il insista pour jouer et compta deux buts, dont un en prolongation qui fit gagner le premier match de la finale aux Maroons.  D’ailleurs, lorsqu’on fait référence au Triple Gold Club (ceux qui ont gagné l’or olympique, le championnat du monde et la Coupe Stanley), on pense à l’ère moderne.  Toutefois, comme en ces années, comme le tournoi olympique était considéré comme le championnat du monde, techniquement, Trottier (et Munro et Smith et deux autres) en feraient partie.  Néanmoins, la FIHG ne les reconnaît pas comme tel.
 
Suite à la saison 1937-38, les Maroons cessèrent leurs activités.  Trottier, qui travaillait pour une pétrolière à Montréal, ne voulut pas quitter la ville.  Toutefois, en décembre, Détroit lui offrit un contrat et pour le convaincre, le propriétaire des Wings, l’omniprésent James Norris, conclut une entente particulière.  Il accepta de s’approvisionner en carburant pour sa flotte d’une trentaine de bateaux, servant au transport du grain, chez l’employeur de Trottier.  Ce dernier en tira d’importantes commissions.
 
Trottier eut plus ou moins de succès dans la ville de l’automobile, où il se contenta d’un but et d’une passe en 11 matchs.  Par la suite, il conclut sa carrière en jouant une dizaine de matchs avec les Hornets de Pittsburgh de la Ligue américaine.
 
Il était à Halifax en novembre 1956, lorsqu’il fit une hémorragie cérébrale, qui lui fut fatale.  Il avait 50 ans.
 
Sources: “$50,000 Kid Makes Another Smart Deal For Himself” de Marc T. McNeil et “Leaves Here Today to Join Red Wings”, 14 décembre 1938, Montreal Gazette, p.16, “Playing the Field” de Dink Carroll, 15 novembre 1956, Montreal Gazette, p.29, “La disparition de Dave Trottier évoque les souvenirs des Maroons”, PC, 15 novembre 1956, Le Devoir, p.11, wikipedia.org.