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lundi 20 janvier 2014

Gerry Desjardins












C’est avec les Apollos de Houston que le gardien originaire de Sudbury, Gérard Desjardins, faisait son chemin dans le réseau des Canadiens.  Toutefois, l’équipe était bien pourvue devant le filet et lorsqu’une ouverture se présenta, on lui préféra son coéquipier Rogatien Vachon.

L’annonce de l’expansion de 1967 suscita de l’espoir chez Desjardins, puisqu’en doublant ses cadres (de six à douze équipes), la LNH créerait de nombreuses ouvertures.  Lorsque vint le repêchage d’expansion, il fut déçu, puisqu’il fut ignoré.  Il demeura donc dans le réseau des Canadiens, mais avec les Barons de Cleveland de la Ligue Américaine.

Pendant ce temps, les Kings eurent un certain succès à leur première saison, mais avant le début de la saison suivante, le vétéran Terry Sawchuk retourna à Détroit.  Pour combler sa perte, ils firent l’acquisition de Desjardins, mais à sa manière habituelle, Sam Pollock n’allait pas le donner en cadeau à Los Angeles.  Il leur soutira leur premier choix de 1969 (échangé plus tard aux North Stars) et celui de 1972.  Ce dernier s’avéra être la quatrième sélection au total, qui permit aux Canadiens de mettre la main sur Steve Shutt.

Desjardins fit ses débuts dans la ligue en voyant beaucoup d’action.  Il joua soixante matchs et bien que l’équipe afficha une moins bonne fiche que l’année précédente, elle se rendit au deuxième tour des séries.

En 1969-70, il joua également beaucoup, mais les résultats de l’équipe furent décevants.  En février, il fut échangé à Chicago, une très bonne équipe à ce moment.  Le problème pour Desjardins, c’est que se trouvait alors avec les Black Hawks Tony Esposito, un gardien qui faisait non seulement partie de l’élite, mais qui jouait aussi beaucoup.  En deux ans et demi dans la ville des vents, Desjardins ne prit part qu’à trente-deux matchs.  Il fut par contre un témoin privilégié de la finale de 1971, perdue dans un septième et ultime match face aux Canadiens.

En 1972, Desjardins retourna à sa situation d’avec les Kings, soit celle d’un gardien qui jouait beaucoup au sein d’une équipe faible, lorsqu’il fut choisi par les Islanders lors du repêchage d’expansion.
En 1974, il tenta sa chance dans l’AMH (Association Mondiale de Hockey) du côté des Stags du Michigan.  Par contre, encore une fois, l’équipe était faible, mais en plus, elle était instable financièrement.  Elle termina d’ailleurs la saison à Baltimore, sous le nom de « Blades ».  (voir texte du 7 novembre 2011)  De son côté, Desjardins termina sa saison avec les Sabres, qui avaient fait l’acquisition de ses droits de la Ligue Nationale des Islanders.

Son passage à Buffalo lui permit enfin de jouer pour une équipe gagnante ET d’avoir beaucoup de temps de glace.  Il occupa le filet pour la majeure partie des séries de 1975, qui culminèrent par une présence en finale (perdue contre les Flyers) et participa au match des étoiles de 1977. 
Toutefois, la situation ne dura pas.  En février 1977, un tir se fraya un chemin jusqu’à son œil, lui causant une blessure qui mit à toutes fins pratiques un terme à sa carrière.  Il tenta un retour l’année suivante, mais celui-ci ne dura que trois matchs.

Cet incident incita son ex-coéquipier Tony Esposito à ajouter un grillage autour des yeux de son masque de fibre de verre.  En 1979, un incident semblable mit également fin à la carrière de Bernard Parent.  À partir de ce moment, la popularité du masque de fibre de verre alla en déclinant.  On vit d’ailleurs un certain nombre de gardiens (comme Billy Smith, Richard Brodeur et Daniel Bouchard par exemple) l’abandonner pour le remplacer par le casque et la grille. 

C’est Dave Dryden (le frère de l’autre) qui créa dans ces mêmes années et utilisa en premier la combinaison du masque et du grillage, qui prit de l’ampleur et qu’on retrouve aujourd’hui.

Sources:

Hynes, Jim & Smith, Gary, Saving face, the art and history of the goalie mask, John Wiley & Sons Canada Ltd, 2008, p.111,

hockeydb.com, legendsofhockey.net, wikipedia.org.

2 commentaires:

Luric a dit…

Pour moi, le masque de Tony Esposito (avec la grille et la palette supérieure rivée) est le plus beau de cette époque.

C'est l'fun de voir un gardien qui a toujours porté le même masque mais qui en plus, l'a amélioré au fil des ans. Unique en son genre!

Martin ITFOR a dit…

On est loin de Carey le magnifique...