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vendredi 13 mars 2009

Ed Kea


Bon, si j'ai bien compris, vous, les lecteurs de ce blogue, aimez bien les histoires tragiques. Et bien quoi de mieux qu'une autre histoire tragique pour un vendredi 13, celle d'Ed Kea. Mais Ed Kea a toutefois su marquer à sa manière la NHL autre que ce qui termina sa carrière...


Ed Kea est né aux Pays-Bas en 1948. Il est arrivé au Canada à l'âge de 4 ans lorsque sa famille déménagea à Collingwood en Ontario. Une chose très rare pour un joueur ayant évolué dans la NHL, Kea n'a jamais joué au niveau junior ni au niveau collégial. Kea décida de sauter directement dans le camp des professionnels. Avant d'arriver dans la NHL, Kea évolua dans plusieurs ligues professionnelles comme la Central Hockey League et la Eastern Hockey League de 1969 à 1972. Kea signa comme agent libre avec la jeune formation des Flames d'Atlanta. Kea a du attendre une autre saison avant de faire ses débuts dans la ligue nationale, évoluant avec les Knights d'Omaha à la saison 1972-73 et pour la plupart de la saison suivante. Kea fit ses débuts à Atlanta lors de la saison 1973-74 en ne jouant que 3 matchs avec les Flames...

C'est à la saison 1974-75 que Kea devint un joueur régulier des Flames. Il devint un des bons défenseurs de la jeune équipe, terminant avec un différentiel de +7. Il brilla à la ligne bleue de l'équipe pour les prochaines saisons avec respectivement un différentiel de +21 et +25, permettant à l'équipe de faire les séries éliminatoires lors de ces saisons. Mais le leadership de Kea s'effectua d'une manière plus subtile que son jeu solide à la défense d'Atlanta. Kea était un chrétien born-again et son influence sur la vie des autres joueurs. C'est d'ailleurs lui qui aurait été à l'origine de la conversion de joueurs comme Jean Pronovost et le futur cerbère des nordiques Daniel Bouchard. Ed Kea fut un des acteurs principaux dans une des facettes les plus obscures dans les chambres de joueurs de la NHL, la transmission de la foi chrétienne. Par exemple, Jean Pronovost qui accueillit la bonne nouvelle de Kea la propagea jusqu'à la fin de sa carrière. Pronovost fut d'ailleurs à l'origine de la conversion du futur membre du Temple de la renommée Mike Gartner. Tout comme dans la société nord-américaine en général, le nombre de joueur de confession chrétienne born-again a pris beaucoup d'ampleur au sein des joueurs de la NHL avec les années. Ed Kea eut quand même beaucoup d'influence dans le mouvement.

Ed Kea fut échangé aux Blues de St-Louis en 1979, après sa première saison avec un différentiel négatif de sa carrière dans la NHL. Il eut quelques bonnes saisons avec les Blues avant de ralentir sa cadence lors de la saison 1982-83 alors qu'il connut sa première saison avec un différentiel négatif dans l'uniforme des Blues. Il fut cédé au club école des Blues des Golden Eagles de Salt Lake City dans la CHL au milieu de la saison.

Lors de son 9e match pour l'équipe de l'Utah, alors qu'ils affrontaient les Oilers de Tulsa, Ed Kea fut victime d'une violente mise en échec de la part de George McPhee, futur directeur général des Capitals de Washington. Jouant sans casque, Kea eut un violent choc sur glace qui allait terminer sa carrière. Il eut un violent traumatisme à la tête qui le menaça sévèrement pour sa vie. Il eut d'ailleurs à se battre longtemps pour sa vie et suite à plusieurs opérations il s'en sortit avec des séquelles très importantes, le laissant handicapé pour le reste de sa vie. Nul besoin de dire que la blessure mais aussitôt fin à sa carrière. Bien qu'il fût rattaché aux Blues de St-Louis, comme sa blessure arriva alors qu'il évoluait dans un club-école, Kea ne put recevoir des indemnités provenant de fonds de la NHL pour des blessures importantes. Cela affecta doublement la vie de Kea qui eut de sévères problèmes financiers durant toute sa vie, lui qui pouvait difficilement travailler dans son état...

