jeudi 22 novembre 2012

Kitoute Joannette

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(Texte et images de Benoît AKA KeithActon)


Natif de Valleyfield, Rosario Joannette a dès un jeune âge été surnommé "Kitoute" parce qu’il prononçait mal le nom d’une voisine (Cathou).  Le surnom a collé à un point tel qu’il endossait ses chèques à ce nom.


Jeune, il défiait les équipes de plus vieux en leur soutirant la rondelle et en les défiant de la reprendre.  Avec le temps, ce maniement spectaculaire devint sa marque de commerce, en plus de son tempérament joyeux et de son esprit espiègle.

Il continua de jouer dans sa région, mais ce n’est pourtant qu’en 1939, à l’âge de 23 ans que l’équipe de la Ligue Provinciale locale, les Braves, lui fit signe.  C’est Aurèle Joliat, nouvellement retraité des Canadiens et récemment nommé entraîneur, qui le recruta.  Il lui donna alors le numéro 7, parce qu’il lui rappelait son regretté coéquipier, Howie Morenz.  L’expérience de Joliat à Valleyfield fut toutefois de courte durée, puisqu’il quitta son poste juste avant les fêtes.



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Joannette mit alors son talent offensif en valeur.  En 1944-45, la même année où Maurice Richard marqua cinquante buts dans la LNH, Kitoute montra une fiche de 45-56-101 en seulement 39 matchs. Cette même année, les Canadiens finirent par le remarquer et malgré son âge "avancé" (29 ans), ils lui offrirent un essai de deux matchs.  Il y récolta une passe.  L’essai fut concluant et le grand club lui fit une offre.  Les Red Wings furent aussi convaincus et lui en firent une également.  Pourtant, il les refusa toutes les deux.  Au fil des années, il reçut aussi plusieurs offres de clubs de la Ligue Américaine, qu’il déclina tout autant.  Il faut dire qu’il était bien traité dans son patelin.  Les salaires versés à certains joueurs de la Ligue Senior (à laquelle accédèrent les Braves en 1945-46) étaient très intéressants et dépassaient même ceux que versait la Ligue Nationale.  Kitoute faisait partie du lot des privilégiés.  Dans une ligue où certains adversaires se trouvaient dans de plus gros marchés comme Montréal, Québec et Ottawa, Joannette était une attraction majeure pour Valleyfield et était très précieux pour l’équipe.  De plus, Kitoute ne parlait pas anglais.




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En 1947-48, Toe Blake vit sa carrière de joueur interrompue par une fracture à la cheville.  L’année suivante, il fut nommé instructeur des Bisons de Buffalo, la filiale de la Ligue Américaine des Canadiens.  L’expérience tourna toutefois au vinaigre suite à l’ingérence du directeur-gérant et Blake claqua la porte. C’est dans ce contexte qu’il se retrouva à la tête de Joannette et de ses coéquipiers des Braves en 1949-50.


Dès l’année suivante, les Braves se retrouvèrent en finale de la Ligue contre les As de Québec.  Malgré leur statut de favoris, ils tiraient de l’arrière 3-1 dans le neuvième et ultime match de la série avec 2 minutes 28 à faire.  Plusieurs spectateurs quittèrent, mais ratèrent ainsi les deux buts que marqua Joannette en l’espace de 31 secondes.  Les Braves l’emportèrent finalement en prolongation et remportèrent le Trophée O’Connell. Ceci leur permit d’accéder à la finale de l’est, où ils affrontèrent les Millionnaires de Sydney.  Pour répondre à la demande, les matchs eurent lieu au Forum de Montréal plutôt qu’à Valleyfield.  Les Braves remportèrent la série, ce qui les conduisit en grande finale canadienne contre le St.Michael’s de Toronto.  C’est finalement au Gardens de Toronto que les Braves mirent la main sur le championnat canadien et la Coupe Alexander.  La parade qui suivit rassembla 10 000 personnes dans les rues de Valleyfield.



