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lundi 1 avril 2013

Bep Guidolin



Originaire de Thorold, près de Niagara Falls, Armand Guidolin est devenu le 12 novembre 1942 le plus jeune joueur à jouer un match dans la LNH.  Le recrutement de nombreux joueurs réguliers pour aller au front avait créé plusieurs vides dans les alignements des équipes, qui ont dû être comblés rapidement.  C’est donc à l’âge de 16 ans et 11 mois que Guidolin fit ses débuts dans la LNH avec les Bruins.  Il y a peu de records desquels on peut dire qu’ils ne seront jamais battus, mais celui-là en est sûrement un.
 
À l’origine, c’est sa mère qui l’avait surnommé « Beppie ».  Mais comme le commentateur Foster Hewitt (le René Lecavalier des Maple Leafs) avait de la difficulté à prononcer son nom complet dans un même souffle, il l’appela « Bep » dans sa description et le surnom est demeuré.   
 
Au cours de la saison 1944-45, ce fut à son tour d’être appelé sous les drapeaux.
 
Il joua dans la LNH jusqu’en 1952, où après Boston, il fit des arrêts à Détroit et Chicago.  Par la suite, son appui à l’association des joueurs naissante n’ayant probablement pas aidé sa cause, il se retrouva dans les mineures.  Il s’aligna pour plusieurs équipes dans plusieurs ligues, incluant les Senators d’Ottawa de la Ligue Senior du Québec. (voir texte du 11 septembre 2011)
 
Il devint par la suite entraîneur, incluant un passage derrière le banc des Generals d’Oshawa, au moment où ils comptaient dans leurs rangs une jeune sensation, Bobby Orr.
 
En février 1973, alors qu’il était à la tête de la filiale de Bruins, les Braves de Boston (voir texte du 21 janvier 2011), il fut réuni avec Bobby Orr, lorsque Harry Sinden lui demanda de replacer Tom Johnson derrière le banc des Bruins.  Ayant de la difficulté à s’entendre avec ses joueurs vedettes comme Phil Esposito, il fut remplacé en 1974 par Don Cherry.
 
Il devint alors le premier entraîneur de la brève histoire des Scouts de Kansas City.  Il eut encore des différents, avec son directeur-gérant Sid Abel cette fois, et l’expérience ne dura pas.  (Les résultats plus que médiocres n’ont sûrement pas aidé non plus.)
 
En 1976, il se tourna vers l’AMH, en devenant directeur-gérant et entraîneur des Oilers d’Edmonton.  En cette période pré-Gretzky, les Oilers eurent des résultats très ordinaires.  Venant de la Ligue Nationale, Guidolin n’était pas familier avec les joueurs et il lui est arrivé de demander à des journalistes leurs opinions sur certains d’entre eux avant de faire des échanges. 
 
Sentant la soupe chaude, il eut comme idée de changer d’entraîneur, laissant quelqu’un d’autre prendre le blâme.  Il se tourna alors vers l’un de ses joueurs en fin de carrière, Glen Sather, et lui dit qu’il avait le choix entre devenir joueur-entraîneur ou regarder les matchs des estrades.  Sather choisit la première option et eut un succès étonnant.  Sather resta.  Guidolin partit.
 
Il eut une dernière chance derrière le banc des Rockies du Colorado en 1978-79, mais sans trop de succès.
 
Homme de son temps, il arbora au cours de sa carrière d’entraîneur un look typique des années 1970, avec ses vestons carreautés, ses favoris proéminents et ses gros cigares.
 
Il mourut en 2008, à l’âge de 82 ans.
 
Sources: “After hitting NHL at 16, Bep Guidolin's career was full of twists and turns” de Jim Matheson, 27 novembre 2008, Edmonton Journal (canada.com), “Longtime NHL player, coach Bep Guidolin dies”, 26 novembre 2008 (cbc.ca), oilersheritage.com, legendsofhockey.com

2 commentaires:

Luc Pilon a dit…

2008-1942
ça fait pas 82 ans à son décès.

keithacton a dit…

@ Luc Pilon
1942 n'est pas l'année de sa naissance, mais de son premier match dans la LNH. S'il était né en 1942, il n'aurait pas pu jouer pendant la guerre et n'aurait donc pas joué aussi jeune.

Il est né en décembre 1925.