Malheureusement, une autre tragédie vint s'abattre ultimement sur Ed Kea le premier septembre 1999 alors qu'il se noya dans sa piscine à l'âge de 51 ans...



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Voici un article paru en 1983 dans le New York Times à propos de la blessure d'Ed Kea :


FOR ED KEA NOW : "I'M FINE BUT..."


By Kevin Dupont, Special to the New York Times

Published: Wednesday, November 16, 1983

With his final observation, Kea pulled his finger from the photo and shook his head slightly. He laughed, but just a little. He suffers from aphasia, a language breakdown brought on by a near life-ending head injury he sustained in a game last spring. Talk and humor do not always come easy anymore.

For the most part, though, Kea will say that everything is fine these days. 'I'm Just Thankful'

''Well, I'm fine . . . but I could be doing better, I guess,'' he says most often. ''It's slow, and I have to keep working. I'm just thankful that I'm not dead, or in a hospital, and I have what I have.''

He has his wife, Jennifer. He has his four children, Holly, 10, Wendy, 7, Gabriel, 4, and Heather, 2. And, most of all, he has his life.

Eight months ago, he nearly lost them all.

Kea had his career stopped March 7 at the age of 35 while playing for the Salt Lake City Golden Eagles, a St. Louis Blues' farm team. Always a rugged, hard-playing defenseman who never wore a helmet, he was ferociously - but cleanly - checked into the boards by Tulsa's George McPhee. His nose was broken in a face-first fall and he was carried unconscious from the ice.

Less than 48 hours later, still unconscious and with his vital signs plummeting, Kea underwent emergency brain surgery. The surgery was necessary to relieve hemorrhaging, swelling, and clotting inside his skull.

''The doctor said that he had a 50-50 chance of making it through the surgery,'' said Mrs. Kea. ''But, without it, he had no chance.'' There Were No Answers

For 10 days following the surgery, there were no answers. Kea remained in a coma, with wife and friends helpless but hoping at his bedside.

''I brought my Bible to read to him and even sang songs,'' said Mrs. Kea, who since marriage has shared a strong born-again Christian faith with her husband. ''There were even times that I'd lift his eyelids, look into his eyes and say, 'Hi, honey, it's me. I love you. We're still here.' But I figured if my singing wouldn't bring him out of it, then nothing would. When he finally opened his eyes, well, they could have peeled me off the ceiling.''

Kea has no recollection of those details. He sits next to his wife, listening to what it was like, and occasionally shows surprise over what now seems some great revelation about his life. He often cannot remember where he put his keys, hung his coat or left his cup of coffee. Sometimes he has trouble remembering, or expressing, what happened yesterday or today.

''O.K., honey, who was here yesterday to visit you? What old teammate?'' asked Mrs. Kea.

Finally, with her help, he remembers it was Blair Chapman, a teammate in St. Louis for four years. Kea nods, reassured that he had a visitor and he knew who it was.

''I know what I want to say,'' said Kea, trying to explain his frustration. ''I just don't always know how to say it. But I'm fine, I'm doing better.'' Near His Playing Weight

Physically, Kea looks fine, a specimen in fact. He is 6 feet, 3 inches tall, 193 pounds, only 12 pounds below the playing weight he maintained for most of his 583 National Hockey League games and his three-week stay in Salt Lake City last spring.

In addition to speech therapy, Kea has had to undergo physical rehabilitation. His weight fell to under 170 pounds during his two-month stay in hospitals and, once up on his feet, he had to regain his sense of balance.

''He got to the point where he wanted to run again,'' said Mrs. Kea, who is much smaller than her husband. ''So he'd grab my hand, lean on me, and we'd run around the block here in the neighborhood. But he'd never let go of my hand, because he was afraid he'd fall.'' Runs Occasionally

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