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Les années suivantes furent un peu plus difficiles pour les Braves.  Blake quitta en 1954 et le club fut vendu en 1955 et devint les Lions de Trois-Rivières.  Joannette, maintenant âgé de 39 ans, après avoir passé seize saisons à Valleyfield, suivit, mais n’y resta qu’une partie de la saison.  Il passa ensuite les deux saisons suivantes du côté ontarien, à Cornwall, avant de conclure sa carrière de hockeyeur.Il y eut plus tard, à partir des années 1990, une campagne mise sur pied dans la communauté pour nommer l’aréna Salaberry, où jouèrent les Braves, en l’honneur de Joannette.  Une fondation fut également mise en place.  Toutefois, malgré plusieurs efforts et plusieurs appuis, la chose ne s’est jamais faite.  En fait, c’est plutôt le terrain de baseball, où s’est également illustré Joannette pendant de nombreuses années, et où il a eu pendant un moment Doug Harvey comme coéquipier, qui porte maintenant son nom.Rosario "Kitoute" Joannette est décédé en 1998, à l’âge de 82 ans.



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Sources :Legault, Gaston, Il était une fois… les Braves, 1936-1955, 2007,Legault, Gaston, Kitoute Joannette, Une légende au temple de l’oubli, 2007.(Monsieur Legault faisait également partie de ceux qui ont milité activement pour renommer l’aréna en l’honneur de Kitoute Joannette.)"Les amis de Kitoute oublient l’aréna Salaberry mais nourrissent d’autres projets" de Éric Tremblay, 27 octobre 2007, Le Soleil de Salaberry-de-Valleyfield (hebdosregionaux.ca), "Le stade Rosario Kitoute Joannette est né" par Daniel Grenier, 24 septembre 2008, Journal Saint-François (hebdosregionaux.ca).

vendredi 16 novembre 2012

Dick Gamble


Dick Gamble est un joueur qui a eu une carrière en deux temps. 

Il est né en 1928 à Moncton. À l'époque, les Maritimes ne forment pas un incubateur à joueurs de la NHL. Peu d'éclaireurs de la NHL faisaient la route vers ces provinces lointaines pour y trouver la perle rare. Si de nos jours le présumé meilleur joueur de hockey au monde, Sidney Crosby, est originaire de ce coin de pays, c'est dire à quel point certains ont peut-être passé à côté de bons joueurs. C'est le légendaire Gordie Drillon, alors à la retraite, qui découvrit Dick Gamble. Il le recommanda aux Generals d'Oshawa.

Malgré ses succès avec les General d'Oshawa, les Maple Leafs, qui possédaient ses droits, ne montrèrent aucun intérêt envers ce joueur des Maritimes. C'est ainsi que Gamble fut engagé par Punch Imlach, alors entraîneur des As de Québec. C'est donc avec les As de la ligue de hockey du Québec que Gamble fit ses débuts professionnels. Après deux saisons, il attira l'attention du Canadien qui l'engagèrent à titre d'agent libre en 1951.  Gamble passa ses premières saisons à évoluer aux côtés d'Elmer Lach et de Maurice Richard, ce qui fit en sorte qu'il récolta notamment 40 points en 62 matchs lors de sa saison recrue. Gamble connut encore quelque bons temps lors des années suivantes, il fut notamment un des membres du CH qui remporta la Coupe Stanley en 1953, mais malheureusement pour lui sa verve du début fut ralenti en raisons de blessures au point tel qu'après 4 saisons, le Canadien n'était plus satisfait du rendement de ce joueur. 

Il fut premièrement échangé aux Rangers en juin 1954 dans une transaction qui fut avortée lorsque le joueur que le Canadien reçu en retour de Gamble, Hy Buller, prit sa retraite. En septembre de la même année, Gamble fut cédé aux Hawks en retour d'une compensation financière et Bill Shevtz. La transaction comprenait notamment une clause faisant en sorte que le Canadien pouvait rappeler Gamble n'importe quand. Ce qui fit en sorte qu'à la fin novembre, après 14 matchs, le Canadien rappela Gamble pour l'envoyer au Bisons de Buffalo de l'AHL. Gamble ne put se tailler une place régulière avec le Canadien si bien qu'en 1957 il fut définitivement envoyé aux Bisons de Buffalo où débuta sa deuxième carrière, celle de grand joueur de la AHL. 


(Dick Gamble et Hank Bassen dans un très intéressant chandail des Bisons de Buffalo)

Dick Gamble passa quatre saisons à Buffalo où il fut un des piliers de l'attaque de cette équipe qui était à l'époque le club-école des Black Hawks. En 1961, Gamble fut échangé aux Maple Leafs de Toronto qui l'envoyèrent aussitôt à leur nouveau club-école, les Americans de Rochester. (J'aime toujours ces histoires d'échanges inter-liques de l'époque du hockey pré-expansion.) C'est avec les Americans de Rochester que Gamble connut ses meilleures saisons. En 1965-66, Gamble fut nommé meilleur joueur de la AHL, lui qui termina premier marqueur de la ligue avec 98 points. Drant cette saison, Gamle joua deux matchs avec les Leafs sans laisser de marques. Il ne joua qu'un autre match par la suite dans la NHL, en 1966-67.

