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lundi 16 janvier 2017

Rick Chartraw


Rick Chartraw est né au Venezuela de parents américains.  Son père y travaillait pour installer les lignes électriques vers l’intérieur du pays, pour y permettre l’exploitation minière et pétrolière.  Alors qu’il avait trois ans, sa famille est revenue aux États-Unis.  Après Dayton, Chicago et Orlando, elle s’est établie à Érié, Pennsylvanie, où Rick s’est initié au hockey.

En 1971, il se rendit au Canada pour jouer au niveau junior, avec les Rangers de Kitchener.  Défenseur au physique imposant, il fut repêché en première ronde (10e au total) en 1974 par les Canadiens, trois rangs derrière Doug Risebrough et deux rangs devant Mario Tremblay.  Il devint ainsi le premier américain à être choisi au premier tour.

Cette même année, il se retrouva avec le club école, les Voyageurs de de la Nouvelle-Écosse.  Il y loua une maison dans un village de pêcheurs, où il passa beaucoup de temps avec eux à la taverne et à manger leurs homards.  Malgré tout, il eut l’occasion de jouer ses 12 premiers matchs avec les Canadiens.  En 1975-76, il en joua 16 autres.
Avec un Capital futur Canadien, Rick Green

En septembre 1976 eut lieu la première Coupe Canada.  Celle-ci faisait suite à la Série du siècle de 1972, mais où en plus des Canadiens et des Soviétiques, on invita les Tchécoslovaques, les Suédois, les Finlandais et les Américains.  À ce moment, le hockey n’était pas si développé aux États-Unis et l’équipe américaine, plutôt faible.  Le jeune Chartraw fut donc invité à participer au tournoi et joua les cinq matchs de son équipe, mais n’accumula pas de point.

Suite à cette compétition, Chartraw fit définitivement sa place à Montréal.  Par contre, l’équipe était talentueuse et à la ligne bleue, il arrivait loin derrière Guy Lapointe, Larry Robinson et Serge Savard (le « Big Three »).  Il arrivait même qu’on le fasse jouer à l’aile.  Il faut tout de même dire que Chartraw n’était pas le plus assidu, ni celui qui prenait le plus soin de sa condition physique.  Toutefois, il était cultivé et pouvait parfois y aller de déclarations qui donnaient de la matière aux journalistes.  Quant à ses coéquipiers, ils aimaient bien côtoyer celui qui ne s’en faisait pas trop avec la vie.

S’étant retrouvé au bon endroit, au bon moment, Chartraw gagna quatre Coupes Stanley à ses quatre premières saisons complètes dans la LNH.  Mais comme il n’y avait pas que le hockey dans la vie, il rêvait depuis un moment d’être échangé aux Kings de Los Angeles (la seule équipe du sud à cette époque).  Tellement, qu’il avait promis une de ses bagues de la Coupe Stanley à son agent s’il réussissait à le faire aboutir en Californie.  C’est finalement en février 1981 que les Kings, talentueux mais recherchant désespérément de la robustesse, firent son acquisition.  En retour, les Canadiens reçurent un choix de deuxième ronde au repêchage de 1983, qui deviendra Claude Lemieux.  Quant à Cookie Lazarus, l’agent de Chartraw, il reçut sa bague…
Avec un Capital ex-Canadien, Pierre Bouchard
 
Chartraw eut plus ou moins de succès avec les Kings et fit même un séjour dans la Ligue américaine (à New Haven, loin du soleil californien).  Il fut réclamé au ballotage par les Rangers en janvier 1983, puis échangé aux Oilers en janvier 1984 contre un choix de 9e ronde.  C’est alors qu’en jouant pour eux 24 matchs de saison régulière et un de séries qu’il se mérita une cinquième bague de la Coupe Stanley, une de plus que Gordie Howe et Wayne Gretzky…  (Son nom ne fut toutefois pas gravé sur la Coupe, n’ayant pas joué suffisamment de matchs.)
 
Les Oilers l’invitèrent au camp de 1984, mais il préféra prendre sa retraite.  En 420 matchs, sa fiche est de 28-64-92.
 
Il est ensuite retourné dans le sud des États-Unis, où il œuvra comme gestionnaire d’arénas et de marinas.  Il a aussi été entraîneur en Australie.
 
Il est aujourd’hui propriétaire d’un terrain de camping, le Kinbasket Lake Resort, dans les Rocheuses, en Colombie-Britannique.
 
Sources : “A scallawag and a scribe find a common ground” de Tim Burke, 12 mai 1978, Montreal Gazette, p.19, “… je regarde la mer” de Ronald King,18 février 1981, La Presse, p.H3, “Oilers ’84 : Where are they now?”, 9 octobre 2014, Edmonton Sun (edmontonsun.com), hhof.com, hockeydraftcentral.com, kinbasketlakeresort.com, wikipedia.org.

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