Avec son passage avec les Amerks, Gamble fut un des joueurs principaux qui aidèrent l'équipe qui remportèrent la Coupe Calder en 1965, 1966 et en 1968. En 1968, Gamble devint joueut-entraîneur de cette équipe qui comptait également Don Cherry en son sein. L'année suivante, après quelques matchs, Gamble se retira en tant que joueur tout en demeurant entraîneur. L'année suivante, en 1971, il se retira de ce poste. 

Lorsqu'il se retira, il était le troisième meilleur marqueur de l'histoire de la AHL avec 892 points derrière le grand Fred Glover (1332) et le tenancier du record, Willie Marshall (avec 1375 points). De nos jours, il est situé au cinquième rang des meilleurs marqueurs de tous les temps de ce circuit, derrière Tim Tookey (974 points) et Jody Gage (1048 points) qui dépassa Gamble pour le nombre de points faits pour un joueur des Americans.

Le numéro 9 fut d'ailleurs retiré par les Americans en son honneur et en l'honneur de Gage. Lors de son passage avec le Canadien, il portait le numéro 8.

En 2007, Gamble fut intronisé au Temple de la Renommée de la AHL :



Il est intéressant de savoir que Dick Gamble fut la carte numéro 1 de la première série Topps de l'histoire, celle de 1954-55. J'aime beaucoup le chandail des Black Hawks blanc qu'on voit sur ces cartes. D'ailleurs, si vous voulez regarder toutes les cartes de cette séries (ça vaut la peine), cliquez ici!






mardi 13 novembre 2012

Une petite photo pour le plaisir #57 : Adam Oates avec les Mighty Ducks




N'oubliez jamais qu'Adam Oates a joué avec les Mighty Ducks...

Il devient donc le deuxième membre du Temple de la Renommée à avoir porté les couleurs des Mighty Ducks après Jari Kurri... Teemu Selanne risque de devenir le premier vrai joueur des Ducks à devenir un membre du Temple de la Renommée quand il sera éligible en 2024...

lundi 12 novembre 2012

Brad Marsh

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(Texte et images de Benoît AKA KeithActon)

Initialement repêché au onzième rang par les Flames d’Atlanta en 1978, Brad Marsh n’avait peut-être pas le plus beau style, mais il remplissait à merveille son rôle de défenseur défensif et ce, avec un grand enthousiasme.

Il suivit le reste de l’équipe vers Calgary en 1980, avant d’être échangé aux Flyers en novembre 1981 contre Mel Bridgman (le futur premier DG des Sénateurs).  C’est à Philadelphie qu’il passa le plus de temps (un peu plus de six saisons).

Par la suite, malgré que sa valeur paraissait basse, il parvenait quand même à trouver preneur.  Les Leafs l’ont réclamé au ballotage en 1988.  Les Red Wings ont donné un fabuleux choix de huitième ronde pour l’obtenir en 1991.  Les Sénateurs de l’expansion (1992-93) l’ont quant à eux acquis pour des considérations futures.

Marsh s’est alors retrouvé au milieu d’une équipe épouvantable, mais qui suscitait un grand enthousiasme chez ses nouveaux partisans.  Contrairement à presque toutes les équipes d’expansion des années 1990, les Sénateurs arrivaient dans un marché traditionnel de hockey, où on les attendait avec impatience.

Étant un des rares joueurs moindrement connus au sein de l’équipe, les partisans se sont rapidement entichés de lui.  De nature affable et approchable, Marsh leur rendait bien.  Il devint soudainement le joueur le plus populaire de l’équipe et eut même un fan club!

Au match des étoiles, qui eut lieu au Forum de Montréal, chaque équipe devait avoir des représentants.  Leur statut de « meilleurs des moins bons » permit à Marsh et à Peter Sidorkiewicz de participer au match, situation qui, dans des circonstances « normales » ne serait jamais arrivée.

Autre fait cocasse, Marsh n’a compté aucun but au cours de l’année.  D’ailleurs, il n’en a compté que vingt-trois, dans une carrière de plus de mille matchs.  Pourtant, il marqua au match des étoiles. Ceci amena Mike Vernon à dire que si même Brad Marsh parvient à compter, comment est-ce que le match peut être pris au sérieux?

À la fin de la saison, il prit sa retraite, pour se joindre au deuxième étage des Sénateurs.  Il opéra également pendant un certain temps deux restaurants du nom de « Marshy’s », incluant un à la Place Banque Scotia.

Sources :  “Marsh, Sidorkiewicz Shining Stars” de Aedan Helmer, 23 janvier 2012 (ottawasun.com), “Marshy’s sports bar closes in Nepean”, 27 janvier 2011 (ctvottawa.ca), legendsofhockey.net.



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lundi 5 novembre 2012

Trêve de hockey #66 : Quelques faits sur les Browns de Cleveland



J'ai une fascination pour les Browns de Cleveland parce que j'adore cette ville... Voici quelques faits sur les Browns de Cleveland:


-L'équipe fut nommé en l'honneur de Paul Brown, célèbre entraîneur de l'État de l'Ohio. Avant la guerre, Brown fut l'un des entraîneur les plus couronné au niveau scolaire et universitaire. Bien qu'il n'était pas très chaud à ce que l'équipe porte son nom, Brown lâcha pavillon et se mit au boulot avec comme but de faire de son équipe les Yankees du football...

-Les Browns évoluaient au début dans une ligue nommée la All-America Football Conference, une nouvelle ligue à 8 équipes qui voulait compétionner la NFL qui elle comptait 10 formations. Lors de la dissolution de cette ligue en 1950, les Browns ainsi que les 49ers de San Francisco et les Colts de Baltimore firent leur entrée dans la NFL. Les Browns furent la redoutable équipe de cette ligue, remportant les 4 championnats de l'histoire de cette ligue... En 1950, les Browns furent invités à affronter les champions de la NFL, les Eagles de Philadephie et à la surprise de tous, alors que tout le monde croyait que tout les Eagles allaient emporter la partie, les Browns remportèrent ce match connu comme le "World Series of Football"

-À leur entrée dans la NFL, les Browns s'imposèrent comme l'équipe à battre. En 1950, il remportèrent le championnat de la ligue dès la première saison dans le grand circuit. Ils participèrent à la finale à chaque saison jusqu'en 1955 et remportèrent le championnat à nouveau en 1954 et en 1955. À cette époque, le championnat de la NFL était décidé dans un match de championnat entre le champion en saison régulière de la division Est et celui de la division Ouest. À cette époque, les champions des conférences allaient directement en finale. En 1950, un match de demi-finale eut lieu entre les Giants et les Browns qui partageaient la même fiche.



-C'est à l'initiative de Paul Brown que le masque que l'on connait de nos jours fut inventé. L'histoire n'est pas sans rappeler celle de Jacques Plante. En 1953, le quart vedette des Browns, Otto Graham, se brisa le menton lors d'un match contre les 49ers de San Francisco. La blessure nécessita 15 points de suture. Afin que Graham, quart puissant qui mena son équipe à une finale à chacune de ses saisons depuis la naissance de l'équipe, retourna au match, on fit installer une bande de plexiglass devant sa mâchoire, ce qui fut le premier masque sur un casque de football. Ce match s'étant déroulé le 15 novembre 1953 se termina par une victoire des Browns par la marque de 23-21. Plus tard, bien que les Browns perdirent en finale de la NFL contre les Lions, Graham fut nommé meilleur joueur de la NFL.



-C'est avec la retraite de Graham et des autres joueurs originaux des Browns que la dynastie des Browns des années 40 et 50 se termina. Par la suite, c'est avec l'arrivée d'une autre Brown, Jim Brown, à la fin des années 50, que les Browns connurent à nouveau des succès, ce qui culmina avec un championnat de la NFL en 1964. Ce fut d'ailleurs le dernier championnat de la NFL de l'équipe...





-Parlant de casque, la chose la plus intéressante à propos des Browns encore de nos jours est ce fameux casque orange sans logo. En fait, le casque orange en soi est le logo de l'équipe selon moi. Et bien sachez qu'en 1965, les Browns étaient supposé jouer un match hors-saison contre les Packers de Green Bay avec un casque portant un logo. Il fut d'ailleurs abandonné suite à ce match, car les joueurs auraient enlevé les collants sur leur casque afin de manifester leur désaccord face à l'établissement d'un logo sur les casques de l'équipe.

(Paul Brown et Jim Brown en compagnie d'Art Modell)

-Ce court débat sur l'image de l'équipe est d'ailleurs assez emblématique d'un changement de garde à la barre des Browns. C'est en 1961 qu'Art Modell, un jeune homme ayant fait fortune dans la publicité acheta l'équipe. Son arrivée créa un froid avec l'entraîneur Paul Brown. Le nouveau propriétaire reprochait à l'entraîneur légendaire ses méthodes assez autoritaires. Les autres propriétaires des Browns avaient par le passé laissé Brown diriger l'équipe comme bon lui semblait. Considérant que les championnats se succédaient, la chose n'était pas tant mauvais. Mais Modell prit une part plus active, ce qui fit en sorte qu'en 1963 il congédia celui qui fut l'entraîneur des Browns depuis la fondation de l'équipe.



-Suite à son départ des Browns, Paul Brown revint dans le monde du football en 1968 en fondant une nouvelle équipe de football au sein de l'AFL, la ligue rivale. Cette équipe avait pour nom les Bengals de Cincinnati. À l'origine, Brown voulait fonder une équipe dans la NFL, trouvant que le calibre de l'AFL était inférieur, mais la grande ligue n'était pas intéressée à s'étendre dans cette ville. En faisant un deal avec la ville et les Reds de Cincinnati qui étaient menacés s'ils ne construisaient pas un nouveau stade, Browns et ses actionnaires se virent octroyés une franchise de l'AFL en 1966. Remarquez que cette équipe portait à l'époque exactement les mêmes couleurs et uniformes que les Browns... L'uniforme similaire aux Browns des Bengals fut abandonnée qu'en 1981 pour favoriser le superbe uniforme trigré que l'on connaît de nos jours. Brown fut l'entraîneur des Bengals jusqu'en 1975 lorsqu'il prit sa retraite. Il est décédé en 1991 à l'âge de 82 ans.

(Un match Bengals-Browns dans les années 70, ça ressemblait à ça...)

-Lorsque la NFL et l'AFL fusionnèrent en 1970, quelques équipes avaient à se joindre à la conférence Américaine qui était formée des équipes de l'AFL. Les Steelers furent les premiers à effectuer le transfert. Motivé par sa haine envers Paul Brown et stimulé avec l'idée de produire une forte rivalité entre les Bengals et les Browns, Modell décida d'amener ses Browns dans la conférence Américaine. 

-Malgré ses promesses de ne jamais déménager l'équipe, c'est en 1995 qu'Art Modell prit la décision de déménager l'équipe à Baltimore. La nouvelle fut très controversée et s'en suivit une longue bataille légale entre la ville de Cleveland et les Browns de Cleveland s'en suivit. Finalement, Modell s'entendit à l'amiable et décida d'abandonner l'héritage et le nom des Browns ce qui fit en sorte que malgré que la franchise et les joueurs des Browns qui prirent le chemin de Baltimore, les Ravens sont maintenant considéré comme une équipe ayant été fondée en 1996 et non pas la franchise des Browns. 

-Donc lorsque les Browns revinrent en 1999, ils furent considérés comme la continuité de la franchise qui cessa d'exister après la saison 1995. À Noter qu'il s'agit en quelque sorte du même règlement qui fait en sorte que les Alouettes sont considérés comme la même franchise que l'ancienne franchise de la CFL et non celle de Baltimore. Donc la Coupe Grey des Stalions de Baltimore ne compte pas.



-Je parlais plus haut du logo des Browns ou de son absence. Et bien le désir de la part de Modell d'avoir un logo dans les années 60 concorde avec l'abandon du logo classique des Browns. Ce logo que l'on nomme Brownie Elf fut utilisé à partir des années 40 jusque dans les années 60. C'est Art Modell qui décida d'abandonner ce logo sous prétexte qu'il était trop enfantin. La nouvelle administration des Browns le rétablit. Un autre logo souvent utilisé par les Browns est celui d'une section du Cleveland Browns Stadium nommée la Dawg Pound où l'on retrouve un chien qui aboie. Reste que le logo le plus emblématique de l'équipe reste le casque en soi...



-Parlant à nouveau de ce casque emblématique sans logo qui est en quelque sorte la marque de commerce de l'équipe, et bien sachez que de 1957 à 1960, les casques portaient le numéro des joueurs. 

-Art Modell est décédé en septembre dernier.

-À noter que celui ramena le football à Cleveland en 1999 se nommait Al Lerner. Lors de son décès en 2003, les Browns ajoutèrent un "AL" sur leur chandail qui est toujours présent. Seuls les Bears portent une initiale de la sorte, un GSH, en l'honneur de leur fondateur, Goerge Halas.


-Les Browns font parti du club sélect des équipes qui n'ont jamais participé à un Super Bowl. Ils ont joué les finales de conférence qu'à trois reprises, en 1986, 1987 et en 1989. C'est le plus loin qu'ils se sont rendus dans l'ère des Super Bowls. Les seules autres équipes n'ayant jamais participé au Superbowl sont les Lions, les Jaguars et les Texans.

-On retrouve 16 membre tu Temple de la renommée ayant été intronisé en tant que joueur des Browns et 4 autres joueurs ayant porté les couleurs des Browns ont été intronisé. 

-Les Browns ont retiré 5 numéros : le 14 d'Otto Graham (1946-55), le de Jim Brown (1957-65), le 45 d'Ernie Davis (1962) le 46 de Don Fleming (1960-62) et le 76 du botteur Lou Groza (1946-59, 61-67). À noter qu'Ernie Davs est un gagnant du Trophée Heisman en 1961 qui n'a jamais joué avec les Browns, ayant été diagnostiqué d'une leucémie en 1962 qui l'emporta l'année suivante...Don Fleming est un jeune joueur prometteur des Browns qui est décédé accidentellement la même année que Davis à un aussi jeune âge. 

(Lou Groza, le bedonnant botteur qui fut l'un des plus grands à sa position de tous les temps...)

jeudi 1 novembre 2012

Ron Duguay

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(Texte et images de Benoît AKA KeithActon)

Bien qu’originaire de Sudbury, Ronald Duguay s’adapta très rapidement à la vie trépidante et glamour de New York.  Il s’y établit immédiatement après avoir été sélectionné 13e au total au repêchage de 1977, par les Rangers.

Il afficha des performances respectables sur la glace, mais il se fit aussi remarquer pour d’autres raisons.  Il avait une belle apparence et il portait ses cheveux assez longs et bouclés.  Comme il ne portait pas de casque, sa chevelure se mettait à virevolter lorsqu’il patinait à vive allure, le rendant très facilement identifiable sur la glace.  Il devint rapidement un des favoris de la foule.

Il participa avec John Davidson (le nouveau président des Blue Jackets), Phil Esposito, Pat Hickey et Dave Maloney à l’enregistrement d’une chanson plutôt burlesque : « Hockey Sock Rock ».  (Un peu dans la même veine que « Forgive My Misconduct » de Dionne, Simmer et Taylor.)


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Il se dandina aussi avec vigueur l’arrière-train dans une publicité assez risible de jeans Sasson, toujours avec Maloney et Esposito, mais accompagné cette fois d’Anders Hedberg.


En plus de plusieurs de ses coéquipiers, il avait parmi son cercle des personnes comme John McEnroe et Andy Warhol.  Et comme tout bon jet setter, il épousa un mannequin, Robin Bobo.

Sa popularité et son intérêt pour la vie nocturne causèrent toutefois des frictions avec son entraîneur Herb Brooks.  Duguay se retrouva donc à l’été 1983 dans une ville beaucoup moins glamour, Détroit.  Peut-être parce qu’il était plus concentré sur son jeu, ses deux saisons suivantes furent ses meilleures en carrière (80 et 89 points) et ce, même si les Red Wings commençaient à peine à sortir d’une quinzaine d’années de grande médiocrité.

En mars 1986, il fut échangé à une autre ville industrielle, Pittsburgh, mais ses performances allèrent en déclinant.

Son ex-coéquipier (devenu directeur gérant) Phil Esposito fit son acquisition en janvier 1987 pour le rapatrier à New York, mais avec plus ou moins de succès.  Il se retrouva ensuite avec les Kings (il était là à l’arrivée de Gretzky), donc encore au milieu du jet set.

Il passa ensuite par l’Allemagne et l’IHL et tenta de relancer sa carrière en 1992 au sein du Lightning, la nouvelle équipe d’expansion dirigée par… Phil Esposito, mais sans succès.

Il a par la suite été entraîneur des Barracudas de Jacksonville (de l’éphémère WHA2 et ensuite de la SPHL), marié un autre mannequin (Kim Alexis) et participé à la version 2009 de « Battle of the Blades » de la CBC (avec Barbara Underhill).

Sources : "Locks Still Flowing 20 Years Later, Duguay Returns" de Jeff Z. Klein, 21 mars 2009, New York Times (nytimes.com),legendsofhockey.netwikipedia.org

http://www.youtube.com/watch?v=ALf3m_zXFPI

http://blip.tv/pucku/duguay-2723200


Sasson